Je ne souffre pas donc je suis...

Au lieu d’argumenter intelligemment, on se moque, on humilie, on menace et on réduit en miettes ceux qui dénoncent les violences à caractère sexuel, se désole l'auteure. 
Photo: Bertrand Guay Agence France-Presse Au lieu d’argumenter intelligemment, on se moque, on humilie, on menace et on réduit en miettes ceux qui dénoncent les violences à caractère sexuel, se désole l'auteure. 

Réaction à la chronique de Christian Rioux « Je souffre donc je suis », du 15 décembre 2017.

On savait que le backlash allait arriver. On le savait parce que c’est la même chose chaque fois et qu’il y a longtemps que la naïveté nous a quittées. On peut même penser que plus nous sommes nombreuses et fortes, plus le ressac sera puissant.

Au cours des derniers jours, c’est l’élection de Gabrielle Bouchard à la présidence de la FFQ qui a été le prétexte pour l’expression de ce backlash. Mais il n’y a pas eu que ça. Il y a eu les propos de l’écrivaine française Catherine Millet, à la radio de Radio-Canada, laissant entendre que les femmes dont la voix s’élève dans le contexte du mouvement #balancetonporc / #MoiAussi, dénonçant les violences à caractère sexuel quelles qu’elles soient, sont au fond mal dans leur corps. On a aussi assisté à la publication de nombre de chroniques et de lettres d’opinion dans divers quotidiens, dont Le Devoir, qui s’inscrivent dans la mouvance américaine des derniers mois visant à traiter de faibles, de puritains, d’enfants gâtés, d’exhibitionnistes ou de narcissiques victimaires heureux d’étaler leur souffrance sur la place publique… celles et ceux qui se battent contre les moulins à vent, pour le dire avec Christian Rioux, du racisme institutionnel et des stéréotypes sexuels. Cet « exhibitionnisme », c’est-à-dire cette lutte contre les oppressions et pour l’égalité, empêche, écrit Christian Rioux, toute conversation intelligente.

Mais qu’est-ce qui fait qu’une conversation peut être considérée comme intelligente ? Est-ce qu’il ne s’agit pas, ici, sous couvert d’une plainte, d’une admission de la part du chroniqueur ? En vérité, Christian Rioux, comme plusieurs autres qui participent au discours public, n’est pas intéressé par la conversation qui lui est proposée. Et dans les faits, il n’y participe pas. Il essaye plutôt de l’annuler en tentant de faire taire celles et ceux qui parlent, et que lui n’a aucun désir d’écouter.

Je me dis régulièrement que ça ne sert à rien de réagir à une chronique ou à une lettre d’opinion dont les propos donnent l’impression d’un exercice de démagogie plutôt que d’une discussion où il serait question de pensée critique, un texte où on propose une fin de non-recevoir plutôt que l’ouverture de l’interrogation. Comme on le dit en ce qui concerne les réseaux sociaux : répondre, c’est nourrir les trolls, apporter de l’eau au moulin de celles et ceux qui, au lieu de chercher à mener une conversation intelligente, justement, n’ont pour intention que de faire taire leurs soi-disant destinataires en les assommant de poncifs et de sophismes pour les inciter à faire fausse route. Au lieu d’argumenter intelligemment, on se moque, on humilie, on menace, on réduit en miettes. C’est là, il faut le reconnaître, la tactique non pas de la personne qui est capable de tenir une conversation. C’est plutôt la tactique de celui qui construit la victime en tant que victime. Mais force est de constater qu’on n’est pas si fragiles que ça ! On ne l’est pas, et ce n’est pas l’image qu’on a de nous-mêmes ! Survivantes et survivants, oui ! Résilientes et résilients !

Ce qui se passe depuis quelques mois a pour but de faire sauter la digue du silence, pour que se fasse entendre une multitude de voix, de discours, d’expériences, et pour que la place publique soit occupée, habitée, gouvernée, parlée par un groupe de gens diversifié. Si parler de ces expériences équivaut à occuper une position victimaire, il me semble important d’interroger la position de celui qui rejette ces récits, qui refuse de les écouter, voire qui refuse de reconnaître ces voix et leur pertinence. Considérer comme un manque d’intelligence cette conversation-là, ambiante, qui a pour objectif de rêver et de fonder un monde où chacun aura une place sans que celle-ci soit constamment dévaluée ou mise en péril, refuser de prendre part à cette conversation, est-ce que ce n’est pas le signe d’un sérieux manque d’humanité ?

