Une solution à la recherche d’un problème

«Avant de prendre une décision, il serait souhaitable pour l’ensemble de la population de savoir si les mesures proposées dans la loi 21 font entrave à nos droits», écrit l'auteur.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «Avant de prendre une décision, il serait souhaitable pour l’ensemble de la population de savoir si les mesures proposées dans la loi 21 font entrave à nos droits», écrit l'auteur.

Un sondage Léger commandé par la Coalition avenir Québec (du 22 au 26 mars dernier) pose la question suivante : « Êtes-vous en accord ou en désaccord avec la phrase suivante : “La discussion sur les signes religieux et les aménagements raisonnables a suffisamment duré ? Il est temps de régler la question.” » Je me retrouve dans le camp des « oui », c’est-à-dire avec les 90 % de Québécois qui sont en accord avec cette affirmation. Comme beaucoup d’autres Québécois, je suis frustré par le climat toxique auquel ce débat contribue.

Être frustré ne conduit pas toujours à prendre les meilleures décisions. Or, une autre question du sondage CAQ-Léger utilise un long préambule qui rejoint ces frustrations : « Toujours dans l’éventualité où le gouvernement fait adopter une loi pour interdire les signes religieux, la loi pourrait être contestée devant les tribunaux et le litige pourrait traîner pendant de nombreuses années. » Après cette observation, on demande au répondant s’il est favorable à l’utilisation de la dispositoin de dérogation pour faire obstacle aux contestations (la question ne fait aucunement mention de la suspension des droits de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne). Je ne peux pas me joindre aux quelque 60 % de Québécois qui répondent par l’affirmative. Avant de prendre une décision, il serait souhaitable pour l’ensemble de la population de savoir si les mesures proposées dans la loi 21 font entrave à nos droits.

Ce que sous-entendent ces deux questions précédemment citées est que ladite menace des signes religieux sera résolue avec les interdictions proposées dans la loi 21 et qu’on mettra enfin un terme à ce problème. Idéalement, pour déterminer s’il s’agit bien d’une solution, une analyse approfondie du « problème » aurait dû être fournie. Par exemple, dans le cas des enseignants portant des signes religieux, il est important de préciser ce qui nous dérange et comment la loi 21 va le résoudre.

Les défenseurs du projet de loi 21 espèrent que les interdictions sur les signes religieux, comme proposés, fonctionnent relativement bien dans d’autres États. À cet égard, on fait le plus souvent référence au modèle français. Dans une certaine mesure, le projet de loi 21 est influencé par les théories de la laïcité telles qu’elles sont articulées en France, qui sont largement vues comme une valeur essentielle dans ce pays. Une enquête d’opinion, réalisée en France en janvier 2019 par Viavoice pour l’Observatoire de la laïcité, révèle que trois quarts des répondants se disent attachés à la laïcité.

Dans l’étude intitulée « État des lieux de la laïcité en France », les résultats révèlent qu’il y a un écart important entre la laïcité telle qu’elle existe dans le droit et la laïcité telle qu’elle est appliquée au quotidien. Les résultats démontrent que 44 % des répondants considèrent que la laïcité est un principe qui rassemble « en théorie » (19 % seulement pensent au contraire qu’il s’agit d’un principe qui divise), mais « en pratique », seuls 18 % des répondants jugent que la laïcité rassemble au quotidien (et 37 % qu’elle divise). Malgré les discours autour de l’apport de la laïcité de l’État à la cohésion nationale, le sondage montre que 57 % des répondants se disent préoccupés par « la montée des intolérances entre les différentes communautés religieuses » et « les crispations engendrées par le port de signes visibles de certaines religions ».

Alors que les audiences de la commission parlementaire sur le projet de loi 21 sont en cours, il convient de réfléchir davantage à la manière dont la loi fonctionnera dans la pratique plutôt qu’en théorie. Ceux qui défendent la loi 21 semblent persuadés qu’elle va résoudre un « problème » et par la suite mettre fin à nos frustrations. En théorie, le projet de loi 21 peut offrir une illusion d’une solution, mais dans son exécution, cette loi risque plutôt d’accentuer les divisions et donc d’augmenter nos frustrations au lieu de les apaiser.

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24 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 10 mai 2019 03 h 14

    Mais quel problème?

    PL21: je dirais plutôt une solution à un problème qui n'existe pas! Un problème essentiellement créé par la classe médiatico-politique. Et vogue la galère en Caquistanie! L'absurde y règne à plein!

    M.L.

