Les relations entre la science et la religion

Les nouvelles recherches, affirme l'auteur, veulent élucider les origines évolutionnistes des comportements religieux.
Photo: Chris Stowers Agence France-Presse Les nouvelles recherches, affirme l'auteur, veulent élucider les origines évolutionnistes des comportements religieux.

Ils sont de plus en plus nombreux à croire que la science est en voie de remplacer la religion du fait qu’elle réussit à répondre à de plus en plus de questions et à dissiper de plus en plus de mystères. Toutefois, dans la littérature scientifique, de nombreux articles font état des travaux de chercheurs en neuropsychologie, en sociologie, ainsi qu’en anthropologie qui, s’inspirant de la théorie de l’évolution, sont en voie d’ajouter de nouvelles dimensions à une problématique qui, désormais, ne devrait plus être abordée de façon binaire.

D’abord, ces chercheurs nous rappellent que plusieurs des grands problèmes qui traumatisent les êtres humains relèvent du domaine de l’imprévisible et, par conséquent, sont intraitables. À témoin, plusieurs signalent que les désastres naturels sont le plus souvent associés à des phénomènes de nature chaotique ; d’autres citent la cruauté inhérente des êtres vivants, incluant les hommes. Va pour la candidature de la science comme remède à tous les maux de l’humanité. Néanmoins, si l’on veut redéfinir la problématique de la science par rapport à la religion, il faut sûrement tenter de comprendre davantage pourquoi les êtres humains continuent en aussi grand nombre à croire aux phénomènes surnaturels. C’est ce à quoi s’intéressent des chercheurs multidisciplinaires.

Jusqu’à récemment, les scientifiques ont été plutôt prudents quant aux questions traitant de Dieu et de religion. Darwin a attendu trente ans avant de publier sa théorie de la sélection naturelle pour expliquer l’origine des espèces. Il avoua, vers la fin de son essai, que même s’il hésitait à attribuer autant de merveilles et d’immensité au pur hasard, il ne se résignait pas à invoquer l’intervention d’un être suprême. Il s’en excusait. D’une part, il doutait « que l’esprit de l’homme, qui est issu de l’évolution de formes de vie primitives, puisse tirer de si grandes conclusions ». D’autre part, il se disait incapable de concevoir qu’un monde dans lequel on retrouve tant de misère puisse être l’oeuvre d’un Dieu tout-puissant.

Se tourner vers la religion

Par ailleurs, les critiques de la science se plaisent souvent à nous souligner que celle-ci est loin d’être parfaite. Ils ont sans doute raison ; mais pas pour les bonnes raisons. La science n’est pas imparfaite parce qu’elle ne peut pas répondre à toutes les questions. Et surtout pas à celles qui portent sur les « pourquoi » de l’existence ou, encore, sur les notions de nature métaphysique, tels le libre arbitre ou le sens inhérent de la vie.

On rapporte que, sur son lit de mort, la grande écrivaine américaine, Gertrude Stein, aurait chuchoté à sa compagne : « Quelle est la réponse ? » Devant le silence prolongé de cette dernière, elle aurait enchaîné : « Alors, quelle est la question ? » Ainsi, à ceux qui exigent des réponses aux questions existentielles, on pourrait rappeler le principe développé par les philosophes de l’école d’Oxford selon lequel il ne suffit pas à une expression langagière d’avoir la forme d’une question pour en être une. Encore faut-il qu’elle traite d’une matière qui, en principe, est accessible à une enquête empirique. Dans cette optique, les questions qui commencent par « pourquoi » n’en seraient pas. Pour sa part, la science s’attarde surtout aux questions qui portent sur le « comment » des phénomènes.

C’est justement sur le phénomène de ceux qui se tournent vers la religion pour avoir des réponses aux problèmes de l’existence que se penchent les nouvelles recherches. Celles-ci veulent élucider les origines évolutionnistes des comportements religieux.

L’hypothèse qui sous-tend ces recherches veut que les êtres humains aient évolué de manière telle qu’ils naissent désormais prédisposés à accueillir le sacré et à invoquer des causes surnaturelles pour les « conforter dans leur incompréhension des phénomènes de la nature et de l’existence précaire qui est leur sort ». Dans le langage de l’évolution, ce trait se serait avéré un facteur de sélection positif.

Supposons maintenant que cette hypothèse soit fondée et qu’il soit généralement admis que les hommes sont naturellement enclins à la religion. Doit-on conclure pour autant que la religion est nécessairement bénéfique pour l’humanité ? À mon avis, rien n’est moins certain. Si la prédisposition au sacré est du domaine des instincts, ce phénomène doit être l’objet d’une étude critique au même titre que n’importe quel autre phénomène naturel.

