Faut-il absolument fermer Option nationale?

Le porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois et le chef d'Option nationale, Sol Zanetti
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois et le chef d'Option nationale, Sol Zanetti

À moins d’une surprise, les congressistes d’Option nationale décideront en fin de semaine de dissoudre leur parti, comme le leur suggère Québec solidaire, qui invite les onistes à militer désormais en son sein. Dans ce qui reste des forces vives d’Option nationale, les gens se sentant interpellés par le nouveau porte-parole solidaire, le talentueux Gabriel Nadeau-Dubois, et par le parti réformé qu’il leur fait entrevoir sont plus nombreux que ceux qui leur font face, et ils ont comme alliés des milliers de membres de QS heureux de soutenir une démarche qui, pensent-ils, ne peut que bien servir leur parti. En outre, les hautes instances et la direction d’ON sont favorables à la dissolution, une conférence de presse commune des leaders de QS et d’ON a déjà eu lieu et les règles choisies par Option nationale pour trancher la question favorisent au maximum le noyautage du congrès.

Alors que le Parti québécois met l’indépendance toujours plus en veilleuse et se marginalise, Nadeau-Dubois voit grand pour son parti et il veut tendre la main aux indépendantistes qui délaissent le PQ. Dans cette optique, rallier les convaincus d’Option nationale enverrait un message significatif, en plus de montrer que la convergence avec QS est possible lorsqu’elle n’est pas fondée sur un plan post-2022 nul et non avenu et un traquenard liséen visant à camper QS dans le rôle du méchant.

Mais Québec solidaire peut-il vraiment, dans un proche avenir, aller au-delà de l’effet d’annonce et devenir un parti indépendantiste au même titre que le PQ de Jacques Parizeau, c’est-à-dire cette coalition large dont Option nationale, à son origine et par son existence même, voulait se faire l’agent ? Par extension, les onistes pro-solidaires d’aujourd’hui ont-ils raison de vouloir fermer boutique sur le pari que QS s’inscrirait désormais dans l’esprit fondateur d’ON ? À elle seule, la plateforme électorale 2018 de Québec solidaire répond « non » à ces deux questions.

Une culture enracinée

Certes, les porte-parole de QS semblent vouloir tirer leur formation vers un engagement indépendantiste plus soutenu, ce dont ne peut que se réjouir le mouvement indépendantiste. Toutefois, une évidence transpire toujours des priorités — légitimes — solidaires : QS est dépositaire d’une culture profondément enracinée, bien plus vieille que lui, qui ne changera pas de sitôt et qui fait en sorte que, d’une part, de nombreux indépendantistes continueront de voir en ce parti une gauche parfois doctrinaire et déconnectée, et d’autre part, que l’indépendance y est essentiellement l’accessoire d’un profond changement social dont le contenu est loin de faire l’unanimité au Québec, comme partout ailleurs où la gauche et la droite s’affrontent. Militer à Québec solidaire, c’est avant tout militer pour ce profond changement-là ; c’est militer à gauche.

Militer à gauche d’abord, c’est ce que devront faire les quelques militants — pardon : militant.e.s — d’ON qui se joindront à QS et, à moins d’avoir mal évalué ce dans quoi ils s’embarquaient, ils seront heureux de le faire. Dans quelques semaines, puis dans quelques mois, QS sera toujours QS et ON, le parti de Jean-Martin Aussant, le parti des milliers de jeunes nouvellement initiés à l’indépendantisme, le parti de la prestigieuse et historique sanction de Parizeau, le parti consacré à l’indépendance, n’existera plus.

On rétorquera qu’Option nationale étant en faillite électorale complète, sa disparition n’aura pas changé grand-chose. C’est absolument vrai du point de vue mathématique, sauf qu’en toute rigueur intellectuelle, il faut aussi admettre que la fin d’ON, c’est également la disparition d’un parti dont le poids médiatique et politique demeure aujourd’hui absolument exceptionnel en regard de sa taille réelle. Les Verts, le NPD-Québec ou le PCQ n’oseraient s’imaginer une telle force de diffusion même dans leurs rêves les plus fous, alors qu’ils obtiennent tous de meilleurs scores qu’Option nationale. Déjà, bâtir un parti politique à partir de rien est une énorme tâche dont la réussite n’est pas assurée ; lui donner une telle visibilité est encore plus difficile.

Pour l’heure, le mouvement indépendantiste dispose encore de cet outil qu’est Option nationale. Sans verser dans la rêverie, faire le pari qu’ON pourrait finalement se relever, du moins assez pour jouer un certain rôle, aussi modeste soit-il, en 2018, n’est certainement pas plus fou que de compter sur quelques ex-onistes pour transformer QS en parti indépendantiste capable de rallier largement au-delà de l’extrême gauche du spectre politique.

Dans l’avenir prévisible, QS sera la gauche, ou dans son rôle le plus étendu, la gauche indépendantiste. Cette gauche-là doit se maintenir. Nous en avons besoin. Elle ne sera probablement pas la locomotive du mouvement indépendantiste, mais elle pourra en être une composante essentielle en temps opportun. D’ici là, la question qui se posera en fin de semaine est la suivante : est-il absolument nécessaire, à ce moment-ci, de fermer Option nationale ?

