Montréal, un modèle unique au Canada dans la lutte contre le VIH/sida

«On sait que si les personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, qu’elles sont traitées et que leurs traitements sont efficaces, on peut améliorer leur qualité de vie et mettre fin à l’épidémie de VIH», selon les auteures.
Photo: Light Field Studios «On sait que si les personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, qu’elles sont traitées et que leurs traitements sont efficaces, on peut améliorer leur qualité de vie et mettre fin à l’épidémie de VIH», selon les auteures.

Le 23 juillet s’ouvrait à Amsterdam la Conférence internationale sur le VIH/sida. Ce grand rassemblement fait le point, tous les deux ans, sur les avancées médicales, communautaires et politiques dans la réponse globale à l’épidémie. Cette année, le thème de la conférence, « Briser des barrières, bâtir des ponts », reflète bien l’ampleur des défis auxquels la communauté internationale fait face pour mettre fin à l’épidémie de VIH.

Depuis plusieurs années, on dispose de moyens très efficaces pour prévenir et traiter l’infection. On sait que si les personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, qu’elles sont traitées et que leurs traitements sont efficaces, on peut améliorer leur qualité de vie et mettre fin à l’épidémie de VIH. Pour y arriver, des obstacles majeurs doivent être surmontés : les barrières économiques, culturelles et légales à l’accès à la prévention et aux soins doivent être levées.

C’est dans cet esprit que le réseau international des « Villes sans sida » vise à accélérer les avancées vers la fin de l’épidémie de VIH dans le monde. Montréal s’est jointe à ce réseau par l’engagement de la mairesse Valérie Plante le 1er décembre 2017. L’implication des organismes communautaires, des soignants, de la santé publique et des décideurs municipaux est une condition cruciale pour mettre fin à l’épidémie en cours à Montréal et pour lutter contre les discriminations vécues par les communautés les plus touchées par le VIH.

« Briser des barrières, bâtir des ponts » : c’est bien dans cette direction que « Montréal sans sida » se développe depuis les derniers mois. Avec sa coprésidence assurée par la Ville de Montréal, la Table des organismes montréalais de lutte contre le sida et la Direction régionale de santé publique, notre initiative cherche à mieux répondre aux besoins des communautés les plus affectées, à promouvoir des politiques favorables à la santé et à sensibiliser l’ensemble de la population à l’importance de la prévention.

Chaque année, près de 180 Montréalais apprennent qu’ils vivent avec le VIH, malgré les efforts de prévention. Ce qui nous rassemble, c’est la conviction qu’il est possible de faire mieux et d’aller encore plus loin dans la lutte contre cette épidémie en mettant au coeur de nos préoccupations les communautés les plus touchées. Depuis le début de l’épidémie, nous savons que la lutte contre le VIH/sida se gagnera tout autant par les avancées médicales que par les victoires en matière de droits de la personne et de justice sociale. C’est cette conviction qui anime les partenaires de Montréal sans sida et qui guide nos efforts communs. Mettre fin à l’épidémie de VIH à Montréal en ne laissant personne derrière, tel est notre mandat au cours des prochaines années.

* Les signataires :

Johanne Derome, coprésidente de Montréal sans sida, Ville de Montréal ; Mylène Drouin, coprésidente de Montréal sans sida et directrice de la Direction régionale de santé publique ; Sandra Wesley, coprésidente de Montréal sans sida, Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida (TOMS) et Rosannie Filato, conseillère municipale, district Villeray, et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal.

1 commentaire
  • Loyola Leroux - Abonné 27 juillet 2018 11 h 01

    Sida et responsabilité individuelle

    Selon les experts le SIDA ne se transmet par par l'air, l'eau ou un moustique. Il s'attrape uniquement par une relation entre humains. On peut invoquer la pauvreté, le manque de publicité et d'argent pour la prévention en santé publique, etc.pour tenter de l'expliquer, mais pourquoi ne jamais parler de la responsabilité individuelle ? Les personnes qui en sont victimes adoptent-elles volontairement des comportements à risque ? Ne sont-elles pas informés des problemes qui découlent de leur type de relations?