Je ne vous parlerai pas de «nos» personnes âgées

«En tant que société démocratique, que l’on soit bleu, rouge, orange, vert ou un peu de toutes ces options, ou d’aucune d’entre elles, nous avons le devoir d’écouter tous les membres de cette société et de faciliter la participation citoyenne de tous, peu importe l’âge», écrit l'autrice.
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne «En tant que société démocratique, que l’on soit bleu, rouge, orange, vert ou un peu de toutes ces options, ou d’aucune d’entre elles, nous avons le devoir d’écouter tous les membres de cette société et de faciliter la participation citoyenne de tous, peu importe l’âge», écrit l'autrice.

En tant que finissante au baccalauréat en travail social, je me suis surprise, au début de la pandémie, à espérer qu’au milieu des exténuantes difficultés et des lourdes conséquences que la COVID-19 nous imposait, on parlerait d’une des catégories de personnes qui sont discriminées par nos politiques sociales et nos structures au Québec : les personnes âgées. Fait enthousiasmant, nous le faisons ; fait inquiétant, certains discours sociaux ont été maintenus au milieu des polémiques et continuent de parler de « nos aînés » de façon paternaliste, de façon à insidieusement réduire ces citoyennes et citoyens au silence.

Au cours des derniers mois, nous avons beaucoup entendu parler de « nos » personnes âgées. De « nos » personnes âgées en CHSLD, laissées dans des conditions de vie inacceptables et oubliées par le gouvernement depuis des années. De « nos » personnes âgées et de leur fragilité face à la pandémie de la COVID-19. De « nos » personnes âgées qui doivent se confiner à double tour dans leur résidence — on a malheureusement peu souvent parlé publiquement des personnes âgées qui n’ont pas de toit ou qui sont victimes d’une forme de violence sous celui-ci. Ainsi, peut-être pour nous éviter une complexité de plus dans le contexte pandémique, nous avons collectivement abandonné le principe du pluriel : « nos aînés » sont devenus un seul groupe sans nuances et « vulnérable », « à risque », « dépendant », « à protéger ».

Or, la pandémie n’a fait qu’exacerber ces discours sociaux qui perçoivent les personnes âgées comme un seul groupe au sein duquel on perd les individualités. Par exemple, les discours néolibéraux canadiens et québécois se préparent depuis plusieurs années au « tsunami gris » qui viendra déstabiliser nos institutions et mettre en péril nos finances publiques. Ces discours âgistes permettent à nos décideurs politiques de justifier des politiques sociales qui excluent les personnes âgées de la société qu’ils idéalisent.

Adopter un discours cohérent

Je ne cherche pas ici à écrire un argumentaire anti-néolibéral. Et le gouvernement cherche sans doute à assurer le bien-être des personnes âgées au milieu de cette pandémie aux défis complexes et multiples. Toutefois, le travail social exige que la justice sociale et le respect de la dignité humaine soient au cœur de nos politiques, peu importe notre place sur l’échiquier. Ainsi, le travail social revendique que l’on adopte collectivement un discours qui parle des citoyennes et citoyens âgés en priorisant leurs forces, leur résilience et leurs expériences uniques de vie.

Ce changement de perspective peut passer par toutes sortes d’objectifs à court et à long terme. Je parle de créer des structures inclusives et sécuritaires qui permettraient aux personnes habitant des résidences privées pour aînés de reprendre le pouvoir sur leur propre bien-être — pouvoir qui appartient pour le moment aux entreprises privées —, comme l’ont demandé des résidents et comme l’a suggéré la protectrice du citoyen. Je parle de faciliter l’accès à des professionnels du bien-être mental et psychosocial, et pas uniquement du bien-être physique, afin de soutenir les personnes âgées dans leurs objectifs et leur épanouissement personnel.

En amont, je parle de rendre nos politiques sociales plus inclusives et de financer nos systèmes publics de manière à ce qu’ils soient accessibles et retrouvent la capacité de répondre avec respect et compétence aux expériences de vie uniques des personnes âgées. Il faut que, collectivement, nous nous sentions tous aussi responsables du bien-être des personnes âgées en CHSLD, en résidences privées ou vivant seules et autonomes, vivant avec une maladie cognitive ou comme piliers au sein de leur communauté, faisant face avec résilience à une forme de violence ou vivant en situation d’itinérance, etc.

