Ça suffit, la censure!

Un événement qui devait réunir le sociologue bien connu Mathieu Bock-Côté et le philosophe Louis-André Richard est annulé.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Un événement qui devait réunir le sociologue bien connu Mathieu Bock-Côté et le philosophe Louis-André Richard est annulé.

La librairie Le Port de tête vient d’annuler un événement qui devait réunir le 9 mai prochain le sociologue bien connu Mathieu Bock-Côté et le philosophe Louis-André Richard. Le motif de cette annulation de dernière minute ? Des menaces étaient proférées sur les réseaux sociaux, et certaines personnes se proposaient même de venir sur place, au jour dit, pour perturber l’événement.

Voilà donc que ces apprentis censeurs qui, jusqu’à présent, ne se manifestaient qu’au sein des universités, veulent désormais imposer leur loi dans la cité. Il est plus que temps de leur signifier clairement que, dans une société démocratique, ces entreprises d’intimidation sont intolérables et qu’il n’appartient pas à des groupuscules extrémistes ni à de jeunes idéologues exaltés de décréter autoritairement quels propos et quelles idées sont légitimes et lesquels ne le sont pas. Il en va de notre liberté de penser ! Dans une telle société libre, seuls les lois et les tribunaux ont le pouvoir de limiter ainsi la liberté d’expression. Et si l’on est en désaccord avec certaines opinions, on a bien entendu le loisir de les contredire publiquement, ainsi que de leur opposer nos propres arguments. C’est par le débat pacifique et non par la violence que doivent se régler les différends politiques.

Si on laisse agir impunément ces activistes de l’intolérance, ces deux libertés que nous venons de mentionner, et qui sont toutes les deux, rappelons-le, garanties par les chartes québécoises et canadiennes des droits de la personne, ne seront bientôt plus que coquilles vides. On ne peut donc qu’espérer que ces gens qui répandent leur haine sur les réseaux sociaux et y lancent des menaces, dont celles de s’attaquer violemment à des personnes, seront activement recherchés, arrêtés et poursuivis pour les délits qu’ils commettent, du moins si des « menaces inacceptables » ont effectivement été proférées, ainsi que l’affirmait vendredi le responsable du Port de tête afin de justifier l’annulation de cet événement.

Il ne faudrait surtout pas en effet que le sentiment s’insinue dans l’opinion publique que police et justice ne traitent pas de la même manière ce genre d’activités délictueuses selon qu’elles émanent d’individus ou de groupes qu’on dit associés à l’extrême droite ou d’individus ou de groupes qui s’inscrivent dans la mouvance de l’extrême gauche. Une telle impression qu’il y a deux poids deux mesures produirait un effet désastreux pour la confiance absolument nécessaire que les citoyens doivent avoir en l’impartialité de ces deux institutions. D’où qu’elles viennent, et peu importe les lieux où elles se produisent, ces entraves à la liberté d’expression exercées sous la menace doivent être prises en compte pour ce qu’elles sont : des atteintes à nos libertés.

En conséquence de quoi, nous demandons à la ministre de la Sécurité publique, Mme Geneviève Guilbault, à la mairesse de Montréal, Mme Valérie Plante, au chef du SPVM, M. Sylvain Caron, de prendre dès aujourd’hui toutes les mesures adéquates pour protéger la liberté d’expression des habitants de Montréal et de tous les citoyens du Québec, et ce, quelles que soient leurs idées, à moins bien sûr que celles-ci ne tombent elles-mêmes sous le coup de la loi.

* Ont cosigné ce texte : Raphaël Arteau-McNeil, professeur au collège Garneau et directeur de la revue Argument ; François Charbonneau, professeur à l’Université d’Ottawa ; Nadia El-Mabrouk, professeure à l’Université de Montréal ; Patrick Moreau, professeur au collège Ahuntsic et rédacteur en chef de la revue Argument ; Danic Parenteau, professeur au Collège militaire royal de Saint-Jean ; Michèle Sirois, anthropologue et féministe.

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99 commentaires
  • Réal Boivin - Abonné 2 mai 2019 05 h 29

    Un Appel à la responsabilité des dirigeants

    Il est plus que temps que les personnes nommées à des postes de protection de la démocratie comme les maires et les directions de police et de justice, prennent leurs responsabilités et voient au respect des autres. Ils sont là aussi pour défendre le citoyen pas juste pour lui dire qu'il y a menace sur sa personne.

