En stigmatisant les demandeurs d’asile, Jean-François Lisée fait reculer l’indépendance

«M. Lisée ne fait pas qu’alimenter l’intolérance et affaiblir le vivre-ensemble: il éloigne des dizaines de milliers de néo-Québécois du projet indépendantiste», affirment les auteurs.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne «M. Lisée ne fait pas qu’alimenter l’intolérance et affaiblir le vivre-ensemble: il éloigne des dizaines de milliers de néo-Québécois du projet indépendantiste», affirment les auteurs.

En annonçant son candidat pour l’élection partielle de Louis-Hébert, le chef du Parti québécois s’est insurgé que ce soit le Québec qui assume les dépenses liées à l’accueil des demandeurs d’asile haïtiens. Il a qualifié ceux-ci « d’invités de Justin Trudeau ».

Quelques jours plus tôt, Jean-François Lisée avait accusé le gouvernement de ne pouvoir garantir deux bains par semaine aux résidents de CHSLD, alors qu’il était en mesure de fournir l’aide de dernier recours aux demandeurs d’asile qui affluent à la frontière canado-américaine. En procédant ainsi, il sous-entendait que l’un était tributaire de l’autre.

Ces commentaires à répétition trahissent la tactique du chef péquiste : stigmatiser les demandeurs d’asile pour gagner des votes. Ce faisant, M. Lisée ne fait pas qu’alimenter l’intolérance et affaiblir le vivre-ensemble : il éloigne des dizaines de milliers de néo-Québécois du projet indépendantiste. Au lieu de faire de la compétition avec François Legault pour la déclaration la plus incendiaire au sujet des demandeurs d’asile, Jean-François Lisée devrait se rappeler que sans l’appui des nouveaux arrivants, le projet d’indépendance est condamné à battre de l’aile.

Périodiquement, certains indépendantistes s’inquiètent du faible appui des néo-Québécois pour le projet d’indépendance du Québec. Inutile de chercher midi à quatorze heures : ce genre de déclarations, controversées et démagogiques, repousse nos concitoyens et concitoyennes issus de l’immigration. Gérald Godin, qui avait tant fait pour rapprocher les communautés culturelles et les intéresser à la souveraineté du Québec, se désolerait d’un tel changement de cap du côté du Parti québécois.

À contre-courant

Jean-François Lisée a remporté sa course à la chefferie en promettant de ne pas tenir de référendum, en brandissant la menace de AK47 cachées sous les burqas et en accusant Alexandre Cloutier de sympathies avec l’islam radical. On sait donc depuis un moment déjà que ses priorités ne sont ni l’indépendance ni l’inclusion. Ce n’est pas une raison pour descendre aussi bas et stigmatiser avec autant de zèle les demandeurs d’asile déjà fragilisés. Si telle est la stratégie de Jean-François Lisée pour gagner son vote de confiance puis les prochaines élections, nous lui rappelons que cette hypothétique victoire électorale se ferait au prix d’un fort recul dans l’appui à l’indépendance auprès des jeunes et des communautés culturelles.

En adoptant cette tactique, le chef péquiste nage à contre-courant. De la Catalogne à l’Écosse, c’est l’inclusion et l’ouverture au monde qui font le succès des mouvements indépendantistes. Dans son documentaire Au coeur de Yes Southside, le jeune indépendantiste québécois Guillaume Denommé nous amène au coeur du quartier le plus multiethnique de l’Écosse pour rencontrer ses habitants, qui ont majoritairement voté pour la souveraineté. On y comprend qu’ils se sont notamment identifiés à la cause de l’indépendance parce que loin d’y voir une menace, ils y voyaient leur propre intérêt à vivre dans un pays souverain. Les leaders indépendantistes écossais, tout en défendant la culture écossaise, se sont tenus loin de toute tentation de stigmatiser l’immigration pour mobiliser les Écossais « de souche ».