Je parle, dans tous les cas, de prendre le temps de réintégrer les personnes âgées dans la collectivité : de respecter leur droit de s’exprimer sur les décisions qui les concernent, d’honorer leur participation citoyenne en créant des structures inclusives qui les réintégreront dans les processus de décision. En tant que société démocratique, que l’on soit bleu, rouge, orange, vert ou un peu de toutes ces options, ou d’aucune d’entre elles, nous avons le devoir d’écouter tous les membres de cette société et de faciliter la participation citoyenne de tous, peu importe l’âge.

Il est urgent d’arrêter de parler de « nos » personnes âgées. Seulement en honorant les voix et le pouvoir de toutes les citoyennes et de tous les citoyens âgés du Québec pourrons-nous espérer arriver à une conclusion juste et digne de cette crise sanitaire.

23 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 16 décembre 2020 07 h 02

    « Les trois grandes époques de l’humanité sont l’âge de la pierre, l’âge du bronze et l’âge de la retraite » - Jean-Charles

    Oui, la façon qu’on traite nos aînés en dit long sur nous-mêmes. De toute façon, la plupart des gens ne les visitaient pas a priori de la pandémie. Oui, les CHSLD étaient vides de visiteurs l’an passé. Tout à coup en temps de pandémie, les gens ont redécouvert qu’ils avaient des parents. De toute façon, que voulez-vous faire durant une pandémie où la plupart des activités humaines sont suspendues?

    Ce n’est pas René Lévesque qui avait dit qu’on mesure la qualité d’une société par la façon qu’elle traite ses plus vulnérables ou ses minorités? Mais on demande encore des argents qui ne viendront pas. L’état québécois, canadien, et les autres sont tous bien plus pauvres qu’ils le pensent. En fait, nous allons connaître bientôt une crise économique.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 16 décembre 2020 09 h 07

      Si vous ne traitez pas mieux « vos » pauvres et vos aînés, le bon dieu vous en privera et vous devrez trouver d'autres manières de soulager votre bonne conscience.

      Non, monsieur Dionne, les aînés ne sont ni les vôtres ni les miens (quoi que je soupçonne que vous en êtes un, comme moi!). Ils n'ont pas à être traités comme des mineurs dépourvus d'agentivité, même quand ils n'ont plus d'autres recours que de se faire aider par des tiers.

      À vrai dire, je ne me serais pas donné la peine de relever votre propos s'il n'indiquait pas la nécessité de bien lire le texte de madame Beaulieu avant de lui faire dire l'exact contraire de ce qu'elle affirme.

      ... et que je trouve particulièrement réjouissant. Quand comme un chacun j'aurai besoin de l'aide d'un ou d'une travailleur-e social-e, j'espère que ce sera avec quelqu'un qui, comme elle, se voit d'abord comme un-e partenaire que comme un tuteur, si bienveillant soit-il au bénéfice de sa bonne conscience.

    • Cyril Dionne - Abonné 16 décembre 2020 09 h 45

      Vous savez M. Desjardins, en démocratie, tout le monde a droit à son opinion, même vous.

      Ceci dit, plus de 896 décès par million au Québec et ça continu de plus bel. Nous allons atteindre le cap du 1 000 bientôt, soit une personne par millier. Vous savez aussi que plus de 92% de ces morts impliquent les gens âgés de 70 et plus. Oui, on s'occupe bien de nos aînés.

      Misère.

    • Jean-François Trottier - Abonné 16 décembre 2020 11 h 21

      En effet, M. Dionne.

      Crise économique qui sera due aux maudits fous qui veulent réduire l'État encore et toujours, qui prônent l'économie pointe de tarte pour se servir en premier, qui pensent en termes de "mes taxes", et qui insistent lourdement sur la dette?

      Sans surprise, ce sont les pays sociaux-démocrates qui vivent le mieux ces crises, inévitables quand on confie l'économie aux sociopathes et psychopathes formant une très forte minorité chez les financiers.
      Je n'ai rien contre eux en soi. Ils font partie de la société, et ne pas s'en péoccuper ou les isoler est idiot. C'est ce que fait la gauche marxiste, qui ne cherche que le péché et la punition, et qui croit qu'une table soutenue uniquement par la patte "morale" ne sera pas bancale. Eux aussi, des fous furieux.
      Comme on le constate, les pays marxistes n'ont pas de crise économique parce qu'ils vivent une crise économique perpétuelle, alors...

      Le rôle de l'État dans l'économie est essentiel, Keynes l'a démontré amplement : aucune crise économique tant que les USA ont respecté ses normes, et c'est exactement ce contre quoi le néolibéral Friedman s'est battu en associant la social-démocratie au marxisme dans l'esprit des gens, pour ainsi le faire disparaître d'Amérique. Depuis, les crises se succèdent. Quel hasard!

