Le Bloc québécois, plus nécessaire que jamais

«Avec la nouvelle direction et le leadership intelligent et sérieux de Yves-François Blanchet, c’est à une nouvelle résurgence du Bloc québécois qu’on assiste présentement», affirme l'auteur.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne «Avec la nouvelle direction et le leadership intelligent et sérieux de Yves-François Blanchet, c’est à une nouvelle résurgence du Bloc québécois qu’on assiste présentement», affirme l'auteur.

La victoire possible de Justin Trudeau aux prochaines élections fédérales du mois d’octobre 2019 rend le Bloc québécois, que l’on croyait mort et enterré, plus nécessaire que jamais.

Le Parti libéral de Justin Trudeau, dont le mandat arrive maintenant à terme, n’a été qu’une succession de mauvaises politiques et de mauvaises décisions pour le Québec en matière économique, politique, sociale et environnementale.

Le nouveau traité de l’ALENA avec les États-Unis et le Mexique a été notamment plus que néfaste pour les producteurs de lait du Québec. La politique de construction navale du Canada continue à se faire au détriment des Chantiers de Lévis, les chantiers d’Halifax et de Vancouver, beaucoup moins performants, obtenant la quasi-totalité des parts du gâteau fédéral et ne laissant que des miettes au Québec.

Une multinationale américaine des télécommunications, Netflix, ne paie toujours pas ses dettes et ses impôts au Canada et au Québec, contrairement à toutes les autres compagnies similaires.

Les immigrants illégaux continuent à entrer de plus belle au Québec, via le chemin de Roxham, sans aucunement être inquiétés pour leur déportation prévisible, car ils constituent une manne inespérée pour des appuis potentiels et inconditionnels au fédéralisme canadien.

Et maintenant, c’est la taxe fédérale sur le carbone qui tombe sous un champ de compétences des provinces, et qui n’a donc pas lieu d’être, car c’est toujours à chaque province de décider comment lutter contre les changements climatiques afin de réduire les GES…

Comme si ce n’était pas assez, le Canada multiculturel et libéral de Justin Trudeau s’oppose au projet de loi de la laïcité du Québec, pourtant appuyé par une large majorité de Québécois, et promet de le combattre devant les tribunaux au lendemain des élections.

Sur la scène internationale, c’est l’ensemble des reculs et des désillusions pour le Canada tant en Europe, en Afrique, en Asie qu’en Amérique latine, autant en matière économique qu’en matière de langues et de culture.

Du côté conservateur et néodémocrate, c’est pratiquement du pareil au même. Désenclaver le pétrole sale de l’Alberta et bâtir des oléoducs et des gazoducs pour contribuer à détruire un peu plus la planète Terre et nous empêcher d’atteindre les objectifs minimaux des accords de Paris et des grandes institutions internationales et négliger de développer les alternatives de lutte contre les changements climatiques.

Bref, rien de réjouissant que tout cela, si ce n’est une ouverture historique de « possibles » pour le Bloc québécois, alors qu’il y a encore peu de temps, on ne donnait pas cher de sa peau et on le croyait pratiquement en voie de disparition.

Avec la nouvelle direction et le leadership intelligent et sérieux de Yves-François Blanchet, c’est à une nouvelle résurgence du Bloc québécois qu’on assiste présentement.

On a réussi à trouver d’excellentes candidatures dans presque tous les comtés fédéraux, et de plus en plus de jeunes rejoignent les rangs et se mobilisent avec enthousiasme dans la perspective de la prochaine élection.

Le financement populaire s’accroît quotidiennement, les dissensions idéologiques se sont estompées pour faire place au réalisme politique de défense des intérêts nationaux du Québec et du peuple québécois, si bien que, dans une hypothèse optimiste, une présence réelle d’une trentaine de députés à Ottawa semble tout à fait vraisemblable, réaliste et possible.

Cela fait rêver à un équilibre des pouvoirs dans un gouvernement minoritaire qui permettrait d’appuyer les demandes et les attentes du Québec indispensables à son développement complet et à son total épanouissement, que ce soit dans ou à l’extérieur du Canada.

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36 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 31 juillet 2019 00 h 55

    Confusion

    «Et maintenant, c’est la taxe fédérale sur le carbone qui tombe sous un champ de compétences des provinces»

    Le Bloc est contre que les provinces qui ne choisissent pas leur mode de tarification du carbone paient aussi une taxe sur le carbone? Merci de me l'apprendre. Pourtant, cette question ne touche nullement le Québec qui a pu instaurer son marché du carbone et n'est pas assujetti à cette taxe fédérale. Si je comprends bien, le Bloc se mêlerait de ce qui se passe dans les autres provinces, mais pas au Québec? Ah bon. Merci de me l'apprendre.

