Le Québec n’est ni raciste ni islamophobe

«[...] ce concept d’islamophobie conduit à camper les musulmans dans une posture de victimes qui ne fait que ralentir le combat contre l’islamisme et favoriser la radicalisation», écrit l'auteur.
Photo: Michaël Monnier Le Devoir «[...] ce concept d’islamophobie conduit à camper les musulmans dans une posture de victimes qui ne fait que ralentir le combat contre l’islamisme et favoriser la radicalisation», écrit l'auteur.

En tant que néo-Québécoise d’origine tunisienne, je trouve profondément injuste que le Québec qui m’a accueillie à bras ouverts soit devenu la cible d’accusations de racisme et d’islamophobie. L’intégration à une nouvelle société est évidemment un défi pour tout immigrant, et les chances d’y parvenir ne sont pas les mêmes pour tous. Mais parler de l’islamophobie comme d’un mal qui rongerait le Québec est parfaitement injustifié.

L’islamophobie et le racisme ont tellement envahi le discours qu’ils font même avorter des projets de convergence politique. Ils sont utilisés comme des mots-matraques pour calomnier son adversaire. C’est ce qui ressort, par exemple, de la lettre de Michel Seymour parue dans Le Devoir et qui attaque l’analyse d’André Lamoureux sur l’échec de la convergence entre le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS), non pas sur la base d’arguments, mais sous prétexte que ses affirmations seraient « islamophobes ».

Pourquoi tant d’importance?

Pourquoi le mot « islamophobie », compris dans le sens de « haine du musulman », a-t-il pris tant d’importance ? La haine du chrétien, de l’athée ou de l’apostat pourrait tout aussi bien avoir des termes consacrés et bénéficier d’une protection particulière. Il suffit d’évoquer l’atroce assassinat de familles coptes en Égypte pour constater que la haine du chrétien est une triste réalité.

Les musulmans seraient-ils particulièrement touchés par les crimes haineux au Canada ? Selon des données de 2013 de Statistique Canada, les juifs seraient trois fois plus touchés que les musulmans, avec 181 crimes contre les juifs, 65 contre les musulmans et 29 contre les catholiques. En dehors de l’horrible attentat de la mosquée de Québec qui soulève encore de nombreuses questions, les chiffres ne révèlent pas une flambée de violence envers les musulmans. D’ailleurs, l’élan de solidarité qui s’est manifesté à la suite de cet attentat représente bien le Québec généreux que je connais.

Il est cependant évident que les innombrables actes de terreur commis presque quotidiennement partout sur la planète au nom de l’islam suscitent des propos haineux, de l’aversion et des réactions de rejet envers l’islam. La seule façon d’arrêter cette barbarie et de redorer le blason de l’islam est de s’attaquer à l’islam politique. C’est ce qu’explique l’islamologue Noomane Raboudi dans un article paru en mai et intitulé « S’engager contre l’islamisme ne peut que servir les musulmans au Québec et ailleurs ».

Mais au lieu de s’en prendre à l’islamisme, la volonté politique est plutôt d’endiguer tout discours critique envers l’islam et l’islamisme. À ce chapitre, les initiatives ne manquent pas. En témoigne la motion contre l’islamophobie adoptée à l’Assemblée nationale du Québec en 2015, la motion 103 adoptée en mars 2017 visant à endiguer l’islamophobie au Canada, le projet de loi 59 qui s’apparentait à une loi contre le délit de blasphème et, plus récemment, la création au Québec d’un comité-conseil en vue d’une commission sur le racisme et la discrimination systémique. L’éducation à l’autocensure est également présente dans le cours Éthique et culture religieuse, où les enseignants sont appelés à sensibiliser les élèves aux discours islamophobes, mais sans jamais les mettre en garde contre les dérives intégristes des religions.

La faute au citoyen

Faire de l’islamophobie le problème à combattre a pour effet de faire porter la faute au citoyen, qui serait coupable, par ses propos, de provoquer la radicalisation. Ainsi, ce concept est bien souvent utilisé pour justifier la censure, et même camoufler des actes et discours répréhensibles.