Idem en Catalogne, où la protection de la langue catalane n’a jamais amené les politiciens indépendantistes à casser du sucre sur le dos des nouveaux arrivants. Encore dernièrement, la Catalogne a vécu de terribles attentats terroristes, commis au nom de l’islam. Il n’est pourtant pas venu à l’esprit des politiciens indépendantistes d’instrumentaliser la peur et de stigmatiser les musulmans d’Espagne pour justifier l’indépendance et la reprise du contrôle des frontières.

En tant qu’indépendantistes, ces déclarations nous choquent. Nous sommes convaincus qu’elles ont le même effet sur nombre de nos concitoyens et concitoyennes issus de l’immigration qui aiment le Québec et qui souhaitent son émancipation, mais qui croient que cette marche vers la liberté doit se faire en ne laissant personne derrière.

Ce dont le Québec a besoin, ce n’est pas de chefs de parti qui divisent et montrent du doigt. C’est de gens qui, à l’image des Pauline Julien, Gérald Godin et René Lévesque du passé, inspirent le peuple québécois à s’unir, par-delà les différences, derrière le noble projet d’indépendance.

68 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 30 août 2017 02 h 11

    Le pouvoir et ses conséquences

    Les auteurs écrivent : "En annonçant son candidat pour l’élection partielle de Louis-Hébert, le chef du Parti québécois s’est insurgé que ce soit le Québec qui assume les dépenses liées à l’accueil des demandeurs d’asile haïtiens. Il a qualifié ceux-ci « d’invités de Justin Trudeau »."

    Depuis quelques années, le gouvernement fédéral a délégué au Québec le soin de choisir les requérants au titre de travailleurs qualifiés.

    Mais le choix des demandeurs d'asile est demeuré une prérogative _exclusive_ du gouvernement fédéral. Or il m'apparaît logique que le gouvernement fédéral paie les frais entraînés dans l'exercice de ses responsabilités.

    Or la tendance au fédéral, c'est de pelleter sur le dos des provinces les frais de ses politiques.

    C'est ainsi que la dérèglementation ferroviaire a permis au fédéral d'économiser des millions de dollars en frais de fonctionnaires fédéraux. Mais lorsque ce laxisme entraîne la mort de 47 personnes à Lac-Mégantic et la pire catastrophe environnementale de l'histoire du Canada, le fédéral ne paie que 50% de la note.

    La défense des intérêts du Québec peut être envisagée de différentes manières. Le point de vue des auteurs, centrée sur le sort des réfugiés et leur intégration à la collectivité québécoise est un point de vue valable.

    Mais lutter contre la tendance d'Ottawa à traiter le gouvernement québécois comme l'intendant régional de ses politiques nationales est une autre manière de voir les choses, manière qui semble échapper aux auteurs.

    • André Joyal - Abonné 30 août 2017 08 h 32

      Encore une fois, je suis d'accord avec vous M.Martel. On retrouve bien ici le discours lénifiant de QS. Qu'aurait-dit Gérald Godin s'il avais su que plus de 90% du vote ethnique voterait non en 95? Que diriait-il en observant l'état des faits 22 ans plus tard?

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 30 août 2017 09 h 00

      La version longue de cet opinion est disponible sur l'internet sous le titre de "Québec Solidaire et le ras des pâquerettes".

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 30 août 2017 09 h 12

      Cette lettre des trois Qusistes confirme cette stratégie d'attaquer systématiquement le seul parti, le Parti Québécois, à qui ils peuvent enlever des partisans «mous» pour les attirer vers eux.

      Rien de nouveau sous le soleil, la lune et les étoiles.

    • Benoit Toupin - Abonné 30 août 2017 12 h 08

      Voici un geste partisan dans la pure tradition de la politique à l’ancienne où les auteurs font des liens douteux et peu réalistes à partir de différentes paroles prononcées à différents moments; le procès d’intention foisonne à l’extrême.

