La vraie nature du bloquisme

Selon l'auteur, le Bloc n’est pas, en pratique, un parti indépendantiste.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Selon l'auteur, le Bloc n’est pas, en pratique, un parti indépendantiste.

En cette période électorale, çà et là dans le cercle des souverainistes fervents, on discutaille à savoir si le Bloc québécois « parle d’indépendance » suffisamment, s’il fait la « promotion » ou la « pédagogie » de cette option comme il devrait le faire, etc. Ce débat est nul et non avenu. Il existe sans aucun doute diverses bonnes raisons de voter pour le Bloc. Servir la cause indépendantiste, toutefois, ne fait pas partie de ces raisons, sinon que de façon extrêmement ténue et discutable.

Le Bloc n’est pas, en pratique, un parti indépendantiste. Son rapport à l’idée de l’indépendance est celui de la figure imposée ponctuelle sous forme de profession de foi sans suite. On a pu le constater pour la énième fois dans les récents débats des chefs, où le leader du Bloc s’est plutôt distingué par ses propositions en faveur d’un meilleur Canada. Il est normal qu’il en soit ainsi : à ce jour, jamais personne n’a imaginé ni promu une démarche de réalisation de l’indépendance qui émanerait d’un groupe parlementaire d’opposition au parlement d’Ottawa. Le Bloc, de ce fait, ne peut pas être indépendantiste, sauf dans le contexte très précis — et loin d’être en vigueur ces années-ci — d’un indépendantisme actif au pouvoir à Québec. Il doit, s’il veut être pertinent aux yeux de l’électeur, offrir un programme concret de participation, à la fois critique et constructive, au fédéralisme canadien. C’est précisément ce qu’il fait.

Bien sûr, des souverainistes voudront mettre un résultat électoral positif — ce qui semble apparaître à l’horizon, vu notamment les qualités d’Yves-François Blanchet et la faiblesse relative de ses concurrents, ainsi que la nouvelle synergie électorale et philosophique caquisto-bloquiste — au crédit de leur option politique.

Ce spin, comme toujours, n’aura pas beaucoup d’écho. Les Québécois qui appuient le Bloc, en dehors de la seule base très partisane, savent exactement pourquoi ils le font : pour se doter de la bonne vieille police d’assurance nationaliste à Ottawa. À cet égard, le chef du Bloc, comme Gilles Duceppe auparavant, rappelle constamment que tous, y compris les adversaires de l’indépendance, peuvent voter pour le Bloc puisque son rôle n’est pas de trancher la question nationale.

Ainsi, vingt-cinq ans de bloquisme post-référendaire, au fil desquels le Bloc a obtenu nombre de résultats électoraux spectaculaires, n’ont pas vu la cause indépendantiste avancer d’un iota. Qui plus est, le Bloc est, comme il l’a toujours été, l’allié indéfectible du péquisme, cette proposition de gouvernance provinciale qui a dévoyé le souverainisme jusqu’à son évacuation complète du débat public et sa désintégration en de multiples chapelles concurrentes qui n’ont en commun que d’avoir d’autres priorités que l’indépendance. Dans le démissionnisme forcené ayant produit ce navrant état des choses, le Bloc et le PQ ne font qu’un, encore et toujours.

Certes, les bloquistes peuvent dire — mais pas trop ! — qu’ils sont indépendantistes et que l’indépendance serait une bien belle chose. Mais leur travail concret, au quotidien, contredit l’indépendantisme en montrant qu’on peut faire fonctionner le Canada en y défendant correctement « les intérêts du Québec ». En conséquence, s’il est tout à fait légitime de chanter les vertus du Bloc et de souhaiter à ce parti le meilleur résultat électoral possible, le faire au nom de l’indépendance, toutefois, relève d’un réflexe incantatoire qui trahit la difficulté, immense et récurrente, qu’ont les indépendantistes à faire les remises en question qui s’imposent depuis si longtemps.

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48 commentaires
  • Léonce Naud - Abonné 12 octobre 2019 05 h 18

    Le Bloc, une démarche géopolitique

    Ce brave Nic Payne entend demeurer calfeutré dans sa cabane québécoise. Or, on ne gagne pas une partie de hockey en s’interdisant au départ de franchir la ligne bleue. M. Payne oublie que les ancêtres de bon nombre de Québécois ont été ces explorateurs et coureurs-de-bois qui ont conquis l'amitié et forgé des alliances avec la plupart des nations du continent, le tout au grand profit de la Nouvelle-France.

