Un mal profond en éducation

Il faut endurcir les jeunes et les préparer à la vraie vie.
Photo: iStock Il faut endurcir les jeunes et les préparer à la vraie vie.

Le Québec traverse actuellement une grave crise dans le domaine de l’éducation : haut taux de décrochage scolaire, analphabétisme, délabrement des écoles, épuisement des enseignants, abandon massif des nouveaux enseignants, diminution radicale des inscriptions en enseignement, etc. Bien sûr, il serait facile de pointer les coupables les plus évidents : les gouvernements et le manque d’argent. Malheureusement pour nous, le mal qui ronge le système d’éducation québécois est beaucoup plus profond et beaucoup plus diversifié.

Comment pouvons-nous promouvoir l’éducation dans une société où l’effort est plus important que le résultat ? « Tu as fait de ton mieux et c’est correct. » Non ! Il faut arrêter de chouchouter les enfants et il faut les habituer à la vraie vie dès l’enfance. L’effort, c’est bien, mais ce n’est pas ça qui comptera lorsque le chirurgien n’arrivera pas à sauver la vie de son patient. Le phénomène de « l’enfant de verre », tellement fragile et délicat que le moindre échec peut le briser, doit cesser ! Il faut endurcir les jeunes et les préparer à la vraie vie. Ce travail doit être fait par les parents. Mais eux aussi sont responsables de la crise actuelle.

Comment valoriser le travail de l’enseignant quand un parent vient l’engueuler parce que son enfant a échoué, a été puni ou ne comprend pas ? Comment valoriser l’éducation quand des parents écrivent aux enseignants pour demander qu’ils n’enseignent rien de nouveau parce qu’ils partent en voyage ? Je vous le demande humblement, comment ? Nous vivons dans une société où les enfants-rois sont devenus parents et où les enfants sont devenus des dieux intouchables qu’on ne peut contredire ni contrarier sous peine de graves conséquences.

Comment valoriser l’éducation dans une société où de plus en plus de gens crachent sur l’éducation ? Ne nous en déplaise, les réseaux sociaux sont le reflet d’une grande couche de la société, celle des petites gens à qui personne ne demandait leur avis autrefois mais qui aujourd’hui ont tous un micro pour se faire entendre. Ces petites gens véhiculent des messages dangereux comme ceci : « Plus tes éduquer plus tes un formaté su nouvelle horde mondiale… », « Men *** de l’école moé pas besoin de sa un diplome », « On ses bin toé tes éduqué aek tes grosses études de riches qui chie sul monde ». Dans le Québec profond qui considère celui qui réussit en affaires comme un « crosseur » et celui qui est éduqué comme un prétentieux qui s’élève au-dessus des masses parce qu’il ne fait pas de fautes de français, l’éducation ne peut pas être valorisée. Et si elle n’est pas valorisée, comment la rendre attrayante ?

Nous sommes dans un cercle vicieux où l’éducation est de plus en plus méprisée, dévalorisée et présentée comme un travail plus difficile que les douze travaux d’Hercule, ce qui pousse de plus en plus de jeunes à abandonner l’idée d’enseigner, aggravant donc par le fait même la crise qui sévit. Soyons réalistes, ce n’est pas en faisant un plus gros chèque que tous les problèmes vont disparaître comme par magie. C’est en nous remettant en question en tant que société et en décidant de réellement encourager et valoriser l’éducation en en faisant une priorité. LA priorité. Poussons les jeunes à réussir, à faire des efforts, à écouter leurs professeurs, à s’informer, à s’éduquer, à aimer apprendre. Réapprenons à aimer l’école et nos enseignants. Accompagnons-les. Aidons-les. Aidons notre avenir.

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33 commentaires
  • Jacques-André Lambert - Abonné 16 février 2019 02 h 55

    La meilleure façon

    Les enfants des députés et des ministres devraient fréquenter l’école publique.
    Ça devrait être un article de loi.
    Vous verriez la situation de l'école publique s’améliorer d’année en année.

    Le gouvernement Lesage, à l’époque de la Commission Parent, a cédé aux revendications des évêques catholiques. Aux écoles privées.
    La révolution dans le domaine de l’éducation avait vécu.
    Les classes aisées ont maintenu leur privilège.
    Et l’État s’est mis à subventionner quiconque désirait transmettre sa culture ou sa religion d’origine dans le cadre de l’enseignement privé. (Dans le secteur privé, les signes religieux seront permis. N’est-ce pas?)

    Le seul lobby qui compte - le peuple - n’a pas accès aux officines discrètes et aux cafés privés. Aux échanges de bons services… Sauf dans la petite boîte aux quatre ans.