    «Les immigrants illégaux continuent à entrer de plus belle au Québec, via le chemin de Roxham»

    Le Bloc est contre l'accueil des réfugié.es et le respect des ententes internationales sur cette question? Je ne savais pas cela non plus. Merci encore.

    «Désenclaver le pétrole sale de l’Alberta et bâtir des oléoducs et des gazoducs pour contribuer à détruire un peu plus la planète Terre»

    Pourtant, le candidat du Bloc dans Lac-Saint-Jean appuie le projet Gazoduq GNL («Ses priorités électorales concernent le bois d'oeuvre, les producteurs laitiers et les grands projets industriels de la région, comme celui de GNL Québec.»). Et je n'ai vu nulle part la position du Bloc. Là, vous ne m'apprenez rien, mais vous me désinformez...

    Je n'avais rien au départ contre le Bloc. Mais depuis la rencontre de M. Blanchet avec Éric Duhaime, je grince des dents. Avec ces autres éléments d'information, il est clair que je vais regarder ailleurs.

    • Yvon Pesant - Abonné 31 juillet 2019 05 h 08

      Regarder ailleurs pour mieux voir ici

      Faites donc, monsieur Jodoin. Et, quand vous aurez fait le tour et bien fini de regarder ailleurs (PLC, PCC, NPD, PV, etc.) vous trouverez probablement intéressant de regarder ici et de bien prendre acte des positions officielles du BQ en regard des grands dossiers de l’heure avant de faire votre croix ou votre crochet sur le Canada. C’est selon.

    • Hélène Gervais - Abonnée 31 juillet 2019 06 h 20

      Vous pouvez regarder ailleurs bien sûr Monsieur Jodoin, cependant vous remarquerez qu'en regardant ailleurs vous voterez pour un enfant gâté qui est présentement au gouvernement, un anglais qui jamais ne représentera le Kébec (je me fait plaisir en écrivant Kébec à l'ancienne façon) ou un un npd représenté par une autre nation Le Bloc a ses défauts naturellement, mais franchement entre vous et moi il est vraiment le seul à vouloir représenter le Kébec.

    • Claude Bariteau - Abonné 31 juillet 2019 07 h 12

      M. Jodoin, vous avez oublié la position du BQ dans le dossier SNC-Lavalin, qui critique le PLC mais appuie la demande de cette entreprise.

      Par ailleurs, ce que je lis de M. Bourque est une lecture du BQ comme défenseur « intérêts du Québec » que ce soit « dans ou à l'extéreiur du Québec », ce qui conduit à parler des deux côtés de la bouche. Dit autrement, de défendre la CAQ et l'indépendance, ce qui sème et entretient la confusion.

      L'exemple le plus transparent est le cas du projet du GNL.

      Pas celui du refus des provinces de payer une taxe sur le carbone, car le BQ, en prenant appui sur le Québec, devrait dénoncer les provinces qui refusent de se doter d'une taxe provinciale et de mettre de l'avant les niveaux de taxation qui s'imposent, y compris pour le Québec. Ne pas le faire est parler d el'environnement, qui est un thème important du BQ, sans avoir des mesures concrêtes à mettre de l'avant et pointer GNL serait déjà une mesure de ce genre en demandant, comme le PQ, des études concluantes.

      Par ailleurs, je comprends mal votre écho à la passoire qu'est Roxham. Dans ce dossier, ce n'est pas l'accueil de réfugiés qui est en cause, mais la passoire qui permet à des personnes, après un séjour aux États-Unis, de se pointer au Canada en passant par le Québec de façon illégale et souvent à l'aide de personnes et d'entreprises douteuses.

      Cela dit, il importerait plutôt que le BQ, plutôt que de jouer à la politiuqe canadienne, fasse valoir l'importante de quitter le Canada et s'investisse à en montrer les avantages.

      S'il ne met pas ce point de l'avant, sa démarche aux prochaines élections paraîtra plus un appui à un néo-nationalisme québécois à la façon CAQ sur la scène canadienne qu'une démarche qui vise, par ses critiques et, éventuellement, ses appuis à des politiques canadiennes qu'il partage parce qu'elles rejoignent les vues d'un Québec devenu pays. à promouvoir une démarche citoyenne menant à l'indépendance du Québecé

    • Gilles Roy - Abonné 31 juillet 2019 07 h 30

      @ M. Jodoin : Vous m'enlevez un de mes plaisirs coupables, soit de marcher devant les vitrines d'un magasin défraîchi (le bloc, en occurence) qui offre en vrac tous ses invendus. La nostalgie de ce qui vieillit mal, que j'appelle cela.

    • Gilles Théberge - Abonné 31 juillet 2019 13 h 20

      Ha ha ha ha c'est de la pure hypocrisie que daffirmer que vous allez maintenent, « regarder ailleurs ».