      La déclaration sur les « invités de Trudeau », les bains en CHSLD, les AK47… Les auteurs cumulent utilement et arrivent à la conclusion qu’il s’agit d’une tactique pour stigmatiser et d’une stratégie en vue du vote de confiance… Le choix des mots est à signaler : tactique et stratégie… Autrement dit présenter le chef du PQ et ses membres comme de vilains sectaires aux visées inconvenantes. Se peut-il, que de la part du chef du PQ, il s’agisse simplement d’un langage imagé pour poser un débat utile, sur la répartition des frais d’accueil des demandeurs d’asile avec le fédéral, sur les priorités budgétaires etc. On peut déplorer, comme Mme Harel, la formule utilisée par monsieur Lisée mais delà à lui prêter des intentions sectaires, il y a un pas que l’honnêteté intellectuelle exige de faire. Aucune critique de la gestion douteuse du dossier par le fédéral…

      Les liens avec la situation en Écosse et en Catalogne… Décidément les auteurs n’ont pas poussé très loin l’analyse pour voir ce qui est pertinent et ce qui ne l’est pas.

      Un souverainiste qui n’aime pas les propos d’un partenaire devrait avoir le réflexe de lui parler en privé, de demander des explications et au besoin des correctifs. Un politicien qui veut embêter un adversaire s’organise pour triturer le message et faire durer la controverse. Il faut voir ce à quoi nous avons affaire…

      Le PQ a proposé une vingtaine de mesures favorisant l’intégration, Monsieur Lisée répète tous les jours qu’il faut accueillir dignement et qu’il faut être honnête et factuel pour informer ceux qui songent à devenir demandeur d’asile…

      Oui toute cette discussion nuit à la souveraineté; alors à quoi bon en rajouter sur la place publique...

    • Pierre Grandchamp - Abonné 30 août 2017 15 h 26

      JFL persiste et signe, avec raison! Il faut arrêter le "politiquement correct" lénifiant de QS.....

    • Pierre Grandchamp - Abonné 30 août 2017 16 h 28

      Ceux qui font reculer l'Indéoendance ce sont les gens de QS qui entretiennent la confusion où de très nombreux membres sont carrément fédéralistes et très près du NPD, le parti fédéral le plus centralisateur.

  • Lise Bélanger - Abonnée 30 août 2017 02 h 38

    Le Québec est dans une position particulière par rapport à la Catalogne ou l'Écosse. Les immigrants sont heureux de se fondre dans la culture écossaisse ou catalinoise..

    Ici, les immigrants sont plus heureux de se fondre dans la masse canadienne anglaise et par le fait même méprisent la culture québécoise en s'y dissociant le plus possible.

    Il faut être aveugle ou démagogue pour ignorer le fait de la condition particulière du Québec dont le pays autre ou voisin impose une culture, une langue différente au Québec.

    En Catalogne ou Écosse les immigrants ne servent pas à anéantir leur culture par l'Angleterre ou l'Espagne. Grosse différence. Et ce, même si la langue catalane diffère de la langue espagnole.

    La différence saute aux yeux: le Québec est un lieu géographique ISOLÉ dans une mer anglophone de presque 400 millions de personnes. Est-ce que cela ressemble à la position de la Catalogne ou de l'Écosse? Non.

    On a une fragilité qui ne peut en rien se comparer à ces deux autres pays. Mon option nationale n'est pas celle de M. Zanetti, mon option nationale est québécoise.

    Et le Canada (MM. Trudeau, Coderre, Couillard etc..) est heureux de jouer la carte du racisme québécois envers une immigration qui au Québec favorisera de plus en plus l'option canadienne et qui ne voit pas l'utilité de joindre la culture québécoise française.

    • Normand Perreault - Abonné 30 août 2017 10 h 43

      " En Catalogne ou Écosse les immigrants ne servent pas à anéantir leur culture par l'Angleterre ou l'Espagne. Grosse différence. Et ce, même si la langue catalane diffère de la langue espagnole."
      Pourtant, la Catalogne a accueilli plus d'un million d'immigrants de 1999 à 2009. On y parle 270 langues différentes et il y a 13 confessions religieuses différentes. Votre comparaison ne tient tout simplement pas la route...

  • Guy Lafond - Inscrit 30 août 2017 04 h 15

    Pourquoi casser du sucre sur le dos du PQ?

    Question pour des champions:

    Pourquoi instrumentaliser un mouvement migratoire illégal en provenance des États-Unis pour discréditer un parti politique qui a déjà fait ses preuves de manière magistrale et qui a mangé ses croutes bien plus souvent qu'à son tour?