À ceux qui s’en scandaliseraient, il faudrait rappeler la remarque de Daniel C. Dennett, se portant à la défense de Darwin, selon laquelle « le seul sens de la vie qui vaut la peine d’être défendu est sûrement celui qui peut survivre à nos meilleurs efforts pour l’examiner ».

71 commentaires
  • Gaston Bourdages - Abonné 17 juillet 2018 05 h 00

    Si vaste univers que celui de trouver un.....

    ...sens à sa vie ! Pourquoi, oui pourquoi ? Pourquoi sommes-nous ? Pourquoi suis-je ? À chacune et chacun sa réponse ? Et si une réponse était celle toute simple d'être heureux d'être ? Puis de remercier d'être.
    Sans prétention,
    Gaston Bourdages,
    Saint-Mathieu-de-Rioux, Qc.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 juillet 2018 09 h 22

      Vous venez de résumer en quelques mots seulement, la pensée humaniste. Merci.

  • Gaston Bourdages - Abonné 17 juillet 2018 05 h 00

    Si vaste univers que celui de trouver un.....

    ...sens à sa vie ! Pourquoi, oui pourquoi ? Pourquoi sommes-nous ? Pourquoi suis-je ? À chacune et chacun sa réponse ? Et si une réponse était celle toute simple d'être heureux d'être ? Puis de remercier d'être.
    Sans prétention,
    Gaston Bourdages,
    Saint-Mathieu-de-Rioux, Qc.

    • André Labelle - Abonné 18 juillet 2018 10 h 45

      Même si je suis athée, je constate que l’enseignement bouddhiste offre une hypothèse de réponse à vos questions sur le sens de la vie et ce sans faire aucunement intervenir l’idée même de Dieu.
      «Les miracles ne sont pas en contradiction avec les lois de la nature, mais avec ce que nous savons de ces lois.»
      [Saint Augustin]

    • Gaston Bourdages - Abonné 18 juillet 2018 19 h 54

      Merci monsieur Labelle pour cette offre d'une hypothèse. Si je vous confiais que j'ai trouvé....un peu à la façon d'Euréka et ce, sans prétention mais après quelques décennies d'inconscientes recherches. Oui, inconscient j'ai cherché. Une recherche qui avait comme alliée une quête. Quête d'être, quête de savoir, de connaître, de reconnaître et c'est très ému que j'ai, avec beaucoup d'aides, découvert POURQUOI ? Il me reste à mettre en pratique les réponses « reçues ». Quel beau travail ! Oui, parfois essoufflant tout comme la vie peut aussi l'être parfois. Voilà où votre réponse m'a invité monsieur Labelle. Mes respects
      Gaston Bourdages

  • Pierre Samuel - Abonné 17 juillet 2018 06 h 13

    Science infuse mise à mal...

    Excellente analyse, cher Monsieur. En effet, tout est maintenant sujet à questionnement. Vraiment dificile de concevoir qu'à notre époque tant de gens préfèrent encore s'accrocher aux < vérités révélées > perpétuant ainsi des millénaires d'obscurantisme à l'origine de tant de conflits.

    Toutes ces religions et sectes de tout acabit prônant la paix et l'amour du prochain à l'origine de tant d'hécatombes au nom de leurs divinités, eu égard au bien que certains de leurs disciples ont pu procurer à l'humanité.

    Salutations cordiales !

  • Michel Lebel - Abonné 17 juillet 2018 06 h 24

    Elles ne s'excluent pas.

    Religion et science, chacune a sa raison d'être, son autonomie. Elles ne s'excluent pas et sont ou devraient être bénéfiques pous l'humanité.

    M.L.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 juillet 2018 09 h 33

      Le vrai mystère de la religion M. Lebel, c'est qu'il y a encore des gens qui croient aux amis imaginaires et à des dogmes comme la résurrection. Pour la science, elle est tout simplement. Les deux sont incompatibles comme ils sont conciliables, gène de dieu oblige.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 17 juillet 2018 11 h 57

      Mais oui elles s'excluent, Comment voulez vous accorder la genèse que livre chaque religion a la théorie du Big-Bang?
      D'ailleur, une théorie qui a bien des adeptes chez les scientiques alors que dans le fond on est plus devant une croyance qui répond a la question d'où l'on vient, qu'a un fait démontré.