On se souviendra de la sociologue Valérie Amiraux qui, agissant comme témoin expert en mai 2016 dans le procès de deux jeunes accusés d’avoir planifié un attentat terroriste à Montréal, recommandait qu’une partie de la preuve soit cachée au public pour ne pas attiser « l’islamophobie » !

Au chapitre de la censure, l’annulation à Québec de la pièce Djihad du réalisateur Ismaël Saidi est particulièrement choquante. Considérée en Europe comme un outil pédagogique unique de sensibilisation à la radicalisation, elle est ici censurée de peur de stigmatiser l’islam. N’y aurait-il que les islamistes à être autorisés à parler de l’islam au Québec ?

Par ailleurs, il est navrant de constater que les concepts d’islamophobie et de racisme sont utilisés à des fins politiques pour manipuler un électorat sensible à un discours de victimisation. En témoigne l’épisode du congrès de QS où certains membres influents ont violemment dénoncé le projet de laïcité du PQ. Pourtant, affirmer une laïcité de fait et d’apparence est en continuité avec la marche du Québec, amorcée depuis la Révolution tranquille, vers une neutralité complète de l’État à l’égard des religions. La défense de la liberté de conscience contre tout prosélytisme, principalement à l’école, est une condition essentielle permettant de freiner la montée des intégrismes religieux et de favoriser l’intégration de tous.

Finalement, ce concept d’islamophobie conduit à camper les musulmans dans une posture de victimes qui ne fait que ralentir le combat contre l’islamisme et favoriser la radicalisation. De plus, il offre une vision erronée du Québec et ne contribue pas à faire naître un débat d’idées sain entre les citoyens. Le Québec ne se divise pas entre musulmans et non-musulmans, mais plutôt entre partisans d’un communautarisme prônant un retour à des valeurs patriarcales conservatrices et un « nous » rassembleur de citoyens, de toutes les origines, soucieux de préserver des valeurs progressistes d’égalité, de liberté et de laïcité.

60 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 8 juin 2017 02 h 06

    Les bienpensants veulent museler toutes critiques d'une idéologie barbare!

    Vous avez raison, Madame Mabrouk. La gauche bienpensante a perdu la tête quand il veut museler absolument toutes critiques de l'Islam politique. Il nous accusent d'islamophobie, même quand on critique les massacres commissent par les islamistes à Londres et ailleurs. Selon eux, c'est la faute de l'impérialisme occidental, c'est la faute de la marginalisation des musulmans, ce n'est jamais la faute d'une idéologie intégriste qui glorifie la barbarie!
    Les islamistes ne comprennent pas ce qu'est le racisme. Les «Rohingya» le nom des musulmans citoyens natifs d’Arakan occupé par le Myanmar (Birmanie), sont des vraies victimes de racisme; ainsi que les Kurdes de la Turquie, les chrétiens de l'Égypte, et les Yazidis de l'Iraq.
    Par contre, les musulmans de l'Angleterre sont choyés. Ils ont une multitude d’associations islamistes, généreusement financées par l'état, de même que des centaines d’écoles corani­ques et plus de 1000 mosquées. Leurs leaders autoproclamés, ont leur système de valeurs, leur voile intégral, leur ségrégation sexuelle, leurs tribunaux islamiques et leur système de justice basé sur la charia. Alors, quelle est la raison qui les pousse a massacré leurs confrères?
    De plus, même si les intégristes revendiquent la justice sociale, pourquoi ne pas la réclamer avec une lutte pacifique telle que la résistance de Gandhi, de Nelson Mandela ou de Martin Luther King, au lieu de tuer des innocents? On ne peut pas justifier l'injustifiable!

    • Marc Lévesque - Inscrit 8 juin 2017 15 h 02

      "La gauche bienpensante a perdu la tête quand il veut museler absolument toutes critiques de l'Islam politique"

      Ben non, la gauche ne veux pas museler toutes critiques de l'Islam politique.

      Pourquoi inventer des choses comme ça?

    • Marc Therrien - Abonné 8 juin 2017 19 h 34

      Ni raciste, ni islamophobe, au contraire? Tout le contraire?