Réponse du chroniqueur

Madame,

Et si ce que vous appelez un « backlash » n’était qu’un simple débat démocratique ? Un débat que vous supportez visiblement mal puisqu’au lieu de répondre sur le fond à toutes ces personnes qui ont des approches très diverses, vous préférez poser en victime et les accuser de « moquer », d’« humilier », de « menacer » et surtout de manquer d’« humanité ». Rien que ça ! Que répondre sinon, pour parodier quelqu’un, que vous n’avez pas le monopole du coeur.

Christian Rioux
 
23 commentaires
  • Serge Pelletier - Abonné 23 décembre 2017 04 h 03

    Ouais!?!

    Madame, il y a certaines choses, certains agissements, certains actes, certaines paroles qui doivent être dénoncés... Mais, il y a aussi des niaiseries qui sont dites ou affirmées par toutes unes chacune pour faire victimaire...

    L'exemple le plus flagrant des niaiseries « victimaires » est "l'étude sondage" qui a été effectuée à l'Université Laval (UdeL)... Le résultat, tout près de 50% des répondants ce sont dits victimes d’agressions sexuelles. Cela est loufoque: la moitié s'étant sentie agressée sexuellement par l'autre moitié. Donc, selon ce résultat, l'UdeL serait une grosse maison close, où sévit des meutes d'obsédés sexuels étudiant dans la fornication la plus totale et globale; de satires dévergondées, langue sortie et sexe en main cherchant une proie?

    Plus récemment, quand une journaliste d’expérience, pour faire victimaire, transforme des propos aussi anodins que « avez-vous un chum, êtes-vous mariée?» en agression sexuelle… Cela fait pic pic. Ce magma du n’importe quoi pour être « victime » ne fait qu’enlever toute forme de gravité à celles ou ceux qui subissent réellement des agressions, car tout devient agression…

    Il serait grand temps que le calme revienne…

    • Sylvie Lapointe - Abonnée 23 décembre 2017 09 h 46

      M. Pelletier, vous avez raison sur toute la ligne, une touche d'humour en plus pour l'UdeL. D’accord avec votre dernier paragraphe, autrement dit à force de crier au loup, les cas graves d’agression passeront pour banals, ce qui est évidemment à éviter. Mme Delvaux a littéralement sauté une coche après la lecture de la chronique de M. Rioux qui était par ailleurs excellente. Souhaitons comme vous que le calme revienne.

    • Jean Richard - Abonné 23 décembre 2017 11 h 30

      50 % des étudiantes victimes des porcs à l'université Laval ? On pourrait retourner aux années 60 ou avant, à l'époque où les résidences étaient réservées soit aux femmes (chaque campus avait sa tour des vierges), soit aux hommes, et que l'accès aux chambres était interdit aux gens de l'autre sexe, un gardien de sécurité montant la garde à l'entrée. Et si ça ne suffisait pas, on pourrait y aller de salles de cours non mixtes, en y ajoutant la ségrégation dans les autobus (dans les autobus jaunes, c'était les filles d'un côté, les gars de l'autre).

      Et les orchestres symphoniques ? Faisons comme au hockey : des orchestres uniquement masculins et d'autres exclusivement féminins. Ainsi, on pourrait aller au concert pour la musique comme on va au centre Bell pour le sport, et non pas pour assister à des procès sur scène. Pour les procès, la salle de spectacle s'appelle cour de justice.

      Finalement, en tant qu'homme communément appelé porc par certains et certaines, les interdits se multiplient. Ne soyez pas trop gentils avec les enfants car sinon, vous serez vite soupçonné d'être un Jutra. Ne soyez pas trop gentil avec les dames car là, vous serez, selon vos affinités culturelles, un Dutoit ou un Savail. Si vous êtes gay, faites comme les barmans : exigez une carte d'identité à celui qui chercherait à s'asseoir à vos côtés, l'âge légal de la décriminalisation étant de 18 ans, pas un jour de moins. Et là, vous ne serez peut-être pas un porc hétéro ou un porc pédo, mais pourtant, l'acceptabilité sociale de vos affinités est loin d'être garantie.

