Devrait-on obliger les nouveaux arrivants ayant un statut temporaire à inscrire leurs enfants à l’école en français?

Devrait-on obliger les nouveaux arrivants ayant un statut temporaire à inscrire leurs enfants à l’école en français?
Photo: iStock Devrait-on obliger les nouveaux arrivants ayant un statut temporaire à inscrire leurs enfants à l’école en français?

De plus en plus de nouveaux arrivants au Québec envoient leurs enfants à l’école anglaise, puisqu’ils peuvent le faire tant qu’ils ont un statut temporaire sur le territoire. Selon des données obtenues par Le Devoir, ils sont deux fois plus nombreux à le faire maintenant qu’il y a 10 ans.

Aujourd’hui, Le Devoir veut connaître votre avis : devrait-on les obliger à inscrire leurs enfants à l’école en français ? Nous attendons vos réponses dans la section commentaires.

Note de la rédaction

Le Devoir tente cette semaine une nouvelle expérience. Plutôt que d’ouvrir plusieurs textes aux commentaires des lecteurs, nous vous proposons une question à débattre pendant la journée, en lien avec l’actualité. Ce format nous permettra notamment de prendre le pouls de notre lectorat et de nous inspirer de votre participation pour développer des sujets et de répondre à vos questions. Nous regarderons de près les résultats de cette expérience pour voir comment la faire évoluer.

80 commentaires
  • Robert Morin - Abonné 19 mars 2021 02 h 52

    Sans hésitation : OUI

    Il faut colmater cette brèche le plus rapidement possible, car l'anglicisation est galopante au Québec, quoi qu'en disent les habituels fédéralistes à lunettes roses. Je crois qu'il y a là des enjeux communs avec la problématique des étudiants étrangers qui s'inscrivent en masse dans les cégeps anglophones, et qui semblent aussi nourir grassement certains «promoteurs privés» très peu scrupuleux.

    • Cyril Dionne - Abonné 19 mars 2021 09 h 10

      Vous ne pouvez pas dicter la langue d'apprentissage pour les étudiants étrangers avec un visa d'étudiant parce qu'ils paient 100% de leurs études sauf pour ceux qui profitent de l’entente Québec/France. En plus, ils n'ont aucun accès gratuit aux services de santé et autres parce qu'ils ne sont pas des citoyens ou immigrants reçus et donc, ils doivent prendre des assurances privées pour avoir une certaine couverture. C'est ce que statut temporaire veut dire dans la langue d'immigration. Disons poliment que la question posée était floue. Il ne reste plus qu'à savoir si elle a été posée de cette façon délibérément.

  • Gilbert Paquette - Abonné 19 mars 2021 05 h 08

    s’instruire en français

    C'est surprenant que ce ne soit pas naturel pour des parents immigrants temporaires ou non de faire instruire leurs enfants dans la langue de la majorité des gens de cette province. C'est une question de sociabilité, d'adaptation et de solidarité envers une nation francophone qui doit toujours lutter dans un environnement anglophone pour garder sa place dans la francophonie.

    • Claude Bariteau - Abonné 19 mars 2021 08 h 58

      Les immigrants temporaires demeurent des citoyens de leur pays d'origine, puis ce statut relève du gouvernement du Canada,pas des provinces. Par contre, le statut de résidants permanents est différent. Sur ce point, le Québec pourrait exiger que leurs enfants fréquentent les écoles primaires et secondaires, aussi les maternelles, de langue française.

    • Cyril Dionne - Abonné 19 mars 2021 09 h 17

      Cela n’existe pas des parents immigrants temporaires au Canada. Soit que vous avez demandé le statut de réfugié ou bien vous êtes en processus d’immigrant reçu après avoir passé toutes les conditions au préalable en bonne et due forme à partir de votre pays d’origine. Vous ne pouvez pas vous enquérir d’une demande du statut de réfugié lorsque vous venez d’un pays sûr, dixit les États-désUnis. La notion de demandeur d’asile n’existe pas dans ce pays tout comme pour le concept de migrant économique. Alors, pourquoi répondre à une question alors que celle-ci ne peut même pas se poser?

    • Pierre Grandchamp - Abonné 19 mars 2021 14 h 13

      Dans mon livre, il y aurait 3 cas d'immigrants temporaires:

      1-Celui qui vient ici avec un permis de travail temporaire.Et, qui pourrait éventuellement demander la résidence permanente.

      2-Celui qui vient ici comme étudiant et qui pourrait, éventuellement, demander la résidence permanente. Via le programme PEQ.

      3-Qu'on le veuille ou non, jusqu'à l'arrivée de la pandémie, il y avait de nombreux *immigrants* qui arrivaient avec le statut de demandeur d'asile.J'en ai connu quelques-uns; dont une famille de 4 personnes, arrivée le 1er juin 2018. qui n'a pas encore été convoquée par le Cour de l'Immigration pour déterminer s'Ils doivent retourner chez eux ou s'Ils répondent aux exigences du statut de réfugié.C'est triste: laisser entrer ces ges-là et les laisser dans l'intertitude pendant près de 3 ans; et s'Ils sont refusés, souvent ils peuvent aller en appel etéiter encore le tout de 2-3 ans.