    À l’étage du ministère, c’est le réseau de contact entre les théoriciens universitaires en quête de statut et "certains" fonctionnaires apprentis-sorciers tout aussi déconnectés.

    Au sous-sol, les profs de plus en plus précaires qui ont à jongler avec des élèves manifestant de plus en plus de problèmes relationnels de moins en moins encadrés, avec des classes remplies à capacité et à qui on demande d’intervenir à la manière des écoles alternatives.

    Pour paraphraser Félix Leclerc, la meilleure façon de tuer un futur homme/femme/etc., c’est d’l’empêcher de s’éduquer.

    C’est aussi la meilleure façon de tuer une vocation de prof.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 16 février 2019 16 h 15

      Votre réflexion sur les écoles privées me rejoint parfaitement.Quant au fait qu'un Ministre de l'Éducation envoie ses enfants au privé, je ne pense pas qu'on doive légiférer; mais, à tout le moins, ça envoie un message.

    • Roxane Bertrand - Abonnée 17 février 2019 07 h 02

      Si vous souhaitez chercher des coupables, retournez-vous vers les choix électoraux des québécois.

      Pendant 15 ans, les électeurs ont préféré investir en « santé » en votant pour un gouvernement qui pensait que les jeunes de l'école public ne « mourront pas de ne pas avoir de livres ». Le financement de l’école public est passé de 36% du budget total à 22%.

      Pendant ce temps, les écoles privées ont augmenté le montant qu’elles demandent aux parents. Cela fait en sorte que moins de gens de la classe moyenne y ait accès. Malgré tout, le privé aide le financement du public car le gouvernement ne paie pas la complète contribution d’un élève inscrit au privé.

      Le vrai malaise en éducation, c’est : où allons-nous chercher 1,5 milliard pour assurer un développement futur adéquat de l’education?

    • Jean-François Trottier - Abonné 17 février 2019 09 h 11

      M. Lambert. une minuscule correction même si j'appuie ce que vous dites.

      Étant enfant j'ai assisté à plusieurs rencontres-discussion d'un groupe de professeurs créé à l'incitation de Paul Gérin-Lajoie en vie de préparer ce qui allait devenir la Commission Parent. J'étairt jeune. impressionné, et je me souviens très bien.

      J'y ai entendu discuter d'écoles de polyvalence à plusieurs degrés d'enrichissement, de collèges post-secondaires pour réunir en un seul lieu tant les "techniques" que les "professionnels", de langues et beaucoup de mathématiques. C'était autour de 1958, Gérin-Lajoie savait où il allait, je vous jure.
      L'abbé Louis O'Neill était présent, futur ministre de Lévesque pour vous situer, qui ne devenait véhément que pour parler contre l'enseignement des curés. Eh oui. Un autre père, moins connu aujourd'hui, était présent et acquiesçait silencieusement.

      Tous des enseignants. Tous extrêmement sensibles au passage d'expertise d'un système à l'autre ainsi qu'à la formation des maîtres, impossible en quelques années.
      Aussi, on a décidé de suggérer aux commissaires de ne pas tuer les écoles privées et même de favoriser leur survie pendant quelques années, environ 10 ans. Pas 50! Ce ne sont donc pas les évêques qui ont valu cette décision.

      D'autre part et pour mémoire, puisque notre système actuel est empêtré dans une philosophie-guimauve et une morale-gomme baloune qui veulent que l'enfant soit naturellement bon et naturellement intéressé, ledit groupe s'est posé des questions longtemps pour trouver des moyens de contre le détestable Rousseauisme qui maintenant régit les programmes (avec une bonne dose de Piaget appliqué sans distinction. Effrayant!).

      Mais le pire, oui le pire, sera certainement que suite à des constats d'échec on décide de tout casser et recommencer à neuf. La prudence est essentielle en éducation, nous parlons d'être humains.

