À qui appartient Montréal?

«En aménageant les pistes cyclables sur les artères les plus achalandées, alors qu’il aurait été préférable de les construire dans les rues résidentielles, on instrumentalise la pratique du vélo, visant à contraindre les déplacements automobiles, et ce, au détriment des cyclistes eux-mêmes, qui gagneraient à rouler dans des rues plus paisibles, plus vertes, et surtout plus sécuritaires et moins polluées», pense l'auteur.
Photo: Adil Boukind Le Devoir «En aménageant les pistes cyclables sur les artères les plus achalandées, alors qu’il aurait été préférable de les construire dans les rues résidentielles, on instrumentalise la pratique du vélo, visant à contraindre les déplacements automobiles, et ce, au détriment des cyclistes eux-mêmes, qui gagneraient à rouler dans des rues plus paisibles, plus vertes, et surtout plus sécuritaires et moins polluées», pense l'auteur.

Depuis quelque temps, la grogne monte chez les Montréalais. Certains disent qu’ils en ont marre de tous ces travaux qui les empêchent de circuler librement en voiture. Les commerçants, de leur côté, n’en peuvent plus de voir toutes ces contraintes nuire, et pour cause, à leurs activités. A contrario, d’autres se félicitent de ces grandes transformations menées par leur mairesse et commencées il y a plus d’une dizaine années par monsieur Luc Ferrandez.

En fait, deux visions de la ville s’opposent : l’une encore centrée sur l’auto et l’autre qui tente de mettre à l’avant-plan le transport actif. Deux visions aussi extrêmement territorialisées. D’un côté, les banlieusards surtout, mais pas uniquement, pour qui la voiture est une nécessité en l’absence de transport collectif de qualité. De l’autre, ceux qui habitent les quartiers centraux, qui regorgent de stations de métro (trois stations uniquement sur le Plateau), de ligne d’autobus et de pistes cyclables, et ce, à quelques minutes du centre-ville.

L’arrivée de Valérie Plante est venue gonfler les voiles de ces derniers, qui semblent avoir pris le contrôle de la ville en prenant en otages automobilistes et commerçants, alors qu’une une grande partie de la survie des uns dépend de la présence des autres. La mairesse ne s’est jamais demandé à qui appartient cette ville. À l’écouter, on se dit que les je, ma, mon, mes qui garnissent son langage démontrent bien qu’elle en a pris totalement possession. Tristement, à l’image de notre voisin du sud, on croirait qu’elle ne gouverne que pour sa base électorale, oubliant au passage, comme le veut le statut de sa fonction, qu’elle est aussi présidente du Conseil de la Communauté métropolitaine, qui regroupe toutes les villes de la grande région de Montréal.

Montréalocentrisme

Cette vision montréalocentriste se voit brutalement frappée par la COVID-19. Comme on peut l’observer, toute l’économie montréalaise est fortement touchée par l’absence des banlieusards, des touristes, des étudiants universitaires et probablement aussi de Montréalais, qui n’en peuvent plus de rouler dans ces dédales sans issues. Ce qui nous amène à poser cette question : à qui appartient cette ville ? À ses habitants ou aux chalands qui en assurent sa prospérité. François Ascher, un des plus grands penseurs urbains de notre époque, disait que nous vivons dans une démocratie de dormeurs. À savoir que les pouvoirs de la ville sont entre les mains de ceux qui y dorment et non entre les mains des gens qui l’animent. Philosophie qui a accompagné Luc Ferrandez durant toutes ses années au pouvoir : éloigner les transitaires et consommateurs du Plateau pour assurer la qualité de vie de ses résidents. Avec les résultats qu’on connaît.

Aujourd’hui, la mairesse semble en avoir pris acte depuis son cri du cœur lancé aux travailleurs, les priant de revenir au centre-ville. Il est peut-être un peu tard, malheureusement. Depuis l’arrivée du télétravail, ils ne constituent plus une clientèle captive. Ils votent avec leurs pieds et font le choix de demeurer chez eux, et ce, autant pour le travail que pour les loisirs.

