La laïcité continue de diviser à QS

Cette question a continué à entretenir un malaise parmi les membres de QS.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Cette question a continué à entretenir un malaise parmi les membres de QS.

Dans son édition du samedi 29 décembre, en page B 1 dans « L’année 2018 en dessins », Le Devoir revient sur la question de la laïcité, qui reste un enjeu non résolu dans la population et dans les partis politiques.

Décrivant la position de QS, il est écrit : « Québec solidaire hésite encore entre une laïcité à la Bouchard-Taylor et l’ouverture inclusive tolérant les signes religieux portés par les employés de l’État. » Cela n’est pas exact ; la division est bien plus profonde. S’il est vrai que certains prônent une laïcité dite inclusive, il en est d’autres pour une laïcité fortement affirmée où le devoir de réserve s’appliquerait à l’expression de toute idéologie (politique, religieuse ou autre) pour tous les employés de l’État pendant qu’ils sont dans l’exercice de leurs fonctions.

La position actuelle de QS sur la laïcité date de 2008 et est fondée sur le rapport publié par la commission Bouchard-Taylor. C’est à cette position que les candidats se sont ralliés lors de la dernière élection même si certains étaient peu à l’aise à l’idée de la défendre activement, et cela, d’un côté comme de l’autre. C’est un compromis qui avait été adopté pour éviter la dissension quant à la promesse de Françoise David à savoir que le véritable débat devrait se faire plus tard.

Cette question a continué à entretenir un malaise parmi les membres de QS, mais l’appareil du parti a réussi à tenir le couvercle bien serré sur la marmite. L’arrivée de François Legault et son projet de loi sur les signes religieux ont changé la donne. On ne peut plus prétendre qu’il s’agit d’un faux problème, et c’est pour en discuter que QS tiendra un conseil national en mars 2019.

Manon Massé rappelle, avec raison, que de tenir un débat est un signe de santé démocratique ; malheureusement, celui-ci ne réglera rien. En effet, le CCN (Comité de coordination nationale) manoeuvre pour restreindre l’ordre du jour, et ce ne sera donc pas un débat de fond portant sur la laïcité. Il n’est pas question de savoir ce que les membres du parti pensent ; il est uniquement question de fixer l’interprétation du programme actuel, dont les points en examen n’ont pourtant jamais été débattus ni votés par les membres.

Si le CCN réussit sa manoeuvre, seulement deux options seront proposées aux délégués. On peut les résumer comme ceci :

Affirmer que la position actuelle, inspirée du rapport de Bouchard-Taylor, est toujours pertinente.

Au nom de la liberté de religion, permettre le port de signes religieux par tous les employés de l’État, peu importe leur fonction.

Il existe, dans le membrariat de QS et dans la population en général, un désir de promouvoir une laïcité plus affirmée, mais cela ne sera pas examiné lors de ce conseil national. La position que devra prendre la députation de QS par rapport au projet de loi de la CAQ ne sera pas discutée non plus.

En somme, rien n’est fait pour crever l’abcès, et l’on doit conclure que oui, à QS, la laïcité continue de diviser. De part et d’autre, on s’affuble de qualificatifs réducteurs, mais QS aurait mieux à faire que d’entretenir une chicane entre les laïcs « racistes islamophobes » et les inclusifs « idiots utiles de l’islam politique ». Une véritable solution ne peut provenir que d’un véritable débat, ouvert, complet et respectueux.

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93 commentaires
  • Gilles Bonin - Abonné 4 janvier 2019 00 h 20

    Oh! que ces choses

    titillent la pensée QS...

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 4 janvier 2019 12 h 56

      Moi, ce qui me titille, c’est que le parti QS m'apparait hypocrite sur la question de la souveraineté et de la laïcité, et d'un angélisme néfaste sur le plan économique.

    • Nadia Alexan - Abonnée 4 janvier 2019 13 h 21

      Monsieur Moysan a raison. L'élite de QS a toujours détourné la discussion sur la question de la laïcité en faveur de ses membres islamistes qui ont pris en otage cette formation supposément progressiste.
      Effectivement, les dissidents de Québec Solidaire sur la question de la laïcité ont formé un groupe Facebook en 2013, qui s'intitule: "Refonder une gauche laïque» avec sa raison d'être: «La dérive de Québec solidaire vers les positions de la gauche régressive est une trahison de l'engagement pris lors de la fondation de ce parti qui se veut de gauche, féministe et altermondialiste, de compléter la laïcisation de l'État. C'est une tâche urgente de la gauche laïque de se regrouper pour mettre fin au discrédit de la gauche qu'entraîne cette trahison aux yeux de larges pans de la population auprès desquels la droite se présente comme les défenseurs conséquents de la laïcité.»
      En réponse aux insultes lancées aux tenants de la laïcité, Bernard Larivièere, (maintenant décédé) un des fondateurs du Collectif Laïcité de QS, a écrit un essai qui s'intitule: «Enfin, la laïcité» où il explique: «Si vous êtes laïque, on vous a sûrement déjà traité de xénophobe, de raciste, d’islamophobe ou même d’arabophobe, sans oublier de paranoïaque. De plus, on vous a peut-être dit que vous étiez une personne fermée, intégriste, doctrinaire, injuste, antireligieuse… Heureusement, au-delà de ces insultes, il y a chez certains quelques arguments pour soutenir l’opposition à la laïcité, et souvent même une redéfinition du concept.»
      Lisez aussi mon article intitulé: «La gauche se trompe lourdement sur la laïcité» publiée dans le Devoir le 26 octobre 2018.

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 janvier 2019 14 h 16

      @ Raymond Saint-Arnaud

      "QS m'apparait hypocrite sur la question (..) de la laïcité..

      « La sécularisation de l'État n'est pas la laïcité »

      La laïcité a été instituée pour faire en sorte qu'il n'y ait aucune religion d'État et qu'aucune personne ne soit exclue du système public sur la base de ses croyances religieuses. 

      Dans les circonstances, je vois donc mal comment on pourrait se servir de la laïcité pour empêcher des musulmanes ou autres d'accéder à des emplois gouvernementaux. En fait, cela créerait même une situation assez paradoxale où il y aurait plus de liberté et d'inclusion dans le système privé que dans le système public qui se veut pourtant "public" et donc ouvert à toutes et à tous par définition.

      Ceux qui militent pour retirer le droit d'expression religieuse dans la fonction publique ont bien le droit de le faire, mais qu'ils n'appellent pas ça de la laïcité et lui trouvent un autre nom. Car la sécularisation de l'État, ce n'est pas de la laïcité. Et tant qu'à y être, appelons ça par son nom, une lutte anti-religieuse.

      Christian Montmarquette 

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 janvier 2019 14 h 35

      En complément de commentaire :

      Pour ne prendre que cet exemple, 

      Avant la Révolution tranquille et la laïcisation des écoles publiques, TOUS les enseignants qui désiraient travailler dans nos écoles catholiques DEVAIENT être catholiques; ce qui excluaient de facto tous les autres citoyens qui auraient désiré postuler. Un état de fait qui a cessé et qui demeure depuis la Commission Parent et la création du Ministère de l'Éducation, qui permet aux enseignants de toutes confessionnalités et de toutes allégeances religieuses (ou de non croyance) de travailler dans nos écoles publiques. 

