La salle de cinéma sera désormais plus sécuritaire que la salle de classe

«Alors que les adultes doivent être séparés de 1,5 mètre dans une salle de cinéma où ils ne restent que 2 heures, les élèves n’auront aucune distanciation entre eux dans la classe», déplore l'autrice.
Photo: Catherine Legault Le Devoir «Alors que les adultes doivent être séparés de 1,5 mètre dans une salle de cinéma où ils ne restent que 2 heures, les élèves n’auront aucune distanciation entre eux dans la classe», déplore l'autrice.

Voilà cinq ans que j’enseigne le français au secondaire dans une école défavorisée multiethnique de Montréal. J’attendais avec impatience la conférence de presse du ministère Roberge : celle-ci m’a grandement inquiétée. Je pense que le plan annoncé devrait être révisé pour inclure le port obligatoire du masque en classe pour tous.

En effet, on ne peut que constater le manque de cohérence entre les différentes mesures de santé publique. Nous savons maintenant que les enfants de plus de 10 ans transmettent le virus autant que des adultes. Pourtant, alors que les adultes doivent être séparés de 1,5 mètre dans une salle de cinéma où ils ne restent que 2 heures, les élèves n’auront aucune distanciation entre eux dans la classe. Comment expliquer cette différence de mesures ? Aller au Guzzo en toute sécurité serait vraisemblablement plus important qu’apprendre ?

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Ensuite, ce nouveau plan ignore ce que la science nous a appris ces derniers mois : ce virus ne se transmet pas seulement par gouttelettes, mais aussi par aérosols, de fines particules qui restent des heures en suspension, dans les salles mal ventilées surtout. Les salles de classe de nos écoles publiques sont souvent mal ventilées, avec de vieilles fenêtres qui n’ouvrent plus. En y laissant sans masque pendant des heures les élèves et leurs enseignants, le ministre les met en danger, avec un risque élevé de fermeture partielle ou généralisée de nos écoles.

Aussi, ce nouveau plan montre l’indifférence du Québec quant aux enfants des familles défavorisées. D’après vous, quelle proportion des élèves portera spontanément un masque en classe dans les écoles privées ? Et dans les écoles publiques semblables à la mienne ? Je vous laisse deviner. Quelles écoles sont mieux ventilées : les riches collèges d’Outremont ou les écoles « bunker » de Montréal-Nord ? Les enfants défavorisés paieront le prix fort, comme d’habitude : ils seront plus infectés et devront alors faire « l’école à la maison », une méthode d’enseignement moins efficace auprès des populations vulnérables.

Finalement, l’idée de la « bulle-classe » n’est valide… que sur papier ! Par les professeurs des différentes matières qui rencontrent des centaines d’enfants chaque semaine, et par les suppléants qui travaillent dans plusieurs écoles, votre enfant sera exposé à bien plus que 30 sources de contamination potentielles. Sans compter les services de garde !

Quel que soit l’âge, la COVID n’est pas un virus sans danger. Prendre cette maladie à la légère comme on va le faire dans nos écoles peut avoir des conséquences graves sur la santé des enfants et celle des adultes qui les côtoient, leurs parents surtout. En tant que citoyens, c’est notre responsabilité de veiller à ce que nos jeunes puissent aller à l’école en sécurité pendant toute l’année scolaire. Montrons-leur que l’éducation est véritablement importante au Québec : imposons le port du masque en classe !


 
25 commentaires
  • Daphnee Geoffrion - Abonnée 15 août 2020 07 h 55

    Au contraire Monsieur...

    J'ai un garçon de 12 ans et je pense le contraire, le plan est pour moi et mon fils un grand soulagement.
    Le port du masque chez les jeunes est inefficace parce qu'ils le manipulent mal.
    Ensuite je trouve que de le porter dans l'école et pouvoir l'enlever en classe fait diminuer les risques ( si le masque est bien porté, rangé et main nettoyé) et permet un confort néssécaire à l'apprentissage pour les enfants, ce qui n'est pas rien.
    Il y a d'autre solution à vos inquiétudes, lavage fréquent des surfaces, cour exterieur si posible, lavage de main.
    La santé mentale et l' apprentissage scolaire de nos jeunes ont été très affectés dans les 6 derniers mois, une éternité pour des jeunes en plein développement, il faut revenir à la normal le plus raoidement possible.
    Portez un masque pendant 7h pour apprendre n'a rien de normal.