L’essor économique d’une ville n’est assuré que par les flux humains qu’elle peut capter. Ce qu’on appelle l’économie présentielle, pour reprendre une expression devenue à la mode. En aménageant les pistes cyclables sur les artères les plus achalandées, alors qu’il aurait été préférable de les construire dans les rues résidentielles, on instrumentalise la pratique du vélo, visant à contraindre les déplacements automobiles, et ce, au détriment des cyclistes eux-mêmes, qui gagneraient à rouler dans des rues plus paisibles, plus vertes, et surtout plus sécuritaires et moins polluées.

Si la mairesse veut ramener les gens dans SA ville, il faudra plus qu’un cri du cœur, elle devra passer de la parole aux actes et rendre cette ville accessible à tous, c’est-à-dire aux piétons, aux cyclistes, mais également aux automobilistes. Car la prospérité de la ville de Montréal dépend de tous les résidents de la région de Montréal. La COVID est malheureusement là pour nous le rappeler.

Alors, à qui appartient cette ville ? Certainement pas à la mairesse, qui n’en est que la fiduciaire au nom de ceux qui y dorment et de ceux qui y produisent de la richesse. Malheureusement, ces derniers n’ont pas voix au chapitre.


 
39 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 9 septembre 2020 00 h 35

    «Avec les résultats qu’on connaît.»

    C'est à dire des citoyens satisfaits qui l'ont réélu deux fois avec des majorités croissantes!

    Et si la ville s'était tant vidée, comment expliquer le taux d'inoccupation près de son niveau plancher historique, l'augmentation du nombre de ménages mis à la rue le premier juillet et la hausse des prix de ventes des habitations, et cela une année où l'apport de l'immigration fut beaucoup plus faible que les années précédentes et où des logements consacrés à Airbnb sont revenus dans le marché de la location?

    • Pierre Grandchamp - Abonné 9 septembre 2020 08 h 41

      M.Jodoin,

      Sauf erreur, Mme Plante n'en est qu'à son premier mandat à la mairie de la Ville. Vous parlez peut-être dans son arrondissement?

      L'article, ici, parle d ela Ville.

    • Cyril Dionne - Abonné 9 septembre 2020 10 h 01

      « Ben », si le taux d'inoccupation est près de son niveau plancher historique, c'est parce que l'immobilier est surtout acheté par riches étrangers, mais cela il ne faut pas le dire.

      Euh ! « C'est à dire des citoyens satisfaits qui l'ont réélu deux fois avec des majorités croissantes! ». Si je me rappelle bien, il y a eu seulement une élection pour Valérie Plante. Et Mme Plante en fait soupirer plusieurs pour le retour de Denis Coderre. Cela, il faut le faire.

      Pour aller plus loin, demandez-vous pourquoi plus du quart des enseignants de Montréal songent fortement à quitter Montréal d’ici 5 ans? Demandez-vous pourquoi les tours du centre ne sont plus habités parce que les gens préfèrent demeurer à la maison pour faire de télé-travail au lieu d’affronter la ville et ses rues tortueuses aux cônes orange?

    • Patrick Boulanger - Abonné 9 septembre 2020 11 h 41

      @ M. Dionne

      «Pour aller plus loin, demandez-vous pourquoi plus du quart des enseignants de Montréal songent fortement à quitter Montréal d’ici 5 ans? Demandez-vous pourquoi les tours du centre ne sont plus habités parce que les gens préfèrent demeurer à la maison pour faire de télé-travail au lieu d’affronter la ville et ses rues tortueuses aux cônes orange? »?

      Avez-vous des données probantes qui démontrent que les enseignants de Montréal qui songent fortement à quitter Montréal d'ici 5 ans en sont rendus là à cause des problèmes de circulation dans la métropole? Quant aux tours inhabitées, plusieurs raisons peuvent expliquer cette réalité : la pandémie; la situation économique; le télétravail; etc.