      Maintenant les marxistes jouent de la même confusion pour s'approprier les succès de la social-démocratie.
      Ainsi font les extrémistes et haïsseurs professionnels des deux bords,

      C'est en utilisant intelligement un capitalisme d'État non-contrôlant qu'on peut permettre aux fous de la finance de s'ébattre, s'enrichir (pourquoi pas?) et enrichir l'État sans tout casser, tout en stabilisant l'économie grâce à un appareil solide, qui assure des postes, une machine un peu lente, à rythme humain, qui ralentit tant les booms économiques que les écroulements tragiques : la fonction publique.

      Ça s'appelle la social-démocratie et ça fonctionne.

    • Jacques de Guise - Abonné 16 décembre 2020 12 h 08

      En effet, M. Desjardins, tellement typique du langage monologique des sciences de l’information et de la communication (et de leurs TIC) pour lesquels l’humain est un objet sans voix et dont les méthodes néantisent les propriétés dialogiques et relationnelles des humains visés.

      Merci à vous madame Beaulieu, vos propos font si intelligemment et sensiblement voir cette déferlante de dépréciation identitaire.

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 décembre 2020 13 h 24

      "Ça s'appelle la social-démocratie et ça fonctionne." - Jean-François Trottier

      Selon cette définition : "Les sociaux-démocrates croient à l'efficacité de l'éducation et de la persuasion ainsi qu'à la capacité éventuelle de l'État de redistribuer la richesse avec bienveillance, les sociaux-démocrates encouragent la mise en place d'un État militant et interventionniste qui établit pour les défavorisés de vastes mesures d'aide appelées "sécurité sociale".

      Or, ce que dont nous avons été témoins durant les 30 dernières années avec des gouvernements prétendument "sociaux-démocrates" comme le PQ, le PLQ et même au Canada, c'est d'un désinvestissement des services sociaux, quand il ne s'agissait pas carrément d'attaques et de réductions du filet social et des services publics avec des conséquences comme nous en avons aujourd'hui: un délabrement quasi généralisé des services de santé et d'éducation; sans compter la crise dans les CHSLD envoyée comme une claque en pleine figure pour nous réveiller.

      Jean-François Trottier nous agite l'épouvantail du marxisme pour défendre sa position dont il se croit le dépositaire. Alors que le véritable problème est précisément l'abandon de la sociale-démocratie au profit du néolibéralisme par des partis soi-disant "sociaux-démocrates", une étiquette dont ils se servent pour mieux berner le peuple et nous faire avaler leurs politiques néolibérales.

      À savoir, si ça "fonctionne" ?

      Vous essayerez de survivre avec 650$ par mois d'aide sociale dans votre belle sociale-démocratie néolibérale.

      Voilà le genre de sociale-démocratie proposée depuis 30 ans autant par le PQ, le PLQ que la CAQ, qui, elle aussi, n'a pas concédé un cent de plus au plus démunis de la société pendant qu'elles distribuait des centaines de millions à l'entreprise privée.

      Où est l’aide d’urgence pour les personnes assistées sociales

      https://www.journaldemontreal.com/2020/12/07/ou-est-laide-durgence-pour-les-personnes-assistees-sociales

    • Cyril Dionne - Abonné 16 décembre 2020 13 h 27

      « Comme on le constate, les pays marxistes n'ont pas de crise économique parce qu'ils vivent une crise économique perpétuelle » lol

      Une perle M. Trottier. Très bien dit.

    • Jean-François Trottier - Abonné 16 décembre 2020 23 h 27

      C,est reparti.

      M. Montmarquette.

      Juste confondre PQ et PLQ crie comment vous êtes malhonnête.

      Si vous aviez lu une seule fois le programme du PQ au lieu de lui déconner avec haine sur des trucs qui datent de 20 ans vous en auriez vu le sérieux très social-démocrate. Vous ne l'avez jamais lu, je le sais, ça paraît.

      J'ai lu le programme de QS. Une fumisterie aux volontés de contrôle total d'un parti qui prouve chaque jour sa démagogie et son incapacité.