      Ce qui démontre bien que la laïcité de l'État, n'est pas l'exclusion des religions, mais leurs mises sur un même pied d'égalité FACE à l'État, qui n'est pas une "personne", mais une organisation, une institution conçue de manière à pouvoir accueillir tout le monde sans discrimination en regard de leur religion, puisqu'il s'agit d'une "institution publique" et donc ouverte à toutes les confessions. 

      Aujourd'hui, "les laïcistes" voudraient inverser la situation, pour exclure toutes les religions du système public; ce qui apparait comme vouloir en revenir à un système d'exclusion - comme le faisait jadis l'ancien système catholique - plutôt que comme un système d'inclusion où tous et toutes peuvent oeuvrer quelque soit leur confession ou leur athésime.

      Christian Montmarquette

    • Christian Roy - Abonné 4 janvier 2019 16 h 27

      " L'esprit critique établit des distinctions, et distinguer est un signe de modernité. " Umberto Eco
      Intrigue: Ce qui me frappe dans les propos des laïcistes est le malaise qu'ils semblent entretenir envers le laïcisme qui défini fort bien leur position. Comment cela se fait-il ? La position laïciste se défend. C'est celle qui fut adoptée par la République française. Est-elle un facteur de succès du vivre-ensemble de nos cousins européens ? Y a-t-il quelque chose à cacher ? De toute façon, chaque pays a son histoire et une situation géographique déterminante. La confusion qu'ils alimentent en n'adoptant pas clairement le terme de laïcisme donne à penser que l'État québécois n'est présentement pas laïque, à tout le moins "pas complètement laïcisé." (Alexan). Ce qui est faux. Je persiste à dire que notre État est neutre, sécularisé et respectueux de la liberté de conscience et de religion de tous les citoyens du Québec. Ces trois points sont essentiels. Le système scolaire public est déconfessionnalisé et on y interdit présentement tout prosélytisme. Ce n'est pas la présence d'employés qui porteront exceptionnellement un signe religieux qui y changera quelque chose; ce que les faits corroborent tous les jours grâce au professionnalisme de tous les employés. Bien sûr, il existera toujours dans la société un courant de pensée privilégiant l'uniformité et l'homogénéïté. Il simplifie la vie, sécurise...mais appauvrit le terrain comme on dit en médecine. Cette conception met en péril une société où la liberté individuelle - encadrée par nos codes civil et criminel - peut s'épanouir et être nourrie par une éducation progressiste des nouvelles générations et une diffusion limpide de cette information auprès de la population. Bien sür, l'exercice de la liberté n'est pas de tout repos et elle demande de la part de chacun un minimum de réciprocité. Les débatteurs pourront-ils identifier clairement leur camp ? Laïcité ouverte à la québécoise ou laïcisme à la française ?

    • Jean-Charles Morin - Abonné 4 janvier 2019 17 h 20

      "La laïcité a été instituée pour faire en sorte... qu'aucune personne ne soit exclue du système public sur la base de ses croyances religieuses." - Christian Montmarquette

      Ça, c'est votre interprétation personnelle qui, à mon avis, pervertit l'intention de départ car pour beaucoup d'entre nous, dont je suis, la laïcité a toujours visé la fin du mariage forcé entre l'Église et l'État, donc entre l'état et toute religion, quelle qu'elle soit, contrairement à ce qui était le cas jusqu'à la fin du règne de Duplessis.

      La laïcité exige, en regard du fonctionnement de l'État et en particulier en ce qui concerne ceux et celles en position d'autorité qui sont appelés à l'incarner, d'exclure toute référence à la religion et non de permettre à toutes les religions de s'y épanouir librement suivant un supposé principe d'égalitarisme et de neutralité mal comprise, comme vous semblez le suggérer.

      L'État, tout en assurant la liberté de pratique religieuse pour tous les citoyens, se doit lui-même de pouvoir opérer en dehors de tout concept religieux et, pour ce faire, se doit de prendre tous les moyens pour atteindre cet objectif dans son fonctionnement, y compris l'obligation d'interdire tout prosélytisme en son sein.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 4 janvier 2019 18 h 19

      @Nadia Alexan. Vous reprenez à votre compte cette citation:
      « «Si vous êtes laïque, on vous a sûrement déjà traité de xénophobe, de raciste, d’islamophobe « 

      C’est étonnant que vous repreniez ce vocabulaire équivoque à votre compte.
      « Être laïque » n’est pas l’équivalent que d’être partisan de la « laïcité de l’État » C’est l’État et ses institutions qui sont « laïques », dans la mesure qu’elles ne sont attachées ou redevables à aucune institution religieuse.

      L’individu qui est « laïque » indique un « rang » qu’il occupe dans une communauté de « croyants ». Dans la religion catholique, les laïques désignent les fidèles qui n’exerce pas de fonctions sacerdotales. De sorte que le croyant « laïque » peut fort bien, en raison de sa culture démocratique être favorable à la « laïcité » de l’État... D’autre part, le « croyant laïque «, s’il est attaché à son « église », au point de la placer au-dessus des lois civiles, ce « laïque » va défendre » de façon chauvine son église et ses croyances, combattant du coup la « laïcité » et la neutralité de l’État.

    • Christian Roy - Abonné 4 janvier 2019 19 h 11

      "Aujourd'hui, "les laïcistes" voudraient inverser la situation, pour exclure toutes les religions du système public; ce qui apparait comme vouloir en revenir à un système d'exclusion - comme le faisait jadis l'ancien système catholique - plutôt que comme un système d'inclusion où tous et toutes peuvent oeuvrer quelque soit leur confession ou leur athésime." - Christian Montmarquette

      Ce que vous dites là m'apparait juste. Voilà peut-être une raison du malaise des laïcistes à ne pas se déclarer publiquement "laïcistes". Les rapprochements avec notre bonne vieille Église catholique et les autres systèmes de croyances enfermés sur eux-mêmes sont indésirables pour qui veut avoir une bonne image de soi-même.

      L'option laïciste consiste fondamentalement à transformer l'État en organisation religieuse qui prescrit l'habillement requis pour y travailler. Elle est d'après moi rétrograde au même type que les intégrismes de toute dénomination (et je ne parle pas seulement de l'Islam). Les impératifs de pureté exigés par les laïcistes envers l'État québécois freinent la marche de l'avènement d'un pluralisme vécu de manière intelligente, informée et civilisée.

      Remarquez que leur discours vise à faire croire que le péril est à nos portes et que nous sommes collectivement incapables de penser par nous-mêmes devant les prêcheurs de toute obédience.

      Est-ce de la naïveté que de croire en nous, comme peuple ?

    • Jean Thibaudeau - Abonné 4 janvier 2019 19 h 32

      Christian Montmarquette
      Je ne suis pas étonné de vous voir mêler les définitions en prétendant mettre les pendules à l'heure. C'est la grande spécialité des anti-racistes.

      La définition de LAÏCITÉ que vous donnez est celle de la NEUTRALITÉ de l'État. Celle-là même que Philippe Couillard a tenté de faire se contenter les Québécois avec sa Loi 62. Pas étonnant: Couillard et QS ont tenu le MÊME discours pendant plus d'un an.

      La LAÏCITÉ implique essentiellement la SÉ-PA-RA-TION des Églises et de l'État. SÉPARATION, ça veut dire: pas de religion(s) dans les institutions publiques! Toute autre définition est un travestissement du concept, de même que tout adjectif qui lui est accolé (du genre "ouverte", "inclusive" et cie.). Et il se trouve que c'est celle que les Québécois appuient massivement, comme l'ont montré pas moins de 4 sondages récents.

