Célébrons la richesse du français qui nous unit!

«La Francophonie, c’est aussi, pour citer Gilles Vigneault, 'un vaste pays sans frontières, un pays invisible, spirituel, mental et moral
Photo: Getty Images «La Francophonie, c’est aussi, pour citer Gilles Vigneault, 'un vaste pays sans frontières, un pays invisible, spirituel, mental et moral", bref des valeurs communes», écrit l'autrice.

Au Canada, comme dans l’ensemble des États membres de l’Organisation internationale de la Francophonie, le mois de mars est celui de la célébration de la langue française. De nombreuses activités mettront en avant sa richesse et sa diversité et la feront résonner sur les cinq continents.

La Francophonie, c’est une communauté, une famille, de près de 300 millions de personnes dans le monde, unie par le partage d’une langue. Pratiqué dans des cultures et des environnements divers, le français se transforme, s’adapte et s’enrichit. Cette richesse d’une langue aux nombreux variants — inoffensifs rassurez-vous — sera justement mise en valeur cette année à travers la création de la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts, en France, les États généraux du livre en langue française, le Congrès des écrivains de langue française ou encore la création inédite d’un dictionnaire des francophones. Outil évolutif et collaboratif, ce dictionnaire prendra la forme d’une application et permettra la consultation de milliers de mots venus de toute la francophonie et sera nourri par la contribution de toutes et tous. Parce que le français appartient à tout le monde, chacun, où qu’il soit, aura son mot à dire !

La Francophonie, c’est aussi, pour citer Gilles Vigneault, « un vaste pays sans frontières, un pays invisible, spirituel, mental et moral », bref des valeurs communes. Inscrites dans la déclaration de Bamako, dont nous célébrons cette année également le vingtième anniversaire, ces valeurs reposent notamment sur le respect et la défense de la démocratie, de la diversité culturelle, des droits de la personne ou encore de l’égalité de genre. Sur ce dernier point, et puisque le mois de mars s’ouvre traditionnellement par la Journée internationale des droits des femmes, l’Organisation internationale de la Francophonie regorge d’initiatives que nous vous engageons à suivre et à faire connaître autour de vous, à l’instar du fonds de solidarité « La Francophonie avec Elles », en soutien aux femmes affectées par la COVID-19, ou encore de l’annuaire des expertes francophones, visant à aider à une meilleure présence des femmes expertes dans les médias. La secrétaire générale de la Francophonie a d’ailleurs souhaité inscrire les célébrations du 20 mars sous le thème « Femmes francophones, femmes résilientes ».

2021 sera, vous l’aurez compris, une année de célébration particulière pour la Francophonie. Née en 1970, l’organisation soufflera formellement et avec un brin de retard ses 50 bougies lors du Sommet des chefs d’État et de gouvernement qui se tiendra en novembre prochain à Djerba, en Tunisie. Cet événement majeur sera l’occasion de redire notre attachement, notre solidarité, si nécessaire aujourd’hui, envers cette famille francophone et de préparer l’avenir.

Cette langue, cette communauté, ces valeurs sont au cœur de nos vies et constituent une force qu’il nous appartient d’entretenir. Ensemble, nous pouvons atteindre l’objectif exprimé par la secrétaire générale de la Francophonie, Mme Louise Mushikiwabo, de « faire reculer le recul du français ».

Bonne Journée de la Francophonie à tous !

4 commentaires
  • Jeannine I. Delorme - Abonnée 20 mars 2021 00 h 56

    Cette si belle langue

    J'aime la langue française. Ma langue. Je l'ai étudiée, je l'ai lue, je l'ai écrite, je l'ai corrigée, toujours avec cette joie qui se renouvelle à chaque phrase, chaque livre. Les mots de la langue française, sont habiles dans la description et leur si grande diversité permet la nuance. Comme en musique, la phrase est portée par ces nuances, ces menues différences qui apportent une si grande couleur au discours. Je ne connais pas les autres langues à part l'anglais. Mais la langue française me suffit par sa richesse, ses inépuisables possibilités qui font du texte et de la conversation une route, un cheminement fait de grâce et de précision. Elle me plaît et m'accompagne depuis l'adolescence et ne m'a jamais déçue. Se situant très haut dans mes valeurs et mes bonheurs, elle m'accompagne dans ma vieillesse et jusqu'à mon dernier souffle, je la pratiquerai en m'exprimant vocalement et sur le papier. Puisse les nouvelles générations se raccrocher à cette langue, la sortir de sa mise au rancart et la porter bien haut comme elle le mérite.

  • Samuel Prévert - Inscrit 20 mars 2021 08 h 36

    Une si belle langue...

    Au Canada ? C'est à peine si l'on parle français tandis qu'au Québec, à Montréal en tous les cas, ça devient de plus en plus difficile de se faire servir et soigner dans cette langue. Les parents de nos jeunes ne les encouragent pas à faire des études en français et, c'est tout le milieu du travail qui s'anglicise.

    Une si belle langue... Notre héritage.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 20 mars 2021 13 h 00

    « ''faire reculer le recul du français'' » (Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie)


    Déjà, nous pourrions faire la guerre à faire au nom de la richesse du vocabulaire français, avant que les verbes usuels tombent tous en désuétude au profit de la conjugaison du verbe faire.

    Par exemple, plutôt que de « faire reculer », nous pourrions enrayer ou freiner le recul du français…

    • Françoise Labelle - Abonnée 20 mars 2021 16 h 01

      En effet, le choix d'un lexique approprié est, en plus, un exercice intellectuel non trivial. Le lexique (vocabulaire) véhicule les valeurs d'une langue et d'une société, ce qui rend le travail des traducteurs souvent difficile. «Faire reculer le recul» est une figure de style fondée sur la répétition, genre: «Trop d'impôt tue l'impôt».

      Et en même temps, «pour citer Gilles Vigneault, [le français est] un vaste pays sans frontières». Ce pays appartient à ceux/celles qui veulent le parler. Mme Mushikiwabo est de langue maternelle bantoue et trilingue. Il faut quand même lui laisser une petite chance. Ajoutons que plusieurs Rwandais pensent que la France les a laissés tomber lors du génocide, ce qui ne les prédispose pas envers le français.