    Vue d’Ottawa, l’Assemblée nationale n’est qu’un gros Conseil de bande où gesticulent de braves mais naïfs autochtones. Y cantonner nos imprécations, en français de surcroît, ne nous mènera nulle part en Amérique. La meilleure défensive, c’est toujours l’offensive. Et les Québécois, tout comme les Français, sont bien meilleurs dans la guerre de mouvements que dans celle de positions. Selon le Grand Charles : « Être inerte, c’est être battu ».

    C'est pourquoi les Québécois d'aujourd'hui, tout comme les indomptables Canadiens de naguère, doivent de nouveau bien s'équiper puis quitter leurs foyers, monter dans leurs canots et prendre la direction du Pays d'En-Haut. Une fois rendus sur place, qu'ils explorent les environs, fréquentent les cabanes des indigènes, y fassent grand commerce, y scellent maintes alliances, y préviennent les mauvais coups et surtout évitent de s’étriper entre eux seulement pour savoir qui a raison.

  • Denis Forcier - Abonné 12 octobre 2019 07 h 51

    Il faudrait pousser cette logique de façon responsable

    En effet, le Bloc est le porte-voix de la CAQ à Ottawa, c'est la raison pour laquelle autant de gens au Québec l'appui. Le but est de profiter du fédéralisme le plus possible et /ou de s'en protéger le plus possible . Dans ce sens la logigue et la responsabilité politique devrait amener la CAQ après l'élection fédérale à faire une offre au Canada de signer la Constitution canadienne de 82 à condition qu'il y soit inscrit une Déclaration d'identité du peuple québécois qui comprend explicitement la reconnaissance de pouvoirs souverains en matière de langue, de culture/communication ,d'immigration et d'environnement. Une offre de bonne foi qui serait à prendre ou à laisser afin qu'on en finisse avec cette question constitutionnelle positivement à la fois pour le Québec et le Canada. Si ça ne fonctionne pas, là on pourra parler d'indépendance et un référendum pourra intéresser alors toutes les générations, la condition essentielle pour que cette option soit à nouveau envisagé avec réalisme.

  • Cyril Dionne - Abonné 12 octobre 2019 08 h 09

    Cher Nic,

    Si le Bloc québécois au niveau fédéral ne représente pas les aspirations de la nation française au nord du 45e parallèle, il n’y a personne d’autre. Il faut avoir du front tout le tour de la tête pour faire de telles accusations. Vous savez, les idiots d’Option nationale se sont recycler dans un fédéraliste malsain qui s’appelle communément le multiculturaliste ou bien le communautarisme. Maintenant, ces gens qui supposément criaient haut et fort pour l’indépendance du Québec, font un travail de 5e colonne pour les « Canadians » au Québec avec Québec solidaire, le parti fédéraliste d'islamo-gauchistes illuminés qui s’est recyclé comme écoterroriste récemment. Vous connaissez certainement Sol Zanetti.

    Le Bloc a deux missions maintenant. Maintenir notre présence temporaire dans cette CONfédération afin que les droits et les aspirations inaliénables des Québécois soient respectés puisque plus de 60 milliards de nos impôts, taxes et cotisations prennent la route d’Ottawa. Ensuite, avec la débande du Parti québécois en 2018, c’est le Bloc qui tient le cap de l’indépendance en attendant la réorganisation de celui-ci. Et il reviendra aussi fort et même plus fort tout comme pour le Bloc qu’on avait laissé pour mort et enterré il n’y a pas si longtemps. Vous savez, l’option d’indépendance ne disparaîtra jamais du cœur et l’esprit des irréductibles gaulois que nous sommes.

    Il y aura une vague bleue le 21 octobre qui déferlera sur tout le Québec. Aussi bien vous y préparer. Les Québécois sont en train de se réveiller et sortir de leur torpeur orange, rouge et conservatrice.