      De plus, cessez de parler d'exclusion de qui que ce soit dans la fonctiin publique (AUTRE DÉFORMATION typique aux opposants de la laïcité). La future loi demandera seulement de retirer les signes religieux pendant les heures de travail. Il n'y a rien là-dedans qui touche le moindrement la liberté de conscience ou qui empêche les croyants de toute religion de travailler dans la fonction publique. Seuls ceux et celles qui tiendront absolument à affronter la volonté populaire très majoritaire s'exclueront d'eux-mêmes.

    • Nadia Alexan - Abonnée 4 janvier 2019 23 h 35

      À Jean Thibaudeau: De plus, puis que les femmes qui portent le voile déclarent haut et fort qu'elles ne sont pas obligées par le patriarcat de le porter et qu'elles le portent par choix personnel, alors elles peuvent très bien l'enlever pendant les heures de travail, dans la fonction publique.

    • Christian Roy - Abonné 5 janvier 2019 00 h 18

      M. Thibaudeau,

      Vous êtes laïciste, non ?

      Votre conception correspond clairement à cela. En acceptant d'adopter ce vocable, il me semble que vous éviterez vous-même de travestir le concept de laïcité. Nous vivons au Québec et nulle part ailleurs.

      Permettez-moi s.v.p. d'affirmer que la laïcité dites "ouverte" ou "inclusive" est un modèle aussi valable que celui que vous prônez. Il a de plus le mérite d'être une réponse québécoise à un épineux problème de "vivre ensemble". Je suis fier de notre inventivité.

      En tout respect.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 5 janvier 2019 06 h 33

      « La LAÏCITÉ implique essentiellement la SÉ-PA-RA-TION des Églises et de l'État. »

      Les majuscules et les syllabes détachées sont une bien délicate façon de faire la leçon aux petits enfants. On applaudira : vous avez tout dit, tout compris et autres je n'aurais pas mieux dit.

      Ce que la neutralité religieuse de l'État implique seulement, c'est que le fait d'appartenir à une religion ou à aucune religion ne confère ou n'enlève par lui-même aucune légitimité politique aux individus et aux groupes qui s'en réclament. Si un nombre suffisant d'intégristes religieux réussisait à faire élire des députés intégristes religieux, ils auraient au parlement la même légitimité de défendre leur conviction que les souverainistes ou les fédéralistes. Ni plus. Ni moins. Aux yeux de l'État, les croyances religieuses bénéficient de la même protection que n'importe quelle forme de la liberté de conscience et d'expression. Manifestement, pour les laïciens, cette neutralité ne plairait qu'à condition qu'elle continue d'exclure de la sphère politique ceux qui sont dans l'erreur, comme aux vieux temps catholiques.

      Que cet état neutre continue à accorder des privilèges fiscaux à des organisations religieuses est une survivance d'accommodements dont elles ont bénéficié quand elles ont été dépouillées de leur légitimité politique afin qu'elles puissent continuer un temps à rendre les services en santé et en éducation, notamment (et je ne dis pas du tout qu'elles s'en acquittaient toujours correctement). Ce rôle social s'étant peu à peu disloqué, il n'y a plus de raison de maintenir ces protections spéciales.

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 janvier 2019 06 h 53

      @Jean-Charles Morin

      "La laïcité a été instituée pour faire en sorte qu'aucune personne ne soit exclue du système public sur la base de ses croyances religieuses." - Christian Montmarquette Ça, c'est votre interprétation personnelle" - Jean-Charles Morin

      Désolé de vous contredire, mais il ne s'agit pas de "mon interprétation personnelle", mais de l'histoire de la laïcisation du système d'éducation telle qu'expliquée par un de ses instigateurs lui-même, Guy Rocher, lors de la présentation de son mémoire en commission parlementaire sur la Charte des valeurs.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 janvier 2019 07 h 21

      @Jean Thibaudeau,

      Vous le dites vous-même.

      La laïcité, c'est la neutralité DE L'ÉTAT et donc, des institutions, des lois des règles. Pas des personnes.

      Par définition les sociétés comme les nôtres sont plurielles et diversifiées où les individus font des choix optent pour une religion, l'athéisme ou l'agnosticisme et ne sont donc pas "neutres". La neutralité est donc une position, une règle "institutionnelle" et non personnelle.

      Exiger des enseignants ou de quiconque de se comporter comme une institution est une aberration à sa face même et relève d'un travestissement, d'une dérive et d'un abus du sens de la laïcité.

      Comme je le dis plus haut, ceux qui militent pour retirer le droit d'expression religieuse dans la fonction publique ont bien le droit de le faire, mais qu'ils n'appellent pas ça de la laïcité et lui trouvent un autre nom. Car la sécularisation de l'État n'est pas la laïcité, c'est une lutte anti-religieuse.

      Christian Montmarquette

    • Carmen Labelle - Abonnée 5 janvier 2019 09 h 44

      Richard Maltais Desjardins
      Si je comprends bien votre propos: »t, pour les laïciens, cette neutralité ne plairait qu'à condition qu'elle continue d'exclure de la sphère politique ceux qui sont dans l'erreur, comme aux vieux temps catholiques. », vous dites que l’egalite homme -femme est une question de dogme religieux et non de morale naturelle? Que sous prétexte de neutralité nous devrions laisser place en politique à des idéologies obscurantistes patriarcales ; alors il faudrait aussi laisser un nouveau parti hitlerien voir le jour en Europe et supporter que des députés de ce parti portent des symboles nazis au Parlement? Dangereuses elucubrations

    • Jean Thibaudeau - Abonné 5 janvier 2019 12 h 02

      Richard Maltais Desjardins
      Il est bien qiestion de "légitimité politique" des individus et des groupes dans ce débat! Et vous revenez encore sur cette notion de neutralité de l'État, alors que le projet de loi porte sur sa laïcité.

      Il se trouve tout de même qu'en France, un parti islamique comme il est apparu en Ontario et en Belgique ne pourrait pas être reconnu, pour une double raison:

      1- parce qu'il s'opposerait d'emblée au principe républicain à la base de la Constitution;
      2- parce qu'il contreviendrait à l'esprit de la Loi de 1905 sur la laïcité de l'État.

      Il ne faut pas perdre de vue que la démocratie n'est rien d'autre qu'un mode civilisé de rapport de forces, la dictature de la majorité. Même les protections accordées aux minorités ne le sont toujours qu'en vertu du bon vouloir de la majorité, en bout de ligne. Et ce régime a toute légitimité pour défendre son existence contre ceux qui voudraient l'annihiler en utilisant ses mécanismes internes.

      L'État laïque français ne RECONNAIT aucun culte. Ce n'est donc pas sa mission de les favoriser même sur un pied d'égalité les unes avec les autres. Il protège le droit de conscience et de culte, ce dernier dans la mesure où il ne contrevient pas à l'ordre publique. Pour assurer sa condition laïque, il définit un espace publique dans lequel l'expression religieuse n'a pas sa place. Pas les croyants eux-mêmes, évidemment, seulement l'expression manifeste de leurs croyances!

      C'est précisément ce que la forte majorité des Québécois s'époumonne à demander depuis la Révolution tranquille, mais que les opposants comme Charest et Couillard se sont systématiquement évertués à lui refuser.