    • Jean-François Trottier - Abonné 10 mai 2019 10 h 16

      C'est ça, M. Lebel.
      Et les profs ont le droit de porter une svastika.
      Tant qu'à porter des signes qui ne signifient rien, pourquoi pas celui-là ?

      Ce que vous dites ressemble en plein à Charest qui disait que l'économie était au beau fixe quand il a coupé dans la taxe de vente et les impôts en 2004. Surprise! Il a dû emprunter par milliards 5 ans plus tard, et en a combattu la crise avec l'aide de ses petits amis entrepreneurs et bon contributeurs.

      Et à Charest qui a instauré la commission Bouchard-Taylor pour pouvoir se laver les mains d'un problème auquel il a largement contribué en n'augmentant pas les budgets d'accueil. M'algré le fait que c'était un menteur professi0onnel, il ne pouvait pas nier qu'il y ait problème, lui.
      Et vous ?
      Vous faites partie des négationnistes, comme Trump pour le climat.

      La question, le "problème" vient des années '70. Le recul de l'église aurait dû être accompagné d'un loi claire pour séparer définitivement l'État et la religion. Probablement aurait-elle été un peu plus drastique : on savait très bgien jusqu'où peut aller une religion à l'époque.

      Le besoin est criant dans un pays, le Canda, dont la Reine est cheffe de sa propre religion, religion qui fonctionne partout dans le Commonwealth en parfaite collusion avec le gouvernement de sa Majesté.
      Un pays où chaque session, aux Communes, débute par une prière qui n'a rien à voir avec l'hindouisme.
      Un pays surtout où, dans plus de 70% des comtés, il est impossible d'être élu sans être ostensiblement pratiquant.
      Allez voir en Saskatchewan, en Alberta, dans le nord de l'Ontario...
      Ce pays est religieux en pratique, ien théorie et officiellement.

      Ce n'est pas une petite phrasette dans un document poussiéreux qui y change grand chose, ni évidemment les déclarations farfelues d'un clown qui se déguise pour couper les votes à un sikh ou gagner des votes juifs.

      God bless, comme on n'entend pas mais SEULEMENT au Québec.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 10 mai 2019 13 h 48

      Monsieur,

      IL y eut une Commission d’enquête là-dessus(2007). Ça fait plus de 10 ans qu’on discute de cela. Il est temps de passer à autre chose. Quant à moi, le bill 21 se serait appliqué aux écoles privées et aux CPE.

  • Léonce Naud - Abonné 10 mai 2019 05 h 01

    Jack Jedwab dans le Canadian Jewish News

    Dans l’édition d’aujourd’hui même du Canadian Jewish News, Jack Jedwab affirme que l’animosité envers les minorités religieuses constitue l’élément-clé derrière le projet de Loi 21 : « There is considerable evidence that prejudice directed at religious minorities is a key motivator among most supporters of the Bill. » Ce brave homme se garde bien de proférer cette accusation fort grave envers la majorité québécoise dans les pages du Devoir. Nos alliés Indiens du temps de la Nouvelle-France auraient constaté : « Cet homme parle avec une langue fourchue. »

    • Gilles Théberge - Abonné 10 mai 2019 08 h 19

      Oui c’est tout à fait ça, monsieur jedwab se comporte comme un troll. Un troll intelligent. Il cherche toujours la petite bête. Celle qui sans trop paraître mettrais un peu de sable dans l’engrenage. Idéalement pour que la machine s’arrête...

      Je me demande, quand est-ce qu’il va prendre sa retraite, et arrêter de nous ennuyer avec ses jérémiades...

    • François Beaulne - Abonné 10 mai 2019 09 h 48

      Merci de porter cette affirmation incendiaire de Jedwab à notre attention. J'allais le féliciter du ton étonamment modéré de son texte, mais après avoir lu ce qu'il a écrit en anglais dans le Canadian Jewish News j'ai plutôt envie de la comparer à un troll, comme le fait M. Gilles Théberge.

    • Nadia Alexan - Abonnée 10 mai 2019 09 h 50

      Vous avez raison, monsieur Léonce Naud. Monsieur Jack Jedwab n'a rien compris. Le rejet de la loi 21 ne s'inspire pas de l'animosité des Québécois envers les minorités religieuses comme il prétend. Les Québécois se sont débarrassés de l'emprise de la religion sur chaque aspect de leur vie et ne veulent pas que d'autres religions s'ingèrent, avec la même vigueur, dans l'espace politique de la Cité. On peut comprendre leur réticence à embrasser le dogmatisme et le fanatisme des religions dans les affaires de la Cité. Les lois promulguées par les citoyens à travers leur gouvernement doivent avoir préséance sur les lois divines.