    Les recteurs d'université doivent, les premiers, garantir et protéger le droit de parole à l'intérieur de leur institution.

    • Cyril Dionne - Abonné 2 mai 2019 08 h 50

      Bien d'accord avec vous, il est temps que les gens pacifiques peuvent s'exprimer dans une démocratie sans que leur personne ou ceux qui en ont la responsabilité, en soient inquiétés.

      Ceci dit, bien d’accord pour dire que pour la censure dans le cas de M. Bock-Côté, ça suffit. Il nous semble que lorsqu’il s’agit de gens avec un passé ténébreux mais parce qu’ils ne sont pas de Québécois de souche, on leur donne une passe gratuite. Combien d’imam contestés peuvent venir s’asseoir avec des représentants politiques de partis comme le PLQ ou bien QS et tout beigne dans l’huile même si ceux-ci supportent des groupes terroristes ou sont des extrémistes? Mais lorsqu’il s’agit de gens qui ont une opinion contraire à la rectitude politique multiculturaliste canadienne, on les crucifie tout simplement. Prenez par exemple le leader démocrate et indépendantiste catalan, Carles Puigdemont, le gouvernement fédéral lui a interdit la venue au Canada. Misère.

      Il semble que la censure multiculturaliste canadienne pardonne aux corbeaux et s’acharne sur les colombes. Continuer votre discours M. Bock-Côté, la très grande majorité des gens sont à l’écoute.

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 mai 2019 15 h 07

      @Cyril Dionne,

      "Il est temps que les gens pacifiques peuvent (sic) s'exprimer dans une démocratie sans que leur personne ou ceux qui en ont la responsabilité, en soient inquiétés." - Cyril Dionne

      Entendre prêcher le pacifisme de la part d'un extrémiste de droite qui traite à qui mieux mieux ses adversaires d'islamo-fascistes..

      - Mieux vaut être sourd que d'entendre ça.

    • Cyril Dionne - Abonné 2 mai 2019 16 h 05

      @Christian Montmarquette

      Si on agit comme un islamo-fasciste, eh bien, l'étiquette vous va très bien. C'est le bon vieux réflexe Adil Charkaoui, vous savez, votre grand ami de Québec solidaire, de traiter les autres de tous les noms lorsqu'ils ne sont pas d'accord avec vous. Ça fait dur lorsque vos amis et supporteurs sont de la trempe d’un terroriste islamiste.

      Et on attend encore pour vos diplômes et qualifications, vous qui avez traité plus de 55% des Québécois d'imbéciles parce qu'ils n'étaient pas d'accord avec vous. Or, les grandes accusations requièrent de grandes preuves basées sur des assisses plus solides que le roc. Elles sont où vos qualifications comme expert? Elles sont où?

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 mai 2019 23 h 48

      @Cyril Dionne,

      Personnellement je me méfierais d'un prétendu enseignant qui affirme Québec solidaire veut instituer une théocratie au Québec. J'espère que ce n'est pas le genres de balivernes qu'il enseigne à ses élèves.

      À savoir si les Québécois sont de grands érudits politiques.. Il ne faut pas être très ferré dans le domaine pour reporter les libéraux durant 15 ans au pouvoir.

    • Raynald Collard - Abonné 3 mai 2019 07 h 36

      @Christian Montmarquette
      "À savoir si les Québécois sont de grands érudits politiques.. Il ne faut pas être très ferré dans le domaine pour reporter les libéraux durant 15 ans au pouvoir."

      Ouf! Quelle condescendance! Quel mépris! Pauvre gauche! Alors regardons côté QS. Les Québécois ont mis 12 ans pour se décider à élire 10 députés qsistes. Et encore ... en surfant sur une vague d'écœurite aiguë des Libéraux, en cachant la partie sombre de leur programme, puis, après les élections, en s'abstenant d'appuyer une motion sur l'intégralité du territoire québécois, et surtout!, en contredisant outrageusement leurs positions antérieures sur la laïcité de l'État.

      Christian Montmarquette, compte tenu de ces revirements successifs sur des principes fondateurs ayant défini au départ ce parti et sur lesquels ils ont été élus le 1er octobre dernier, combien en resterait-il maintenant au lendemain de 10 élections partielles?

    • Christian Montmarquette - Abonné 3 mai 2019 11 h 58

      @Raynald Collard,

      "Quelle condescendance! Quel mépris! Pauvre gauche! Alors regardons côté QS. Les Québécois ont mis 12 ans pour se décider à élire 10 députés qsistes..." - Raynald Collard

      Ce n'est pas de la condescendance, c'est un fait. Sans compter que le Québec vient de remplacer les néolibéraux du PLQ par les néolibéraux de la CAQ . - Quel avancement!