    • Carmen Labelle - Abonnée 5 janvier 2019 23 h 03

      Mario Jodoin, cela fait des années que le collectif sur la laïcité et une bonne partie des membres essaient de remettre sur le tapis cette position dont le vote en 2009 a été très serré et peu fiable. Mais il y a eu depuis moultes manigances et manoeuvres d'instances du parti noyautées et de membres islamophiles qui ont empêché que cela se fasse et que la démocracie s'exprime, même que Françoise David est intervenue un moment donné parce que les procédures n'avaient pas été respectées...Moi qui aie été candidate deux fois plutôt qu'une, ces manigances cette duplicité et cette hypocrisie m'ont fait dcroché. Plus jamais QS!

  • Mario Jodoin - Abonné 4 janvier 2019 01 h 01

    Précisions

    «La position actuelle de QS sur la laïcité date de 2008 et est fondée sur le rapport publié par la commission Bouchard-Taylor»

    En fait la partie du programme sur ce sujet a été adoptée lors d'un congrès tenu en 2009. L'interprétation du contenu du programme alignée sur les recommandations du rapport Bouchard-Taylor est survenue par après.

    «En effet, le CCN (Comité de coordination nationale) manoeuvre pour restreindre l’ordre du jour, et ce ne sera donc pas un débat de fond portant sur la laïcité.»

    Ce n'est pas le cas. En fait, une position de congrès ne peut être modifiée que par un autre congrès. Or, en mars, ce sera un Conaeil national qui aura lieu, pas un congrès. Cette instance ne peut pas modifier une décision de congrès, mais seulement son interprétation. Il est donc normal que le CCN restreigne l'ordre du jour à l'interprétation de la position du congrès de 2008, faire autrement irait à l'encontre des statuts du parti. Si des membres veulent revenir sur la position adoptée en 2009, ces personnes doivent faire inscrire ce sujet à un prochain congrès. Libre à vous d'initier une démarche dans ce sens.

    • Claude Bariteau - Abonné 4 janvier 2019 09 h 30

      Mise au point éclairante.

      Avant un prochain congrès où ce sujet sera débattu et un alignement sera pris, peut-on présumer que les élus de QS devront s'aligner sur l'une des deux positions identifiéespar l'auteur du texte ?

      Si c'est le cas, c'est le compromis de 2008 ou la position initiale qui sera l'alignement. Le compromis de 2009 s'inscrit dans la logique canadienne et la position initiale, dans une approche qui met la priorité sur le travail en banalisant les signes religieux visibles.

      Dans l'un et l'autre cas, les habitants du Québec sont définis des sujets modelés par des règles de partis et non des acteurs poitiques d'ici la tenue d'un Congrès qui pourrait déboucher sur un alignement diffrent.

      La question suivante se pose : pourquoi QS ne tient pas un Congrès sur ce point puisqu'il en sera question en 2019, ce qui permettait à ses députés d'avoir une position différente des deux choix qui seront présentés à son Conseil national ?

      À l'ugence s'impose des mesures d'urgence. S'y refuser a toujours des conséquences. Si QS avance qu'il abordera ce sujet possiblement lors du prochain congrès, il paraitra un parti figé par ses structures et non un parti qui s'inspire des positions de ses membres pour faire valoir ses vues.

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 janvier 2019 09 h 39

      D'accord avec vous M. Jodoin.

      Ce prétendu "membre en règle de QS" Gérard Moysan ne m'inspire aucune confiance et ne cherche qu'à diffuser une soi-disant division qui n'a rien à voir avec ce que je ressens des membres que je fréquentent chez QS.

      Et le titre-même de son article « La laïcité continue de diviser à QS », laisse croire qu'il s'agit bien plus d'un adversaire de Québec solidaire qui se fait passer pour un militant, que d'un véritable allié de QS.

      D'ailleurs, comment peut-on parler de "division", alors que la position officielle du parti ne sera adoptée qu'en mars prochain?

      C'est de la pure spéculation et malveillante en plus.

      Christian Montmarquette

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 4 janvier 2019 10 h 29

      Merci monsieur Jodoin. Depuis le congrès de 2008, la position de QS a-t-elle été réexaminée et reconduite en congrès ? Il serait étonnant qu'elle ait pu se maintenir si longtemps par la seule autorité du «politburo», compte tenu des réflexes démocratiques aiguisés des membres. Il est plus vraisemblable que Bouchard-Taylor offre au parti une position de compromis imparfaite mais pas assez divisive pour créer une crise dans ses rangs. En tout respect pour les gens du Collectif Laïcité, il leur faudra peut-être convenir qu'à leurs yeux cet enjeu est suffisamment important pour les éloigner d'une formation politique qui a d'autres chats à fouetter... et d'autres points de vue à accommoder à l'égard de cette question dans un esprit de compromis.

      Monsieur Bariteau soulève une question importante concernant l'aptitude des élus à se faire les dépositaires des voeux des habitants du Québec conçus comme acteurs politiques, contraints qu'ils sont par les lignes de parti. Il conviendra cependant qu'il n'appartient pas spécifiquement à QS de lever cette difficulté, qu'il ne sera pas plus à risque qu'un autre de faire prévaloir des intérêts particuliers ou partisans sur sa responsabilité acquise au titre de législateur en l'Assemblée nationale, mais surtout que ce n'est pas parce qu'il remettrait la question à l'ordre du jour d'un congrès qu'il y réussirait. S'il est essentiel et faisable que les députés QS soient en phase avec les membres du parti, faire en sorte qu'ils et elles se fassent les porte-voix de tous les électeurs de leurs circonscriptions (et non de ceux seuls qui ont voté pour eux), c'est pas mal plus compliqué.

    • Mario Jodoin - Abonné 4 janvier 2019 10 h 42

      Richard Maltais Desjardins

      «Depuis le congrès de 2008, la position de QS a-t-elle été réexaminée et reconduite en congrès »

      Ce congrès a eu lieu en 2009. Non, car toutes les tentatives de remettre ce sujet à l'ordre du jour d'un congrès ont été refusées par les délégué.es des Conseils nationaux qui ont le mandat de choisir les sujets à être abordés en congrès, et non pas le CCN (Comité de coordination nationale) comme la lettre le laisse penser.

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 janvier 2019 11 h 26

      @ Richard Maltais Desjardins,

      " Il est plus vraisemblable que Bouchard-Taylor offre au parti une position de compromis imparfaite mais pas assez divisive pour créer une crise dans ses rangs." - Richard Maltais-Desjardins

      - Vous avez entièrement raison là-dessus M. Maltais-Desjardins.

      Depuis le compromis adopté par l'aile parlementaire de Québec solidaire lors des élections de 2012 dans le marasme engendré par le "Wedge-Politic" de la Charte des valeurs du Parti québécois. Il n'y a eu aucune crise ni division sur le sujet à Québec solidaire.

      Et en ce qui concerne ce "Collectif Laïcité" de QS, il fait beaucoup plus parler de lui qu'il n'a d'appuis. Et fait, selon ce que j'en comprends, le "Collectif Laïcité" cherche à provoquer une fausse crise pour tenter de mousser un point de vue qui me semble bien loin de l'approche générale d'inclusion et de respect des droits humains fondamentaux endossés par la majorité de nos membres en concordance avec les valeurs et les principes de base de Québec solidaire.

      Christian Montmarquette

    • Pierre Desautels - Abonné 4 janvier 2019 11 h 39


      Autre précision. Quand Francoise David a déposé son "projet de loi Parizeau" en octobre 2013, elle respectait le programme et la volonté des membres de Québec solidaire, tout en reprenant les arguments de Jacques Parizeau, qui dénonçait la charte des valeurs.

