Justin Trudeau suivi par des manifestants anti-vaccins

Les manifestants anti-vaccins se font de plus en plus présents en marge de la campagne de Justin Trudeau. 
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Les manifestants anti-vaccins se font de plus en plus présents en marge de la campagne de Justin Trudeau. 

Les manifestants anti-vaccins se font de plus en plus présents en marge de la campagne de Justin Trudeau, au point où il a été obligé de quitter son annonce, mercredi, dans un convoi de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au lieu de son autobus habituel.

Les cris d’une poignée de manifestants étaient bien audibles pendant la durée de son annonce dans le quartier résidentiel tranquille de South Surrey, en Colombie-Britannique. M. Trudeau était dans la cour arrière d’une résidence privée pour y faire une annonce sur la taxation des banques et des compagnies d’assurances, qui, selon lui, devraient payer pour certaines de ses promesses en matière de relance.

« Mon corps, mon choix ! » pouvait-on notamment entendre dans les haut-parleurs d’un des manifestants qui reprennent un slogan antiavortement pour s’opposer à la vaccination.

Après l’annonce, quelques individus bloquaient l’autobus de campagne. M. Trudeau est donc sorti de la résidence, marchant d’un bon pas pendant deux blocs de rue et entouré des membres de la GRC et de policiers locaux, pour semer les manifestants qui lui criaient leur mécontentement au sujet de la vaccination obligatoire pour certains employés fédéraux, notamment.

Il est ensuite rentré dans une des quatre voitures du convoi de la GRC et est parti.

Depuis le début de la campagne, des manifestants anti-vaccins se font bien présents sur la tournée libérale, en lui criant des bêtises lors de rassemblements publics ou en tentant de l’enterrer lors de conférences de presse. L’un d’entre eux suit même M. Trudeau à travers le pays. Un homme présent à Hamilton, en Ontario, la veille, était également là à Surrey, mercredi.

L’homme en question n’a pas voulu s’identifier, ni dire s’il est financé pour voyager d’une province à l’autre.

Taxer les plus riches

Les libéraux promettent de taxer les grandes banques et compagnies d’assurances afin de payer pour certaines de leurs promesses.

Un gouvernement libéral réélu promet d’augmenter le taux d’impôt des sociétés de trois points — de 15 % à 18 % – mais seulement sur les bénéfices de plus d’un milliard de dollars. Les libéraux souhaitent également établir un « dividende de la relance », dont les détails restent à être peaufinés, pour ces mêmes grandes banques et compagnies d’assurances pour les quatre prochaines années.

Il est estimé que ces deux mesures rapporteront au moins 2,5 milliards $ par année pendant quatre ans, à partir de l’année 2022-2023.

« On sait que les banques vont continuer d’être profitables, et c’est important pour notre économie. Mais on sait aussi qu’on devrait leur en demander un peu plus pour nous aider à rebâtir en mieux, pour s’assurer que tout le monde fait sa part, pendant que les individus et les petites entreprises font des sacrifices. Les banques devraient faire partie de la solution aussi », a déclaré M. Trudeau.

Les libéraux promettent de rehausser les pouvoirs de l’Agence de la consommation en matière financière du Canada afin d’examiner et de régler les plaintes pour frais excessifs, si les banques et compagnies devaient refiler les frais aux consommateurs.

Les néodémocrates demandent depuis des mois aux libéraux de taxer les plus riches pour payer pour la relance économique post-pandémie et cette idée est présente dans leur plateforme. Questionné à savoir s’il pigeait dans le sac à idées du NPD, mercredi, M. Trudeau a répliqué que son gouvernement avait déjà agi pour taxer les plus riches dès son arrivée au pouvoir en 2015.

À voir en vidéo