      Sachez aussi que le nombre de députés de QS n'est que le reflet d'un mode de scrutin aussi inéquitable qu'antidémocratique, puisqu'avec un mode de scrutin proportionnel Québec solidaire aurait fait élire 8 députés plutôt que 2 en 2012 et 10 députés plutôt que 3 en 2014 et 21 députés au lieu de 10 en 2018.

      Il n'y a d'ailleurs rien d'étonnant à ça, quand on sait qu'en 2014, qu'il fallait 105,000 votes à QS pour faire élire un député, alors qu'il n'en faut que 25,000 aux libéraux.

      Sources :

      "Que donnerait une proportionnelle mixte?"- L'actualité

      https://lactualite.com/politique/elections-2018/que-donnerait-une-proportionnelle-mixte/?

      "Et si nous avions eu un mode de scrutin proportionnel?" - Radio-Canada

      https://ici.radio-canada.ca/special/2018/elections-quebec/resultats-proportionnelle-mixte-compensatoire-mode-scrutin/

  • Claude Saint-Jarre - Abonné 2 mai 2019 06 h 42

    OK

    J'appuie cette lettre/demande.

  • Claude Saint-Jarre - Abonné 2 mai 2019 06 h 57

    Pas si facile

    "Et si l’on est en désaccord avec certaines opinions, on a bien entendu le loisir de les contredire publiquement, ainsi que de leur opposer nos propres arguments. C’est par le débat pacifique et non par la violence que doivent se régler les différends politiques."
    Cependant, il n'est pas si facile de se faire entendre. Il faudrait une éducation pour nous aider à le faire, mais aussi une sorte de conseil de vie démocratique dans chaq ue ville. Roméo Bouchard parle de cela, surtout dans son livre: Constituer le Québec et Survivre à l'offensive des riches.

  • Christian Montmarquette - Abonné 2 mai 2019 06 h 58

    La triste censure de Mathieu Bock-Côté...

    C'est donc trisss.. la censure de Mathieu Bock-Côté..

    Alors que :

    1 ) Il y a DES années que Bock-Côté m'a bloqué sur Twitter.

    2 ) Qu'il m'a bloqué sur Facebook quelque chose comme 5 à 7 ans.

    Les incrédules n'ont qu'à se rendre sur le second statut public de ma page Facebook en date d'hier.
    La preuve est là.

    Et comme je suis le seul «Christian Montmarquette » de Facebook.

    Je ne suis pas difficile à trouver.

    • Denis Baillargeon - Inscrit 2 mai 2019 09 h 12

      Et moi je suis bloqué sur la page facebook de Xavier Camus , que je suis donc triss !

    • Gilles Delisle - Abonné 2 mai 2019 09 h 18

      Vos prétentions accusatrices ressemblent, à s'y méprendre , à un aveu de culpabilité.

    • Jean-René Jeffrey - Abonné 2 mai 2019 09 h 47

      Sérieusement!... Quelqu'un vous a bloqué sur Twitter et sur Facebook et cela vous habilite à laisser entendre implicitement qu'il est normal et souhaitable de provoquer l'interdiction d'un débat public entre deux intellectuels reconnus? On a bloqué votre ego sur les média sociaux, donc la censure par menace est acceptable... Ne trouvez-vous pas qu'il y a là une sorte de narcissisme pas très défendable?

    • Pierre Grandchamp - Abonné 2 mai 2019 10 h 36

      Méchante différence entre empêcher une personne de s'exprimer dans une université, dans une librairie.......!!!!!!

    • André Chevalier - Abonné 2 mai 2019 10 h 36

      Je suis libre d'interdire à un individu l'accès à ma maison.
      C'est la même chose pour mon domaine facebook ou twitter. S'introduire chez quelqu'un, ça ne fait pas partie de la liberté d'expression.
      Au vu de vos interventions habituelles, je ferais la même chose que M. Bock-Côté à votre endroit.

    • Sylvie Paré - Abonnée 2 mai 2019 10 h 36

      Vous venez d'illustrer en quelques mots ce que ces intimidateurs font. Vous êtes de cette même mouvance fascisante. Donc point de surprise.