      Et ce projet s'appuyait sur le rapport Bouchard-Taylor, soit essentiellement d'interdire les signes religieux aux juges, policiers, gardiens de prison et procureurs et le retrait du crucifix de Duplessis. Sans le refus honteux de ce compromis par le PQ, le Québec ne serait pas encore empêtré dans ce débat aujourd'hui.

    • Jean-François Trottier - Abonné 4 janvier 2019 12 h 04

      M. Montmarrquette,

      "Il n'y a eu aucune crise ni division sur le sujet à Québec solidaire."

      Rectification : il n'y aucune crise ni division sur quelque sujet que ce soit à Québec Solidaire. Jamais.

      Quand on dit "Solidaire", on comprend vite "unanime". Les respect de la démocratie chez QS est mieux organisé que dans un troupeau bêlant, enfin bêlant quand on lui permet, comme on a vu avec le dernier huis clos.

      Même sous Duplessis l'UN contenait plus de dissidence que QS, qui n'est rejoint que par, hé oui, le Parti Communiste Soviétique sous Staline.
      C'est bête mais c'est la réalité. Oh! Vous ne risquez rien, vous visez une clientèle qui ne connait rien à l'histoire, alors...

    • Michèle Sirois - Abonnée 4 janvier 2019 12 h 46

      Bien sûr que la question de la laïcité divise QS. Étant moi-même une membre fondatrice de QS, j'ai démissionné au congrès de nov 2009.J'ai même écrit une lettre au Devoir publié le 30 déc 2009 «Laïcité: Québec solidaire fait fausse route» https://www.ledevoir.com/opinion/idees/280207/laicite-quebec-solidaire-fait-fausse-route J'y explique en quoi l'enjeu n'a pas été compris à ce moment-là. Pour arriver à ce vote, j'ai aussi constaté qu'il y avait eu pas mal de manoeuvres auxquelles je ne me serais pas attendu pour un parti qui se disait féministe et prétendait faire de la politique autrement. À QS, la liberté religieuse des enseignants semble maintenant avoir pris le pas sur la liberté de conscience des enfants qui sont une clientèle vulnérable et captive comme l'écrivait Pierre Bosset (CDPDJ,1999 ) «Les symboles et rituels religieux dans les institutions publiques» (p.11-12). On a retiré les crucifix des écoles justement pour respecter les enfants. Et maintenant, on voudrait normaliser le port de signes religieux dans les écoles, certains étant même sexistes et infériorisant pour la femme, par des personnes qui sont des modèles pour les enfants et exercent une autorité.
      Je connais plusieurs autres membres de QS qui n'ont pas renouvelé leur adhésion à QS à cause de sa position sur la laïcité. D'autres, encore membres, y songent également. Des sondages ont montré que près de la moitié des électeurs de QS étaient également en faveur de l'interdiction des signes religieux et pour qui le compromis Bouchard-taylor ne va pas assez loin. Est-ce pour cela que QS essaie de manoeuvrer pour que les membres de la base ne puissent se prononcer avant le débat à l'Assemblée nationale?

    • Claude Gélinas - Abonné 4 janvier 2019 13 h 13

      Monsieur Montmarquette Bonne Année. J'aimerais connaître votre opinion sur l'interdiction faite aux journalistres d'être présents aux débats de QS. Je présume qu'à titre de démocrate cette décision a dû vous surprendre.

    • Nadia El-Mabrouk - Abonnée 4 janvier 2019 13 h 45

      On veut nous faire croire que les recommandations Bouchard-Taylor feraient office de règle absolue et marqueraient la limite du consensus. Or, s’il y a consensus sur l’interdiction des signes religieux aux personnes en «position coercitive», c’est qu’il y a consensus sur le fait que les signes religieux ne sont pas neutres. Mais peut-on réellement croire que l’objectif ultime de tant d’années de débat sur la laïcité soit la protection de la liberté de conscience des détenus? C’est d’abord à l’école que l’absence de laïcité pose problème. C’est la liberté de conscience des enfants et des parents qu’il s’agit avant tout de protéger.

    • Raymond Labelle - Abonné 4 janvier 2019 14 h 53

      De mémoire, et je peux me tromper, l'aile parlementaire de QS (alors trois députés) avait accepté le rapport B-T alors qu'il n'était pas si clair que c'était la position du congrès alors en vigueur. De mémoire, également faillible, l'aile parlementaire avait expliqué cet appui par la nécessité de mettre fin au débat, fût-ce par un compromis, en autant que celui-ci soit raisonnable, comme B-T a été estimé l'être. Comme le rapport B-T avait alors un potentiel de consensus parmi le partis politiques, cela aurait pu mettre fin au débat, ou en tout cas en diminuer sensiblement l'intensité.

      L'idée de mettre fin au débat se défend: quand celui-traîne et traîne, cela attire l'attention dans l'opinion publique sur les personnes visées, qui en ont eu déjà trop. De plus, il est plus que temps que l'on porte davantage d'attention à des choses qui changent nos vies. Ces signes sont acceptés dans la fonction publique fédérale, dans peut-être certaines provinciales et municipales, à la GRC et peut-être à d'autres corps policiers municipaux, et cela ne cause aucun problème. Qu'on en finisse avec ce psychodrame.

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 janvier 2019 14 h 58

      @Claude Gélinas,

      Bonjour M. Gélinas et bonne année à vous aussi.

      Non, j'ai au contraire et à la suite de la mauvaise foi des journalistes (et chroniqueurs) qui se sont servi malicieusement d'une proposition non adoptée sur la question du "matrimoine" pour tenter de nuire à QS, milité en faveur des huis-clos.

      D'ailleurs cela n'a rien d'exceptionnel et est même fréquent dans les parti politiques de même qu'au PQ, puisque:

      1 ) Les huis-clos sont monnaie courante dans les partis politiques et y compris au Parti québécois*

      2 ) Il n'y a eu aucun "déni de démocratie" ou contrôle de la direction, puisque ce sont les membres et délégués.es eux-mêmes qui ont proposé, voté et adopté ledit huis clos.

      * Référence :

      Congrès du Parti Québécois 8, 9 et 10 septembre 2017
      Palais des congrès de Montréal

      Extrait : "Seuls les déléguées et les délégués ont droit de parole et de vote au congrès national. Néanmoins, toute citoyenne et tout citoyen ont le droit de s’inscrire comme observatrice ou observateur et d’assister aux délibérations, excluant les huis clos."

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 4 janvier 2019 15 h 31

      C'est de la liberté des parents de déterminer quelles voies la liberté de conscience de «leurs» enfants devrait emprunter, voulez-vous dire, madame El-Mabrouk, en évitant soigneusement qu'ils soient exposés à d'autres influences. Tant qu'à faire, mettons-les donc sous cloche de verre, nos petits, à défaut de pouvoir renvoyer toutes les différences autres que les nôtres dans le placard.

    • Nadia Alexan - Abonnée 4 janvier 2019 15 h 45

      On exige de vous un minimum d'honnêteté intellectuelle, monsieur Richard Maltais Desjardins. On a sorti les catéchismes de nos cours pour ne pas endoctriner nos enfants. Et maintenant, l'on veut faire du prosélytisme par le biais des signes religieux ostentatoires et par l'endoctrinement du programme «Éthique et cours religieux» ECR?