    • André Labelle - Abonné 17 février 2019 10 h 17

      La meilleure façon dites-vous ! Moi je vous dit que la meilleure façon qu'une société a d'avoir un système d'enseignement de qualité ce n'est pas en prenant à partie qui les profs, qui les enseignants, qui les parents. Ah! j'oubliais il y a aussi les enfants qui sont perçus comme le problème numero un.
      La meilleure façon d'avoir un système d'éducation de qualité est de lui accorder toutes les ressources nécessaires, pas en lui coupant les vivre. La corrélation entre les coupures en éducation et le succès des écoles privées devrait pourtant nous être éloquente et amener les citoyens à exiger du gouvernement de fournir au système scolaire toutes les ressources dont il a besoin.
      Alors que le réseau des écoles privées nous indique clairement comment avoir un meilleur système d'éducation, beaucoup souhaiteraient le voir disparaître. Ainsi on pourrait continuer à se complaire dans la médiocrité en se convainquant faussement d'une réussite. Ce n'est pas en brisant le miroir qu'on améliore son image.
      Cessons de nous attaquer aux effets. Agissons sur les causes, nous serons alors enfin efficaces. Évitons de lacher la proie pour l'ombre. Évitons de prendre les effets, plus faciles à observer, pour les causes, elles souvent plus profondes.
      «[...] Une conviction bien assurée détruit l'information qui la dément.»
      [Edgar Morin in "Pour sortir du XXè siècle"]

  • André Labelle - Abonné 16 février 2019 05 h 52

    WOW !

    Après moi le déluge. J'ai rarement lu un texte aussi rétrograde, simpliste, démagogique et antipédagogique.
    J'espère que des études universitaires à venir ouvriront les idées à l'auteur et lui montreront que la réalité est beaucoup plus complexe que ce qu'il perçoit.
    Je pense qu'un des problèmes de l'éducation c'est d'avoir été prise trop souvent en otage par des pédagogues qui se pensaient être le centre de l'Univers et qu'après eux, le déluge.

    « On parle toujours mal quand on n’a rien à dire. »
    [Voltaire]

    • Pierre Grandchamp - Abonné 16 février 2019 12 h 18

      Désaccord! Sur le fond,M. Massicotte a raison. Il y a, chez nous, une certaine "détérioration sociale" qui fait en sorte que trop d'enfants arrivent à l'école avec des problèmes. Il y a l'enfant-roi...pis des parents-rois.

      Je suis retraité de l'éducation. J'ai un enfant qui est prof. Je rencontre, assez souvent, des enseignants(es) présentement....qui racontent combien ce n'est pas facile.

      Ce n'est pas pour rien que les écoles privées accueillent, de plus en plus, d'enfants.D'ailleurs, cela n'aide pas nos écoles publiques.Au Québec, il y aurait 22% des enfants au privé; à Montréal, le tiers!

    • Marc Therrien - Abonné 16 février 2019 12 h 34

      Et Ludwig Wittgenstein vous dirait: "Ce dont on ne peut parler, il faut le taire".

      Marc Therrien

    • André Labelle - Abonné 16 février 2019 18 h 01

      @ Pierre Grandchamp
      Vous évoquez « une certaine "détérioration sociale"». On est loin d'«Un mal profond en éducation». L'enseignement, l'éducation n'est pas une bibite en dehors de tout, comme la vague qui porte le bateau n'est pas en dehors de la mer. Enseigner n'a jamais été facile. Le plus difficile est sans doute de comprendre ceux et celles à qui on "enseigne". Là réside tout l'art du pédagogue.
      Chaque génération, et le rythme s'accélère sans arrêt, présente des différences d'avec la précédente. Toffler, déjà il y a quelques dizaines d'années parlait du Choc du futur. Platon lui-même en son temps déplorait les méfaits de la modernité de l'époque (et on ne parle pas d'hier n'est-ce pas !) sur la jeunesse qui ressemblait beaucoup à nos enfants-rois. Ils ont toujours été là à embêter l'enseignant incapable de comprendre et de s'adapter.
      Quant aux écoles privées, leur succès tient essentiellement au fait que l'enseignement public a été privé des ressources financières et matérielles nécessaires à cause des coupures budgétaires des gouvernements successifs qui n'agissaient que pour assurer leurs réélections. Si bien qu'au fil des années, les écoles publiques sont devenues le tiers-monde de l'éducation.
      Et de pauvres enfants seront aux prises avec des supposés pédagogues aigris qui les blâmeront pour ne pas correspondent à l'image idéale de l'enfant qui boit les paroles du maître.
      J'espère que l'auteur du texte reprendra contact avec la réalité ...

      «Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté.»
      [ Winston Churchill ]

    • Pierre Grandchamp - Abonné 17 février 2019 07 h 29

      @ M. André Labelle en tout respect. Bon! Je persiste et signe. Globalement, M. Massicotte a raison. La vérité choque parfois! Suis parti du système d’éduction, en 1993, comme retraité. J’ai des proches qui sont dans l’enseignement. Depuis une dizaine d’années, je m’intéresse à cette question. Plusieurs indices, ces dernières années, ont été lancés. Je vais essayer d’être le plus bref possible.