      Votre programme est pourri. Exemples :
      - Pharma-Québec veut tout contrôler sans donner une cenne aux malades
      - Le plan de sécurité, un mélange police et armée. Comme dans les républiques de bananes. Pareil.
      - L'organisation de quartier, une copie des îlots en URSS


      Le jour où, une SEULE fois, vous vous déciderez a critiquer le fédéral au lieu de suivre en mouton les mots d'ordre de votre parti crypto-fédéraliste, vous serez obligé d,admettre que c'est Ottawa qui a désinvesti massivement en santé, laissant la patate chaude dans les mains du Québec.
      C,est bien votre genre agir avec les racistes d'Ottawa.

      Certainement que le PQ est social-démocrate, tant qu'il le peut dans un pays consacré au néolibéralisme. Ne même pas admettre ça relève de la crapulerie mentale.

      L'épouvantail du marxisme ? Toutes ses "réalisations" sont catastrophiques, sauf Cuba soutenu par l'URSS pour en faire une vitrine devant les USA. Une joke.
      Trouvez une SEULE réussite, une, au lieu de proférer vos âneries.
      Des preuves!

      Le PQ a instauré des tonnes de programmes sociaux, avec difficulté, à cause des salauds d'Ottawa dont vous ne parlez jamais.
      Fédéraliste fini!

      Ce qui me fait ch... , c'est comment les marxistes de votre espèce, et nommément vous, mentez tout le temps.

      Lâchez votre trip de victimisation sur des pauvres dont vous ne savez que faire, à part des otages pour votre idéologie sans la moindre réalisation.
      Ça, c'est salaud et démagogique.

      Votre haine ne passera pas.

    • Jean-François Trottier - Abonné 16 décembre 2020 23 h 43

      M. Montmarquette,

      j'ai vérifié.

      Votre référence en bas de texte ne rapporte pas du tout à des spécialistes ou une étude, mais à des groupements sociaux dont plusieurs sont marxistes.

      Leur texte est bien, sauf que comme bien des gens ils utilisent le mot social-démocratie à tort. Ce n'est pas rare : vous l'avez fait pendant très longtemps...
      Eux ont l'avantage de la bonne foi sur vous.

      Ces associations, montées sur le modèle syndical en bonne partie, sont à leur place, là où elles peuvent agir en réclamant, comme avec ce texte.
      Je comprends aussi très bien les positions des syndiqués, averc qui j'ai toujours travaillé avec facilité.

      C'est quand les marxistes veulent le pouvoir politique qu'ils sont complètement déplacés. Le "nous-autres contre vous-autre" en politique, c'est inacceptable. Ce qui vous oblige à mentir pour cacher votre haine, qui paraît quand même.

      Mentir comme vous, ici, qui donnez une référence à... vos chums pour "avoir raison"! So cute!

      Vous êtes pas écoeuré de vous-même?

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 17 décembre 2020 06 h 05

      Cher monsieur Dionne, je sais bien que je jouis du droit démocratique d'avoir des opinions et de les exprimer. Mais que VOUS me le reconnaissiez malgré ce qu'il semble vous en coûter, je suis bien content de ne pas être suspendu à cette sanction et au privilège que vous me concéderiez à vos conditions.

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 décembre 2020 13 h 35

      "L'épouvantail du marxisme ? Toutes ses "réalisations" sont catastrophiques.."- Jean-François Trottier

      J'imagine que vous faites allusion aux nationalisations de l'électricité; de l'assurance automobile; aux systèmes de santé et d'éducations publiques etc.

      - Hou là, là ! - Quelles catastrophes !!

      On devrait revenir en arrière, à l'époque des centrales privées, des écoles privées et des services de santé et d'éducation gérés par des communauté religieuses.!. - Et pourquoi pas tiens..! .. l'abolition de l'assurance chômage et de l'aide sociale pour en revenir au "secours direct" dans le Faubourg à m’lasse.. avec des coupons d'épicerie et des distribution de sacs de farine et de bidons de mélasse pour survivre.

      D'ailleurs, avec les guignolées pour combler le manque à gagner des plus pauvres et justifier l'irresponsabilité de vos gouvernements "sociaux-démocrates" néolibéraux depuis des décennies.. Nous n'en sommes déjà pas si loin.

  • François Beaulé - Inscrit 16 décembre 2020 07 h 56

    Encore de la discrimination systémique...

    Encore !

    Je remarque d'abord que le petit essai de l'auteure commence par un discours sur les discours, une critique du discours gouvernemental. Ce qui est bien dans l'air du temps de la political correctness, comme si le choix des mots changeait par le fait même la société.