37 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2017 04 h 12

    « L'indépendance d'abord» : Une expression qui sème la division


    Militer à gauche d’abord..

    L'indépendance d'abord..

    Voilà des mots qui ont toujours divisé au lieu de rassembler.

    Québec solidaire n'est pas à gauche d'abord.

    Il est de gauche ET indépendantiste.

    Reste à voir si Option nationale est aussi capable de marcher et de mâcher de la gomme en même temps.. Ou s'il est le parti d'une seule lutte et que son programme n'était finalement qu'un accessoire pour se donner un vernis de gauche et chaparder des votes à QS.

    «L'indépendance d'abord» n'est que l'artéfact de «L'Article Un» d'un PQ démobilisé, qui aura utilisé cette expression pour masquer son manque de convictions, parce que, dans les faits, il ne faisait, tout comme aujourd'hui encore, que remettre sans cesse l'indépendance en veilleuse dans l'attentisme des conditions gagnantes.

    Quoiqu'en aient dit les mauvaises langues partisanes, Québec solidaire a toujours été indépendantiste; c'est dans sa déclaration de principes depuis sa fondation.

    Reste à voir si Option nationale, elle, est vraiment de gauche pour savoir si la greffe prendra. Parce qu'il est hors de question que QS se serve de la question nationale pour justifier de reporter la cause sociale au Grand Soir, cet argument usé à la corde d'un Québec soi-disant totalement impuissant sans l'indépendance ne tenant tout simplement pas la route.

    Pour nous, ces deux luttes, question nationale et question sociale, doivent se faire en même temps.

    Et en ce qui me concerne, en tout temps un Québec à gauche serait plus avantageux qu'un Québec de droite. L'Option de gauche pouvant même constituer le "Plan B" de l'indépendance en cas d'échec référendaire. Alors que les indépendantistes de droite comme au PQ, ne nous conduisent que dans le cul-de-sac du statu quo politique et économique.

    Autrement dit, en construisant un parti de gauche souverainiste, c'est comme si Québec solidaire nous donnait la ceinture et les bretelles.

    Christian Montmarquette

    • Sylvain Auclair - Abonné 9 décembre 2017 09 h 30

      Je me permets de répondre ici à la dernière question que vous m'aviez posée (quand je l'ai lue, les commentaires étaient fermés): si on ne fait pas l'indépendance pour mettre en œuvre un projet de société, pourquoi la ferait-on?

      Eh bien, on la ferait pour que le peuple québécois puisse choisir la voie qu'il désire, quelle qu'elle soit, et ce, pas seulement par le biais de la constitution qu'il se donnerait d'entrée de jeu (mais pas nécessairement _avant_ de déclarer l'indépendance), d'autant plus que je crois qu'une constitution doit avant tout décrire le mode de fonctionnement de l'État, mais à chaque élection. Un projet de société est quelque chose de mouvant, qui va se modifier à chaque instant, en fonction des besoins et des opinions, pas quelque chose à établir une fois pour toutes.

      Évidemment, je regrette aussi, tout comme vous, sans doute, que le peuple québécois tende à canter vers la droite (bien que je croie qu'il l'a toujours été), mais c'est comme ça. Il faut simplement travailler à le convaincre que les ideées de droite sont mauvaises, pas tenter de l'emprisonner dans une constitution de gauche à jamais, comme l'Union européenne a une constitution de droite très difficile à mondifier.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 9 décembre 2017 10 h 36

      Il est illusoire de penser vouloir imposer un projet de société qui s'écarte radicalement de la norme actuelle, comme celui que propose QS, dans un contexte qui se veut légitimement démocratique. Dans une démocratie, au vu de l'usure du pouvoir qui affecte tôt ou tard tous les partisen place, ce n'est qu'une question de temps avant que la droite honnie par QS ne revienne aux affaires et se mette à démanteler, dans la grande indifférence de la population sinon sa lassitude, ce que la gauche aura voulu construire. On appelle ça l'alternance.

      À moins bien sûr que la gauche triomphante n'instaure un régime totalitaire "pour le bien du peuple" afin de perpétuer ses acquis, comme à Cuba. Si cela est le cas, il est à parier que le gouvernement américain ne restera pas indifférent devant l'évolution de la situation et n'orchestre avec ses services secrets une quelconque "révolution orange" de son crû. Avec la mondialisation galopante qui ravage maintenant les campagnes, aucun pays n'est en vase clos. QS devrait en prendre note pour la suite des choses.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2017 11 h 10

      À Sylvain Auclair,

      "Je regrette aussi, tout comme vous, sans doute, que le peuple québécois tende à canter vers la droite, mais c'est comme ça. Il faut simplement travailler à le convaincre que les idées de droite sont mauvaises, pas tenter de l'emprisonner dans une constitution de gauche à jamais.." - Sylvain Auclair

      M. Auclair,

      - Quel serait l'avantage pour la grande proportion des Québecois de rédiger une Constitution qui permetterait de maintenir la légalisation des paradis fiscaux; la non-imputabilité des partis et des élus corrumpus au Capital; le droit d'abuser et de détruire de l'environnement; de nier le droit à la santé, à l'éducation et à la sécurité financière etc.