    S.v.p., le moment est venu pour la CAQ, le PQ et Québec Solidaire de recentrer le débat.

    Nous comprenons les voeux pieds exprimés ici par QS mais nous sommes aussi réalistes, nous les Québécois. Nous sommes reconnus pour être intelligents, disciplinés, ordonnés et ...sur nos gardes!

    Nous savons tous que le combat est inégal entre le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec. L'actuel premier ministre du Québec, l'honorable Philippe Couillard s'en est rendu compte abruptement lui-même lorsqu'il a laissé miroiter au très honorable Justin Trudeau le projet de réouvrir rapidement la Constitution canadienne. Devant ce refus hautain essuyé par le parti libéral du Québec, le Québec ne devrait-il pas alors rafraichir l'Accord Gagnon-Tremblay-McDougall signé en 1991, soit une version qui résoudrait une bonne fois pour toute cette zone grise que représente l'accord sur les tiers pays sûrs à propos des demandeurs d'asile au Canada et au QUébec en provenance des États-Unis?

    Les gouvernements fédéraux libéraux et conservateurs qui se sont succédés en alternance au cours des 150 premières années de l'existence du Canada moderne ont compris à quel point l'immigration sous toutes formes peut servir leurs intérêts les plus bas.

    Des flux migratoires inattendus déstabilisent très facilement le fonctionnement d'une société. Il faut alors construire rapidement des nouveaux logements, des nouvelles écoles. Mais il semble bien qu'au Québec et ailleurs au Canada, on aime plutôt construire des routes, des autoroutes et des échangeurs. On n'arrive pas encore à planifie ces villes du futur où les piétons, les cyclistes circulent librement.

    Quand allons-nous découvrir ce qui nous rassemblent, nous les Québéc

    • Patrick Boulanger - Inscrit 30 août 2017 12 h 34

      « Pourquoi casser du sucre sur le dos du PQ? (M. Lafond)?

      M. Lafond, M. Lisée manque de tact et de hauteur avec ses déclarations sur les « invités de M. Trudeau » et ses bains dans les CHSLD. Voilà « pourquoi », à mon avis!

      « La semaine dernière, Jean-François Lisée avait accusé le gouvernement de refuser de garantir deux bains par semaine aux aînés dans les CHSLD alors qu'il trouve les moyens de venir en aide aux demandeurs d'asile. Il ne regrette pas davantage ces propos. » (La Presse)

      Voir : http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politi

    • Alfred Dupuy - Abonné 30 août 2017 17 h 00

      À quand remonte votre dernière visite dans un CHSLD M. Boulanger?

      Pourquoi un usager doit-il faire appel au public pour lui permettre de défrayer les coûts supplémentaires qu'on lui exige pour obtenir un deuxième bain par semaine? Pourquoi notre gouvernement n'est pas en mesure d'augmenter les effectifs dans ces établissements? (comme en éducation d'ailleurs).

      Gardez «votre avis!» pour vous avant de gloser sur le «manque de tact et de hauteur». Votre contribution à la politique de bas étage ne vous honore pas.

    • Patrick Boulanger - Inscrit 30 août 2017 17 h 54

      @ M. Dupuy

      M. Dupuy, la déclaration de M. Lisée dont il est question ici contribue à stigmatiser (!) les demandeurs d'asile tout en essayant de faire mal paraître le PLQ. Cela dit, faire mal paraître le PLQ à propos des bains dans les CHSLD, je n'ai pas de problèmes avec cela. Toutefois, si pour faire cela on accepte de contribuer à stigmatiser les demandeurs d'asile, je décroche et je dénonce comme je l'ai fait précédemment.

  • Yves Côté - Abonné 30 août 2017 04 h 22

    Rassemblés...