    Je suis pour la prévention et le port du masque mais je préfère augmenter les mesures chez les adultes pour éviter une deuxième vague et donner un break à nos enfants, n'est ce pas le rôle d'un adulte de protéger les enfants même à son propre détriment?

    • Jérôme Guenette - Abonné 15 août 2020 11 h 08

      Si je peux me permettre, Mme Geoffrion, ce n'est pas le plan qui est un soulagement, c'est l'idée que votre fils retournera en classe. Ce retour en classe est souhaité et souhaitable pour tous les élèves.

      Ce qui dérange les enseignants, c'est le manque de cohérence de ce plan entre ce qui se passe partout et ce qui se passera dans la salle de classe, et le peu de cas qu'on fait des enseignants qui seront en contact avec la population étudiante qui, elle, ne devrait pas être touchée par le virus. On a l'impression qu'il y a deux classes de cotoyens.

      Je pense aussi que c'est le rôle des adultes de ne pas envoyer d'enfants malades à l'école pour ne pas contaminer les autres, pas celui des adultes de tomber malade parce qu'on a envoyé un enfant contagieux en classe.

      J'ajouterais que le manque d'enseignants, de remplaçants et le mauvais état de plusieurs écoles ne sont pas nouveau et sont des facteurs qui devaient déjà avoir été considérés étant donné les circonstances. Lorsque questionné à ce sujet, le ministre a éludé la question. Pour qu'il y ait un retour en classe, il faut qu'il y ait des enseignants dans chaque classe. L'an dernier au premier jour de classe à la CSMB, il y avait 40 groupes sans adultes en classe...

      .

    • Serge Pelletier - Abonné 16 août 2020 02 h 48

      Exact M. Guenette. Malheureusement, trop de personnes au Québec, incluant des parents, ont assimilé et fait leurs les discours quotidiens de propadandes et de contre-vérités que le gouvernement tenait depuis le début.

      Pire, une large proportion de la population ne se rend absolument compte des "jeux de mots" que tient ce gouvernement. Jeux de mots lui permettant de faire porter les blâmes et responsabilités d'autres, d'une part, et de claironer à n'en plus finir qu'il fait faire des enquêtes - sérieuses et indépendantes il va de soit - sur les causes des éclusions, de contaminations, etc.

      Personne, ou presque, ne remarque que les réponses qui sont attendues sont directement "dictées" par le P-M en personne. La dernière en date: "Interpellé sur le sujet la veille, le premier ministre François Legault (https://www.ledevoir.com/francoislegault) a confirmé la tenue d’une enquête pour déterminer l’origine de cette éclosion. Est-ce qu’un visiteur, un préposé ou un aidant naturel a introduit le virus dans l’établissement ? Comment le virus s’est ensuite propagé parmi les résidents ? « On est en train d’examiner si le matériel de protection a été utilisé, a-t-il poursuivi. C’est certain qu’il ne manquait pas d’équipements de protection, de
      masques ou autres à ce CHSLD. »

  • Pierre Grandchamp - Abonné 15 août 2020 08 h 26

    Dilemme cornélien

    On sait qu'il y a pu avoir de l'école, au niveau élémentaire, en mai; sauf dans la grande région métropolitaine et dans la MRC de Joliette.Je sais qu'il y a eu des cas d'infections dans 3 écoles dans ma région.

    Dans ces pages, une maman montréalaise se désolait récemment que ses 2 bambins n'aient pas pu aller à l'école, en mai. Elle disait voir les effets négatifs sur les enfants dans son environnement.Elle n'imaginait pas qu'Il n'y ait pas d'école en septembre.