    Cependant, si l'on ajoute les vieillards aux autres groupes et individus souffrant de l'exclusion selon leur apparence, leur taille, la couleur de leur peau ou autres caractéristiques morphologiques, physionomiques ou raciales, leur orientation ou leur identité sexuelles, cela fait beaucoup d'exclus. Il faudra bientôt décrire la société en nommant les rares personnes incluses, cela prendra moins de mots et de catégories !

    Parce qu'il ne faudrait pas oublier non plus les enfants maltraités par leurs parents, qui ne sont pas rescapés par la DPJ ou le reste de la société en miettes. Et aussi tous les enfants dans les limbes d'une société globalement riche mais incapable d'avoir une fécondité qui assure sa survie à long terme. Et tous ces jeunes qui souffrent de détresse psychologique. Et des gens de tout âge qui essaient de garder un minimum d'équilibre avec des béquilles chimiques, comme les anti-dépresseurs et les benzodiazépines ou d'autres drogues, légales ou non, ou l'alcool.

    « Je parle, dans tous les cas, de prendre le temps de réintégrer les personnes âgées dans la collectivité », écrit madame Beaulieu. Il faudrait plutôt se permettre une critique radicale d'une société qui est en voie d'exclure tout le monde et de disparaître. Il est plus que temps de remettre en question le libéralisme et de sortir de cette idéologie anti-sociale.

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 décembre 2020 20 h 52

      "Il faudrait plutôt se permettre une critique radicale d'une société qui est en voie d'exclure tout le monde et de disparaître. Il est plus que temps de remettre en question le libéralisme et de sortir de cette idéologie anti-sociale.." - François Beaulé

      J'applaudis cette ligne autant que le reste de votre commentaire M. Beaulé

      C'est le modèle politique au complet qu'il faudrait revoir, ce qu'à mon avis, seul Québec solidaire est en mesure d'offrir.

  • Yvon Bureau - Abonné 16 décembre 2020 10 h 08

    Nous, les VIEilles et les VIEux,....

    Nous sommes tous des personnes âgées!
    Âgé 9 mois. Âgé de 15 ans. Âgé de 85 ans...!!!
    Plus sérieusement.
    Merci Charlotte pour cet important texte. Nécessaire, même!

    Je fais partie des VIEilles personnes. avec mes 75 ans.
    Ma philosophie : vieillir, c'est la seule façon de vivre longtemps!
    Ma croyance : être vivant pendant que l'on est en vie.

    J'aime ceci : «de respecter leur droit de s’exprimer sur les décisions qui les concernent».
    Depuis plus de 35 ans, comme travailleur social, je fais la promotion des droits, libertés et RESPONSABILITÉS de la personne en fin de vie ou rendue à la fin de Sa vie.
    Plus on VIEllit, plus on sent et ressent sa finitude et sa disparitude à venir; bien vécues, elles sont source de sérénité.
    Les moyens sont nombreux pour prendre notre place dans les grands moments d'information et de décision nous concernant au plus haut point.
    Plus nous nous affirmons, plus le respect sera à la hauteur, loin du paternalisme médical, familial et sociétal.
    Notre dignité de personnes VIEilles passe par ce respect.

    Heureuse et fructueuse carrière, Charlotte.
    VIEux Yvon, travailleur social, depuis 1976! Quelle belle profession!

  • Monique Girard - Abonnée 16 décembre 2020 10 h 10

    La valeur n'attend pas le nombre des années !

    Merci madame Beaulieu, vous lire ce matin est très rafraîchissant ! Vous avez déjà une grande maturité et une bonne connaissance de notre société. Il est en effet, pénible en tant que personne âgée, de se faire catégoriser, de se faire mettre dans une case, et surtour de se faire infantiliser. Ce n'est pas parce que nous vieillissons que nos perdons notre identité de citoyen à part entière. J'ai confiance dans la jeunesse et vous lire me donne de l'espoir. Merci !

  • Daphnee Geoffrion - Abonnée 16 décembre 2020 16 h 02

    Non on ne parle pas des droits des personnes agées ni ceux des enfants...
    À moin qu'ils soient racisés ou férocement religieux..
    Pris en otage par la nouvelle gauche qui prend tout le plancher avec ses causes identitaires..

    C'est out les vieux que voulez vous...

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 décembre 2020 19 h 54

      "Pris en otage par la nouvelle gauche qui prend tout le plancher avec ses causes identitaires.." - Daphnee Geoffrion

      ..ah..!

      - Y'a pas à dire !

      C'est la gauche qui contrôle tout dans le monde aujourd'hui!