    • Bernard Dupuis - Abonné 2 mai 2019 10 h 36

      Ce n’est pas parce que vous êtes banni de la liste privée d’amis de MBC que cela justifie la censure publique des conférences de MBC. Encore une fois, vous utilisez le sophisme enfantin de la double faute : je ne suis pas si coupable que ça de mes mauvais coups, car mon frère a fait la même chose que moi.

      Je ne vois pas d’autres raisons de censurer MBC sauf le ressentiment idéologique qui animent ses adversaires déchainés.

    • Sylvie Lapointe - Abonnée 2 mai 2019 10 h 53

      Le JdM, c’est comme Le Devoir. Ils vont publier ce qu’ils veulent (en référence à un de vos commentaires précédents à propos du JdM). Ceci dit, avez-vous reçu des menaces du JdM, de MBC? C’est surtout ce dernier point - les menaces - que les auteurs de ce texte veulent porter à notre attention, menaces de la part de censeurs qui se comportent comme des casseurs.

    • Raynald Rouette - Abonné 2 mai 2019 11 h 06


      M. Dupuis, bien d’accord avec vous.

      D’ailleurs je vous invite à muter au Journal de Montréal, lire le texte de Normand Lester daté du 1er mai intitulé « Québec solidaire et les idiots utiles », bonne lecture!

    • Daniel Vézina - Abonné 2 mai 2019 11 h 36

      Aux dernières nouvelles, Québec Solidaire nous a fait la démonstration, ou à tout le moins, GND,
      que de nuire à l'ordre public n'est pas un problème pour faire 'valoir' ses points.

      A quel partit politique vous êtes associé déja ?

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 mai 2019 11 h 40

      @ Bernard Dupuis,

      Je n'ai pas été banni de la "liste privée" de MBC.

      J'ai été bloqué de ses "statuts publics.

      Et la question n'est pas de savoir si je suis coupable.

      Mais que Bock-Côté se lamente d'une censure qu'il impose lui-même aux autres.

    • Gilles Bonin - Inscrit 2 mai 2019 11 h 42

      Cher monsieur, on est libre de vous lire. Ne pas vous accepter sur un réseau social est un choix non pas une censure.

    • Marc Brosseau - Abonné 2 mai 2019 11 h 45

      Moi, j'aimerais bien ne pas avoir à lire toutes vos jérémiades sur ce site mais, comme disait l'autre, je me batterai pour que vous ayez le droit de vous exprimer. Je suis aussi parfaitement d'accord avec B. Dupuis qui vous rappelle qu'il y a une grande différence entre "être bloqué" par MBC sur Twitter ou Facebook et la censure publique dont il a fait l'objet. Ne pas savoir faire une nuance aussi simple en est inquiétant. Soyez sans crainte, je ne vous chercherai pas sur FB. C'est cela la liberté. Si vous ne voulez pas entendre ce que MBC a à dire, ne l'écoutez pas, mais ne l'empêcher pas de s'exprimer comme bon lui semble, et ne vous réjouissez pas non plus que d'autres le fassent.

    • Claude Gélinas - Abonné 2 mai 2019 11 h 51

      Perspicace comme vous l'êtes, vous devez connaître les raisons motivant MBC de vous exclure de son réseau. Car parfois, à force de ne pas renouveler notre discours cela devient lassant pour notre interlocuteur.
      En somme, pourquoi ne pas tenter l'effort de nous surprendre : nouvelles approches, nouveau discours, nouvelle vision et surtout, surtout ne pas toujours diaboliser le PQ. Cette division ne contribuant en rien au projet de pays.

    • Annie-Ève Collin - Abonnée 2 mai 2019 11 h 54

      Bloquer une personne de son propre compte Facebook ou Twitter n'est pas de la censure : Monsieur Bock-Côté ne vous empêche aucunement de vous exprimer, seulement, il ne souhaite pas échanger avec vous. C'est son droit. Ceux qui ont fait des menaces à cause de sa conférence auraient très bien pu, de la même façon, ne pas aller l'écouter.

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 mai 2019 12 h 10

      @ Claude Gélinas

      1 ) Vous savez que dalle de mes anciens commentaires sous MBC.

      2 ) Ça ne change rien au fait que MBC se lamente d'une censure qu'il impose lui-même aux autres.

      3 ) Parlant de changement de discours.. Une très forte cohorte de péquistes ne trouve rien de mieux à faire que de s'attaquer constamment à QS, en laissant une voie complètement ouverte aux fédéralistes de la CAQ et des libéraux. Cherchez l'erreur?