    Mme Bouchard pose clairement les bonnes questions.Moi, je m'interroge, surtout, sur les écoles de niveau secondaire, en milieux défavorisés.Où il y a plus de mouvements et où, s'il y a nécessité, l'enseigement à distance est plus difficile.

    Santé ou éducation? Dilemne cornélien!

    • Daphnee Geoffrion - Abonnée 15 août 2020 11 h 53

      À M.Grandchamp
      Je comprend votre inquietude et je la partage.Le ministre a réservé 30 000 écrans dans le cas d'une deuxième vague afin de fournir un écran à tout enfant qui en a besoin. À moin que je me trompe ca devrait être suffisant?!

      À Mme.Bouchard
      Je comprend que le covid doit être une période très difficile pour les anxieux et les hypocondriaque mais la peur est bien mauvaise conseillère.
      Portez votre masque et votre visière si vous le souhaitez en classe, lavez vous les mains, gardez votre 2 m distance, mettez du purel à l'entrée de votre classe, demandez à vos élèves de nettoyez leur bureau chaque jour, au secondaire ce n'est pas bien difficile tout ca, mais de grâce les enseignants, cessez vos pressions si elles demandent plus de restriction pour nos enfants
      Ce n'est pas responsable de votre part et plutôt décevant de la part de professionnel en éducation puisque qu'en principe vous devriez plus que les autres capable de comprendre les conséquences sur eux, le contraire est assez inquiétant pour une mère.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 15 août 2020 12 h 56

      Mais le gouvernement et la santé publique n'avaient pas le choix d'ouvrir les écoles. En sachant qu'Il faudra faire avec des éclosions.

      Résoudre la quadrature du cercle? Et, je comprends parfaitement que des profs manifestent leurs craintes.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 15 août 2020 14 h 14

      "Santé ou éducation?" L'œuf ou la poule?

    • Pierre Grandchamp - Abonné 15 août 2020 15 h 26

      @ Mme Geoffrion

      L'enseignement à distance en milieux défavorisés est plus compliqué pcq le milieu familial est trop souvent incapable d'accompagner adéquatement l'enfant. Et comment accompagner à distance un enfant ayant des problèmes d'apprentissage et/ou des problèmes d'adaptation? Quand on sait qu'au moins 25% des familles sont monoparentales et que, dans 80% des cas, elles sont à la charge des femmes? Quand on sait que les pertes d'emplois récentes concernent surtout les femmes: hôtellerie, restauration notamment. En ajoutant à cela toute l'insécurité reliée aux pertes d'emplois dues à la pandémie?

      Quand on sait que, à Montréal, plus ou moins 40% des enfants sont au privé. Et que c'est là où l'aspect inégalitaire du système d'éducation est évident.

      Je comprends très bien cette enseignante qui oeuvre dans une école secondaire défavorisée.

    • Jérôme Guenette - Abonné 15 août 2020 16 h 15

      À Mme Geoffrion,

      L'auteure de la lettre parle du "manque de cohérence entre les différentes mesures de santé publique".
      Pourriez-vous expliquer pourquoi les mesures sanitaires sont plus rigoureuses au cinéma qu'en classe? Et ce qui justifie ces différences?

      Pour ma part, le manque de cohérence crée toute cette confusion sur ce qui est acceptable, valable et ouvre la porte à toutes sortes d'interprétations.

      Pour reprendre vos mots, ça ne me semble pas responsable et plutôt décevant de la part d'une mère de ne pas supporter les inquiétudes et demandes des enseignants qui ont à coeur la santé ET l'éducation des enfants. Après ça, on se demande pourquoi certains enfants dénigrent l'école. Pour les enseignants, c'est certainement inquiétant.

      L'école publique a besoin de support.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 15 août 2020 17 h 08

      @ Mme Geoffrion

      Il n'y a pas qu'en éducation où certains intervenants expriment leurs craintes,Voir:https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2020-08-15/cisss-de-lanaudiere-la-sante-des-employes-mise-en-peril.php

      Je le redis: le gouvernement n'avait pas le choix. Tout comme ceux des autres provinces.Mais, il faudra vivre avec les éclosions qui vont survenir.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 15 août 2020 18 h 05

      M. Guénette écrit:"Pourriez-vous expliquer pourquoi les mesures sanitaires sont plus rigoureuses au cinéma qu'en classe?"