      Le problème avec la pensée dichotomique qui voit le monde en deux couleurs, noir et blanc, c'est qu'il est parfois impossible de se définir par le pôle inversé ou contraire en réponse à celui qui nous catégorise.

      Bien sûr que le Québec n’est ni raciste ni islamophobe. Mais peut-il pour autant s’auto-proclamer comme étant tout le contraire, c’est-à-dire aimant et ouvert pour toutes les cultures surtout celles qui tiennent encore à vivre et exprimer leur religion; peut-il réfuter l’accusation en se déclarant islamophile?

      Le dialogue devient impossible quand l’une des deux parties ne peut se libérer de la pensée dichotomique pour nuancer et créer du gris en se concentrant sur la moyenne ou le milieu du phénomène plutôt que sur ce qui en constitue l'exception ou la marge.

      Vient un temps où il faut peut-être arrêter de se défendre quand on est convaincu que l’accusation est fausse et cesser le dialogue avec l’interlocuteur qui manifestement n’a pas envie de résoudre le conflit.

      Marc Therrien

    • Nadia El-Mabrouk - Abonnée 8 juin 2017 20 h 28

      Notez que le titre de l'article a été choisi par la rédaction du journal, ce n'est pas le mien. Le titre que j'avais proposé était:

      "La face cachée de l'islamophobie"

      Malheureusement, le titre choisi peut porter à confusion. Mon article n'a pas pour objet de nier l'existence du racisme au Québec, mais plutôt de dénoncer les dérives de l'utilisation abusive voire malhonnête du terme "islamophobie".

    • Donald Bordeleau - Abonné 8 juin 2017 23 h 35

      Le problème ici a commencé avec les vitres givrées du YMCA de l’avenue du Parc en 2006.

      Cela a été amplifié par Haroun Bouazzi et Adil Charkaoui les signataires d'un pétition de ce collectif qui réclame une commission sur le racisme systémique au Québec.

      La pétition a aussi été signée par Dalila Awada, par Samira Laouni, Charles Taylor,t Gérard Bouchard et Gabriel Nadeau-Dubois entre autre.
      http://www.islamisme.fr/haroun-bouazzi-un-laic-pou

      Le sondage CROP révèle que 76 % des Québécois souhaitent que le port de vêtements religieux soit interdit pour les personnes en position d'autorité, notamment le voile.
      Mais à cause de la prolifération des signes religieux envahissant les CPE, les écoles, les hôpitaux, la fonction publique... et j'en passe, les autorités ont mis un frein à cette marche vers la neutralité dans la sphère publique. Et cet atermoiement va à l'encontre des aspirations des Québécois pour le mieux vivre-ensemble.
      http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1019608/tue-sa




      Philippe Couillard a répliqué que le visage découvert pour les personnes qui travaillent dans les services publics était la solution privilégiée par son gouvernement.


      Les pays ont voulu être ouverts à ces croyances importées, cela a créé des ghettos, la montée de revendications et accommodements, du militantisme via des prédicateurs comme Adil Charkaoui au CEGEP de Maisonneuve , et finalement la violence pour faire entendre leur point de vue et pour certains la détestation du mode de vie occidental.
      Pascal Bruckner s’en prend d’abord à l’instrumentalisation de l'islamophobie par les organisations antiracistes afin d’anéantir toute critique de l’islam et bâillonner ceux qui cherchent à réformer cette religion qui traverse une crise existentielle comme le christianisme ou le judaïsme en ont connu à d’autres époques.
      « L’intégrisme a parfaitement compris la culpabilisation occidentale dont il use et abuse », écrit l’a

    • Nadia Alexan - Abonnée 9 juin 2017 12 h 00

      À Monsieur Mark Lévesque: Voici votre réponse dans le Devoir d'aujourd'hui, par le grand écrivain et intellectuel, Salman Rushdie: «Et l’aveuglement de la gauche occidentale, pour éviter la stigmatisation des musulmans, est depuis toujours contre-productif, contribuant même à l’assombrissement du monde...»
      «L’aveuglement de l’Occident face au djihadisme inquiète Salman Rushdie». 9 juin 2017 |Fabien Deglise

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 9 juin 2017 16 h 49

      Merci pour le lien, madame Alexan. Les commentaires de messieurs Gadbois, Laramée et Bernard sont très éclairants ;)

    • Marc Lévesque - Inscrit 9 juin 2017 16 h 53

      Mme Alexan,

      Cela n'explique pas pourquoi vous dites que la gauche veux museler toutes critiques de l'Islam politique (ce qui est clairement faux).