      Comme on le voit, AUCUN.

      Si la Constitution canadienne permet ce genres d'abus et de dérive, c'est justement parce que ce sont les petites élites politiques qui on rédigé la Constitution à leur propre avantage.

      C'est pourquoi une constutituante autonome, citoyenne et indépendante des partis politiques et des forces économique serait de toute évidence campée beaucoup plus à gauche, puisqu'écrite naturellement pour protéger le bien commun.

      Ceci dit, le Québec n'est pas si naturellement à droite que vous le croyez, puisqu'il a déjà fait la révolution tranquille et nationalisé son électricité.


      Christian Montmarquette

  • Léonce Naud - Abonné 9 décembre 2017 05 h 17

    Québec Solidaire travaille pour Ottawa


    Si l'on juge un arbre à ses fruits, Québec solidaire est au service d'Ottawa. En effet, il n'est pas dans l'intérêt des modestes et méprisés débris de l'Empire français d'Amérique de s'étriper mutuellement dans leur réserve québécoise de l'Est du continent pour des questions de Gauche ou de Droite comme ce parti y prend un suicidaire plaisir.

    Observé à partir des milieux fédéraux, Québec solidaire offre un spectacle des plus divertissants, question d'oblitérer l'avenir national des Québécois dans des luttes intertribales et fratricides et par conséquent en finir une fois pour toutes avec le problème que représente encore le Québec au sein du Canada.

    • Michel Blondin - Abonné 9 décembre 2017 13 h 15

      La seule réponse cohérente est NON
      Politiquement et indépendantistement, aussi curieux que cela paraisse, la seule réponse à la fusion QS/ON était la convergence de Qsistes avec le PQ. Mais, c’est peine perdue.

      Il a beau vouloir réparer les pots cassés, l’esprit est de ratatiner l’autre indépendantistement. Bien loin de la nécessaire convergence. GND fait le calcul que PQ ne prendra pas le pouvoir donc il s’attaquera au PLQ et la CAQ. Pas fort!
      Au contraire les attitudes déshonorantes et d’incohérence des Qsistes ont fait perdre des comtés au Bloc Québécois.
      Aussi, il veut mettre le combat de l’idéologie néo-libéral sur le même pied que la critique du fédéralisme, alors que l’on ne peut faire deux révolutions en même temps. Une suffit ! Celle qui doit être privilégiée est celle qui donne les rênes des pouvoirs de l’État avant d’en faire une social-démocratie.
      Un bateau, un peuple, ne va nulle part sans voilure ni moteur. En clair, la république, fondement de la démocratie chère aux QSistes, ne peut s’exercer sans mettre la Britannique reine, l’anglicane, hors des droits juridiques, avant même de créer une nouvelle société à sa face même.

      Aussi, le principal point de divergence des ONistes avec les péquistes est l’élection référendaire. Le fait que les Qsistes prônent la constituante n’est pas distinct des péquistes qui peuvent aussi s’en dire promoteur.
      Cependant ce point pourrait se réaliser en y introduisant une élection à connotation référendaire sans référendum dès la prochaine élection.

      Mais surtout, ce qui manque aux Qsistes c’est qu’ils ne sont pas le vaisseau amiral, mais à sa remorque
      idéologique.

      Pour avancer et devancer le Parti Québécois, il faudrait le «chalenger » sur l’élection référendaire. La seule condition qui ferait que le vent changerait de bord.

      Mais les Qsistes n'y n'ont rien fait. Fusionner pour reculer? Non merci!

    • Cyril Dionne - Abonné 10 décembre 2017 10 h 08

      M. Naud,

      Pourquoi gaspiller sa salive parce qu’une douzaine de militants vont peut-être se joindre à un groupuscule de communistes ? Le parti en question fait du surplace depuis sa création. Et la plupart des militants de ON ne suivront pas un chef qui essaie tout simplement de se placer les pieds.

      Le Québec n’est plus à gauche toute. Les travailleurs ne sont aucunement intéressés à suivre cette gibelotte multiculturelle qui passe son temps à flageller les Québécois en les traitants de racistes et de toutes les épithètes possibles. Le Québec va de l’avant et n’a plus le temps à perdre avec cette idéologie politique qui date de deux siècles passés et qui s’est avérée uns échec complet, Union soviétique, Chine populaire, Cuba, Venezuela etc. obligent.

  • Claude Bariteau - Abonné 9 décembre 2017 06 h 08

    Fine analyse

    M. Payne, vous mettez le doigt sur l'essentiel.

    QS est à gauche, mais à des kilomètres de distance des vues de Jacques Parizeau et de Jean-Martin Aussant sur l'économie d'un Québec devenu pays indépendant.