      Ça fait trè longtemps que vous avez regardé ailleurs monsieur Jodoin. Du côté du « NDP» peut-être..?

      Je suis certain que vous allez nous l'annoncer bientôt.

      Histoire de laisser la campagne électorale commencer.

      Mmmmm. Ça regarde mal... !

    • Guy Ducharme - Abonné 31 juillet 2019 13 h 35

      Le Bloc québécois est à mon sens le choix le plus cohérent pour tous les indépendantistes (malgré ce qu'en pense Québec solidaire, qui appuie 2 partis fédéralistes, le NPD et le parti Vert, peut-être à cause de l'adhésion de ces 2 partis à l'idéologie multiculturaliste canadienne). Le seul choix cohérent, pas seulement pour les indépendantistes convaincus, mais aussi pour les progressistes qui considèrent que le Québec est une société distincte dont les demandes sont trop souvent ignorées par le reste du Canada, et qui ont donc le désir d'être représentés par un parti qui défendra réellement leurs intérêts. Le bloc comme seul choix, également, pour tous ceux qui croient que le Québec seul peut décider des mesures à adopter en matière de laîcité. Rappelons que seul le Bloc appuie ouvertement la Loi 21. La pertinence du Bloc ne fait aucun doute, surtout quand il pourrait détenir la balance du pouvoir dans un contexte de gouvernement minoritaire, ce qui est fort probable. Alors pourquoi éparpiller nos votes et ainsi laisser la voie libre aux libéraux ou aux conservateurs, ce qui équivaudrait à condamner le Québec à faire encore et encore du surplace.

    • Jocelyne Bellefeuille - Abonnée 31 juillet 2019 17 h 21


      Je suis entièrement d'accord avec vous: Se faire minoriser par l'arrivée de l'immigration qu'on ne contrôle pas, c'est voulu et programmé par le fédéral.
      Les VRAIS indépendantistes, et non pas les "FAIRE SEMBLANT", devraient tous voter pour le Bloc indépendantiste peu importe qui est à la tête de ce parti puisqu'il représente notre espoir d'un pays et qu'il ne peut pas être pire que les autres. C'est la simple logique.

      Qu'un vrai québécois vote au fédéral pour queiqu'un pro-Canada, c'est renié ses principes et rejeté son pays. Un peuple conquis est un peuple peureux ne s'affirment pas, il plie, il s'écrase et ça me déçoit d'eux. Il est temps qu'on se lève et qu'on envoie un message clair comme quoi le peuple se tient debout

    • Raymond Labelle - Abonné 31 juillet 2019 23 h 26

      Les chantiers Davie - un tiers de contrats totaux, peut-être plus selon les circonstances: https://www.ledevoir.com/economie/558817/ottawa-donne-des-contrats-aux-chantiers-navals-de-davie-et-seaspan
      Et si le Québec faisait l’indépendance, quelle serait la part de contrats pour les frégates de l’armée canadienne?

      Netflix ne perçoit pas de taxes: c'est vrai. Si ça vous choque, votez pour un parti qui a un programme de gouvernement fédéral qui l'assujettirait. Le Bloc n'a pas de programme de gouvernement fédéral de toute façon.

      "Les immigrants illégaux continuent à entrer de plus belle au Québec, via le chemin de Roxham, sans aucunement être inquiétés pour leur déportation prévisible". Ils sont détenus en attendant que leurs dossiers de réfugiés soient traités - s'ils ne sont pas admissibles, ils sont déportés. L'auteur propose-t-il de ne pas traiter les dossiers? Aucunement inquiété est une grossière exagération. C'est un afflux imprévu suite aux politiques étasuniennes qui causent des retards administratifs, et non un complot anti-Québec. S'ils passent par ce chemin, ce sont pour des raisons géographiques - qui seraient les mêmes dans un Québec indépendant.

      Gazoducs et oléoducs albertains: le PVC et le NPD sont plutôt contre, sauf dans le cadre de limiter les importations pour remplacer par du domestique. Si le Québec fait l'indépendance, il n'aura pas grand-chose à dire sur la politique pétrolière du gouvernement fédéral (sauf pour le "pas dans ma cour") - mieux vaut donc appuyer un parti qui a un programme de gouvernement fédéral sensé. L'auteur simplifie trop cette question complexe.

      Taxe fédérale sur le carbone: mieux vaut une taxe qui a de l'effet à l'échelle fédérale - la loi actuelle permet au Québec de taxer comme il veut - sauf peut-être s'il ne taxe pas assez... Le PLC est bien insuffisant, mais restent le PVC et le NPD. De toute façon, si le Québec fait l’indépendance, n’aura pas grand-chose à dire sur les politiques fédérales.