    • Georges Berrier - Abonné 12 octobre 2019 11 h 44

      Cher Cyril,
      depuis que je suis abonné au Devoir, je tombe sur vos commentaires déplacés de manière répétée. Injuriez des personnes pour leur opinion politique (les idiots d'Option Nationale) pourrait être interprété comme un aveu de faiblesse. Bien souvent, quand on est rendu à énoncer des propos déplacés envers des catégories de personne (idiots, Canadians, CONfédération, islamo-gauchistes illuminés, écoterroriste, etc.), c'est la première étape pour déshumaniser ces personnes pour ensuite glisser vers l'envie de les empêcher de s'exprimer, voir de les exclure de la société,
      Nous vivons dans une démocratie, où la parole et le respect d'autrui doivent être respectés. Je serai le premier à vous défendre si on vous empêchait d'exprimer votre opinion, car, qu'on soit d'accord ou pas avec vous, vous apportez votre contribution au débat et le fait que vous publiiez des commentaires montrent votre intérêt à collaborer à la parole publique. Cependant, certains de vos propos récurrents sont offensants et ne sont que contre-productifs à vos opinions. Nommer des personnes, insulter ne sont pas des arguments, mais plutôt l'expression d'une incapacité à exprimer ses idées de manière posée et respectueuse et une sorte de démonstration de rage envers certaines personnes qui énoncent leur opinion tout comme vous mais que vous ne souhaiteriez pas qu'elles puissent le faire peut-être.
      Je souhaite sincèrement que vous continuiez de vous exprimer, mais de grâce mesurez vos propos. C'est si facile, à l'ère du numérique, d'écrire ce qui nous passe par la tête, sans se sentir aucunement responsable de la portée de nos écrits.

      Sachez que j'ai signalé votre commentaire et que je continuerai à le faire dans le futur, car j'ai décidé d'arrêter de subir, en silence, les comportements inadéquats des personnes vivants en société avec moi.

      Un ex-immigrant GAULOIS indépendantiste CON VAINCU (qui y croît encore et toujours)

    • Carole Smith - Abonnée 12 octobre 2019 15 h 36

      Monsieur Cyril Dion:
      Comme j'aime ce que je viens de lire. L'avenir nous dira si vous avez raison. Il semble que les Québécois et les Québécoises se redressent et qu'ils respirent de la fierté par les temps qui courent. J'ai hâte au soir du 21 octobre. Merci de votre maturité et de votre réalisme M. Dion.

    • Cyril Dionne - Abonné 12 octobre 2019 16 h 45

      Cher M. Berrier,

      Lorsqu'on n'aime pas les commentaires, on pratique la censure naturelle qui est d'arrêter des lire tout simplement. Personne ne met un fusil sur votre tempe pour que vous les lisiez. Personne.

      Justement, nous vivons en démocratie et le respect d'autrui est toujours à géométrie variable. Pour certains, les commentateurs qui n’entrent pas dans le moule préétablit du « politically correct », ce sont des combattants de la liberté, et pour d'autres des terroristes de la pensée. Non, je ne changerai pas ma façon de m'exprimer pour plaire aux gens qui prient à l'autel de la très Sainte rectitude politique. Je n'ai que faire de ces gens qui parlent beaucoup et ne disent rien. Et pour la responsabilité éditoriale, excusez-nous, mais tous les commentaires dans le Devoir passent au peigne fin avant d'être publié. Tous les commentaires.

      Vous pouvez continuer à signaler mes commentaires si cela vous tente et bien bon vous fasse. Nous vivons en démocratie. Mais vous ne m'empêcherai pas de m'exprimer. Encore une fois, vous n'avez rien à subir si vous ne les lisez pas. Il nous semble que ce n'est pas difficile à comprendre.

      Ce cher monsieur qui a écrit cette lettre et son groupe qu’il représente n’a pas fait avancer le Québec; bien au contraire, ils nous ont fait reculer en divisant et diluant le vote souverainiste pour ensuite les retrouver chez ceux du Parti socialiste-multiculturaliste des islamo-gauchistes du Québec communément appelé Québec solidaire qui sont dans le même moule que nos fossoyeurs des Canadiens français, les fédéralistes et mondialistes de ce monde. On n’est pas mal « tanné » de ces opportunistes à la con.

    • Réal Boivin - Abonné 12 octobre 2019 21 h 54

      Le Bloc dérange par sa vitalité auprès des amoureux d'un territoire laïc de langue française en Amérique. La différence de notre nation a toujours dérangé les orangistes outre-frontière qui pourtant se prétendent multiculturalistes en autant que le culturel ne soit pas québécois.