      Alors, aussi longtemps que les hommes seront des porcs (des verrats pour ceux et celles qui ne le savent pas), un dialogue intelligent pourra difficilement être possible.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 23 décembre 2017 11 h 36

      Le sondage effectué à l'université Laval est représentatif d'autres recherches (aussi effectuées dans d'autres pays, juste à voir les dénonciations #Metoo en Suède par exemple). Il serait bien que cet appel au calme que vous faites s'adresse à ceux qui perpétuent ces agressions ou ce harcèlement.

      Par ailleurs, Martine Delvaux s'est rangée il y a longtemps du côté des «disciples» de l'identité de genre. Voilà pourquoi elle soutient si facilement Gabrielle Bouchard à la tête de la FFQ. Je me souviens de sa diatribe disant que ce n'était pas parce qu'elle avait des juges dans sa garde-robe et des seins qu'elle était une femme pour autant, pourfendant le sexe biologique!

      «Être femme n'est pas un choix» disait si bien Diane Guilbault, présidente de Pour les droits des femmes du Québec, dans une chronique du Journal de Montréal il y a peu. Mais les «intersectionnalistes» ne prennent nullement en compte toutes les conséquences pour les femmes et pour les droits des femmes de la primauté de l'identité de genre sur le sexe biologique. Une vision passablement dangereuse qui a actuellement des conséquences pour l'espace intime depuis longtemps délimité pour la sécurité des femmes comme dans les vestiaires, les dortoirs et dans les prisons pour femmes par exemple.

      J'ai critiqué cet article de Christian Rioux en lui exposant mon point de vue, mais n'ai pas demandé à ce qu'il se taise comme le fait Martine Delvaux pour qui le débat, s'il n'est pas mené à travers la nouvelle «vision féministe» de 3e vague (qui espérons ne sera qu'une vague) est clos! Une vision qui accuse les femmes d'avoir la peau blanche (racisme inversé), qui accuse les femmes d'avoir gagné des droits (éducation et prospérité), qui accuse les femmes bien portantes et hétérosexuelles d'avoir des «privilèges»!!! Quid des analyses sur le patriarcat! Bienvenue aux victimaires de cette 3e vague.

    • Cyril Dionne - Abonné 23 décembre 2017 15 h 52

      Cette madame semble souffrir du complexe « Adil Charkaoui ». Lorsqu’on est en désaccord avec une position extrémiste émanant de la Sainte rectitude politique, évidemment nous errons. Il semble n’y avoir aucune différence entre ceux qui croient aux discours d’idéologies politico-religieuses, islam oblige et ceux qui nous parviennent d’une gauche extrémiste qui a fait beaucoup plus de morts que tous les dictateurs de droite mis ensemble. Pour s’en convaincre, voir le nombre de victimes engendré par nos colporteurs de la mort, Mao Zedong et Staline.

      Madame devrait sortir de sa tour d’ivoire (université) et composer avec la réalité quotidienne des gens.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 23 décembre 2017 18 h 08

      Johanne St-Amour écrit : « Le sondage effectué à l'université Laval est représentatif d'autres recherches (aussi effectuées dans d'autres pays, juste à voir les dénonciations #Metoo en Suède par exemple). »

      L’étude en question révèle que 41,7% des étudiants de l’université Laval ont été victimes de violence sexuelle depuis leur admission.

      Quand plus de vingt-mille victimes de violence sexuelle se concentrent dans un territoire aussi restreint que celui du campus de Laval, ce lieu doit être immédiatement investi par les forces policières et interdit au public.

      La raison pour laquelle les auteurs de cette étude ne font que recommander qu’on forme un comité et qu’on poursuive la réflexion à ce sujet, c’est que cette étude — et toutes celles auxquelles vous faites allusion — correspondent à une marchandisation du féminisme; de nos jours, à partir des fonds publics, on peut faire de l’argent en exploitant démagogiquement la crainte légitime des abus sexuels.

      La violence faite aux femmes, la vraie, doit être punie. Mais à crier au loup pour tout et pour rien, on se discrédite.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 24 décembre 2017 13 h 10

      Je pense que vous banalisez les agressions sexuelles, M. Martel.

      Selon le Regroupement québécois des C.A.L.A.C.S. une femme sur trois a été victime d'au moins une agression sexuelle depuis l'âge de 16 ans et près de 90% des agressions sexuelles ne sont pas déclarées à la police.

