Que cache la cabale contre J. K. Rowling?

L’écrivaine J. K. Rowling
Photo: Joel C Ryan The Associated Press L’écrivaine J. K. Rowling

Se battre pour l’égalité, contre le privilège de l’homme, le patriarcat où le diktat des religieux ne suffit plus. Aujourd’hui, les femmes doivent le faire sur un nouveau front. C’est ce que nous apprend l’histoire de l’écrivaine J. K. Rowling, confrontée à une terrible campagne de dénigrement et de menaces allant jusqu’à demander qu’elle soit déchue de la « maternité » de ses œuvres.

Mais que lui reproche-t-on ? D’avoir déclaré que les femmes sont celles qui ont des menstrues. Et alors, les règles ne sont-elles pas un élément lié à la biologie des femmes ? L’évoquer devient-il criminel ? Doit-on avoir peur dorénavant de parler de nos ovaires et de notre utérus ? Doit-on accepter d’être dépouillées de notre substance originelle, car des hommes transformés en femmes — c’est leur droit, le problème n’est pas là — s’imaginent offensés par notre nature ?

Ont-elles le droit de nous modifier à leur guise, en nous diluant dans ces théories de l’identité du genre afin qu’ils ou elles ne se sentent pas outragées ? Et que dire lorsque des marques comme Always suppriment le logo « Vénus », un symbole féminin de ses emballages de serviettes hygiéniques pour ne pas froisser ses clients transgenres ? Mais qui, à part les femmes, utilisent leurs serviettes ?

Beaucoup de lois sont votées contre l’homophobie. Il est clair que personne ne doit souffrir d’une quelconque oppression à cause de ce qu’il est. Mais ces lois protectrices pour les unes deviennent injustes pour les autres. En Angleterre, on interdit désormais aux fillettes de porter des jupes à l’école pour ne pas froisser les garçons qui se sentent filles. Et ces filles ne sont-elles pas offensées, privées ainsi d’une telle liberté ?

Sur un autre plan, un homme détenu qui se sent femme peut être transféré dans une aile de prison de femmes. Or, des viols sont commis; citons le cas de Karen White, autrefois David Thompson, âgée de 52 ans, qui a plaidé coupable pour quatre viols, perpétrés sur des codétenues dans une prison à Wakefield dans le nord de l’Angleterre. Au Canada, les prisonniers qui souhaitent être transférés dans une prison plus en accord avec leur genre n’ont plus à subir d’opération de changement de sexe. Une condition qui existait avant la modification de la loi. Or, ici on bafoue un droit internationalement établi ; celui des femmes d’êtres séparées des hommes dans les prisons. Des hommes transgenres prennent part à des compétitions féminines, emportant médailles et premières places, ce qui est injuste pour les femmes, car ces « femmes » concourent avec des attributs masculins. Ainsi, on impose aux femmes un nouvel ordre et elles doivent l’accepter au nom de la lutte contre l’homophobie. Une femme qui a ses menstrues doit être remplacée par « les menstrueuses », une femme enceinte, par « entité enceinte » ou homme enceint en référence à des femmes transformées en hommes tombées enceintes, en oubliant que ce sont de vraies femmes qui l’ont été.

J. K. Rowling fait les frais d’une campagne désastreuse pour avoir osé une déclaration aucunement outrageante. Doit-on dorénavant nier notre réalité biologique pour ne pas subir l’inimaginable ? Les droits des transgenres doivent être clarifiés. Ils ne doivent aucunement piétiner ceux des femmes qui sont déjà confrontées à bien des difficultés.

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