      -Le fait que plusieurs jeunes profs décrochent et que des profs d’expérience, en ayant assez, se réorientent... Le fait que les jeunes cégepiens sont de moins en moins intéressés à faire carrière dans l’enseignement.
      - Le fait que, de plus en plus de profs, sont victimes de violences verbales, voire physiques par des élèves : des chiffres ont été publiés récemment. Aussi, parfois, violences verbales de parents.

      -Le fait que de plus en plus de parents, bon nombre n’étant pas de la classe aisée, se serrent la ceinture pour envoyer leurs enfants au privé- Voyant cela, les écoles publiques ont lancé des programmes spéciaux de concentrations(sports études, arts études, musique études, programme international…etc) pour essayer de contrer l’exode vers le privé. Ce qui fait que, si vous enseignez dans une classe « ordinaire », au régulier, vous courez la chance d’avoir des élèves moins performants, moins motivés ou ayant des problèmes d’apprentissage ou autres.
      -Le quart des enfants de maternelle sont en difficultés
      Voir: https://www.ledevoir.com/societe/education/539330/le-quart-des-enfants-des-maternelles-du-quebec-sont-en-difficulte

      -Le nombre d’élèves en difficultés EHDAA (élèves handicapés ou en difficultés d’adaptation ou d’apprentissage) ne cesse d’augmenter dans les écoles québécoises. En deux ans seulement, on en compte 15 000 de plus, a appris Le Journal. Au secondaire, près de 30 % des élèves font maintenant partie de cette catégorie dans le réseau public.
      http://www.journaldequebec.com/2017/03/06/15000ele

      -L’éclatement de

    • Pierre Grandchamp - Abonné 17 février 2019 09 h 04

      En complément au message précédent.-L’éclatement des familles. Ici, je veux faire attention : une séparation est parfois préférable à une vie d’enfer. Mais, quand un enfant en est rendu à son 3e père. Je connais une mère qui a eu 4 enfants de 4 pères différents.

      -Dans ma région, l’an dernier, il y eut une augmentation de cas référés à la DPJ. Qui dit cas de DPJ ,dit cas d’enfants barnouettés.

      Tout cela fait que c'est plus difficile pour un jeune Québécois de décrocher son diplôme d'études secondaires en 5 ans. Mais, grâce à notre système d'éducation des

    • Pierre Grandchamp - Abonné 17 février 2019 09 h 15

      En complément au message précédent. - L'éclatement de la famiile.Mais, attention, parfois une séparation est préférable à une vie d'enfer.
      -Dans ma région, il y eut augmentation des cas de références à la DPJ. Qui dit DPJ, dit assez souvent enfants barouettés.

      Bon! Cela n'aide pas à obtenir un DES en 5 ans. Mais, grâce à notre système d'Éducation des Adules, on parvient à en récupérer beaucoup.
      « Le Québec, champion du raccrochage scolaire Bien qu’il soit à la traîne pour le taux de diplomation au secondaire, le Québecest premier de la classe en raccrochage scolaire. La part de la population des 25 à 34 ans titulaire d’au moins un diplôme d’études secondaires place le Québec au sommet du classement des provinces canadiennes en matière de raccrochage. Ainsi, bien que la réussite d’un programme de cycle supérieur dans les écoles publiques pour la population âgée de 15 à 18 ans au Québec soit de 64 % en 2015, 89 % des Québécois âgés de 25 à 34 ans sont titulaires d’un diplôme d’études secondaires. »-Gérald Fillion dans son émission à la SRC citant « L’Institut statistique. »

    • Jean-François Trottier - Abonné 17 février 2019 10 h 34

      M. Labelle,
      "J'ai rarement lu un texte aussi rétrograde, simpliste, démagogique et antipédagogique."

      Ce texte n'est pas simpliste, contrairement au vôtre.
      L'auteur expose une opinion personnelle sans user d'arguments non-fondés et sans sens caché. Rien de démagogique. Le vôtre... Vous combattez un élitisme qui n'est pas présent du tout ici et sans le nommer. C'est ça être démagogue.

      L'auteur n'aborde aucun sujet qui concerne les classes d'enseignement. Il parle de climat social. Où est l'anti-pédagogie????

      Qu'est-ce qui vous donne le droit de vous contredire à tout vent ? Passer d'un bienveillant "on est loin d'un mal profond" à un condamnant "les écoles publiques sont le tiers-monde de l'éducation", faut le faire! Y a un mal profond ou y en a pas ?

      Est-ce parce que vous avez la bonne morale sociale et pas M. Massicotte ? Est-ce parce qu'il n'accuse pas les "classes dominantes", unique point sur lequel doit porter toute "bonne pédagogie" ?