    QS s'affiche certes indépendantiste, mais son projet entend faire des habitants du Québec des militants mobilisés à renverser le système capitaliste mondial en implantant une forme de socialisme inspirée des années 1920 chez des militants russes voulaient tout changer à partir des solidarités locales.

    Et QS, point important, n'est pas social-démocrate comme le furent et le sont encore des pays qui ont développé cette approche sur la base d'analyses en Allemagne autour de la Première Guerre mondiale et l'ont réalisé dans le cadre de la Guerre froide opposant les États-Unis et ses alliés à l'URSS et ses alliés.

    Alors qu'y feront les militants d'ON ?

    Comme vous le dites, ils augmenteront le nombre d'indépendantistes chez QS. Ce parti deviendra-t-il clairement indépendantiste ? Difficile à dire. S'il s'est dit ouvert à une constituante fermée, il n'a pas dit qu'il s'allierait au projet qui en découlerait préférant laisser ses membres de faire le choix.

    Cela étant, rien, surtout pas le projet d'entente reçu positivement par l'Assemblée de QS en fin de semaine dernière, invite à dissoudre ON, un petit parti sans moyen qui a en main la flamme qui animait autant Jacques Parizeau que Jean-Martin Aussant.

    Mais surtout qui poursuivra avec d'autres pays la réflexion autour du levier qu’est la démocratie et son irradiation en vue d’affirmer de possibles contrôle des débordements capitalistes, ce qui rejoint la conscience qu’en a la majorité de la population mondiale.

    Et ça, c’est contemporain et en ligne directe avec les problèmes à l’échelle internationale générés par le capitalisme qui s’est irradié depuis l’effondrement du mur de Berlin.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 9 décembre 2017 10 h 35

      « QS est à gauche, mais à des kilomètres de distance des vues de Jacques Parizeau et de Jean-Martin Aussant sur l'économie d'un Québec devenu pays indépendant.«  Claude Bariteau

      Effectivement, QS est à gauche mais... l’analyse serait plus fine en disant : QS est un parti indépendantiste de gauche présentant un projet de société démocratique,inclusif, féministe, écologique et égalitaire.

      Vous affirmez que QS est à des kilomètres des vues de Parizeau et de Aussant. C’est vous qui le dites... mais votre analyse serait plus fine si vous nous disie quelles étaient “les vues” de Parizeau en cas où le référendum de 95 aurait été gagné? Et même là, on risque uniquement de spéculer sur le projet avorté de “partenariat” avec le Canada tel que proposé par Parizeau et Bouchard en 1995!

      Concernant la distance qui sépare QS des “vues” de Aussant. La aussi l’analyse serait plus fine si vous nous disiez ce que l’intéressé en pense. Monsieur Aussant n’est plus dirigeant de ON, a participé à la tournée “faut qu’on se parle” et, il ne joue pas à la belle-mère dans les débats qui ont présentement cours autour de la fusion.

      Pour ma part, je considère qu’une analyse spéculative concernant cette fusion de QS et On et de son avenir ne conduisent nulle part, surtout si on part de présupposés qui frisent la caricature. Il me semble qu’il faut prendre la conjoncture politique comme elle se présente et faire confiance à l’intelligence des protagonistes qui ont pris le temps de débattre et qui vont décider de leur avenir.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2017 11 h 35

      À Claude Bariteau,

      « QS est à gauche, mais à des kilomètres de distance des vues de Jacques Parizeau..» - Claude Bariteau

      M. Bariteau,

      Quand on prend acte des multiples actions et déclarations de Jacques Parizeau, force est de constater qu'il était clairement social-démocrate; ce qui le situe nettement à gauche du spectre politique.

      À gauche, puisque, même s’il avait été un des instigateurs du «Traité de libre-échange», Parizeau, avait publiquement fait son mea culpa et remis en doute sa décision le soir même de la fondation de Québec Solidaire en février 2006, en commentant l’événement à Radio-Canada.

      Parizeau s’était aussi carrément placé du côté des solidaires, lorsqu’il avait qualifié de manière cinglante de «déclinologues» les lucides du «Manifeste pour un Québec lucide» lancé par Lucien Bouchard, dans son livre «La Souveraineté du Québec» publié en 2009.

      Tout comme il avait préconisé la nationalisation des banques à «Tout le monde en parle» en 2008. Un autre grand point de convergence de Parizeau avec le programme de Québec solidaire.

      Avant de nous quitter Parizeau avait aussi critiquer sévèrement l’épouvantail de la dette nationale pour justifier les politiques démagogiques d’austérité adoptées autant par le PQ que par le Parti libéral et avait appuyé, comme le propose QS dans son programme, la gratuité scolaire qu’il considérait lui aussi comme «réaliste» dans les pages mêmes du Devoir du 12 février 2013.

      De plus, dans sa dernière entrevue de sa vie accordée à Michel Lacombe à Radio-Canada, Parizeau avait, tout comme les Michel Chartrand, Léo-Paul Lauzon et Cie, vertement dénoncé la soumission béate de nos gouvernements aux agences de notation Moodys’ et Standard & Poor’, sans compter la manière indécente dont nos aînés sont abandonnés à eux-mêmes et négligés par l’État.