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 10 mai 2019 12 h 26

      Merci de votre vigilance.

      C'est si simple. Il y a deux nations. Une nation impose à la nation annexée, à cause du cadre politique et juridique qu'elle domine, une vision de l'intégration et du vivre ensemble qui lui est favorable.

      La nation annexée se réveille et s'oppose finalement et trouve une disposition politique, pour mettre son initiative à l'abris du juridique de l'autre nation, puisque la nation annexante a 6 ou 7 juges sur 9 à la Cour suprême.

      La nation annexante utilise ses agents (spontanément qui se sentent interpellés) pour condamner cette perte de souveraineté et ramener toute l'affaire à l'état des droits individuels comme si les rapports collectifs et nationaux n'existaient pas.

      « There is no such thing as society» comme dirait l'autre. Tatcher utilisait ça pour écraser la gauche. Le Canada post-national diversifié multi-culti fait ça pour éliminer la prérogative politique de la nation québécoise.

      Comme si la consolidation des communautés «religieuses» n'était pas un «préjudice» canadiAn à l'encontre de la nation québécoise.

  • Cyril Dionne - Abonné 10 mai 2019 07 h 59

    La responsabilité est le prix de la liberté (Cyrille Guimard)

    M. Jedwab semble être mêlé et pas à peu près. Il mélange les droits avec les responsabilités. L’enseignant, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, est mandaté par l’État pour être son représentant et d’où découle les responsabilités. Pour les droits au travail, ils sont les mêmes partout en autant qu’ils n’entravent pas à leur fonction et à la clientèle qu’ils desservent. Or, porter avec ostentation un symbole religieux comme agent.e de l’État n’est pas un droit inaliénable vu sa fonction; c’est du marchandisage religieux. C’est faire la promotion d’idéologies politico-religieuses qui n’ont pas été garantes de paix et d’amour dans le monde à n’importe quelle époque. C’est pour cela que les sociétés modernes ont institué un mur jeffersonien entre les religions et l’État.

    Les croyants sont aussi des victimes de ce chantage religieux. S’ils font un faux pas, ils seront ostracisés de leurs pairs et de leur communauté. Curieux tout de même, les religions sont sensées apporter un certain réconfort à l’homme et à la femme. Misère.

    Qui est intolérant ici? Les croyances aux amis imaginaires qui forcent les femmes à porter avec ostentation un symbole religieux durant les heures de travail ou bien l’État via le projet de loi 21 qui veut assurer l’égalité pour tous en société? Or, les opposants au projet de loi 21 ne cherchent pas à affranchir les victimes du chantage religieux, mais à les transformer en martyrs.

    Le problème est là et potentiellement dangereux pour une société comme la nôtre. Ce n’est pas une solution à la recherche d’un problème, mais bien de poser la bonne question. Vivons-nous dans une société qui célèbre l’égalité homme-femme et des minorités sexuelles et qui porte en étendard la liberté d’expression ou bien voulons-nous retourner il y a plus d’un millénaire passé où les préceptes, dogmes, doctrines et les lois divines aussi incongrues les unes aux autres, avaient préséances sur la vie des gens. Non merci, on passe à un autre appel.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mai 2019 11 h 06

      « L’école et ses enseignants doivent être neutres. » - Cyril Dionne, Le Devoir, 10 mai 2019

      « Qui est intolérant ici? Les croyances aux amis imaginaires.. » - Cyril Dionne

      

- Mieux vaut être sourd que d’entendre ça.



      Vous vous dites enseignant et êtes le premier à vous soustraire à votre devoir de réserve et de neutralité et à attiser la haine des musulmans en les traitant publiquement et régulièrement «d’islamos-fascistes».

      «Islamos-fascistes»?? - Vous trouvez ça «tolérant»??

      

- Comment croyez-vous que vos élèves musulmans vont se sentir dans vos cours?

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mai 2019 13 h 29


      « L’école et ses enseignants doivent être neutres. » - Cyril Dionne, Le Devoir, 10 mai 2019

      « Qui est intolérant ici? Les croyances aux amis imaginaires.. » - Cyril Dionne

      

- Mieux vaut être sourd que d’entendre ça.



      Vous vous dites enseignant et êtes le premier à vous soustraire à votre devoir de réserve et de neutralité et à attiser la haine des musulmans en les traitant publiquement et régulièrement «d’islamos-fascistes».

