Indépendance: c’est dans l’action que nous convaincrons

«Le PQ doit se poser plus que jamais comme défenseur inconditionnel du Québec, sur toutes les tribunes et en tout moment», soutient le candidat à la chefferie du Parti québécois, Sylvain Gaudreault.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne «Le PQ doit se poser plus que jamais comme défenseur inconditionnel du Québec, sur toutes les tribunes et en tout moment», soutient le candidat à la chefferie du Parti québécois, Sylvain Gaudreault.

Un référendum gagnant dans un premier mandat majoritaire du Parti québécois ? Bien sûr ! Mais je suis un indépendantiste et non un « référendiste » ! C’est pourquoi le vrai défi est de faire augmenter l’adhésion à l’indépendance et, du coup, obtenir ce premier mandat majoritaire.

Pour y arriver, j’entends travailler dès mon élection comme chef du PQ de façon positive, pour faire avancer le Québec vers plus de liberté. J’ai toujours cru que les Québécois prendront le goût à l’indépendance en obtenant davantage d’espace de liberté. C’est tout le contraire d’une approche basée sur le ressentiment envers le reste du Canada, sur la vengeance face au fédéral et sur la polarisation.

En d’autres termes, le PQ doit se poser plus que jamais comme défenseur inconditionnel du Québec, sur toutes les tribunes et en tout moment, se servir de tous les moyens possibles, parlementaires et « extraparlementaires », pour faire avancer le Québec vers plus de liberté.

Quand le Québec gagne, c’est toute la population qui gagne et qui prend confiance dans sa capacité collective d’avancer, de prendre sa place dans le concert des nations. C’est mon ambition et ce sera celle du PQ sous ma direction.

Notre option et notre formation politique ont connu de meilleurs jours, mais il n’en tient qu’à nous de faire la démonstration que l’indépendance est la meilleure option pour le Québec de demain, de raviver la flamme et la confiance en l’avenir. Dans ce contexte, la priorité du prochain chef sera de réorganiser le parti dans toutes les régions.

J’ai déjà pris l’engagement d’oeuvrer sans relâche pour que le PQ devienne le premier dans les intentions de vote chez les 18-35 ans en 2022. Le PQ ira là où les jeunes se trouvent : dans les établissements d’enseignement supérieur, oui, mais aussi dans les milieux de travail et dans les groupes communautaires aux quatre coins du Québec. En ce sens, le Comité national des jeunes du parti jouera un rôle crucial.

Il faut remettre à l’avant-plan la question constitutionnelle. Les jeunes n’ont pas connu les débats sur la question nationale remettant en question à juste titre le régime fédéral imposé aux Québécois et le cul-de-sac fédéral quant aux revendications du Québec. Sous ma direction, le PQ forcera le gouvernement fédéraliste de la CAQ à aller au bout de sa logique prétendument nationaliste.

Dès la rentrée de septembre 2020, nous proposerons formellement à l’Assemblée nationale d’adopter une motion demandant à Ottawa d’entamer des négociations constitutionnelles afin d’accorder au Québec tous les pouvoirs en matière d’environnement.

Cette proposition sera rédigée selon les termes mêmes employés par le gouvernement Legault dans la lettre qu’il a fait parvenir aux chefs des partis fédéraux lors de la dernière élection fédérale et dans laquelle il réclamait, entre autres, tous les pouvoirs en matière d’environnement. Nous nous inspirerons aussi du très instructif mémoire déposé par le Procureur général du Québec dans la cause concernant la taxe carbone actuellement pendante devant la Cour suprême.

Trois scénarios sont possibles :

1. le gouvernement Legault refuse notre motion : ce sera une preuve supplémentaire et formelle que son nationalisme n’est que de façade ;

2. le gouvernement Legault appuie notre motion, mais le gouvernement Trudeau ferme la porte à double tour : ce sera une preuve supplémentaire et formelle que le Canada est irréformable ;

3. le gouvernement Legault appuie notre motion et, avec le soutien du Bloc québécois, le gouvernement Trudeau accepte d’accorder tous les pouvoirs en environnement au Québec : c’est la totale ! Nous nous réjouirons alors d’un gain concret pour le Québec ; le PQ aura fait avancer le Québec vers plus de liberté et nous continuerons en ce sens.

Mon objectif est que le PQ, dès mon arrivée comme chef, contribue à remettre le Québec en marche. Nous élaborerons une vision claire et concrète du Québec comme premier pays vert à faire son entrée à l’ONU. Nous consacrerons des ressources supplémentaires à la recherche et à la mise à jour des arguments en matière de culture, d’économie verte, de relations internationales, de décentralisation dans les régions, etc.

C’est dans l’action que nous avancerons et que nous convaincrons. J’ai toujours travaillé ainsi comme militant, comme député, comme ministre et comme chef intérimaire. Je transposerai cette « méthode Gaudreault » dans toutes les instances du Parti québécois. Et nous gagnerons !

9 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 12 février 2020 04 h 52

    Une nouvelle Aurore

    Pour le nouveau PQ, ce sera l'Aurore d'un temps nouveau et pas une erreur, ni une horreur. Quelle douleur, quelle douleur!
    - Attention, Will Robinson!

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 12 février 2020 05 h 50

    … OUI ?!

    « Mon objectif est que le PQ, dès mon arrivée comme chef, contribue à remettre le Québec en marche. » (Sylvain Gaudreault, Député / Jonquière et candidat / Chefferie, PQ)

    De cet honorable objectif, et compte tenu de quelques pistes d’actions (3) souhaitées par l’auteur, cette douceur :

    Pour « remettre le Québec en marche » d’indépendance, et une fois au POUVOIR, est-il de sagesse de suggérer une Loi ou un simple Décret sur cette question ?