      La preuve, c'est les 8 hommes les plus riches possèdent autant que les 50% de l'humanité !

      https://www.cnews.fr/economie/2017-01-16/les-8-hommes-les-plus-riches-du-monde-possedent-autant-que-50-de-lhumanite

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 16 décembre 2020 21 h 42

      Donc, la nouvelle gauche ne s'intéresse pas aux droits des personnes. Elle vend des soutanes et prononce des anathèmes.Cout' donc, c'est aussi pire que les sectes religieuses que pourchassaient les curés ?

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 décembre 2020 22 h 01

      @ Richard Maltais Desjardins,

      Daphnee Geoffrion appris un nouveau mot "gauche identitaire".

      Parce que c'est sûr que le PQ, le Bloc et la CAQ avec leur voile, leurs signes religieux, leur crucifix à l'Assemblée nationale, la réduction de l'immigration, le bonjour-hi et j'en passe.. n'ont rien à voir dans le débat sur l'identité.

    • Daphnee Geoffrion - Abonnée 17 décembre 2020 11 h 04

      Vous êtes de mauvaise foi vous deux...
      La nouvelle gauche ne contrôle pas le monde mais elle a des tendances et les vieux et les enfants n'en font parti depuis longtemps.

      Et de grâce ne parler pas du programme kamikaze de Qs qui veut de l'air frais pour mes enfants

      Moi je suis une mère monoparental t.plein de deux jeunes garcons, charge à 100% , adulte TDAH et dyslexique diagnostiquée à 34 ans, je suis donc décrocheuse mais a force de travaille acharné dans un domaine que je déteste j'ai sortie la tête de l'eau sans aucune aide, et après 20 ans d'attente je paye une épipène anti migraine chronique ( aimovig) 700$ par mois pour fonctionner qui n'est pas rembourser par l'assurance maladie.
      Ma vie à été un véritable combat depuis le primaire
      Pas besoin de vous dire que ce que je lis sur ma supposé supériorité blanche me fait bien rire.

      Alors vous aurez beau déchirer votre chemise quand je dis gauche identaire et je n'arrêterai pas, parfois j'ai envie de me convertir ou changer de sexe afin d'ouvrir le journal et y lire quelque chose qui defend mes intérets et ceux de mes enfants, car vous savez des MNTP ( mono t.plein) il y en a de toute les couleurs et nous avons besoin de soutient des partis de gauche, des propositions, des réquisitions, rien.
      La douleur chronique ne cible pas de couleur non plus, les troubles neurologiques, la santé mentale non plus et pourtant ce sont des conditions qui briment vraiment l'accès au travaille, plus qu'un voile entoucas.

      Moi je suis avec Acorn...ca vous dis quelque chose?
      Merveilleux organisme de la gauche comme je l'aime..rassembleuse et accés sur l'aide au plus démunis, aucune mention de la race ou du genre, remarquer je ne suis pas contre aider des groupes d'individus ciblés mais présentement c'est fait de facon exagéré.

      Vos commentaires me disent que vous ne connaissez pas grand chose aux problématiques que vous devriez défendre, moi je n'ai pas le temps de faire plus que lire et commenter..alors svp..f..moi la paix!

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 17 décembre 2020 15 h 08

      Madame Geoffrion, ce que mes commentaires disent ou ne disent pas ne visent pas votre condition, que je ne connais pas, ou les défis qu'elle représente pour vous. Pour autant que vous attachiez quelque prix, vous avez toute ma sympathie, mais je ne crois pas qu'elle constitue à sa face même un argument à l'encontre de la bête...

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 décembre 2020 15 h 29

      "Alors vous aurez beau déchirer votre chemise quand je dis gauche identaire et je n'arrêterai pas,"- Daphnee Geoffrion

      À lire votre commentaire aussi émotionnel que récurent..

      Je dirais que c'est plutôt vous, qui avez tendance à déchirer votre chemise sur la question identitaire.

      Personnellement, tout ce que je dis, c'est que le débat identitaire est d'abord et avant tout un débat lancée et entretenu par les nationalistes identitaires du PQ, de l'ADQ, de la CAQ et du Bloc, et qui plus est, comme "wedge politic" pour gagner des votes sur le dos des minorités. Et j'en tiens pour preuve, les accommodements raisonnables de l'ADQ, la Charte des valeurs du PQ et la loi 21 et la réduction de l'immigration de la CAQ. Et que dire du slogan du Bloc québécois.. "Le Québec, c'est nous!".. presque pas prétencieux et chauvin comme prétention.