      M. Massicotte parle du manque de considération face au savoir dans les sociétés occidentales, en se concentrant sur la nôtre.
      Vous hurlez contre les méchants qui ne pensent qu'à nuire aux pauvres.
      Ah! M. Massicotte n'a pas la "bonne" révolution en tête! Haaaa! 'scusez!

      Pour le simplisme vous vous y connaissez à fond :
      Vous expliquez le succès du privé : le public a été privé des ressources financières parce que le gouvernement veut assurer sa réélection...
      C'est telllement niaiseux! J'ai pas de pomme, c'est la faute du voisin qui en a une.
      Puis vous dites que les électeurs souhaitent que ça reste comme c'est.
      M. Massicotte dit que l'éducation n'est pas assez valorisée. Il est au moins 4 pas devant vous, pas le contraire!
      Votre seule préoccupation est de condamner les méchants. semble-t-il.

      Je souhaite certainement que le gouvernement cesse de subvenir au privé. Mais en vos termes ça devient ridicule, revanchard et sans objet.

      Enfin, parlant de rétrograde, votre analyse date au moins du marxisme de

    • Pierre Grandchamp - Abonné 17 février 2019 13 h 42

      Le Ministère des Affaires municipales classe les municipalités selon leur indice de vitalité économique. Quintile 1=super! Quintile 5=ça ne roule pas fort. http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/economie/i

      Le Ministère de l’Éducation classe les écoles selon l’indice de dévaforisation
      http://www.mels.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/docu

      Une cote allant de 1 à 10. La cote 10=très, très dévaforisée. Alors si vous enseignez dans une localité avec un indice de développement économique élevé, il y a des bonnes chances que les écoles qui s’y trouvent ne soient pas cotées défavorisées et que votre pratique d’enseignant y soit plus facile. A ce que je sache, les maternelles 4 ans actuelles sont dans des écoles classées TRÈS défavorisées. Ici, il faut saluer l’idée du Ministre de développer des ressources pour détecter très tôt les problèmes d’apprentissage chez les enfants et y apporter l’aide appropriée.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 17 février 2019 13 h 47

      Plus haut, j'ai parlé du cas d'enseignants victimes de violence. Voici une référence:
      "Le nombre de professeurs victimes de violence à l’école a augmenté de près de 50 % depuis 10 ans. Des menaces de mort du grand gaillard de 5e secondaire aux gifles, coups de pieds et coups de poing des enfants de maternelle, les enseignants en voient de toutes les couleurs et dénoncent une banalisation de la violence à l’école.
      https://www.ledevoir.com/societe/education/519586/violence-contre-les-profs

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 16 février 2019 07 h 28

    … enfants-rois !?!

    « Nous vivons dans une société où les enfants-rois sont devenus parents et où les enfants sont devenus des dieux intouchables qu’on ne peut … . » (Samuel Massicotte, Futur étudiant au Bacc,
    Enseignement secondaire, Mashteuiatsh)

    De ces « enfants-rois » devenus parents ou d.ieux intouchables, comment et pourquoi la société devrait comme les éduquer autrement qu’ailleurs des « enfants-verres » ?

    Le jour où ces personnes, d’efforts et de résultats, se réaliseront pour de « vrai » d’éducation, aucun obstacle ne parviendra à les dissuader ni de résultats ni d’efforts !

    Vives les …

    … enfants-rois !?! - 16 fév 2019 -

  • Bernard Morin - Abonné 16 février 2019 09 h 03

    Je ne sais pas si le mal profond en éducation tient surtout à une attitude débonnaire des parents vis-àvis l'école et l'enseignement. Il y a effectivement de nombreux parents qui ralongent les congés par les deux bouts comme si la présence de leurs enfants à l'école était plutôt secondaire. Malheureusement il y a également des enseignants, et des directions d'école qui les autorisent, qui font de même en confiant leurs éléves à des suppléants mal préparés et en pénurie un peu partout au Québec.

  • Marguerite Paradis - Inscrite 16 février 2019 09 h 11

    APPRENTISSAGE TOUT AU LONG DE LA VIE

    Monsieur Massicotte, tant qu'une société par l'entremie de ses institutions comme la famille et l'organisation du travail ne promotte pas l'apprentissage tout au long de la vie, l'éducation sera toujours à la traine.

    • Clermont Domingue - Abonné 16 février 2019 14 h 37

      Madame, j'ai de la difficulté avec votre (promotte).Est-ce le verbe promotter ou le verbe promouvoir? Je pense qu"il faut lire : promeut...