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 4 janvier 2019 16 h 18

      Madame Alexan, je ne crois pas être en reste avec vous sur le plan de l'honnêteté intellectuelle. Vous pourriez mettre la vôtre au service d'une étude des finalités des cours ÉCR, telles qu'elles ont été inscrites au PFÉQ et les juger à leur mérite propre plutôt que de militer pour qu'on le largue... A moins que vous soyez à la fois contre la connaissance du fait religieux et contre l'apprentissage de l'examen critique de celui-ci.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 4 janvier 2019 16 h 19

      « Bien sûr que la question de la laïcité divise QS. Étant moi-même une membre fondatrice de QS, j'ai démissionné au congrès de nov 2009.J'ai même écrit une lettre au Devoir publié le 30 déc 2009 «Laïcité: Québec solidaire fait fausse route» «  Michèle Sirois

      En tout respect Madame. Malgré tous vos mérites personnels, Québec Solidaire a survécu à votre démission et à vos objections que vous avez rendues publiques il y a 10 ans. Et si, à cette époque, a contrario, vos thèses eussent été adoptées par le Congrès pour devenir la politique de QS concernant la laïcité, affirmeriez-vous comme vous le faites aujourd’hui que les positions minoritaires divisent le parti!

      Tout membre d’un parti a toujours le droit et la possibilité de démissionner pour marquer sa dissidence. Comprenons, cependant, que la dissidence marquée par une démission est et demeure une position individuelle et individualiste. Plus souvent qu’autrement, la dissidence indique qu’une personne n’accepte pas d’être en minorité sur un point « idéologique » particulier.

      Peut-être et sans doutes, depuis 10 ans, comme vous, d’autres dissidents et dissidentes se sont éloigné.es de QS. Ce qui n’a rien de particulier dans le monde des formations politiques. Cependant, il me semble que vous exagérez trop l’importance de votre départ et celle de vos idées pour affirmer que QS est « divisé » sur la question de la « laïcité ».

    • Christian Roy - Abonné 4 janvier 2019 19 h 57

      @ Mme Alexan

      M. Moysan termine son texte par ces mots: "mais QS aurait mieux à faire que d’entretenir une chicane entre les laïcs « racistes islamophobes » et les inclusifs « idiots utiles de l’islam politique ». Une véritable solution ne peut provenir que d’un véritable débat, ouvert, complet et respectueux."

      C'est bien dit. J'ajouterai que cette solution devrait s'accompagner d'une justesse dans le choix des termes et d'une collecte de faits objectifs et vérifiables.

      Vous écrivez ci-haut: "On a sorti les catéchismes de nos cours pour ne pas endoctriner nos enfants. Et maintenant, l'on veut faire du prosélytisme par le biais des signes religieux ostentatoires et par l'endoctrinement du programme «Éthique et cours religieux» ECR?"

      Voilà que vous associez le cours ECR à de l'endoctrinement. Sauf votre respect, ce programme constitue l'antidote à l'endoctrinement que vous dénoncez. Cherchez l'erreur de perception ! C'est un cours de culture... qui sort l'élève de ses sentiers battus. Je suis surpris que vous donniez crédit à ses pourfendeurs dont les biais idéologiques sont aussi variés que tordus.

      Au sujet du prosylétisme que vous combattez... avez-vous des faits sur lesquels baser votre jugement - autres que des impressions ou des cas anecdotiques. Quels sont les indicateurs qui soutiennent votre suspicion ? Ces cas m'intéressent autant que vous car, s'ils s'avèraient concluants, je serai des vôtres pour les dénoncer auprès des autorités compétentes. La directive est claire: pas de prosélytisme dans le monde scolaire.

      Une chose dont les jeunes auront besoin, c'est plus d'information de qualité en matière de phénomène religieux ainsi que le temps d'apprendre à créer des ponts entre eux, au-delà de ce qui les distingue. Nous partageons le même monde. Ces apprentissages débutent très tôt dans la vie et ma foi, ne sont jamais terminés d'être réalisés.

  • Yves Côté - Abonné 4 janvier 2019 05 h 15

    La laïcité qui... ?

    La laïcité divise au Québec ?
    Pendant qu'on s'engueule en ne pensant pas qu'on met trop souvent la charrue devant les boeufs, de bonheur et de rires, le Canada monarchique s'en tape sur les cuisses. Et à s'en user les coutures des pantalons.


    Finalement, je pense qu'on n'est peut-être toujours pas encore tannés de mourir comme une bande de caves, tellement nos chefs et "penseurs" patentés s'autosatisfont de la grandeur de leur intelligence et de leur loquacité à l'étaler...
    Et si malgré nos différences en matière de couleur de peinture, on commençait par rebâtir une charpente rassembleuse pour l'indépendance du Québec et la solidarité entre nous et avec les autres ?

    Tourlou !

  • Marc Lacroix - Abonné 4 janvier 2019 06 h 18

    Démocratique QS ?

    Vous avez raison, M. Moysan; un parti politique qui refuse les débats de fond n'a rien à voir avec la démocratie ! Si Manon Massé rappelait, que de tenir un débat est un signe de santé démocratique, mais alors, sur quoi s'appuie la légitimité au Comité de coordination nationale qui veut restreindre les débats concernant la laïcité ? On ne peut prétendre être "démocratique" et du même souffle accepter qu'un groupe occulte vienne saboter la possibilité de véritable questionnement..., à moins de vouloir rester dans la "politicaillerie" de partis conventionnels. QS dit représenter quelque chose de neuf; peut-être que ce parti devrait démontrer en quoi sa position est véritablement neuve et démocratique, non !

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 janvier 2019 09 h 46

      @ Marc Lacroix,

      "Vous avez raison, M. Moysan; un parti politique qui refuse les débats de fond n'a rien à voir avec la démocratie.." - Marc Lacroix

      Pas possible d'entendre une telle fausseté alors que, comme le mentionne plus haut Mario Jodoin, la position officielle de Québec solidaire sur la laïcité a été débattue et adoptée lors du Congrès tenu en 2009.

      Christian Montmarquette

    • Jean-François Trottier - Abonné 4 janvier 2019 10 h 22

      Souvent on appelle le CCN le Politburo.

      C'est bien connu, qui contrôle le calendrier contrôle les gens. Un maître en la matière en ce qui regarde les médias est GND. Chaque fois que QS se démarque du fait qu'il est seul dans l'espace médiatique, on devine l'influence de GND... Regardez la campagne en fonction des dates, c'est ahurissant.
      Des exemples de tripotage médiatique ?
      Les employés de QS vont se syndicaliser... La belle affaire! Et alors ? Y a-t-il une chance sur un milliard qu'ils fassent grève un jour ? Mais quelle couverture médiatique ! Des jours et des jours dans La Presse et Le Devoir, simplement parce que QS a su utiliser un vide dans les médias.
      Par contre, QS a su faire balayer sous le tapis très rapidement le déni de démocratie qu'était le huis clos entourant le débat sur les signes religieux. Tout parti politique est imbriqué dans la res publica, il est inacceptable que l'on refuse ainsi au public son droit de savoir.

      "Manon Massé rappelle, avec raison, que de tenir un débat est un signe de santé démocratique" ?????
      La démocratie, madame Massé, ça se fait en public. Vous mentez comme une caricature de vendeur de chars usagés, i.e tout croche. L'argument bidon qui veut que le parti ait respecté le vote est pire que tout. Quelle que soit l'origine ou le nombre de personnes en faveur de cette motion, le minimum démocratique exigeait que vous menaciez de démissionner, bin quin! Quand on s'engage politiquement, c'est AUSSI avec son propre sens critique.Vous n'en avez donc pas ?
      Votre sourire si "authentique" (merci à l'équipe marketing) lors des élections vient de se couvrir de caries, tout simplement.

