Point de salut climatique sans plus de technologies propres

«Sans l’adoption de technologies propres à faible ou à zéro émission et sans changements comportementaux, nous n’y arriverons pas», affirme l'auteur.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir «Sans l’adoption de technologies propres à faible ou à zéro émission et sans changements comportementaux, nous n’y arriverons pas», affirme l'auteur.

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) nous rappelle crûment que nous sommes en pleine crise climatique. Nous avons tant tardé à agir de façon décisive que nous devons aujourd’hui, nous disent les experts, entreprendre des actions immédiatement pour réduire nos émissions.

Selon le GIEC, deux mécanismes sont au cœur de notre capacité à y faire face : notre capacité à innover — dans nos pratiques comme citoyens, consommateurs, gestionnaires d’entreprises et décideurs publics — et notre capacité à déployer de manière accélérée des solutions technologiques qui existent déjà. L’atteinte de nos objectifs climatiques en dépend. Sans l’adoption de technologies propres à faible ou à zéro émission et sans changements comportementaux, nous n’y arriverons pas.

Plusieurs experts s’entendent pour affirmer que :

1. les technologies propres sont indispensables à̀l’atteinte des objectifs climatiques et environnementaux ;

2. les technologies propres peuvent aider les entreprises et les organisations à devenir plus compétitives tout en réduisant leur impact environnemental ;

3. le secteur des technologies propres constitue un marché à fort potentiel économique.

 

Au Québec comme ailleurs, les technologies propres proposent des solutions en matière de réduction des émissions de GES, mais aussi de traitement de l’eau, de matières résiduelles, d’efficacité énergétique, d’agriculture, de bioénergies, de solutions basées sur la nature et plusieurs autres domaines. Ces solutions réduisent et optimisent les besoins en énergie, en matériaux et en matières premières, ce qui rend les entreprises plus performantes et plus compétitives.

Autant de raisons de les adopter. Mentionnons aussi que, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, les enquêtes montrent qu’une bonne partie des travailleuses et travailleurs disponibles sont attirés par les entreprises ayant une forte vision environnementale.

Accélérer le rythme

 

Malgré les efforts que nous avons faits depuis deux décennies, nos pratiques ne changent pas assez vite et nous n’adoptons pas assez rapidement et largement les technologies propres qui sont pourtant prêtes à être déployées. C’est vrai partout dans le monde, et c’est vrai ici aussi. Nous sommes encore trop frileux devant l’innovation que nous devrions pourtant accueillir à bras ouverts, d’autant plus que nous en sortirions tous gagnants, y compris sur le plan économique.

Nous avons, au Québec, un écosystème très dynamique en économie verte : plus de 85 000 emplois et un chiffre d’affaires annuel de près de 8 milliards de dollars. C’est un des secteurs les plus performants au Québec, avec une croissance des emplois — dont une grande partie sont très bien rémunérés — près de cinq fois plus rapide que dans le reste de l’économie. Autant nous mettre rapidement à l’action pour le bien de notre économie et de la planète.

C’est exactement dans cet axe de réflexion et d’actions que de nombreuses organisations abordent la Semaine de l’économie verte, qui se déroule jusqu’au 20 mai. Près d’une trentaine d’activités sont regroupées lors de cette semaine qui permet de prendre le pouls de l’essor de l’économie verte et de ses bénéfices dans toutes les régions du Québec.

L’heure n’est plus aux tergiversations. Il faut agir de manière décisive, et agir maintenant. Au Québec, nous avons les solutions, et les talents pour les mettre en œuvre.

À voir en vidéo