      C'est toujours la même rengaine: vous pouvez exister tant qu'on ne vous entende ni qu'on vous voit. Comme cet huluberlu qui prétend vouloir défendre votre droit de parole en signalant votre texte pour vous faire taire.

      Mais nous sommes là, sur la terre de nos ancêtres, et dans la langue de nos ancêtres, nous continuons notre chemin comme nous l'avons toujours fait.

      Le Bloc Québécois est là pour le rappeler à tous ces «canadians» dont leur premier ministre a proclamé à New-York que leur pays n'avait plus de nation, qu'ils n'étaient rien.

    • Hélène Paulette - Abonnée 13 octobre 2019 15 h 08

      Monsieur Boivin, cet "huluberlu" comme vous dites n'est pas le seul à penser qu'on peut défendre ses opinions sans insulter ou mépriser ceux qui ne sont pas de leur avis... Mais ce ne semble pas être la norme, malheureusement. J'ai quand même espoir qu'on en revienne au respect des opinions dans un futur proche!

  • Richard Maltais Desjardins - Abonné 12 octobre 2019 08 h 19

    Tant d'ismes...


    Il n'est sans doute pas inutile de faire de temps à autres l'inventaire des doctrines pour en assurer la pureté ou en condamner les travers. Mais comme l'auteur le reconnaît lui-même, l'électeur moyen se soucie moins de doctrine que du profit immédiat qu'il estime pouvoir tirer à voter ici pour l'un, là pour l'autre... En 1980, PET a obtenu 68% du suffrage québécois...

    • Raymond Labelle - Abonné 12 octobre 2019 20 h 36

      Parmi les ismes, n'oublions pas l'ismisme et l'anti-ismisme.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 13 octobre 2019 09 h 39

      Ismophiles et ismophobes ?

    • Raymond Labelle - Abonné 13 octobre 2019 10 h 20

      J'ai bien ri M. Desjardins. Merci de votre rétroaction.

    • Marc Therrien - Abonné 13 octobre 2019 11 h 44

      Ignorance savante et ignorance profonde.

      Marc Therrien

  • Germain Dallaire - Abonné 12 octobre 2019 09 h 12

    Une phase de fédéralisme renouvelé?

    M. Payne fait bien de citer M. Blanchet. Ce dernier le dit tous les jours, l'idépendance est un débat qui se passe à Québec. Au mieux, le bloc garde l'indépendance dans sa petite poche d'en arrière. Et quand on garde quelque chose dans sa petite poche d'en arrière trop longtemps, on finit par l'écraser en s'assoyant dessus. On l'a bien vu dans la campagne de 2014 alors que Mme Marois s'est mise à bégayer lorsque le poing levé de Péladeau l'a obligé à parler d'indépendance .
    À mon avis, après quinze ans de désert libéral, la population québécoise s'est remise à bouger. La CAQ fait vibrer la corde nationaliste et tout le monde constate que cette corde est bien vibrante. Comment s'en étonner quand on sait que la souveraineté obtient toujours environ 35% d'appui malgré le fait que personne ne l'a mise de l'avant depuis plus de 20 ans.
    Le Bloc monte en popularité principalement parce qu'il a mis ses wagons en arrière de la locomotive caquiste. La CAQ est claire, elle est fédéraliste mais elle n'en force pas moins les limites de l'état fédéral. Comme après le référendum de 1980, nous en sommes à une période de fédéralisme renouvelé qui ne dit pas son nom. Je n'ai pas de doute que M. Legault devra finir par prendre son trou. Évidemment, advenant que le Bloc obtienne la balance du pouvoir, le prochain premier ministre canadien devra peut-être faire des concessions. Ces dernières se feront au prix de la montée d'une grogne dans le ROC. Le Canada est ce "pays" impossible qui implique un Québec bien tranquille dans son petit coin.
    Pour ma part, après avoir voté pour le bloc en 2015 parce que Mario Beaulieu y avait mis l'indépendance en priorité et y avoir milité sous la présidence de Martine Ouellet, je retourne à mes anciennes habitudes et j'annule à l'élection du 21. Mon action militante se concentre au Mouvement Québec Indépendant pour une raison toute simple: la condition première pour réaliser l'indépendance est de la mettre DE L'AVANT. La pensée magique, c'est assez

    • Claude Gélinas - Abonné 12 octobre 2019 12 h 13

      En raison de votre engagement pour la souveraineté votre geste précipité de ne pas voter étonne.
      D'autant plus qu'à ce jour tous ignorent l'intention ou non du BQ de défendre l'indépendance à Ottawa.
      En attendant il ne faut que souhaiter que le BQ détienne la balance du pouvoir.