      À noter que Jacques Parizeau s’était même joint à la marche des femmes contre la pauvreté aux côtés de Françoise David en 1995.

      Christian Montmarquette

    • Claude Bariteau - Abonné 9 décembre 2017 15 h 59

      M. Montmarquette, tout ce que vous avancez concernant Jacques Parizeau est connu. Cela n'en fit pas un supporter de QS.

      Quand il appuie la marche des femmes, QS n'existe pas.

      Qu'il ait critiqué la soumission aux agences de notation, n'en fait pas un supporter de QS.

      Qu'il ait dénoncé l'indécence des traitements aux ainés, non plus.

      Qu'il ait critiqué une vision conservatrice à l'égard de la dette du Québec,
      Pas du tout.

      Qu'il ait proposé la gratuité scolaire de la maternelle à l'université avec des exigences pour l'accès aux niveaux postsecondaires, non plus.

      Qu’il ait dit qu’il faille lorgner du côté de la Caisse de dépôt et de placement et de nationaliser des banques pour (…) faire face à la crise économique, non plus.

      Qu’il ait remis en doute son support à l’ALENA, non plus. D’ailleurs le président des États-Unis va plus loin. Il veut y mettre fin.

      Qu’il ait critiqué les lucides, aucunement.

      Toutes ces prises de position s’inscrivent dans une approche sociale-démocrate.

      Ça n’en fait pas un homme de gauche, mais un analyste clairvoyant des dérives découlant de politiques de courtes vues qui vont à l’encontre de programmes associés à une promotion du bien commun.

      Dernier point. M. Parizeau n’a jamais prôné un modèle socialiste. Pour lui, le moteur de l’économie du Québec était constitué de PME novatrices et imaginatives que l’État devait accompagner.

      En cela, il n’était pas à gauche du spectre politique, comme vous l’écrivez. Il lui importait plutôt d’assurer l’essor de l’économie pour garantir une qualité de services collectifs.

      En ce sens, il fut le bâtisseur du Québec, mais ne put mener à terme le projet de souveraineté pour lequel il s'est engagé en politique.

      C’est ce qu’il dit dans son entrevue de 2015 avec M. Lacombe.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2017 16 h 49

      À Claude Bariteau,

      "Tout ce que vous avancez concernant Jacques Parizeau est connu. Cela n'en fit pas un supporter de QS." - Claude Bariteau

      Ce n'est pas ce que je dis.

      Je dis que Parizeau et QS ont des positions similaires. Alors que vous nous dites que des "kilomètres de distance" les séparent; ce qui est faux à sa face même. Et encore plus faux, quand on sait que Québec Solidaire est indépendantiste.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2017 17 h 12

      À Claude Bariteau,

      "Qu’il ait critiqué les lucides, aucunement." - Claude Bariteau

      Alors, lisez vous-même:

      "Selon Parizeau, l'indépendance est nécessaire plus que jamais" - La Presse, 15 novembre, 2009:

      "Il y a aussi quelques passages sur l'Histoire plus récente pour formuler des regrets sur la décision de la Caisse de n'avoir jamais investi dans la Banque Nationale et sur la vente de la Bourse de Montréal à sa concurrente de Toronto, pour reprocher aux «lucides» leur alarmisme".

      - CQFD

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2017 17 h 20

      À Claude Bariteau,

      " M. Parizeau n’a jamais prôné un modèle socialiste." - Claude Bariteau

      Bien "pire" encore, Jacques Parizeau a même été communiste.

      "Tous les progressistes étaient communistes au Québec à une certaine époque." - Jacques Parizeau

      Il faut croire qu'il s'incluait dans l'tas.

      Christian Montmarquette

      Références :

      *"Fred Rose, de député communiste à espion pour l’URSS"

      - Médium large, 27 septembre, 2017

    • Jean Jacques Roy - Abonné 9 décembre 2017 18 h 44

      Monsieur Bariteau, parlant de Monsieur Parizeau et de différentes positions critiques qu’il a prises vous dites

      “Ça n’en fait pas un homme de gauche, mais un analyste clairvoyant des dérives découlant de politiques de courtes vues qui vont à l’encontre de programmes associés à une promotion du bien commun.

      Dernier point. M. Parizeau n’a jamais prôné un modèle socialiste. Pour lui, le moteur de l’économie du Québec était constitué de PME novatrices et imaginatives que l’État devait accompagner.”

      Tout ça pour dire qu’il n’a jamais été proche de QS. C’est vrai. Mais ce qui est aussi vrai, c’est que QS et les solidaires en général savent reconnaître les positions intelligentes et courageuses de feu Monsieur Parizeau, que nous savons reconnaître qu’il était un authentique souverainiste et que nous reconnaissons qu’il était un démocrate authentique soucieux du bien commun.

      Quant à sa vision de l’apport fondamental des pme pour l’économie québécoise? Bien, Parizeau l’a toujours proclamé! Et vous, d’où sortez-vous que QS ne serait pas d’accord avec ce point de vue?