    • Christian A. Comeau - Abonné 17 juillet 2018 12 h 03

      Mais oui elles s'excluent la foi, croire sans comprendre, est totalement incompatible avec la méthode scientifique.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 17 juillet 2018 12 h 48

      D'accord avec Monsieur Lebel, elles ne s'excluent pas...Le big bang ne fait-il pas penser au «fiat lux» de la Bible...D'ailleurs remplacez le mot «explosion» du big Bang par le mot «éclosion» et puis remplacer le mot «singularité initiale» par le mot «graine», alors vous commencerez à comprendre ce qui s'est réellement passé...Surtout si on définit Dieu par le mot Amour, alors là une nouvelle histoire plus crédible de la Genèse apparaît, soit une nouvelle science raisonnée du Divin...Toute vie sur terre ne commence-t-elle pas par l'éclosion d'une graine, engendré par la fusion de gamètes mâles et femelles...De même pour la graine cosmique, fruit de l'amour divin, dont l'écl;osion fut à l'origine de notre monde...Pourquoi es serait-il autremen ? Voyez qu'il est facile de donner une explication religieuse crédible aux diverses découvertes scientifiques pour celui qui n'a pas un esprit borné mais ouvert et sans préjugés...

    • Jean-Marc Simard - Abonné 17 juillet 2018 14 h 40

      @ Monsieur Dionne...

      Certains croient au dogme de la résurrection certes, comme d'autres croient au dogme du multivers, ou à celui de la sélectionn naturelle, ou à celui de l'existence des trous de vers...C'est bien pour dire, n'est-ce pas...Chacun ses dogmes et ses croyances, n'est-ce pas ?

    • Cyril Dionne - Abonné 17 juillet 2018 17 h 36

      Cher M. Simard,

      Les dogmes en science sont vérifiables par expérimentation. Prenons le dogme de la physique quantique qui est bien à propos. Sans celle-ci, on n'aurait jamais été capable de miniaturiser les transistors à l'échelle de l'atome. C'est pour cela que vous pouvez lire ma réponse sur votre tablette, téléphone ou sur écran d'ordinateur. En lisant mon commentaire, vous faites vous-même la vérification du dogme de la physique quantique.

      Bon, entrons dans le domaine de ceux qui ont un besoin inné de croire mais de comprendre. Pouvez-vous, sans l'ombre d'un doute, nous prouver le dogme de la résurrection et ceci, à répétition? On attent votre réponse.

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 17 juillet 2018 18 h 23

      Bénéfiques ou selon, il semble que Religion et Science, sœurs jumelles ?!?, proviendraient et relèveraient de l’être humain qui, se questionnant autrement-ailleurs ou ici-maintenant, cherche à « comprendre-réaliser » tout autant le « comment » que le « pourquoi » de ce qu’il voit et ne voit pas !

      Youppie ! - 17 juillet 2018 -

    • Jean-Marc Simard - Abonné 17 juillet 2018 20 h 55

      @ Monsieur Dionne

      Une preuve svcientifique existe ne vous en déplaise, mais personne ne s'en souci, même pas l'Église catholique. Cette preuve n'est autre que le Linceuil de Turin. Prenez le temps d'étudier toutes les analyses et recherches scientifiques faites sur ce sujet et vous vous rendrez vite compte que le dit linge est resté une énigme pour la science.... L'image est un négatif d'un crucifié. Les blessures correspondent aux récits de la passion de Jésus dans les 4 Évangiles canonniques...Il ya a plein de vidéos sur youtube sur ce sujet...Tout a été analysé de A à Z, par divers scientifiques de tout acabit et même par la Nasa...Ce linceuil est la preuve tangible de la résurrection du christ... Si LUI a ressuscité, nous aussi le pouvons...Mais comme vous êtes un être foncièrement incrédule, vous allez probablement trouver un quelconque argument pour en contester les résultats scientifiques...En passant l'analyse au carbone 14 a été démenti...Certains vidéos expliquent le pourquoi...La voilà votre preuve et elle est scientifique en plus, et non religieuse puisque l'Église a toujours resté prudente sur ce sujet...Si cette image ne vous incite pas à faire une prière, alors j'abandonne,,,Vous êtes irrécupérable... Salut bien...

  • Christian A. Comeau - Abonné 17 juillet 2018 06 h 51

    Les dieux ne savent pas mourrir

    Je partage en grande part votre point de vue et j’ajoute que les gens ont bien tort «de croire que la science cherche à remplacer la religion.» La science cherche à comprendre et expliquer la réalité de notre univers et certes, ce faisant elle démontre que les dieux ne sont pas nécessaires et qu’ils n’expliquent rien. Jamais une théologie n’a pu démontrer qu’une théorie ou une vérité scientifique était erronée.