      «Islamos-fascistes»?? - Vous trouvez ça «tolérant»??

      

- Comment croyez-vous que vos élèves musulmans vont se sentir dans vos cours?

      Christian Montmarquette

    • Marc Pelletier - Abonné 10 mai 2019 14 h 02

      Et.....que pensez-vous d'un prof qui abandonne son enseignement le temps d'une campagne électorale, qui se fait battre lors de l'élection, qui a placardé le signe ostentatoire de son parti à deux pas de son école et qui reprends ensuite l'enseignement ?

      Ne croyez-vous pas que les élèves de son école ne seront aucunement influencés par sa prise de position, car pour plusieurs, leur parti est une forme de religion qui professe bien le ( hors de l'église, point de salut ) ? 

    • Jean-François Trottier - Abonné 10 mai 2019 15 h 34

      Non mais c'est pas possible!

      @Montmarquette

      Vous vous prétendez "démocratique" et vous interdisez à un professeur de s'exprimer librement hors de sa salle de cour.
      Mieux vaut être aveugle que de voir ça!

      En fin de compte, votre appui à la liberté des signes religieux est RÉELLEMENT une forme de censure :
      Avec vous les personnes religieuses auraient le droit d'afficher leur croyance dans un cour, mais un prof non-croyant n'a pas le droit de s'exprimer hors du cours.

      Les laïciste ne veulent absolument pas empêcher les religieux de s'exprimer, eux.

      Cachez l'extrémisme, il ressort au galop. Comme toujours.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mai 2019 16 h 17

      "Vous vous prétendez "démocratique" et vous interdisez à un professeur de s'exprimer librement hors de sa salle de cour." - Jean-François Trottier

      Il y a une méchante différence entre la liberté d'expression et l'incitation publique à la haine en traitant toute une communauté religieuse "d'islamo-fasciste". Alors que des propos discriminatoires incitant à la haine envers un groupe ethnique ou religieux pourraient être une cause défendable devant le Tribunal droits de la personne.

      Si la laïcité demeure une cause parfaitement légitime.

      L'incitation à la haine envers un groupe ethnique ou religieux peut s'avérer criminelle:

      Des insultes racistes… et illégales - Éducaloi

      https://www.educaloi.qc.ca/nouvelles/des-insultes-racistes-et-illegales

    • Raynald Goudreau - Abonné 10 mai 2019 16 h 33

      M. Pelletier , vous pourrez porter votre signe religieux a cote du meme poteau que l'affiche electorale , ce n'est pas interdit .

    • Cyril Dionne - Abonné 10 mai 2019 17 h 09

      @Marc Pelletier

      Et combien d'enseignant.e abandonne l'enseignement le temps d'une campagne électorale pour essayer de se faire élire? On peut les compter sur les doigts de la main et ils/elles viennent de tous les partis politiques incluant Québec solidaire (Sol Zanetti) et le PLQ. De toute façon, c'est durant une brève période que cela se passe et rien n'est fait dans la salle de classe parce que c'est justement illégal et va à l'encontre du code d'éthique et de déontologie des enseignants. Ce n’est pas comme un.e enseignant.e arborant avec ostentation son signe religieux en tout temps à l'école durant toute sa carrière.

      Comme faux argument, c'est de la trempe de Québec solidaire, girouettes obligent.

    • Jean-François Trottier - Abonné 10 mai 2019 17 h 38

      @Montmarquette

      Vous détournez le sujet comme chaquer fois que vous vous faites prendre les culottes baissées. Souvent quoi.

      La question, Monsieur, est que vous interdisez de parler à M. Dionne PARCE QUE il est professeur.

      Interdire de parler à qui que ce soit constitue de la CENSURE.
      C'EST ANTI-DÉMOCRATIQUE. COMME VOTRE PARTI qui "sait" qui devrait avoir le droit de parler ou pas.
      À preuve, vous vous retirer le financement aux partis ouvertement religieux.
      ÇA, c'est RACISTE.

      Vous n'êtes pas allé chercher des référence à Éducaloi, vous lui avez dit qu'il est professeur, point barre.

      VOUS MENTEZ GROS COMME LE BRAS.

      -----------------------------------
      Bon, oin va parler de haine...