      En tout respect, Monsieur Bariteau, je crois que vous avez lu avec des schémas préfabriqués le programme socio-économique de QS.

    • Claude Bariteau - Abonné 9 décembre 2017 23 h 17

      M. Montmarquette,

      je ne dis pas que M. Parizeau n'ait pas dit ce qu'il a dit. Je dis seulement que cela n'en fait pas un supporter de QS.

      Et vous en remettez en référant à une affirmation de M. Parizeau selon laquelle les progressistes au Québec étaient tous communistes en insinuant qu'il FAUT CROIRE qu'il s'incluait « dans l'tas ».

      Franchement...

      Puis, je n'ai pas écrit que M. Parizeau n'ait pas critiqué les « lucides ». J'ai écrit que le faire n'en fait aucunement un QS.

      Par contre, je note que vous êtes un as de la récupération.

      Vous récupérez même vos propos publiés dans le Huffington Post de 2015 pour convaincre les membres d'ON que QS reprend les idées de Jacques Parizeau en ne faisant jamais allusion au programme économique socialiste de QS qui ne vise pas à créer un État indépendant mais à s'allier aux altermondialistes dans divers pays.

      Alors...

      M. Roy, je n'ai pas noté dans le programme économique de QS une adéquation avec les propos de Jacques Parizeau sur le moteur que constituent les PME.

      Si vous le présumez, c'est à vous de le démontrer.

      Cela dit, je ne lis pas un programme avec un schéma préfabriqué. Je le lis en cherchant les objectifs qu'il vise.

    • Jean-François Trottier - Abonné 10 décembre 2017 07 h 54

      CM : QS n'est pas social-démocrate mais socialiste.

      À preuve l'ensemble de son programme économique, qui ne peut fonctionner que dans un état semi-policier tellement il est contrôlant et carrément anti-initiative persdonnelle.
      Savez-vous que le mot "profit" est indissociable de la social-démocratie ? C'est ça, ce petit mot sale, frétillant et malsain qui signifie qu'on amasse un capital destiné à stabiliser une économie régionale ?

      La partie "démocratie" de la sociale-démocratie n'est pas, contrairement à la mentalité de QS, une dictature de l'électeur.

      Il n'est pas vrai que suite à un vote tout est dit. C'est pour ça que les vraies démocraties ont un jeu de balance des pouvoirs qui restreint les puissants.

      Non seulement rien n'en transparaît dans le programme pourtant si précis de QS, mais rien n'y paraît non plus quant au mode de fonctionnement de ce non-parti: quand un vote est pris, on se la ferme ou on part, c'est comme ça dans le monde du politburo.

      Je ne vous autorise pas à parler de Parizeau, même pas un peu. Vos triturations de la réalité me sortent pas les oreilles.

      L'immense trou dans l'analyse économique que QS fait du Québec devrait vous inciter à fermer le commerce (de votes) tellement c'est honteux!

      À force de faire la leçon à tout un chacun, pouvez-vous je vous prie revenir à la base : QS refuse l'indépendance si celle-ci n'est pas socialiste, bel exemple de confiance envers les Québécois. Wow!

      QS pratique la politique du pire et préfère que tout aille mal plutôt que de gagner point par point. Ainsi raisonnent les fanatiques.

      Et je n'ai pas encore parlé de racisme, mais ça s'en vient...

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 décembre 2017 08 h 00

      À Claude Bariteau,

      "Je ne dis pas que M. Parizeau n'ait pas dit ce qu'il a dit. Je dis seulement que cela n'en fait pas un supporter de QS."

      Et ce n'est pas ça que je dis non plus.

      Je vous répète donc ce que vous avez-vous même dit textuellement :

      "QS est à gauche, mais à des kilomètres de distance des vues de Jacques Parizeau" - Claude Bariteau

      C'est faux à sa face même, puisqu'il y a un paquet de positions, de propositions similaires ou même identiques (ex.: la nationalisation des banques) entre les idées de QS et de Parizeau, ou qui vont dans le même sens. Et qui plus est avec preuves et références à l'appui.

      Vous pouvez bien vous enfarger les pieds dans le fait qu'il a dit que"tous les progressistes étaient communistes à une certaine époque" mais qu'il s'excluait des progressistes, alors que toutes sa carrière politique démontrent le contraire.

      Mais vous ne pouvez pas nier le reste de faits et des références.

      Car il est faux et désormais démontré d'affirmer que: "QS est à gauche, mais à des kilomètres de distance des vues de Jacques Parizeau" - CB

      Et je vous met au défi de me citer "UNE SEULE" critique de Jacques Parizeau à l'égard de Québec solidaire.

      - CQFD

      Christian Montmarquette

    • Claude Bariteau - Abonné 10 décembre 2017 10 h 47

      M. Montmarquette, Jacques Parizeau a dit qu'il serait opportun de tirer avantage de la Caisse de dépôt et de nationaliser des banques (pas toutes les banques) pour mieux gérer au Québec la crise financière de 2008, ce qui était une approche conjoncturelle.