    • Lola Thiffault - Abonnée 2 mai 2019 13 h 43

      Pauvre Monmarquette
      Peut-être que ce bloquage est dû au fait que votre argumentaire victimaire victimaire et sans grande profondeur tourne en rond comme un hamster de la pensée.
      Lola Thiffault.

    • Christiane Gervais - Abonnée 2 mai 2019 13 h 47

      Etre bloqué sur un réseau social c'est comme si, au cours d'un cocktail, en circulant parmi des dizaines de personnes et, qu'après en avoir entendu un répéter toujours le même discours et s'en prendre à ce en quoi on croit, on décidait d'aller finir la soirée dans un autre groupe, en souhaitant qu'il soit plus ouvert et que les individus qui le forment ne soient pas de la même eau que celui que l'on quitte, bloque, enllève de sa liste.

      Rien à voir avec la censure que de ne pas avoir envie de partager avec quelqu'un sur un réseau social, même quand notre page est en mode "public".

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 mai 2019 14 h 50

      "Et moi je suis bloqué sur la page facebook de Xavier Camus" - Denis Baillargeon

      Camus ne se lamente pas d'être censuré comme MBC.

      Dans son cas, il se plaint d'un comportement qui adopte lui-même avec les autres.

    • Cyril Dionne - Abonné 2 mai 2019 17 h 14

      Bien dit Mme Thiffault.

      « Peut-être que ce blocage est dû au fait que votre argumentaire victimaire et sans grande profondeur tourne en rond comme un hamster de la pensée. »

      « Priceless ». J’imagine un certain tributaire de la pensée de Québec solidaire tourner en rond dans une cage d’hamster et je ne peux pas m’empêcher de sourire. Défendre l’indéfendable est maintenant la devise de nos soldats du Parti multiculturaliste-socialiste des islamo-fascistes québécois et « canadians ». Adil Charkaoui en est en fier. Il a la larme à l'œil.

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 mai 2019 18 h 15

      "Ne pas vous accepter sur un réseau social est un choix non pas une censure." - Gilles Bonin

      Alors qu'on ne vienne pas prétendre que ce gars-là est un grand intello, quand on sait qu'il bâillonne l'opposition.

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 mai 2019 18 h 19

      "GND.. que de nuire à l'ordre public n'est pas un problème pour faire 'valoir' ses points." - Daniel Vézina

      Pour votre information GND a gagné sa cause en cours suprême.

      Et question de nuisance à l'ordre public, je constate que vous soutenez la position de Jean Charest.

      "Gabriel Nadeau-Dubois a gain de cause en Cour suprême" - Radio-Canada

      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/811123/cour-supreme-jugement-nadeau-dubois-morasse-greve-etudiante-outrage-tribunal-desobeissance

    • Sylvie Lapointe - Abonnée 2 mai 2019 18 h 20

      Du même souffle, j’abonde dans le même sens que le précédent commentaire de Lola Thiffault publié plus haut. Montmarquette semble aimer les tourniquettes, comme un hampster qui tourne en rond de la pensée. Sauf qu’il a tout de même la chance de pouvoir s’indigner dans Le Devoir après avoir été boycotté par le Journal de Montréal et Mathieu Bock-Côté.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 2 mai 2019 19 h 44

      M Montmarquette, je dois avouer que je ne lis plus vos commentaires. Je me décide à vous le dire après avoir vu sans les lire les innombrables commentaires dont vous vous fendez aujourd'hui. Allez-vous m'accuser de vous censurer?

    • Carmen Labelle - Abonnée 2 mai 2019 21 h 36

      Ouf! À lire vos propos agressifs sur les réseauxsociaux et dans les médias, je comprends que vous ayez été bloqué. Le débat n'est pas synonyme d'attaques personnelles et de «trolling,»;vous ne sembez pas faire la différence.

    • Christian Montmarquette - Abonné 3 mai 2019 08 h 04

      " À lire vos propos agressifs " - Carmen Labell

      À l'instar de votre idole, vous vous contentez d'affirmer vos poncifs.

  • Richard Maltais Desjardins - Abonné 2 mai 2019 06 h 59

    La posture de la victime


    Que des gens veuillent poser des gestes illégaux à l'endroit de leurs semblables, ce n'est rien de si inusité. Qu'ils en conçoivent le projet en raison des opinions de ceux-ci, non plus. Mais nos lois sont justement là pour protéger entre autres la liberté d'expression. Il suffit de se placer sous la protection de celles-ci. Les polices sont là pour ça.

