Le gouvernement doit taxer la malbouffe

Selon l'auteur du texte, la malbouffe a un rôle important à jouer dans le piètre état de santé de la population qui est affligée de l'obésité, de l'hypertension ou du diabète, trois facteurs de risque pour la santé.
Photo: Chris Young La Presse canadienne Selon l'auteur du texte, la malbouffe a un rôle important à jouer dans le piètre état de santé de la population qui est affligée de l'obésité, de l'hypertension ou du diabète, trois facteurs de risque pour la santé.

Puisque la pandémie semble tirer à sa fin, du moins en ce qui a trait aux restrictions sanitaires, je me pose des questions quant aux prochaines étapes et à la façon dont les gouvernements vont réagir face à certains constats qui ont été tirés de la pandémie et à ce qui a été une véritable hécatombe chez les personnes âgées.

Mis à part le fait qu’il manquait cruellement de personnel dans les hôpitaux et les CHSLD, ce qui était frappant, c’est à quel point les CHSLD et les RPA sont devenus des foyers d’éclosion et de propagation. Quand on y pense objectivement, ce n’est pas surprenant. Des gens âgés, fragiles, affligés de différentes maladies, confinés dans un seul lieu. Un lieu qui devait assurer leur sécurité et leur bien-être était finalement un guet-apens. Les CHSLD et les RPA, modèles de soins et d’affaires vénérés, auront finalement été la perte de milliers de personnes de 65 ans et plus.

Une autre chose qui a attiré mon attention lors de cette pandémie c’est à quel point les comorbidités augmentaient les risques de complication et de mort chez un individu qui attrapait la COVID-19. L’obésité, l’hypertension et le diabète trônaient au sommet des comorbidités qui pouvaient vous coûter la vie.

Ces comorbidités sont la résultante de deux choses ; la sédentarité et la malbouffe. Un des bons côtés de la pandémie, c’est que les gens semblent s’être mis à la marche et à la randonnée pédestre plus que jamais. Remarquez qu’il ne restait plus grand-chose d’autre à faire.

Habitant Magog et fréquentant les pistes cyclables et les sentiers du mont Orford sur une base régulière et d’autres parcs de la SEPAQ, j’ai vu que l’achalandage était remarquablement plus élevé que par les années passées. Les résidents des zones rouges se sont « garrochés » vers les endroits de plein air les plus près pour profiter des quelques activités qu’il était encore permis de faire. Le gouvernement a fait des efforts en offrant des cartes pour tous les parcs du Québec à moitié prix. Bravo.

Rôle à jouer

Par contre, les autres facteurs de risque (obésité, hypertension, diabète) sont toujours présents et ne risquent pas de s’estomper de sitôt. Comme je l’écrivais plus haut, la malbouffe a un gros [sic] rôle à jouer dans le piètre état de santé de la population qui est affligée d’un de ces trois facteurs de risque. Et c’est ici que le gouvernement a un rôle à jouer et doit prendre position et taxer la bouffe qu’on sait être dommageable pour la santé.

Que ce soit les grandes chaînes de restauration rapide, l’alimentation industrielle ou les boissons à forte teneur en sucre, comme les boissons gazeuses, il faut les rendre moins attrayantes. C’est débile de pouvoir payer 4 litres de Coke (2 x 2 litres) 1,98 $ et de devoir payer 4 litres de lait 6,58 $.

Je suis un organisateur d’événements sportifs en Estrie, et disons que 2020 n’a pas été une année record pour mon organisation… même si ma clientèle était probablement la moins à risque de subir des complications dues à la COVID-19. Depuis 2010, je fais la promotion de l’activité physique et des saines habitudes de vie dans ma communauté.

Les organisations comme la mienne, il y en a plein au Québec qui sont des vecteurs de santé et de bien-être dans leur communauté. Si le gouvernement taxe la malbouffe, une partie de cette taxe pourrait aller à financer des initiatives comme la mienne qui font en sorte que les gens adoptent de saines habitudes de vie et vieillissent en santé. 

À voir en vidéo