    • Jean Richard - Abonné 9 septembre 2020 12 h 04

      À ceux qui ont mal lu : « Avec les résultats qu’on connaît. » s'applique à Luc Ferrandez et non à Mme Plante. Et Luc Ferrandez a été élu plus d'une fois, avec des résultats croissants.

    • Patrick Boulanger - Abonné 9 septembre 2020 13 h 36

      «Avec les résultats qu’on connaît.»

      Voici un extrait du texte de M. Gill : « Philosophie qui a accompagné Luc Ferrandez durant toutes ses années au pouvoir : éloigner les transitaires et consommateurs du Plateau pour assurer la qualité de vie de ses résidents. Avec les résultats qu’on connaît. »

    • Cyril Dionne - Abonné 9 septembre 2020 14 h 03

      Je m’excuse M. Boulanger, mais ce n’est pas 25%, mais plutôt 50% qui songent à quitter l’ancienne Commission scolaire de Montréal (CSDM) d’ici 5 ans. Et cette dernière est de loin la plus populeuse de la ville de Montréal en fait d’élèves. Cela doit être encore plus aujourd’hui avec la pandémie et le prix de l’immobilier.

      https://www.journaldemontreal.com/2018/09/17/csdm--la-moitie-des-profs-songent-a-quitter-dici-5-ans

      Dire que ce n’est pas à cause des problèmes de circulation dans la métropole que les gens préfèrent faire du télétravail est malhonnête. Ajoutez à cela une pandémie qui risque de montrer ses dents une fois à l’intérieur de ces bâtiment cet automne et vous avez la recette parfaite pour formuler une raison afin de demeurer chez eux. Pour la situation économique, i.e., les taxes, ils sont prohibitifs à Montréal pour une famille moyenne.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 9 septembre 2020 14 h 14

      @M. Boulanger

      Vous posez des bonnes questions. Personnellement, je connais des profs qui enseignent au public à Montréal et qui s'y plaisent.Comme je connais des profs en régions qui sont déçus.

      Le problématique des écoles publiques à Montréal est la suivante: plus ou moins 35- 40% des élèves de Montréal sont au privé. Or, la plupart des écoles publiques de Montréal sont classées comme défavorisées. Ajoutons à cela le problème des enfants d’immigrants ne maîtrisant pas la langue française. Ce qui veut dire que si vous enseignez dans une classe *ordinaire*, au public, la situation est particulière.Une classe *ordinaire*, c'est ce qui reste une fois que le privé s'est servi et que les écoles publiques offrant des progarmmes particuliers( sports études. art dramatique....etc) se sont servis. Voilà!

    • Cyril Dionne - Abonné 9 septembre 2020 18 h 26

      M. Grandchamp,

      Vous dites : « Le problématique des écoles publiques à Montréal est la suivante: plus ou moins 35- 40% des élèves de Montréal sont au privé. »

      Pourquoi pensez-vous que les parents se cassent en quatre et font des sacrifices pour envoyer leur progéniture dans les écoles privées à Montréal? C’est parce qu’il existe un climat terrible dans les écoles publiques de Montréal et nous en Ontario, lorsque j’enseignais, nous en avons des échos (en passant, 25% des enseignants dans les écoles françaises en Ontario sont des Québécois pure laine formés au Québec dont la grande majorité venant de la région de Montréal). Donc, lorsque tout le monde est malheureux dans une école, les enseignants en premier lieu, vous pouvez être persuadé que celle-ci ne figurera pas au palmarès de la réussite. Et n’est-il pas déprimant de venir enseigner dans une école sachant que l’apprentissage au niveau des élèves ne sera pas au rendez-vous?