      Oui, M. Parizeau fut un progressiste jusqu'à sa mort, mais jamais un communiste, ce qui n'est pas similaire. Tout ça est connu.

      S'agissant des critiques de M. Parizeau à l'égard de QS, la principale, que vous connaissez sans doute, est qu’en social-démocrate il a choisi d’unifier les organisations syndicales et patronales dans un mouvement politique menant à l’indépendance, non qu’il acceptait à l’aveugle le système capitaliste, mais parce qu’il estimait pouvoir politiquement contrer ses dérives au Québec et agir en conséquence sur la scène internationale.

      C’est d’ailleurs sur cette base qu’il a critiqué le choix du président Obama de refinancer les banques américaines lors de la crise de 2008, ce qui eut des effets néfastes sur plus de trois millions de propriétaires de maison piégés par les « subprimes ».

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 décembre 2017 11 h 10

      À Claude Bariteau,

      "M. Parizeau fut un progressiste jusqu'à sa mort, mais jamais un communiste.." - Claude Bariteau

      Vous confirmez vous-même que Jacques Parizeau a déjà été communiste, puisqu'il a lui-même déclaré que "tous les progressistes étaient communistes" à une certaine époque.

      Ceci dit, il demeure que contrairement à ce que vous avez dit, Jacques Parizeau n'est pas "à des kilomètres de distance des vues de Jacques Parizeau"; d'autant plus que vous admettez qu'il était progressiste.

      Quant au programme socialiste de Québec solidaire, c'est une vision à long terme dont je n'ai nullement honte, quand on sait que les pires ravages qui frappent la planète entière sont actuellement perpètrés par des capitalistes.

      Et sachons que Québec solidaire n'hésite pas à s'associer de lui-même au socialisme des pays nordiques qui offrent la meilleure qualité de vie, les meilleurs services publics et les meilleures économies dans la monde, et non au totalitarisme du régime soviétique.


      Christian Montmarquette

    • Claude Bariteau - Abonné 10 décembre 2017 15 h 21

      M. Montmarquette,

      vous revenez sur un propos de M. Parizeau en écho aux opposants des changements que proposaient des progressistes pour les discréditer.

      Alors dire que Parizeau était communiste parce qu'il était progressiste, c'est reprendre les idées biscornues des opposants aux changements.

      Bien sûr que M. Parizeau était progressiste. Cela n'en fait pas un communiste. Et vous le savez, sauf que vous voulez laisser entendre le contraire pour faire valoir vos thèses.

      Eduard Bernstein (1899) a précisé les différences entre le socialisme et la social-démocratie.
      Sous la IIe, les partis sociaux-démocrates et les partis communistes se sont opposés dans tous les pays occidentaux

      Il y eu accalmie avec la Deuxième Guerre mondiale et reprise en force des thèses de Bernstein dans les années 1960 dans le cadre de la Guerre froide, ce qui assura, dans le contexte des Trente glorieuses, l’essor de la social-démocratie dans les pays nordiques, mais aussi en Allemagne, en Autriche et en France.

      Ce modèle n’est pas anticapitaliste et ne se réduit pas à l’État-providence mais comprend, selon les pays en cause, des aménagements internes guère exportables car issus d’ententes entre les forces sociales en présence.

      Le principal est une étroite collaboration au niveau national entre syndicats, employeurs et gouvernement. René Lévesque en fit son cadre d’aménagement et Jacques Parizeau y introduisit la société civile.

      Depuis l’effondrement du mur de Berlin, ce modèle dut s’ajuster dans chaque pays où il se retrouve pour prendre en compte la nouvelle donne découlant du tout capitalisme et de l’amenuisement des pouvoirs des États souverains.

      Alors parler de socialisme des pays nordiques est une déformation des faits. Ces pays sont sociaux-démocrates, privilégient la libre circualtion des biens, associent les forces sociales aux politiques salariales et prônent la démocratie plutôt que le pouvoir des classes populaires.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 décembre 2017 16 h 17

      Claude Bariteau,

      "Parler de socialisme des pays nordiques est une déformation des faits. Ces pays sont sociaux-démocrates" - Claude Bariteau

      Déformation des faits, c'est vous qui le dites:

      "Le terme de social-démocratie désigne une tendance du socialisme :

      L'expression recouvre à la fois la dénomination employée par divers partis socialistes, la forme d'organisation de ceux-ci, un courant idéologique et une pratique politique. Historiquement, le nom de social-démocrate a été, et est toujours, utilisé par les partis socialistes de divers pays, notamment en Allemagne et en Scandinavie mais également dans des pays extra-européens."-Wikipédia

      .

    • Claude Bariteau - Abonné 10 décembre 2017 20 h 44

      M. Montmarquette,

      vous êtes tenance. La sociale-démocratie n'est pas une tendance du socialisme, mais une des voies découlant des idées initiales du socialisme du XIXième siècle.

      Effectivement, le terme socialiste est utilisé par des partis qui sont sociaux-démocrates mais aucunement communistes et des partis communistes qui ne sont pas sociaux-démocrates.