    Mais il est bien plus commode de nourrir le fantasme d'un complot terroriste que nos lois seraient pour l'instant impuissantes à contrecarrer. Cela augmente encore un peu le prestige de la Victime et justifie en apparence les mesures répressives inspirées par le noble principe de précaution. Genre PL21.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 2 mai 2019 07 h 51

      Comment ne pas comprendre que : un (e) policier (e) , un (e) enseignant(e), un juge ne doivent pas porter de signes dérangeants quand ils sont en fonction? Que dirait-on d’un policier se présentant avec l’insigne du PLQ pour effectuer une arrestation?

      Nos propres religieux (euses) ont délaissé leurs signes religieux, comme l’a démontré avec sarcasme JFL .Alors, pas gênant de demander à d’autres de faire ce que les nôtres ont fait, naguère.

      Quant à moi, le projet de loi 21 se serait appliqué à toutes les institutions d’enseignement! Le voile musulman, c’est la marque de commerce de l’islam politique financé par les pétrodollars. Comme le dit la musulmane Leila Lesbet:"Notre étoile jaune !" Quand, l'été dernier, j'ai vu des familles sur le bord du lac, il y avait des familles, d'évidence, musulmanes; le père et ses fils en costumes de bain ou en shorts...la mère et ses filles habillées comme en hiver, avec le voile. Misère de misère, on est en 2019, en Occident...!!!

    • Jean Duchesneau - Abonné 2 mai 2019 08 h 16

      M. Maltais Desjardins,

      Vous êtes de très mauvaise foi envers Mathieu Bock-Côté. Il n'a jamais adopté une posture victimaire, bien au contraire.

      Vous dites: "Mais il est bien plus commode de nourrir le fantasme d'un complot terroriste que nos lois seraient pour l'instant impuissantes à contrecarrer."

      Que je sache, c'est la police qui a informé le libraire d'une possible intervention d'un groupe d'opposants, et c'est le libraire qui a décidé d'annuler l'événement. Ce qui est mis en question c'est la position de la police et celle du libraire au détriment de la liberté d'expression. C'est mérisant de votre part d'affirmer que Mathieu Bock-Côté joue à la vicime. Bien au contraire, il est particuliuèrement bien "équiipé" pour soutenir les débats les plus corsés, notammnent dans les médias français qui eux, ont la culture du débat. Vous vous discréditez en tentant de tuer le messager!

    • Bernard Dupuis - Abonné 2 mai 2019 10 h 53

      À qui s’applique le procès d’intention que vous faites ci-dessus? Aux défenseurs de MBC, à la librairie où devait se faire la conférence, aux médias ou à MBC lui-même? Ou même à tous les défenseurs du projet de loi 21? Par définition, un procès d’intention est toujours trop vague. Il produit souvent l'effet inverse que celui souhaité.

    • Sylvain Lévesque - Abonné 2 mai 2019 10 h 56

      Vous m'avez bien fait rire M. Maltais Desjardins, même si c'était involontaire, en enregistrant ce commentaire (en particulier son titre) tout juste après le commentaire de l'ineffable CM, qui remue toujours ciel et terre pour qu'on reconnaisse qu'il est objet de censure !
      Menacer quelqu'un de perturber un événement public auquel il participe, ou de s'en prendre à lui pour l'empêcher de parler, ce n'est pas la même chose que fermer la fenêtre lorsqu'une corneille nous ennuie depuis trop longtemps du même cri stérile.
      Exercer notre droit à la non-écoute et à la non-réaction, lorsqu'on est confrontés à des outrances idéologiques, c'est un début de recette pour la paix sociale.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 2 mai 2019 11 h 52

      "... nos lois sont justement là pour protéger entre autres la liberté d'expression. Il suffit de se placer sous la protection de celles-ci. Les polices sont là pour ça." - RMD

      La théorie, c'est toujours bien beau. À vous lire, vous accordez des mérites aussi complaisants que disproportionnés aux lois existantes. Dans la réalité, la force de ces dernières dépend toujours des capacités des organisations policières chargées de les faire respecter. Sur ce point, la librairie où devait se tenir le colloque ne semble pas être de votre avis, elle qui doit composer avec les gens sur le terrain et les forces de l'ordre qui sont rarement là où il le faudrait quand il le faudrait. À la lumière des évènements annoncés et de la protection effective pouvant être donnée par la police, la librairie a choisi, d'une manière logique et prévisible, la voie d'évitement plutôt que celle des pots cassés.