      J'ai critiqué le texte de Christian Rioux, surtout lorsqu'il dit que Nancy Houston rappelait que «le féminisme dans sa jeunesse était « joyeux », « bariolé », « vivant » et « païen »». Je n'apprécie pas la diatribe de Martine Delvaux, mais ça elle aurait pu le dénoncer. Faire de tels reproches au féminisme est une belle façon subtile de s'y opposer.

      Je me souviens des positions de M. Rioux dans l'affaire DSK, où il lui a semblé plus important de discourir sur la galanterie que sur les frasques de cet homme. Où il préférait dire, lors du débat sur la prostitution en France, que celle-ci existerait toujours plutôt que de voir l'importance pour l'égalité des femmes d'adopter le modèle nordique. Et à ce sujet, Martine Delvaux et Christian Rioux se rejoignent parfaitement, celle-ci préférant voir une «émancipation des femmes» dans le «travail du sexe». Sur ce sujet et sur bien d'autres sujets, Martine Delvaux ne fait aucune analyse profonde et valable pour contrer la discrimination des femmes parce qu'elles sont femmes.


      http://www.rqcalacs.qc.ca/statistiques.php

    • Jean-Sébastien Garceau - Abonné 24 décembre 2017 13 h 44

      "Il serait grand temps que le calme revienne".
      C'est-à-dire le silence ?
      L'hystérie (quel beau mot !) victimaire n'est qu'une distraction du vrai problème : l'impunité d'un continum de comportement qui sont d'abord excusés, banalisés, normalisés.
      Il est normal pour une fille de se faire "catcaller".
      Il est normal qu'un garçon soit insistant.
      Il est normal que la fille ne sache pas ce qu'elle veut et que c'est l'insistance du garçon qui le lui révèle.
      Ainsi, il est normal que les filles soient des victimes de leurs sentiments.
      Elles ne comprennent jamais ce qui "se passe vraiment".
      C'est à nous de leur expliquer.
      Quand bien même certaines pourraient se tromper, c'est une posture clairement condescendante et paternaliste.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 24 décembre 2017 21 h 01

      Johanne St-Amour écrit : « Je pense que vous banalisez les agressions sexuelles, M. Martel.»

      Critiquer une étude alarmiste mal faite, c’est banaliser les agressions sexuelles ? Oh la la, comme vous y allez fort, Mme St-Amour.

      Après avoir lu et analysé cette étude, ce qui m’est paru anormal, ce n’est pas le pourcentage élevé d’étudiants victimes de violence sexuelle, c’est que ce pourcentage ne soit pas de 100%.

      Dans cette étude, tout concourt à vous faire déclarer être une victime de violence sexuelle.

      Mon opinion, en détail :
      http://jpmartel.quebec/2017/11/29/doit-on-fermer-u

      Dans cette étude, on vous fait un doigt d’honneur : violence sexuelle. Quelqu’un contrarié vous dis d’aller vous faire foutre : violence sexuelle. Un étudiant qui a le béguin pour vous vous regarde avec insistance : violence sexuelle. Un autre vous réinvite au restaurant après un premier refus des mois plus tôt : violence sexuelle.

      Bref, dans cette étude, toute quête amoureuse maladroite est de la violence faite aux femmes.

      Ceci étant dit, comprenez-moi bien : je ne banalise pas les agressions sexuelles.

      Il y a une vingtaine d’années, j’effectuais une étude au sujet du harcèlement sexuel. Cette étude révélait que dans des commerces, le harceleur était beaucoup plus souvent le client qu’un supérieur hiérarchique (contrairement à ce qu’on croyait à l’époque).

    • Johanne St-Amour - Abonnée 25 décembre 2017 12 h 07

      Ce n'est aucunement Martine Delvaux qui parlait de cette étude de l'université Laval mais bien M. Pelletier ci-haut.

      Par ailleurs, j'ai laissé les statistiques du regroupement des C.A.L.A.C.S. et il est étonnant qu'en 2017 nous ne semblons toujours pas avancer concernant ces nombreuses agressions. Richard Poulin, professeur associé à l'UQAM parle de la culture d'agression et souligne depuis des années les conséquences, entre autres, de la pornographie sur les liens entre les hommes et les femmes (et sur les agressions bien sûr).