      "Il faut dire que ça ne doit pas être facile de grimper dans les poteaux pour clouer des pancartes avec une moyenne d'âge de 61 ans. "
      - Christian Montmarquette, https://www.ledevoir.com/opinion/lettres/491956/l-offre-du-pq-traitee-de-haut-par-qs
      "vieux acariâtres frustrés et autres tripoteux d'élections d'une autre époque qui ont 61 ans de moyenne d'âge et déjà un pied dans la tombe"
      - Christian Montmarquette, Id.

      Cet âgisme haineux, M. Monmarquette, est le vôtre.

      Au sujet de ce "une autre époque", tout ce que vous dites depuis des années pourrait être attribué à Staline en 1934, facile. Lâchez-moi avec vos niaiseries!

      Les accusations de racisme contre le PQ, vous les avez appuyées par deux exemples.
      Des milliers de membres, le plus grand nombre pour un parti politique au QUébec, 2 exemples.

      Alors la question de pose certainement :

      COMBEN DE RACISTES CHEZ QS ?
      Si vous dites zéro, VOUS MENTEZ. QS n'est pas le parti des saints, ni des anges.
      SI vous dites un, alors TOUT LE PARTI EST RACISTE, exactement comme votre démonstratrion de merde au sujet de PQ.

      Je n'ai pas l'honneur de vous saluer.

  • François Poitras - Abonné 10 mai 2019 08 h 23

    M. Jedwad lie une certaine perception des français (57%) sur « la montée des intolérances » à leur loi sur la laïcité, une loi appuyée par de très grandes majorités. L’argument est ténu et ne démontre rien. Hors du fait qu’aucune loi ne règle tous les problèmes.

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 10 mai 2019 12 h 20

      Pendant ce temps, c'est l'Ontario qui bat les reccords de crimes haineux.
      Ira-t-il expliquer la chose avec une analyse de l'Australie?

    • Jean Duchesneau - Abonné 10 mai 2019 22 h 44

      J’ai lu le résumé de l’étude sur laquelle s’appuie M.Jewab et il m’apparait clair qu’il en détourne le sens. Essentiellement, il affirme que la loi française sur la laïcité de1905 est perçue par une majorité de Français comme facteur « théorique » de cohésion de la société, alors qu’en « pratique » elle est majoritairement perçue comme facteur de division. Par extension, Jewab affirme que PL21 divise la société. La conclusion de l’étude française est claire à propos du désir des Français de conserver la loi sur la laïcité. Par contre ils veulent que l’État soit plus vigilant à la faire respecter car, le non-respect de la neutralité religieuse est facteur de division. Pas la loi elle-même comme l’exprime la mauvaise foi de Jewab.

      « UN ATTACHEMENT PROFOND DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISEPOUR LA LAÏCITÉ, CONSIDÉRÉ COMME L’UN DES PRINCIPAUXACQUIS DE LA RÉPUBLIQUE«  (...) Conclusion: « Autrement dit, les attentes de l’opinion publique pour l’avenir appellent en priorité à bien appliquer en pratique notre modèle de laïcité actuel, afin que s’estompe cette distinction entre une laïcité « théorique » considérée comme protectrice des libertés et gage de cohésion nationale, et une laïcité mal interprétée au quotidien, génératrice parfois de divisions au sein de la société.« ÉTAT DES LIEUX DE LA LAÏCITÉ EN FRANCE – JANVIER 2019, Etude d’opinion réalisée par Viavoice pour l’Observatoire de la laïcité.

  • François Beaulne - Abonné 10 mai 2019 10 h 11

    Finissons en!

    <En théorie, le projet de loi 21 peut offrir une illusion d’une solution, mais dans son exécution, cette loi risque plutôt d’accentuer les divisions et donc d’augmenter nos frustrations au lieu de les apaiser>.
    Ce qui risque d'accentuer les divisions et d'augmenter les frustrations c'est plutôt la procrastination des 15 dernières années face à l'apparition croissante de demandes <d'accomodements raisonnables>, au nom de la liberté religieuse, et, depuis le début des consultations en Commission parlementaire, la perception qui se dégage des opposants au projet de loi qu'ils sont bouchés à tout compromis qui n'aurait pas comme résultat d'en faire une coquille vide, à l'image de la faiblarde Loi 62 des libéraux de Couillard sur les services à visage découvert.
    C'est pourquoi leur cause est entendue et il est temps de passer au vote, avec le baillon s'il le faut, avant que le Québec Bashing dans le ROC n'aille s'amplifiant, courtoisie, entre autre, des commentaires en anglais de l'auteur de ce texte dans le Canadian Jewish News, comme le rappelle ci-haur M. Léonce Naud.