      Et c’est à qui la faute tout cela? Disons poliment que la bureaucratie institutionnalisée et les syndicats ont joué un rôle important dans toute cette histoire

    • Patrick Boulanger - Abonné 9 septembre 2020 19 h 32

      @ M. Dionne

      « Dire que ce n’est pas à cause des problèmes de circulation dans la métropole que les gens préfèrent faire du télétravail est malhonnête. » (M. Dionne)

      Voici ce que j'avais écris : « Quant aux tours inhabitées, plusieurs raisons peuvent expliquer cette réalité : la pandémie; la situation économique; le télétravail; etc. »

  • Robert Poupart - Abonné 9 septembre 2020 02 h 54

    oui !

    en effet, pourquoi un certain nombre de petites rues résidentielles (nord-sud et est-ouest) ne seraient-elles pas partagées tout simplement,sans pistes cyclables. La vitesse moyenne d'une voiture à Montréal est inférieure à la vitesse moyenne d'un vélo. Sur les petites rues résidentielles partagées, les vélos dicteraient la vitesse tout simplement.

    • Patrick Boulanger - Abonné 9 septembre 2020 10 h 13

      « les vélos dicteraient la vitesse tout simplement »?

      Peut-être, mais à quel prix? Le partage des rues montréalaises entre les vélos et les véhicules me semble peu sécuritaire pour les cyclistes.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 9 septembre 2020 10 h 53

      Youhou! Vous ne semblez pas vous promener souvent à Montréal pour décrire ainsi les voies cyclistes qu'on y trouve, car elles abondent dans les rues résidentielles, mais ce qui manque ce sont des raccords sur les "collectrices". Car voyez-vous l'usage du vélo à Montréal n'est pas d'abord récréatif, mais surtout utilitaire et il est grand temps que les automobilistes qui monopolisent plus des trois quarts de l'espace public en cèdent une fraction pour les autres usages dont le vélo. Après tout, un ménage sur deux à Montréal ne possède pas d'automobile et se déplace autrement qu'assis sur deux tonnes ou plus d'acier.

    • Patrick Boulanger - Abonné 9 septembre 2020 13 h 05

      @ M. Cotnoir

      « Youhou »?

      J'ai l'impression que vous avez mal lu le commentaire de M. Poupart.

  • Nadia Alexan - Abonnée 9 septembre 2020 03 h 03

    Avant de fermer les rues aux automobilistes, il faut d'abord améliorer le transport en commun.

    Je suis d'accord pour une réduction de l'utilisation de la voiture, mais avant que cela devienne une réalité, il faut d'abord améliorer la qualité et la fréquence du transport en commun.
    L'autre jour, j'ai décidé d’apporter quelques objets dont je n'avais plus besoin à l’Armée du Salut à Verdun qui se trouve sur la rue Wellington, une grande artère qui est présentement fermée aux automobilistes.
    Alors, comment transporter des objets lourds jusqu'à la destination? Une partie de la rue Guy est fermée depuis 9 mois.
    Se transporter à Montréal est devenu un cauchemar surtout pour les gens âgés.
    Par contre, je veux continuer à voter pour la mairesse de Montréal, parce qu'elle est honnête et intègre, des qualités rares ces jours-ci.

    • Jean Richard - Abonné 9 septembre 2020 12 h 28

      Voyons les choses sous un autre angle : se déplacer à pieds ou à vélo était devenu un cauchemar, surtout pour les gens âgés (sans oublier les parents de jeunes enfants).