      Au cinéma, il y a le 2 mètres de distance, tout le monde porte le masque, pis le spectateur ne bouge pas.Pis le film ne dure pas 2 demi-journées.

    • Jérôme Guenette - Abonné 16 août 2020 01 h 07

      À M. Grandchamp

      J'aurai mal posé ma question. Je sais que les salles de cinéma sont plus sécuritaires que les classes, et c'est là tout le débat. Pourquoi cette différence de standards dans les mesures sanitaires entre ces deux endroits est-elle acceptable? L'explication du ministre est que les enfants attrappent peu la Covid et en ressentent peu les effets et que les effets du confinement sont pires que la maladie pour eux. Il semble considérer la classe comme une famille élargie. Des enseignants répondent en disant qu'il n'y a pas juste des enfants à l'école et que la santé du personnel compte autant que celle de tout le monde. Des parents et des enseignants disent que de mettre tout ce beau monde dans un local fermé créera des foyers de contagion.

      Si le gouvernement veut qu'on agisse tous ensemble, il faut qu'on le croit. Pour qu'on le croit, il faut que son message soit cohérent, et en ce moment, il ne l'est pas.

      Je n'ai pas de solution pour le primaire, mais pour le secondaire, on aurait pu diviser chaque école en 2 (les gars et les filles par exemple pour faciliter les cours de gym) et les élèves auraient pu aller à l'école un jour sur deux (lundi jour 1 pour les filles, mardi jour 1 pour les gars, etc). Les mesures sanitaires auraient pu être appliquées en classe, dans l'autobus, dans les cafétérias parce que seulement la moitié des élèves serait sur le campus. les élèves ayant besoin de plus de soutient auraient pu être à l'école tous les jours.

      On aurait pu aussi favoriser l'école à la maison ou encore l'école à distance. Ces ressources existent déjà.

      On verra s'il y a une deuxième vague vers le 20 septembre, quand les enfants auront passé 3 semaines à l'école.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 16 août 2020 07 h 59

      En complément à M. Guénette.

      Vous allez chez votre épicier, vous vous lavez les mains, votre panier est désinfecté. Au cinéma, je m'Imagine qu'on doit voir à désinfecter les sièges après la représentation.Chez votre chiro, on s'empresse de désinfecter la table où vous vous êtes allongé.

      Mais, dans une école secondaire de quelque 1600 élèves, on fait quoi pour désinfecter, et quand? Et, il y a la période du dÎner: j'ai bien hâte de voir comment ça va être possible de concilier les exigences de la santé publique avec la réalité de l'école secondaire de Mme Bouchard. Gros défi!

      Et à la bibliothèque?

    • Pierre Grandchamp - Abonné 16 août 2020 09 h 54

      M. Guénette,

      Merci de vos précisions.J'ai expliqué, plus haut, pourquoi à l'école secondaire défavorisée, où enseigne Mme Bouchard, l'enseignenent à distance n'est pas facile, dans plusieurs cas. Pas de problème avec les enfants au privé et les enfants des programmes au public dans des concentrations. Mais, dans la classe *ordinaire*, ce qui reste quand les 2 autres cheminements se sont servis.....euh!

      Je déplore qu'il n'y ait plus de commissaires d'écoles pour répondre aux questions que tout le monde se pose.Je déplore le manque de transparence dans le nouveau système instauré par la CAQ; où tout est entre les mains des cadres......comme en santé!!!

    • Daphnee Geoffrion - Abonnée 16 août 2020 10 h 59

      À M.Guenette,

      Les mesures sont plus strictes au cinéma parce que ce sont principalement des adultes qui y vont, aussi parce qu'écouter un film masqué est moin contraingnant que d'apprendre l'algèbre avec un masque.