    Rassemblés, les Québécois n'ont jamais, je dis bien jamais et je mets au défi n'importe quel historien sérieux du monde de trouver un seul fait qui démontre le contraire, jamais été autres que victorieux.
    Personne chez nos politiques ne me semblent s'en rendre compte, ou en tout cas pas suffisament pour en saisir la force en terme de signification et d'opportunité, sauf ces fédéraillistes du Canada qui oeuvrent depuis des décennies, et comme jamais auparavant depuis 1995, à disloquer ce qui pourraient et devraient être le ciment de notre personalité nationale, puisque celui-ci fonde véritablement notre différence culturelle.
    Ces deux éléments constituants notre société sont tant à l'opposé de ceux de la "société de consommation", appelons-la ainsi, que la ligne de fracture entre ces deux donne la conviction aux dirigeants et aux adeptes aveugles de ce mode de fonctionnement qui se généralise, que l'anéantissement de notre société est non seulement souhaitable, mais dans l'ordre des choses.
    Un de ces éléments est notre langue, celle-là qui nous vient de France et qui n'ayant pas (encore...) connue le sort de notre religion commune, notre personalité collective se bâtie au travers du temps.
    L'autre est un esprit de cohésion sociale qui prévaut au reste. Celui-ci nous venant des Amérindiens et s'étayant de millénaires de nécessité à vivre dans un environnement très exigeant, voire même hostile souvent.
    Temps et environnement nous ayant donc donné à être différents de nos voisins immédiats, leur donnant la certitude intime de leur supériorité factuelle, et donc de notre "déclassement naturel", puisque elle-même fondée par l'idée anglaise de la nécessité absolue à tout centrer sur son propre mode de fonctionnement et ses valeurs.
    Idée qui comme toute les idées, se véhicule d'abord par la langue et ensuite, par la concentration de la puissance économique dans les mains intéressées de "quelques" grands mandarins de la finance internationale.

    VLQL !

  • Robert Beauchamp - Abonné 30 août 2017 05 h 27

    Le boumerang

    À Gabriel et Manon, vous devriez faire vôtre le dernier paragraphe que vous énoncez.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 30 août 2017 08 h 21

      Réflexion tout-a-fait juste.

    • Pierre Robineault - Abonné 30 août 2017 10 h 37

      Bien dit!
      La gauche québécoise politique ressemble de plus en plus à sa contrepartie de droite, si j'en juge par leur stratégie basée sur le dénigrement avec peu à offrir autrement.

    • Gilles Théberge - Abonné 30 août 2017 10 h 58

      Ils ne se sont pas relus manifestement.

      En effet, ce "dont le Québec a besoin, ce n’est pas de chefs de parti qui divisent et montrent du doigt. C’est de gens qui, à l’image des Pauline Julien, Gérald Godin et René Lévesque du passé, inspirent le peuple québécois à s’unir, par-delà les différences, derrière le noble projet d’indépendance.".

      Autrement dit, le Québec a besoin d'autre gens que vous.

    • Pierre Fortin - Abonné 30 août 2017 11 h 42

      En effet, on peut même parle de la dérive partisane de Gabriel Nadeau-Dubois.

      Depuis son arrivée chez Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois a cessé d'exprimer sa pensée propre pour adopter la ligne et la manière du parti. Dommage, car il réussissait jusque là à nous présenter des positions authentiques et des idées originales qui, malgré la radicalité de certains choix, permettait d'entrevoir une saine contribution à l'évolution du discours politique.

      Ce triste texte exprime bien davantage le besoin de démolir l'adversaire et de jouer le raccolage électoral plutôt que d'exprimer une pensée originale susceptible d'attirer des adhésions. Rien de constructif ni d'original mais beaucoup de déformation des propos de J-F Lisée dans le seul but de le diaboliser. Ce n'est pas ainsi que QS réussira à bâtir une alternative politique crédible.

      En écrivant « Ces commentaires à répétition trahissent la tactique du chef péquiste : stigmatiser les demandeurs d’asile pour gagner des votes. Ce faisant, M. Lisée ne fait pas qu’alimenter l’intolérance et affaiblir le vivre-ensemble ... », les auteurs ne font que donner du poids à l'opinion voulant que QS n'est que l'instrument du PLQ. N'est-ce pas le même message que Philippe Couillard répète ad nauseam en espérant disqualifier ses adversaires ?

      Quand on crache en l'air ...