      Cela découle d'une scission à laquelle j'ai fait écho en référence à l'histoire, pour moi une approche qui explique les différences que vous niez pour des motifs qui sont vôtres.

      C'est votre choix.

      Je ne le partage pas, car il y a une différence notoire entre la sociale-démocratie et le communisme, dont vous ne faites jamais écho, comme d'ailleurs QS.

  • Jacques Lamarche - Abonné 9 décembre 2017 09 h 04

    Pas du tout!

    Je croyais Sol Zanetti capable d'un minimum de réalisme politique!

    Il faut éviter de jumeler le projet indépendantiste et un bouleversement socio-économique. Les deux cibles, l'une et l'autre, aux yeux des Québécois, font peur! Alors qu'ils lorgnent plutôt à droite, leur proposer une nouvelle voie à l'extrême gauche, c'est comme leur demander de se jeter dans le vide!

    Le bon sens exige de procéder par étapes. Se donner les moyens d'un pays d'abord, puis mieux équipée, la démocratie en décidera!

    • Pierre Fortin - Abonné 10 décembre 2017 13 h 02

      J'ai la désagréable impression que le réalisme politique de Sol Zanetti s'articule autour de sa carrière politique personnelle, ce qui fait de lui le capitaine qui quitte le navire en premier. N'est-il pas déjà assuré de pouvoir se présenter aux prochaines élections sous les couleurs de QS ? Si j'ai bien compris les termes de l'entente, il n'aura pas à passer par l'épreuve de l'investiture.

      Dès sa fondation, Option nationale s'est implanté comme un mouvement politique crédible qui a su rallier une cohorte impressionnante de jeunes désirant s'affirmer et prendre une place importante dans la construction de l'avenir, le leur et celui de leur pays. Sont-ils seulement conscients de la richesse que représente le poids de leur jeunesse, chose rare chez les partis traditionnels, et toute l'importance qu'elle leur confère ? Pourquoi ne prétendraient-ils pas devenir le parti de la nouvelle génération, ce qui serait un pied de nez aux échaffaudages partisans existants, et une vraie alternative à la stagnation actuelle. ?

      A-t-on cherché à imposer ON trop vite comme parti officiel avant d'avoir élaborer un programme approfondi ? Peut-être. Quoi qu'il en soit, si ses membres ont toujours cette flamme indépendantiste au cœur, ils peuvent encore agir à titre de club ou mouvement politique, libre de toute contrainte électorale et partisane, et transformer notre débat politique sclérosé et stérile pour lui insufler un peu d'air frais. Ce n'est qu'une fois une masse critique atteinte qu'on pourrait penser à l'élection.

      Plutôt que de se dissoudre dans un parti qui a déjà son idéologie fermée aux idées nouvelles, ON peut reprendre le flambeau pour s'affirmer comme une force politique incontournable, celle de la génération montante qui pourrait bien, que ça nous plaise ou non, s'avérer dominante. En un mot, réinventer l'art de la politique à leur manière.

      Mais une aventure comme celle-là est difficile à entreprendre quand le capitaine a déjà quitté le navire.

    • Jacques Lamarche - Abonné 11 décembre 2017 01 h 48

      Je souscris volontiers. Vos propos me paraissent sages et justes.

      En effet, dans le firmament de QS viennent briller de nouvelles étoiles. La carrière d'abord! Le parti de la ¨solidarité¨ en vient à servir de tremplin pour propulser de jeunes vedettes à l'assemblée nationale et de vitrine pour étaler la ¨bonne nouvelle¨. Pendant tout ce temps qui file, la fleur de la souveraineté s'étiole et se fane, faute de racines qui sèchent et se dispersent.

  • Chantale Desjardins - Abonnée 9 décembre 2017 09 h 30

    Fermer QS et Option nationale

    Avec des gens aussi intelligents, ces deux partis devraient se joindre au Parti québecois et négocier une entente bien sensée et travailler honnêtement pour l'indépendance du Québec au lieu de tire sur la couverture qui ne fait que repousser l'échéance. Gabriel Nadeau-Dubois n'est qu'un néophyte dans ce domaine et il devrait agir comme un homme conciliant et non comme un dirigeant d'un conseil étudiant.
    Alors, on fera un grand pas vers l'objectif Numéro 1 qui presse à se réaliser si on suit les événements récents avec Trudeau-fils.

    CD

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 décembre 2017 16 h 26

      "Fermer QS et Option nationale" - Chantale Desjardins

      Bel esprit démocratique et beau respect des opinions des autres.

      Je combats le PQ comme tous les partis d'idéologie libérale. Mais je ne leur ai jamais demander de nier leur propre existence et de fermer leurs portes parce qu'ils ne pensaient pas comme moi. Le PQ est un parti qui a le droit d'exister comme les autres.

      Si c'est le bi-partisme qui vous dérange, lutter contre ça et non contre des gens qui ont autant le droit que vous-même que leurs idées soient représentées à l'Assemblée nationale.

      Christian Montmarquette