      La protection de la loi paraît parfois bien illusoire face à la détermination de ceux qui sont prêts à s'organiser pour l'enfreindre au nom de principes qu'ils estiment supérieurs. Il faut malheureusement en tenir compte si on tient à ne pas devenir leur victime. Une victime qui, pour ajouter l'insulte à l'injure, devra fort probablement subir ensuite les reproches culpabilisants des élites bien-pensantes.

      Toutefois, en guise de compensation et grâce à ses pourfendeurs, MBC a obtenu une médiatisation qu'il n'attendait pas mais qui au final favorise sa notoriété, qu'elle soit méritée ou pas.

      Si j'étais dans les rangs de ceux qui rêvent d'en découdre avec lui, je me dépêcherais de changer de tactique car celle-ci ne marche pas du tout. Ce n'est guère étonnant car les gens se réclamant de la nouvelle gauche se sont plus souvent qu'autrement révélés de bien piètres stratèges.

    • Marc Therrien - Abonné 2 mai 2019 12 h 35

      @ M. Dupuis,

      C'est que, bien souvent, la mauvaise foi ou le mensonge à soi-même, est le partenaire de tango du procès d'intention.

      Marc Therrien

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 2 mai 2019 22 h 30

      Je ne me défilerai pas. Je commencerai même par dire qu'on devrait garder les batailles de gazouillis pour d'autres lieux que celui-ci, où on peine déjà bien assez à garder un ton mesuré. Moi le premier ? Moi le premier si vous y tenez. Mais, justement, comme je ne veux pas entrer dans ce genre de chicanes de cour d'école, je ferai les concessions qui me paraissent appropriées.

      Je ne connais rien des menaces dont les organisateurs ont été victimes, mais je doute qu'elles aient été telles que la sécurité physique de qui que ce soit ait été en danger. Si tel était le cas, cependant, ce n'est pas la liberté d'expression qui est en cause, mais l'intégrité de ces personnes. Rien ne saurait justifier cela, même en représailles.

      Je ne sais pas si le libraire ou MBC ou qui que ce soit a voulu tirer parti de cette menace, réelle ou pas. Ce n'est pas du tout impossible. On n'a qu'à se rappeler l'annulation de cet autre événement (non annoncé publiquement, on s'en souviendra) auquel MBC et D. Baril devaient participer à l'UQAM. Je ne m'excuserai pas de le répéter ici : il y a eu une instrumentalisation concertée pour constituer un groupe clairement identifié en victime d'un autre groupe réputé agresseur, en une théatralisation qui n'a pas commencé là mais qui ne cesse de s'amplifier.

      Mais en l'occurrence présente, je ne sais pas. Mes suppositions étaient téméraires et je me réjouis que le peu de crédit dont je jouis ne leur donne aucun poids. S'il se trouve des gens pour y applaudir sans en savoir plus long que moi, je ne m'en réjouis pas du tout.

      J'ajoute que mes spéculations étaient non seulement téméraires, mais qu'elles étaient injustes à l'endroit de MBC. Ce n'est pas du tout pour lui en reconnaître quelque mérite moral, mais je sais très bien qu'il n'est pas du genre à reculer dans ce genre d'affaires. Je laisse à d'autres le soin de dire si c'est par courage ou par calcul. Je ne battrai pas plus fort ma coulpe.

      Voilà.

    • Carmen Labelle - Abonnée 2 mai 2019 23 h 32

      @RMDesjardins
      Vous dites «Que des gens veuillent poser des gestes illégaux à l'endroit de leurs semblables, ce n'est rien de si inusité. Qu'ils en conçoivent le projet en raison des opinions de ceux-ci, non plus. Mais nos lois sont justement là pour protéger entre autres la liberté d'expression. Il suffit de se placer sous la protection de celles-ci. Les polices sont là pour ça.»

      Or c'est justement cela que l'on a objecté au projet de loi et à la journée contre l'islamophobie; objection ô combien décriée par la gauche radicale , les islamo-gauchistes et les tenants du «politically correct»( j'emploie l'anglais à dessein)

      Quand on voit avec quelle véhémence et violence les antifas, Jaghi Signh en tête, avec les contre-manifs contrevenant au droit de manifester, essaient d'empêcher de s'exprimer les tenants de la laicité et de l'immigration comme mesure humanitaire vs l'immigration comme tactique de relations publiques/politiques et comme mesure d'affaiblissement du fait français-laique en Amérique,, quand on voit les conférences un peu partout envahies par des protestataires qui vont jusqu,à faire de la casse, un libraire peut vouloir se protéger,. Ceci étant dit c' est a mon avis très pleutre, mais voilà où le politically correct, les actions aggressives( comme devant le TNM aux représentations de SLAV) et les poursuites de certaines groupes -de certaines personnes de certaines religions, nous ont conduit.