      Je suis prêt à parier que les septuagénaires (ils sont nombreux, issus du babyboum) encore capables de se déplacer à vélo ou à pieds se retrouvent en majorité. On en voit passablement, mais on pourrait en voir davantage, si ce n'était que nombre d'entre eux sont hantés par l'insécurité. Qu'est-ce qui provoque cette insécurité qui garde trop de gens âgés confinés chez eux ? L'intense circulation automobile à laquelle il est devenu urgent de rémédier nous oblige à des remises en question de la place démesurée qu'à prise la voiture. Qu'on cesse de nous dire que les mesures prises par l'administration municipale pour faciliter les transports actfis nuit aux gens âgés alors que c'est le contraire. Tenez, Bixi vient d'ajouter 1000 vélos à assistance électrique à son parc. C'est un véhicule fort bien adapté à ceux qui commencent à avoir des articulations qui craquent un peu. C'est un pas dans la bonne direction, mais il faut pourtant redoubler d'efforts pour doter Montréal d'un réseau cyclable digne de ce nom.
      Et les octagénaires ? Les plus chanceux peuvent encore faire du vélo sans problème. Et parmi les autres, il y en a encore plusieurs qui sont encore solides sur leurs deux pieds. Si on veut les condamner au fauteuil roulant, il suffit de les confiner chez eux parce que dehors, c'est dangereux. De simples intersections, même dans des quartiers résidentiels, font de la marche un parcours de combattants semé d'embûches. Ce ne sont pas les corridors de circulation active qui rebutent les octagénaires, mais les rues dessinées uniquement pour la voiture.
      Alors, qu'on cesse de se servir des gens âgés pour défendre le statu-quo du tout-à-l'auto alors qu'en réalité, ces gens seront les grands gagnants si les projets actuels deviennent réalité.

  • Jacques-Olivier Brassard - Abonné 9 septembre 2020 04 h 28

    Montréal, centre mondial de l’intelligence artificielle


    Grâce à l’intelligence artificielle, la circulation dans toute la région du Grand Montréal pourrait devenir un exemple mondial de fluidité. Le « poirotage » aux feux de circulation en raison d’une synchronisation défaillante impose une consommation inutile de carburant et du même coup, une production inacceptable de GES.

    L’IA, grâce aux caméras de plus en plus précises et abordables, pourrait probablement réduire cette consommation nocive plus que tout cet engouement irrationnel pour la bicyclette, particulièrement dans ce pays d’arpents de neige.

  • Brian Monast - Abonné 9 septembre 2020 06 h 39

    Dichotomie malhonnête

    Quelle malhonnête dichotomie : "ceux qui y dorment et ceux qui y produisent la richesse" ! Ah ! Génie de la plume, quand tu nous tiens !

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 9 septembre 2020 10 h 47

      Vous avez totalement raison, comme si ces commerçants détenaient, comme les seigneurs d'antan, le droit de cens et que les Montréalais leur devraient redevances. Que je sache, ces commerces, à quelques exceptions près, sont fréquentés très majoritairement par des citadins!

      Il y a près de 30 ans, lorsque l'avenue du Parc fut aménagée pour favoriser le passage de bus en voie réservée, des propos semblables et aussi déconnectés de la réalité se sont fait entendre. Résident de cette avenue depuis longtemps, je me suis impliqué dans ce débat. Je me rappelle des propos d'un commerçant détenant une bannière Métro qui s'insurgeait contre la voie réservée sous prétexte que, selon lui, elle nuirait à la fréquentation de son épicerie. Pourtant la grande majorité de ses clients s'y rendaient à pied. Or la cause de sa perte de clientèle résidait bien plus dans la malpropreté du lieu qu'à autre chose. La concurrence installée pas très loin, elle, a vu son chiffre d'affaires grossir et depuis est bien en vue et toujours très prisée par la majorité de ses usagers qui s'y rendent à pied ou à vélo...

      Aujourd'hui avec ce débat, j'ai l'impression de revivre le jour de la marmotte. Les mêmes arguments élimés, la même rhétorique mettant sur le dos des changements de plus en plus nécessaires afin de rendre la vie en ville moins pénible ou dangereuse. D'autant plus que le nombre de fous roulants brûlant les feux rouges a crû de manière importante depuis le début du millénaire, sans parler de ceux qui tournent aux intersections sans même ralentir afin de vérifier qu'aucun piéton ne serait dans leur angle mort. Enfin, est-il utile de rappeler que pour trop d'automobilistes les panneaux de circulation limitant la vitesse à 40 km/h sur les artères et à 30 km/h dans les rues locales ne semblent être pour eux que des décorations... au même titre d'ailleurs que les passages piétonniers?!