      Il affirme: «Violences dites domestiques ou conjugales, agressions sexuelles, meurtres, féminicide, les femmes sont les principales cibles des violences masculines. Et les violences, qu'elles soient sexuelles ou non, puisent en grande partie leur origine dans certains clichés sur les droits des hommes dans le domaine des rapports sociaux de sexe. La banalité de la violence masculine, qui est multiple et trop souvent létale, est mondiale et frappe les femmes et les filles des sociétés du centre du capitalisme comme des sociétés de la périphérie, des États démocratiques comme des dictatures. La pratique massive des viols pendant les guerres n'est pas l'apanage d'un peuple, d'une nation, d'une ethnie ou d'une religion en particulier, mais bien de l'ensemble des forces armées. Le viol est une arme de guerre. Ce n'est pas une culture nationale, ethnique ou religieuse en particulier qui est la cause de cette violence, de cette soumission des femmes au plaisir masculin, mais bien une culture patriarcale qui s'exprime par une culture d'agression.

      Beaucoup d'hommes dissocient sexe et affectivité. C'est évidemment le cas des prositueurs. C'est ce que les jeunes apprennent dans la pornographie. C'est ce que certains pratiquent en agressant sexuellement. Cette dissociation est l'un des traits de la masculinité des sociétés patriarcales.»

  • Marc Therrien - Abonné 23 décembre 2017 07 h 54

    Et la résilience? Ensemble ou chacun de son côté?


    Une fois que la souffrance voire le traumatisme est bien reconnue et que la victime n’a plus à essayer de nous convaincre qu’elle est bel et bien une victime parce que nous nous accordons avec elle pour le dire, un des buts d’une conversation sociale intelligente serait de voir comment on pourrait aider ces victimes reconnues à éviter de cristalliser ce traumatisme qui viendrait alors renforcer leur victimisation et la rendrait ainsi difficile à surpasser. Cette conversation sociale intelligente pourrait aussi porter sur le risque encouru de généraliser la mauvaise ou les mauvaises expériences traumatisantes pour faire de tous les hommes des bourreaux potentiels et ainsi se priver d’alliés potentiels dans leur combat pour le progrès social. Plus précisément, elle pourrait aussi servir à se demander si ces victimes reconnues pensent et veulent s’en sortir par elles-mêmes, seules et entre elles ou si elles pensent pouvoir inclure les hommes sensibles à leur souffrance et cause pour favoriser la résilience. Enfin, à un nouveau symbolique ou métaphorique, la conversation sociale intelligente pourrait réfléchir aux moyens de contrôler le tsunami pour éviter qu’il ne submerge tout sur son passage incluant les personnes saines d’esprit qui réfléchissent quotidiennement aux moyens d’améliorer les rapports sociaux pour faire advenir l’humanité que tout le monde cherche, même l’inhumain.

    Marc Therrien

  • Pierre Desautels - Abonné 23 décembre 2017 08 h 00

    Merci.



    Merci, Madame Delvaux, pour avoir si bien décrit ce que beaucoup de personnes ressentent face aux voix qui prêchent le silence, comme dans le "bon vieux temps". Car, sois belle et tais toi, c'est bien ce que propose, entre autres, le chanoine Rioux. Le reste ne l'intéresse pas.

  • Yves Côté - Abonné 23 décembre 2017 09 h 52

    Que répondre ?

    "Que répondre sinon, pour parodier quelqu’un, que vous n’avez pas le monopole du coeur", demande aujourd'hui Monsieur Rioux.
    Facile.
    Qu'en tant que châtelain et surtout d'ex-président français, le "quelqu'un" en question vit dans des conditions de protection physique et économiques qui le mettent dans l'impossibilité d'être privé de quoi que ce soit menacerait son amour propre. C'est tout.
    Je sais bien qu'en l'écrivant je risque beaucoup de ne pas améliorer "mon sort" d'auteur inconnu, mais au point où j'en suis je n'ai plus grand chose à y perdre...
    En plus que même si j'avais à y perdre beaucoup, je ne me gênerais pas plus pour l'écrire !

    Tourlou !

  • Claire Dumouchel - Abonnée 23 décembre 2017 11 h 36

    Merci (bis)

    Merci de faire contre-poids à un discours de majorité bien pensante, qui croit que de faire un "débat" c'est amener les autres à se taire.