      Au final, nous ne pouvons pas atteindre le risque zéro, alors il faut faire de la gestion de risque par ci par là. La santé publique, par chance, tente de diminuer les effets néfastes de la covid chez les jeunes et prend la bonne décision en augmentant les mesures par exemple dans les cinémas, les musées, les gyms ect une activité non nessécaire et désirée versus l'école, une activité obligatoire et détesté par beaucoup de jeune, qu'on le veuille ou non.

      Le gros bon sens finalement...

    • Serge Pelletier - Abonné 16 août 2020 12 h 32

      En plein cela M. Guenette... Tout dans les mains des cadres, avec corollaire comme en santé, plus personne de responsable de quoi qu'il soit. Et comme ils sont tous nommés (les directeurs généraux) par le gouvernement, il est certain qu'ils sont tous très très compétents... Oups! Erreur... lire plutôt "obéissants aux dictats du ministre"... Et ces cadres supérieurs du nom de "directeurs généraux"., et bien ils nomment les directeurs des écoles... Qui eux aussi deviennent automatiquement de ce fait "très très obéissants au directeur principal"...

      Cela donne exactement comme dans le système de la santé. Suite aux "problèmes" dans le CHSLD privé de l'Ouest de Montréal - et certains autres d'administrations privées, Legault criait son indignation accusait tous ces propriétaires et gestionnaires du privés d'incompétents, et dans certains cas de criminels... Mais le même Legault enchaînait et le disait en direct à la TV: "quand je regarde à tous les matins la liste des directeurs de nos CHSLD, ils sont tous compétents ces gens là"...

      Conclusion, au privé tous des incompétents, et dans le public tous des compétents.

      Aucune réaction des journalistes professionnels devant un tel constat... Oups! erreur, une petite, très petite réaction d'un journaliste professionnel renommé et étant chroniqueur dans ce journal en la personne de M. David - phrase paragraphée: "c'est certain que quelques-uns ne sont pas les compétences nécessaires, mais ils devraient être mûtés ailleurs dans le système".

      Ouais, ils vont ainsi pouvoir sévir ailleurs... Mais dans le secteur étatiste.

  • Christian Roy - Abonné 15 août 2020 12 h 34

    Boutade

    M. Roberge devrait transformer les écoles publiques en salles de cinéma.

  • Gilbert Talbot - Abonné 15 août 2020 13 h 16

    Pour le moment, un plan prudent.

    Ça me surprend qu'un enseignant préconise le port du masque en classe, car ça rend l'enseignement plus difficile: les élèves sont encombrés par le masque pour parler, pour respirer et voir le visage de leurs congénères et du prof. De plus porter un masque pendant toute la journée et toute la semaine est nuisible pour la santé physique et mentale. Il ne faut pas aller plus vite que la roue du temps pour projeter ce qui se passera réellement dans un avenir rapproché. Cette pandémie nous force à modifier nos modes de préventions et d'actions quasiment à chaque jour. Pour le moment donc la proposition de M. Roberge m'apparaît la plus sage et la plus prudente. On verra à l'automne ce qu'il en sera d'une possible deuxième vague. Si elle survient, je préconiserais de revenir à l'enseignement virtuel à la maison, en fournissant aux élèves l'encadrement et les outils nécessaires à son bon fonctionnement. Ce serait préférable au risque de propagation du coronavirus dans les écoles.

  • Pierre Grandchamp - Abonné 15 août 2020 19 h 34

    La disparition des commissaires d'écoles élus se fait sentir fortement actuellement

    Maintenant ce sont les cadres qui mènent. Seul le directeur général peut aller sur la place publique.Regardez ce qui se passe avec Sophie-Barat. Personne d'élu pour représenter les parents et les étudiants sur la place publique.

    Comme dans votre municipalité, vous avez votre conseiller de quartier à qui vous adresser. Il en était de même avec le comissaire d'écoles.
    Comme vous avez votre maire; il y avait le président.

    Maintenant adressez-vous à un employé, soit le directeur général.

    • Christian Roy - Abonné 16 août 2020 15 h 29

      En faisant disparaître les CS, M. Roberge est devenu l'Élu du système. Espérons pour Lui qu'Il évitera le chemin de croix !