    • Raymond Labelle - Abonné 1 août 2019 03 h 31

      Cette libre opinion ressemble plus à une info-pub qu'à une analyse des questions visées, lesquelles soulèvent chacune beaucoup d'aspects qui ne peuvent être adéquatement traités dans un si court texte et qui, envisagés, pourraient mener à d'autres conclusions...

  • Gilles Bonin - Inscrit 31 juillet 2019 07 h 01

    Plus nécessaire

    que jamais: Et comment!

  • Céaime Aime - Inscrit 31 juillet 2019 07 h 22

    On n'a vraiment pas de mémoire !

    Le seul vrai danger réel pour le Québec, c'est de faire élire les conservateurs. Il vaut mieux 10 Trudeau, avec ses défauts, qu'un seul Scherre. On n’a vraiment pas de mémoire !!! Voter Bloc, Scherre ou rien du tout ne reviens qu’à nous tirer dans le pied.

    • Claude Bariteau - Abonné 31 juillet 2019 09 h 17

      Ne manquez-vous pas de mémoire vous-même ?

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 31 juillet 2019 09 h 48

      Dix Trudeau qui ne tiennent pas leurs promesses : ayoye !

    • Gilles Théberge - Abonné 31 juillet 2019 13 h 24

      Comme de changer la système électoral. Une promesse majeure.

      Vous croyez que ça vaut mieux que Scheer ça. Moi je dis que c'est la même chose.

      Un Trudeau égale un Scheer. Quoi que vous en pensiez.

      Vous voulez quelque chose de différent ? Le Bloc est différent.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 31 juillet 2019 17 h 54

      M. Céaime Aime, je ne vous aime guère.

  • Pierre Grandchamp - Abonné 31 juillet 2019 07 h 30

    Étant donné l'incapacité du fédéral à donner une réponse dans les délais normaux, perpétuer les Roxhan est irresponsable!

    « Immigration Canada est empêtrée jusqu’aux oreilles. Sur les 45 000 demandeurs d’asile, seulement le tiers ont vu leurs cas étudiés. A date, seulement près de 900 ont dû retourner chez eux. De plus, advenant une réponse négative, le demandeur d’asile peut contester; encore là seuls 30% des 4 700 recours déposés ont été traités. Des dizaines de milliers attendent une réponse

    Le Bureau du VG, qui a analysé l'ensemble des demandes d'asile déposées entre le 1er janvier 2015 et le 30 juin 2018, a constaté que non seulement la majorité des demandes n'ont pas été traitées DANS LE DÉLAI PRESCRIT DE 2 MOIS, mais le délai d'attente prévu a augmenté jusqu'à deux ans, en moyenne, en date de décembre 2018. »
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1203941/demandeurs-asile-renvoie-canada-agence-service-frontaliers

    J’ai accompagné, ici dans mon comté détenu par le Bloc, une jeune famille, arrivée, par Roxhan. Au bout de 16 mois, elle a été refusée et a dû s’en retourner dans son pays. On a créé de fausses espérances. Et le Québec, durant tout ce temps, a dû défrayer les coûts d’aide sociale, d’aide juridique et de santé. J’accompagne, en ce moment, une famille arrivée ici, il y a 14 mois. Elle attend encore d’être convoquée par Immigration Canada pour savoir si elle sera acceptée ou non. On dit que ça peut prendre encore 10 mois avant d’être convoquée par Immigration Canada; ces gens-là ne peuvent pas faire de plans, sont dans l’inconnu; et Québec paie toujours les mêmes choses.

    Étant donné l’incapacité fédérale de donner une réponse dans les délais *normaux*, perpétuer l’irrégularité de Roxhan est un non sens. Il faut encourager ces gens à venir ici par les voies normales.

    • Claude Bariteau - Abonné 31 juillet 2019 09 h 26

      Bien d'accord avec vous. Il ne faut pas négliger que plus du tiers des personnes arrivées ainsi au Québec veulent vivre dans une autre province et que le Canada a créé un organisme pour chercher des lieux d'accueil qui se comptent sur les doigts d'une main. Le Canada, en fait, se sert du Québec pour se donner bonne conscience alors qu'il sait qu'il est en contradiction avec ses propres règles d'accueil.

      Ça ressemble en tous points à prôner la protection de l'environnement et investir dans un oléoduc vétuste pour le renouveler afin de vendre du pétrole des sables bitumineux.

  • Samuel Prévert - Inscrit 31 juillet 2019 07 h 32

    Une DUI pour le Québec !

    Il faudrait avoir le courage de déclarer notre indépendance. Et vite.

    • Jocelyne Bellefeuille - Abonnée 31 juillet 2019 17 h 28

      Oui, et ça presse pcq, avec toute cette immigration qui afflue au Québec pour vivre dans le beau grand Canada, on va bientôt perdre notre majorité et ce sera trop tard. Le ROC n'attende que ça.