    Ceci n’amène pas de fait la disparition du religieux, comme l’écrit Nietzsche dans Le Gai Savoir, «Dieu est mort : mais, à la façon dont sont faits les hommes, il y aura peut-être encore pendant des milliers d'années des cavernes où l'on montrera son ombre. - Et nous - il nous faut encore vaincre son ombre!» et Onfray ajoute «Une fiction ne meurt pas, une illusion ne trépasse jamais, un conte pour enfant ne se réfute pas»

    • Cyril Dionne - Abonné 17 juillet 2018 09 h 34

      Excellent commentaire M. Comeau.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 17 juillet 2018 10 h 25

      Peu importe les efforts de certains athées Dieu ne mourra jamais...Au contraire... La conscience, que l'humain en a, évolue sans cesse...Combien de mystiques, encore maintenant, tentent d'en chercher et d'en appréhender l'existence, disant prendre contact avec cette Entité ...Ils sont nombreux , et viennent de toutes les religions...Ce qui fait l'humanisme de l'humanité c'est justement cette propension à croire en l'existence d'une intelligence divine créatrice de tout...Les animaux ne croient pas en l'existence divine. la majorité des humains, si...Plusieurs régimes politiques ont tenté de faire mourir Dieu...Pensons au régime soviétique où la pratique religieuse était interdite...Et pourtant aussitôt la disparition de l'URSS, les religions sont revenues en force...Dieu n'est pas tuable, puisqu'il est, n'en déplaise à certains qui cherchent toutes sortes d'explication raisonnables, et/ou raisonnées, pour en justiffier l'inexistence...Ils prêchent dans un vide qui n'est pas rien puisque plein de particules mystiques...;Dans la BIble on dirait prêcher dans le désert, lui-même habité par la vie....Alors...

    • Cyril Dionne - Abonné 17 juillet 2018 17 h 55

      Avec une pensée comme la vôtre M. Simard, l'homme serait encore dans les cavernes s'il avait réussi à survivre et se prosternerait à chaque matin devant le dieu soleil qui se lève à chaque jour. Pardieu, on est chanceux que certains ont réussi à sortir du carcan mystique des charlatans pour apprivoiser le monde naturel qui les entoure, et ceci, à leur risque et péril de la très Sainte Inquisition.

      En passant, j'espère que vous ne courez point les médecins et les hôpitaux quand vous êtes malade. Ce sont des hommes de sciences qui exercent leur profession scientifique dans des havres qui sont remplis de dogmes scientifiques. Pourquoi ne pas faire appel à vos amis imaginaires pour vous guérir. Une petite prière et le tout est joué.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 17 juillet 2018 21 h 22

      Bien oui Monsieur Dionne...Traitez-moi de malade mental tant qu'à y être...Pauvre vous, vous êtes complètement déconnecté d'une certaine réalité...Après votre mort , revenez me voir pour m'avouer votre ignorance de ce qui en est...Ma pensée est très progressiste et évolutive ne vous en déplaise...Pour vous toute réalité ,pour être vérifique, doit être visible...C'est ça avoir la pensée matérialiste...Votre esprit n'existe pas...Il est soumis à votre dieu hasard...Mais ne vous en déplaise la réalité n'est pas que matérielle...L'invisible existe aussi. Tout est fait d'information...La voyez-vous cette information ? Je suis très conscient que ma pensée puisse être contestée. Mais c'est la mienne...Excusez-moi de vouloir la faire connaître...Vous qui vous prenez pour un être rationnel, vous oubliez que tout homme de science doit s'interroger sur lui-même et sur ses pensées pour en vérifier la concordance avec la réalité et questionner son propre imaginaire...Vous savez plusieurs théories scientifiques contemporaines ne relèvent pas de la science comme telle mais de la seule imagination de certains hommes de sciences qui se présentent comme tel...L'imaginaire n'est npas que religieux...Certains scientifique le cultivewnt aisément...Vous semblez être investi de la science infuse. Grand bien vous fasse...Mais permettez-moi d'avoir mes propres pensées et de me servir du peu d'intelligence que j'ai pour satisfaire ma curiosité et éduquer ma conscience personnelle...Contrairement à vous je ne suis pas imbue de moi-même...Et je suis curieux de tout, même du Divin...Oseriez-vous m'interdire de réfléchir et de me questionner sur le sens de ma propre vie ? Croyez-moi vous perdrez votre temps...Au lieu de me critiquer sans cesse par la négative, essayez donc d'analyser de façon rationnelle mon propos ...Ce serait peut-être plus salutaire et plus intelligent...

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 18 juillet 2018 07 h 03

      Monsieur Dionne, je ne vois rien dans les propos qui justifie le peu de crédit que vous accordez à ce que vous appelez sa «pensée», sinon l'effet de cette pataude assurance avec laquelle vous étalez votre matérialisme primaire à l'encontre des prétendus adorateurs d'amis imaginaires. Rien ne semble ébranler jamais votre croyance dogmatique, même le réel, vous savez : là où il existe en très grand nombre des personnes à la fois croyantes et capables de faire les nuances que commande l'esprit scientifique.

      Moi qui ne suis pas croyant, je propose la distinction suivante, en passant. Les sciences sont occupées à résoudre les questions du comment, qui sont les problèmes. La foi propose un éclairage sur la question du pourquoi. Les deux sont nécessaires et ne sont incompatibles que pour ceux qui confondent ces deux finalités.