      Par contre, pour le BQ, après tant de divisions, il aurait été suicidaire de ne pas souhaiter se faire le véhicule à Ottawa des demandes légitimes du Gouvernement particulièrement lorsqu'elles découlent de motions unanimes de l'Assemblée nationale comme celle portant sur le logement social.

      Tant et aussi longtemps que nous verserons 60 milliards à Ottawa comme le rappelle Monsieur Cyril Dionne, il n'est pas raisonnable que le Québecois suivent votre exemple et s'abstiennent de voter. Car voter n'est-elle pas au départ l'expression première de notre indignation collective.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 12 octobre 2019 14 h 07

      En tout respect, j'estiime que "les absents ont souvent tort".

      En 1995, j'ai fait la campagne référendaire, dans mon comté.Nous avions un député bloquiste qui nous appuyait. Pour parler d'Indépendance le 22 octobre, vaut-il mieux que j'aie un député bloquiste ou fédéraliste PLC ou PCC?

      J'ai voté BQ, hier, au provisoire.Ne pas voterr, quant à moi indépendaniste aurait signifié être d'accord que le PLC ou le PCC prenne le pouvoir. Dans le premier cas, appuyer le multiculturalisme; dans le second cas, appuyer les pipelines et les Doug Ford.

      Le bloquiste, que je suis, était loin d'être un fan de Martine!

    • Germain Dallaire - Abonné 12 octobre 2019 16 h 07

      Annuler, c'est pas ne pas voter. Je me déplace et je vais voter... pour tout le monde. Comme disait Michel Chartrand, "ils veulent tous mon bien, ils vont l'avoir". Farce à part, le fédéral est ce qu'on appelle en bon anglais une trap shot pour un indépendantiste: s'il joue le jeu, il valorise le fédéralisme. S'il ne le joue pas, qu'est-ce qu'il fait là? Martine Ouellet a développé le concept de transparlementarisme. Il était basé sur le fait qu'Ottawa a des pouvoirs excessivement importants, les plus importants en fait, ceux qu'on qualifie de régaliens: la défense, les affaires extérieures, la justice, la monnaie, les frontières et j'en passe. En fait, les seuls pouvoirs qu'on a, ce sont ceux que l'état britanique a laissé au clergé au lendemain de la rebellion: l'éducation, la santé, les services sociaux. Le concept de Mme Ouellet a au moins le mérite de soulever un problème qui, vous en conviendrez, n'est pas petit.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 12 octobre 2019 20 h 19

      @ M. Dallaire

      Dans le mouvement indépendantiste, nous excellons dans l'art de nous diviser. Certains votent NPD, d'autres pour le PV, d'autres annulent leur vote.D'autres attendent la formule idéale, la parti idéal......!!! Quant à moi, annuler son vote ou ne pas aller voter....c'est comme on le disait, à l'époque:"changer 4 trente sous pour une piastre".

      Je respecte votre décision; mais, je la déplore. Le 22 octobre, préférez-vous parler d'indépendance, dans votre comté, avec un député fédéral indépendantiste ou un député fédéraliste?

    • Cyril Dionne - Abonné 12 octobre 2019 22 h 47

      Comme vous M. Grandchamp, j'ai déjà voté pour le Québec, j'ai voté pour le Bloc québécois.

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 octobre 2019 13 h 01

      "Comme vous M. Grandchamp, j'ai déjà voté pour le Québec" - Cyril Dionne

      63% des francophones rejettent le Bloc Québécois

      Le Bloc Québécois reçoit 37% des intentions de vote chez les électeurs francophones au Québec, écrit Michel David dans Le Devoir du 12 octobre 2019.

      C'est donc dire que 63% des francophones rejettent le Bloc Québécois.

      Il serait temps que les petits chauvins du Bloc cessent de se prétendre comme étant les dépositaires exclusifs de la représentation du Québec aux élections fédérales.