    De plus, ça devient « TANNANT » de négocier avec le Canada (« ce » pays si loin et si proche de nulle part) qui, aimant faire la sourde-oreille ou provoquer pour RIEN, ne parvient pas à reconnaître le Québec dans ses spécificités linguistiques et identitaires !

    Remettre le Québec en marche ?

    Pourquoi pas avec un bo …

    … OUI ?! - 12 fév 2020 -

  • Bernard LEIFFET - Abonné 12 février 2020 08 h 47

    (Re) Mettre le Parti Québécois en avant-scène ne peut être que bénéfique pour tous les Québécois!

    Le contexte politique au Québec est bizarement à la remorque de la CAQ qui, forte d'être nationaliste, n'en fait qu'à sa tête, comme si l'enfant prodige qui la dirige était le maitre absolu de la situation. Les partis de l'opposition ont beau s'époumoner devant les médias, même s'ils sont une minorité majoritaire pour tout le Québec, rien n'y fait pendant que le train passe! Plus ingénieux sont les autochtones qui bloquent la circulation en signe de protestation légitime mettant ainsi au pas un gouvernement libéral peu efficace qui veut foncer, comme le fait la CAQ, sans tenir compte de l'avis de citoyens mécontents! Que ferait la CAQ si tous les élu(e)s des partis d'opposition décident un jour de quitter la salle en signe de protestation tout aussi légitime contre le manque de démocratie tel que vu par tous les citoyens?
    C'est à l'aube d'un nécessaire changement politique au Québec que le Parti Québécois doit s'imposer afin d'éliminer des réglements concernant la monarchie toujours présente par son (ou sa) représentante, et à laquelle le nationaliste François Legault n'est que le subordonné qui l'a affirmé, prêt à défendre le Dominion! Est-cela que nous voulons, rester dans l'ombre et se la fermer!
    Comme le PLQ a les mains liées et forcés de faire du sur place par manque de francophones mous, la venue de Monsieur Gaudreault du Parti Québécois est à point pour mettre le Québec sur la voie de l'Indépendance, en harmonie avec tous ceux et celles pour qui l'avenir sans projet de totale liberté n'en ait pas un! L'espoir fait vivre, pas celui d'être considéré comme un citoyen anonyme dont on se fout sans arrêt! En fait, ce n'est pas qu'une affaire de stratégie, c'est aussi une affaire de coeur, de langue et de culture françaises! Il est temps d'afficher notre volonté pour le développement de notre peuple, tout en s'affranchissant du joug britannique. Bref, une réplique à Lord Durham que nous ne sommes pas des ignorants!

  • Pierre Jasmin - Abonné 12 février 2020 15 h 26

    sylvain gaudreault et sa proposition pour septembre 2020

    Comme toujours, le député de Jonquière avance dans du concret plutôt que se gargariser de mots.
    C'est ainsi que le Québec pourrait avancer.

  • Marc Therrien - Abonné 12 février 2020 17 h 20

    Mauvaise journée. Sylvain Gaudreault ne peut supplanter Francine Pelletier qui plante le Gouvernement Legault

    Au moment où j'écris ces lignes, cet appel à l'action de M. Gaudreault a généré 4 commentaires. Je ne sais pas si c'est un indicateur qui pourrait l'amener à s'inquiéter pour se dire intérieurement: ou c'est dans l'indifférence silencieuse que nous nous éteindrons.

    Marc Therrien

    • Raymond Labelle - Abonné 12 février 2020 22 h 14

      Plusieurs choses à envisager - je parle ici de possibilités, sans pouvoir, comme qui que ce soit, vraiment expliquer le phénomène. Les gens ont davantage tendance à commenter lorsqu'ils ne sont pas d'accord. Par exemple, Mme Pelletier suscite plusieurs commentaires très polarisés, dont la plus grande partie sont désapprobateurs. Il ne s'agit pas ici d'un texte polarisant qui sème la controverse.

      Aussi, peut-être que les non-péquistes ont la grandeur d'âme ou la retenue de ne pas se mêler d'une course qu'ils considèrent comme une affaire interne des membres ou, minimalement, des sympathisants du PQ. Ça élimine une bonne partie d'interventions.

      Enfin, il semble y a voir une bonne proportion de membres/sympathisants du PQ qui penchent vers proposer un référendum au premier mandat, après qu'on ait vu le résultat de la dernière élection. JFL avait bien évalué que le référendum est un repoussoir pour la majorité de la population (comme M. Bastien d'ailleurs), mais il semble que les gens qui ne veulent pas de référendum ne votent pas pour le PQ de toute façon en se disant que, même si c'est pour un autre mandat, au PQ ils sont toujours en train de manigancer pour en faire un. C'est ce que je crois qui explique les mauvais résultats du PQ aux dernières, malgré une belle campagne et un bon programme (ajouté au "dégagisme" des vieux partis). Et les gens qui veulent bien d'un référendum ont été démobilisés. Bref, l'expérience de la dernière élection a peut-être beaucoup convaincu de membres de ne pas proposer de référendum pour un deuxième mandat.

      Ou encore, peut-être beaucoup réfléchissent en silence à ce genre de questions, sans que la réflexion soit tout à fait achevée, et donc sans être tout à fait prêt à s'exprimer là-dessus - ce qui ne veut pas dire qu'ils ne s'y intéressent pas.

      Bref, le petit nombre de commentaires ne signifie pas nécessairement un manque d'intérêt - j'ai donné des exemples (et il y en a d'autres) de ce qui pourrait expliquer ce phé