      Réponse à la question:oui!
      Observation:je trouve inapproprié que ce soit le ministre d ela Justice qui porte le chapeau de la langue!

    • Marc Therrien - Abonné 19 mars 2021 14 h 58

      C’est que, M. Dionne, on essaie peut-être de voir si l’expression « nouveaux arrivants ayant un statut temporaire » passe mieux que migrants illégaux et migrants irréguliers.

      Marc Therrien

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 19 mars 2021 15 h 35

      "Alors, pourquoi répondre à une question alors que celle-ci ne peut même pas se poser. ?" ...(Cyril Dionne)

      C'est pour mieux vous manger (mon enfant) Et, nous conditionner aux désiratas des syndicat, politiciens, affairistes, ONG .etc.etc.
      EXEMPLE : Amnésie internationale Canada et la CSN, font part de leurs doléances aujourd'hui ..dans un article du journal Le Devoir.
      Que la CSN se serve d'un journal québécois pour faire sa propagande....c'est une chose. Organisation québécoise.pour les Québécois.
      Mais que AMNÉSIE INTERNATIONALE CANADA en profite pour faire de même et, pour nous donner des leçons de VIE. Çä ne passe pas..
      (Je ne suis pas d'accord avec certaines de leurs idées ou idéologies..)

      M. Myles, svp ...cessez de jouer à ce jeu...! Le confinement ....en zone rouge pour tous vos abonnés ..me donne la nausée. La liberté de commenter sur tout ....en cette pandémie qui n'en finit plus... devrait être notre privilège. C'est le seul exutoire pour Nous ...les abonnés, qui devons nous contenter de quelques lignes sur UN SUJET UNIQUE et CHOISI par la direction du Devoir.. Que le sujet nous plaise ou non.

  • Fabienne Boucher - Abonnée 19 mars 2021 05 h 36

    Pour la sauvegarde du français au Québec

    Nouveaux comme anciens arrivants devraient tous avoir la chance et le devoir de maîtriser une si belle langue qu'est le français.

    Pour en développer un attachement et une maîtrise certaine, son apprentissage doit faire partie d'un passage obligé dans nos milieux scolaires.

    Pour en assurer la sauvegarde, il y va d'une responsabilité politique lié à l'histoire et à la fierté nationale de tous les citoyens nouveux, en devenir ou anciens.

    Une culture ça se cultive et ça s'entretien. Je ne peux pas croire qu'on se laisse encore et de plus en plus dominer par un système où l'anglais et son modèle du monde des affaires, vient encore faire croire aux francophones que le français est une langue "stérile?" en ce domaine? Faut pas être fait fort pour embarquer dans pareil rafiot!!

  • Claude Dallaire - Abonné 19 mars 2021 05 h 38

    École en français

    Oui absolument, ça devrait être une obligation

  • Jerome Lamontagne - Abonné 19 mars 2021 06 h 34

    L’envers de la medaille

    Bonjour!

    Je suis né au Québec et un fervent partisan de la loi 101. Cependant, mes enfants ont grandi à l'étranger et ont reçu une éducation en anglais. Je leur ai appris moi-meme à lire et à écrire en français car il n'y avait aucune ressource adéquate dans cette région du monde. Je reviens maintenant au Québec et je suis choqué de voir l'accueil réservé à mes enfants; je n'ose imaginer ce que je penserais si je n'étais pas quebecois et francophone.

    La vérité est que le système d'éducation au Québec a dérivé vers un système à trois ou quatre vitesses qui n'est pas accueillant. Les parents s'illusionnent du choix, veulent tous un programme spécial pour leur progéniture spéciale. La concurrence pour les programmes universitaires contingentés commencent dès le secondaire. Les écoles privés font miroiter leurs avantages. C'est le chacun pour soi généralisé dès le plus jeune âge.

    Mettez-vous dans la peau d'un immigrant avec des enfants au milieu du cursus scolaire arrivant dans cette culture (ou avec cette culture) et qui maîtrise déjà l'anglais. Leurs notes descendront d'un coup sec. Par la sélection rampante à tous les niveaux du système, leurs enfants seront poussés vers la branche "poubelle" et seront fortement pénalisés lors des examens universels (tel l'examen de francais de secondaire 5). Peut-etre seront-ils forcés d'aller à Dawson pour sauver leur cote R? Tiens tiens.

    En bref, le problème est que le système d'éducation abrite en son sain une (insane) concurrence et qu'obliger un enfant à aller à l'école en français handicape certains injustement. Si le Québec veut la loi 101 pour les enfants en milieu de cursus scolaire, il doit leur rendre accessible les écoles privées, les programmes spéciaux, les cegeps et les programmes universitaire contingentés. Il doit aussi avoir la flexibilité nécessaire (par exemple en proposant automatiquement des cours de français additionnels à la place des cours d'anglais, ce qui ne se fait pas!).

    • Pierre Grandchamp - Abonné 19 mars 2021 17 h 04

      M. Lamontagne, vous manifestez une excellente connaissance du système d'éducation actuel.