      Le calendrier des débats et l'attribution de plusieurs postes-clés à l'intérieur de l'appareil du parti sont contrôlés par le Politburo, qui décide si un débat aura lieu et si oui, quand.
      C'est ça, le vrai pouvoir.
      C'est ça, le Politburo.

    • Jean-François Trottier - Abonné 4 janvier 2019 12 h 19

      M. Montmaquette,

      pas possible de lire des dénégations aussi mensongères!

      QS refuse le débat de fond. QS refuse TOUT débat de fond.

      Prendre des voeux pieux pour un débat de fond est bien du genre de QS. Vive la morale et au yable la politique!

      La politique est une chose sérieuse, M; Montmarquette. L'incapacité pathétique de QS de ne prendre que des positions toutes de complaisance vêtues dit surtout comment ses meneurs sont incapables de comprendre seulement le sens du mot engagement, et vous en êtes parmi les plus beaux cas.

      Moi aussi je puis voter une motion pour que désormais tous les humains non-inaptes aient le droit de marcher sur deux jambes.
      Et je voterai n'importe quand pour une loi qui généralise l'accès à l'atmosphère composée principalement, ce sera inclus dans la loi, d'azote et d'oxygène.
      Mais je n'appelllerai pas ça un débat ni ne me vanterai pas d'être un champion de la démocratie. Ni d'être la "vraie opposition", comme votre histrion-en-cheffe.

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 janvier 2019 12 h 29

      @ Jean-François Trottier,

      "QS a su faire balayer sous le tapis très rapidement le déni de démocratie qu'était le huis clos entourant le débat sur les signes religieux." - Jean-François Trottier

      1 ) Les huis-clos sont monnaie courante dans les partis politiques et y compris au Parti québécois*

      2 ) Il n'y a eu aucun "déni de démocratie" ou contrôle de la direction, puisque ce sont les membres et délégués.es eux-mêmes qui ont proposé, voté et adopté ledit huis clos.

      - CQFD

      * Référence :

      Congrès du Parti Québécois 8, 9 et 10 septembre 2017
      Palais des congrès de Montréal

      Extrait : "Seuls les déléguées et les délégués ont droit de parole et de vote au congrès national. Néanmoins, toute citoyenne et tout citoyen ont le droit de s’inscrire comme observatrice ou observateur et d’assister aux délibérations, excluant les huis clos."

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 janvier 2019 12 h 54

      @ Jean-François Trottier,

      "Souvent on appelle le CCN le Politburo." - Jean-François Trottier

      - Mais qu'est-ce que vous avez tant contre une direction collégiale, démocratique et collective?

      - Préférez-vous les "Partis-de-Chefs" où tout peut-être décidé de manière autoritaire sans consultation de la base ou des membres, comme au PQ, au PLQ et à la CAQ?

      Comme lorsque Pauline Marois avait rayé l'indépendance du programme du PQ pour le remplacer par sa "Gouvernance souverainiste" de sa seule initiative?

      Ou encore, une direction comme la CAQ où le chef à lui seul décide du choix des candidats.tes du parti?

      Comme avait répondu Manon Massé à Jean-François Lisée lors de son dérapage au débat des chefs à TVA:

      "À Québec solidaire, le pouvoir, ça se partage".

      - Vous devriez vous rappeler de ça, la prochaine fois que vous tenterez d'associer Québec solidaire au totalitarisme communiste.

      Christian Montmarquette

    • Pierre Fortin - Abonné 4 janvier 2019 13 h 20

      Pendant ce temps ...

      Pendant que nous nous disputons depuis plus de dix ans à propos du prosélytisme religieux sous une forme ou une autre, soft ou hard, le Parti islamique de l'Ontario nous ramène son exigence concernant l'application de la charia.

      La constitution canadienne étant fondée sur « la suprématie de Dieu et la primauté droit », il n'en faut pas plus pour que nos islamistes y touvent une légitimité et proclament que « Le Parti islamique de l'Ontario croit en la suprématie de Dieu et comprend que le respect de notre Constitution consiste à faire en sorte que toutes les lois des provinces et du gouvernement fédéral soient conformes à la volonté de Dieu », ainsi qu'on peut le lire sur le site Internet* de leur parti islamique.

      Petit à petit, l'islamisme fait son bonhomme de chemin en se moquant bien de nos déchirements nationaux.

      * Source : https://www.islamicontario.ca/

    • Marc Lacroix - Abonné 4 janvier 2019 15 h 45

      M. Montmarquette, nous sommes — en 2019 —, pas en 2009 et de toute évidence, le problème n'est pas véritablement réglé. C'est maintenant que nous lisons cet article rédigé par un membre QS frustré qui parle d'un débat — en mars 2019 —, dont l'ordre du jour serait manipulé par votre CCN. Qu'une position ait été prise par le passé fait-il qu'il est maintenant interdit de la remettre en cause de peur d'être accusé d'hérésie ?

      En passant, lorsque vous parlez de fausseté, de quoi parlez-vous ?

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 janvier 2019 17 h 30

      @ Marc Lacroix ,

      "Lorsque vous parlez de fausseté, de quoi parlez-vous?"- Marc Lacroix

      Permettez-moi de vous citer :

      "Vous avez raison, M. Moysan; un parti politique qui refuse les débats de fond n'a rien à voir avec la démocratie.." - Marc Lacroix " - Marc Lacroix

      Ça, c'est une fausseté.

      Le programme lui-même de Québec solidaire a été rédigé et adopté après 12 ans de débats impliquants tous les membres de toutes les associations locales, de toutes les instances et de tous les délégués.es. Et ce, c'est sans compter le débat sur la Convergence du PQ qui a mobilisé le parti à la grandeur du Québec durant DES semaines et où le rejet de ladite convergence a été adopté à plus de 70% des délégués.es malgré l'appuis de plusieurs membres du Comité de coordination nationale, dont Amir Khadir.

      - Avouez qu'il ne faut pas manquer de toupet pour affirmer que QS est un parti qui refuse les débats. Ou comme Jean-François Trottier, prétendre qu'il y a toujours unanimité à Québec solidaire.

      Christian Montmarquette

    • Marc Lacroix - Abonné 4 janvier 2019 19 h 24

      M. Montmarquette j'ai tiré cette conclusion du texte de M. Moysan:

      "En somme, rien n’est fait pour crever l’abcès, et l’on doit conclure que oui, à QS, la laïcité continue de diviser. De part et d’autre, on s’affuble de qualificatifs réducteurs, mais QS aurait mieux à faire que d’entretenir une chicane entre les laïcs « racistes islamophobes » et les inclusifs « idiots utiles de l’islam politique ». Une véritable solution ne peut provenir que d’un véritable débat, ouvert, complet et respectueux."

      Ce n'est pas moi qui ai inventé la question du manque de débats de démocratie réelle. Une fausseté ? Pas vraiment, selon M. Moysan alors d'où sortez-vous le qualificatif de fausseté ? M. Moysan serait-il lui aussi un menteur ? Peut-être avez-vous la "fausseté" facile !