      Capituler devant la censure dans une démocratie mène à la dictature; c'est aussi grave à mon sens que d'être collabo dans la France envahie par les nazis.

      Quant à la victimite dont vous accusez MBCôté et ce libraire, vous feriez mieux de reagarder de votre côté de la clôture l'instrumentalisation qu'en font les minorités ethniques et religieuses et qui dégénèrent en Qc bashing ahurissant. Quand on a connu il y a moins de 50 ans d'êre en tant que majorité dominée par la minorité, il y a de quoi hurler.

    • Carmen Labelle - Abonnée 2 mai 2019 23 h 37

      Pour faire suite à ma première réponse, je vous invite à visionner cet épisode à Radio-Canada de «Corde sensible» sur la liberté d'expression, une expérience à l'UQAM, avec commentaire de Normand Baillargeon https://ici.radio-canada.ca/premiere/corde-sensible

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 3 mai 2019 07 h 27

      Merci, madame Labelle. Nous ne serons pas capables de démêler ensemble ce qui relève de part et d'autre de la mise en scène, de la provocation, de la victimisation, etc. J'en profite donc pour réitérer mes regrets. Mais ce ne sera pas pour appeler les sermonneurs à la rescousse.

    • Christian Montmarquette - Abonné 3 mai 2019 08 h 26

      "Les gens se réclamant de la nouvelle gauche se sont plus souvent qu'autrement révélés de bien piètres stratèges." - Jean-Charles Morin

      J'éviterais d'aborder la question sous cet angle, pusique que Québec solidaire dépasse désormais le PQ autant en nombre de députés qu'en intentions de votes.

    • Christian Montmarquette - Abonné 3 mai 2019 14 h 31

      @ Carmen Labelle,

      "Quand on voit avec quelle véhémence et violence les antifas, Jaghi Signh en tête.." - Carmen Labelle

      "La Cour d’appel donne raison au militant anarchiste Jaggi Singh" - Le Soleil, 4 avril 2019

      "Jaggi Singh a été arrêté le 20 août 2017 lors d’une manifestation contre l’extrême droite à Québec. Il a été accusé d’entrave et de supposition de personne pour s’être présenté sous le nom de «Michel Goulet» avec comme adresse «Le Colisée».

      Sans compter que l'entrave et la supposition de personne ne sont pas de la violence.

      Entrave :

      https://www.educaloi.qc.ca/capsules/les-principales-infractions-contre-ladministration-de-la-justice

      Supposition de personne :

      http://avocate-montreal.ca/supposition-de-personne

    • Jean-Charles Morin - Abonné 3 mai 2019 15 h 11

      "Les gens se réclamant de la nouvelle gauche se sont plus souvent qu'autrement révélés de bien piètres stratèges." - Jean-Charles Morin

      "J'éviterais d'aborder la question sous cet angle, puisque que Québec Solidaire dépasse désormais le PQ autant en nombre de députés qu'en intentions de votes." - CM

      Monsieur Montmarquette, le fait de toujours vouloir se comparer à pire que soi ne fait pas de vous nécessairement une meilleure personne. Si QS dépasse aujourd'hui le PQ en nombre de députés, il n'a là-dessus aucun mérite à s'attribuer: le PQ a fait le travail tout seul. Navrant spectacle, il faut en convenir.

      Pour ce qui est des intentions de vote dont vous semblez vous gargariser, ce genre de donnée fluctue à tous les jours. "Les chiffres varient, bien fol qui s'y fie" aurait dit François 1er. De toute manière, pour prétendre un jour au pouvoir, c’est la CAQ que QS devra doubler et non le PQ.

      Pour ma part, le PQ de JFL (et de son ombre qui actuellement le remplace au pied levé) est à inclure dans la "nouvelle gauche" qui adore se tirer dans le pied à la moindre occasion. La grosse différence entre le PQ et QS, c'est qu'au PQ ce sont les députés qui partent dépités, alors qu'à QS ce sont les militants qui foutent le camp en claquant la porte (et vous savez ici de qui je parle...).