  • Mario Gallant - Abonné 4 janvier 2019 07 h 51

    Une logique sans logique

    Assez amusant de voir la communauté politique s'arrimer à la position de la commission Bouchard Taylor, alors qu'un des auteurs affirme avoir sorti ce lapin du chapeau afin de calmer les ultras. Je me demande encore en quoi le fait de ne pas porter de signes religieux pour les personnes en autorité, fera du Quebec un état neutre. Réduire la neutralité religieuse à un bout de tissu, c'est justement de refuser cette neutralité. Accorder des réductions fiscales aux groupes religieux, permettent aux religions d'imposer leur vue dans l'espace publique et j'en passe, sont des manifestations claires du refus de la neutralité. La spiritualité peut très bien se pratiquer en privé et avec des gens ayant une communauté d'intérêt. La pratique religieuse doit être libre. Mais l'usage de cette liberté doit être responsable, cette liberté ne lui permet certes pas d'envahir l'espace public de quelques façons que ce soit. Les tenants de la religion tentent par tous les moyens d'imposer leur vue, il serait maintenant venu le temps pour ces groupes religieux de respecter les différences.
    L'état doit être neutre et cette neutralité doit s'exprimer dans tout espace public.

    Mario Gallant abonné

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 janvier 2019 09 h 51

      @ Mario Gallant ,

      " Mais l'usage de cette liberté doit être responsable, cette liberté ne lui permet certes pas d'envahir l'espace public de quelques façons que ce soit..." - Mario Gallant

      Votre position contredit non seulement les Charte canadienne et québécoise, mais la Déclaration universelle des droits de l'homme qui va comme suit :

      Article 18 :

      Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

    • Denis Blondin - Abonné 4 janvier 2019 11 h 11

      Monsieur Gallant

      Vous exposez vos vues dans l'espace public, pourquoi cela devrait-il être interdit pour des points de vue autres que le vôtre dès que vous y décelez un quelconque petit relent de "religieux"?

    • Jean-François Trottier - Abonné 4 janvier 2019 11 h 42

      Vous vous amusez comme vous voulez, M Gallant. Rien ne vaut un bon rire franc.

      Ceci dit, réalisez-vous que, du coup, vous riez AUSSI de ces personnes qui tiennent tant à un bout de tissu qu'elles refuseront de travailler sans lui ?
      Je tiens à dire tout de suite que moi, je refuse de rire de ces personnes.
      Est-ce que ce bout de tissu a une valeur qui dépasse l'État et le service au public selon vous ?

      Ces personnes ont un engagement qu'elles disent elles-mêmes dépasser leur travail, leur nationalité et en fait tout le reste. On ne rit pas avec l'engagement religieux.

      Je tiens à dire que je ne parle pas de foi. La foi, on l'a ou on l'a pas. On croit ou on ne croit pas, c'est un sujet personnel. L'engagement religieux peut suivre la foi ou pas, selon qu'on subit des pressions familiales ou sociales, ou même qu'on veut gagner des votes (suivez mon regard vers le petit Justin...).

      Oui, certaines personnes s'engagent par foi. D'autres pas, on n'en sait rien.

      Ce qu'on sait, c'est que les signes religieux disent devant tous que l'on tient à montrer que les préceptes d'une religion sont plus importants que les lois que l'on dit pouvoir appliquer en tant qu'employé d'État.
      Certains croient et ne le montrent pas. Certains montrent des signes de croyances et ainsi nient l'unique responsabilité de l'État dans ce qu'ils font.

      Personnellement je ne me présenterais pour travailler pas dans un bureau en affichant le drapeau anarchiste ou celui de la Corée du Nord. Et pourtant l'engagement politique n'est rien face à l'engagement religieux.
      J'aurais beau dire que je ne suis ni anarchiste, ni communiste, on me demandera de cacher ledit drapeau ou de foutre le camp assez vite merci.

      Et je vous permet de trouver ça amusant. Pourquoi pas ?

    • Christian Koczi - Abonné 4 janvier 2019 12 h 20

      Mais, Christian Montmarquette, les chartes, déclarations universelles et autres constitutions vieillissent, sont figées dans le temps alors que l'humanité évolue, progresse. Le Deuxième amendement de la Constitution des États-Unis, dont l'obsolescence est attestée, ravage littéralement nos voisins au sud de la frontière! Les religions, collectivement, sont responsables pour des ravages infiniment plus importants depuis la nuit des temps, et ne doivent pas être protégées de quelque façon que ce soit. Ce qui n'est pas le cas de la liberté de conscience.
      Pour ce qui est de Québec Solidaire, s'ils veulent se figer si tôt dans leur cheminement, on parlera bientôt de Québec Solitaire...
      CK

    • Jean-François Trottier - Abonné 4 janvier 2019 12 h 31

      M. Montmarquette, vous qui tenez tant à donner un accent de vérité (attention! Je n'ai pas dit "réalité", hein.) en utilisant toutes les citations possibles, remarquez par vous-mêmes que :
      "la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites."
      ne contient absolument rien sur le lieu de travail.
      Quand vous aurez avalé (et expliqué) ça, expliquez-moi le sens qu'a le mot "enseignement" ici, et justifiez-le au regard des enseignants dont vous défendez le droit de porter des signes religieux en classe, i.e. pour une position dont l'autorité sur l'élève dépasse DE LOIN celle qu'un patron peut avoir sur la secrétaire qu'il tripote en toute impunité.

      En toute cohérence.

    • Nadia Alexan - Abonnée 4 janvier 2019 15 h 32

      Vous ne comprenez rien, monsieur Gallant, de l'islam politique conquérant, qui fait du prosélytisme avec ce bout de tissu sur la tête des femmes. Il faudrait que vous lisiez l'historique de l'Islam politique, pour comprendre l'ampleur de sa mission. Déjà, deux partis islamistes ont vu le jour: d'abord le parti politique islamiste belge fondé en 2012, cette formation politique veut appliquer la charia en Belgique, (mentionnée dans les commentaires ci-haut) et en Ontario, le Parti islamique de l'Ontario (Islamic Party of Ontario), avec la mission d'instaurer la Charia, le premier du genre au Canada. Plusieurs associations musulmanes existent depuis longtemps au pays de l'érable, mais aucun parti musulman n'avait encore été créé. Après la Belgique et les Pays-Bas, le Canada se met de la partie. Réveillez-vous, monsieur.

    • Christian Roy - Abonné 4 janvier 2019 16 h 47

      @ M. Koczi,

      Vous y allez fort dans votre réponse à M. Montmarquette. Comparer l'article 18 de la DUDH au 2e amendement de la constitution américaine... J'ai l'impression que votre perspective antireligieuse corrompt votre compréhension de l'article 18.

      Je considère que cet article (18) est un phare dans la nuit de tous les intégrismes aussi bien confessionnels que laïcisants. Ils sont tous renvoyés dos-à-dos. Voyez-vous ça ?

      Article de base sur lequel s'appuie notre laïcité ouverte à la québécoise ! Et nous avons mondialement du pain sur la planche pour le mettre en application. Vive la DHDH !

      @ M. Trottier": je porte votre attention sur les termes "tant en public qu'en privé' - le milieu de travail est couramment public, me semble-t-il. À moins que vous soyez travailleur autonome dont le bureau se trouve dans un bunker inaccessible. C'est ce que les enfants du Québec comprennent lorsqu'on leur explique à titre d'êtres intelligents.

    • Jean-François Trottier - Abonné 5 janvier 2019 12 h 05

      M. Roy, le lieu de travail est parfois publis, parfois privé selon le cas. C'est absolument discutable et mérite donc d'être mentionné séparément. Or ce ne l'est pas.

      Un minimum de réflexion est utile parfois, et votre grand absolu qui traverse les notion est somme toute assez ridicule merci.