      En ce sens, j'apprécie le commentaire de M. Therrien sur le dialogue et la pensée dichotomique.

      Marc

  • Yves Côté - Abonné 8 juin 2017 04 h 13

    Bienvenue...

    "je trouve profondément injuste que le Québec qui m’a accueillie à bras ouverts soit devenu la cible d’accusations de racisme", écrivez-vous Madame.
    Bienvenu dans le vrai Canada, Madame !
    Ce Canada qui depuis le vol à plusieurs mains armées britannique ayant eu à sa tête un certain général Wolff en 1759, entretient l'idée sotte de l'infériorité en intelligence et en bon sens de ces Canayens qui sont devenus aujourd'hui Québécois.
    Surtout dans ce Québec dorénavant, puisqu'il refuse toujours la seule norme culturelle et linguistique qui vaille, celle de l'anglais maître partout en Amérique du Nord et qui, au contraire de ce que vous semblez percevoir, de manière systématique depuis le 18è siècle, voit ses habitants français de langue être directement considérés comme raciste pour la seule et unique raison qu'ils tiennent à ne pas disparaître en identité et en culture dans un grand tout englobant.
    Grand tout qui vous le savez aussi bien que moi, donne un ton linguistique si dominant partout dans le monde, que de refuser de conformer le Québec aux désidérata canadiens de sa soumission politique et culturelle, en devient la preuve "absolue" donnée à l'échelle internationale de notre racisme... Stratégie qui pour ne pas cesser de se renforcer, en arrive à cette accusation folle et trompeuse dont vous nous parlez aujourd'hui.
    Alors qu'il ne s'agit en fait pour nous Québécois, Québécois et non Canadiens ne vous y trompez pas, que de nous donner les outils efficaces pour résister non pas aux nouveaux venus qui enrichissent ce que nous sommes fondamentalement, mais pour mettre un frein à la dissolution de notre société dans une autre colonialiste.
    Phénomène identique à celui auquel sont confrontés les Inuit, Amérindiens, Métis de lOuest et Acadiens.
    Phénomène qui donne à quiconque veut finir de disloquer ce qui reste en différences véritables de leurs sociétés, la possibilité de les condamner au racisme.
    Même lorsque la vérité se montre tout autre...

    VLQL !

  • Jacques Tremblay - Inscrit 8 juin 2017 06 h 01

    N'en déplaise à toutes les Dalila Awada de notre monde occidental la bête la plus à craindre c'est finalement l'islam politique.

    Avec le temps l'opinion publique Québécoise va finalement cerner la bête qui est en définitive l'islam politique. C'est cet islam politique qui revendique le port de signes religieux ostentatoires dans l'espace institutionnel public alors que des musulmanes sont ostracisées par des polices religieuses en Iran et en Arabie Saoudite si elles osent sortir de chez elles sans leur voile et cela même si le port du voile n'est pas une obligation religieuse. C'est l'islam politique qui remet en question la laïcité de nos administrations publiques qu'on croyait acquise depuis les âpres débats de la révolution tranquille des années soixante. Et c'est cet islam politique qui a presque réussi à implanter la charia en Ontario dans les tribunaux administratifs de droit familial il y a de cela quelques années et qui projetait d'implanter à Montréal il y a quelques mois à peine une DPJ spécifique aux musulmans. Alors que le voile est un symbole d'oppression et d'assujettissement de la femme par l'homme dans bien des pays musulmans comment se fait-il que des femmes cherchent à implanter ce symbole dans nos institutions laïques? Que penserions-nous d'un homme noir arborant un chandail ventant les mérites du KKK ou d'un homme de culture juive arborant lui aussi un chandail cette fois-là avec une croix gammée symbolisant le nazisme et toutes ses horreurs? Que faut-il penser de ce manque de solidarité de nos concitoyennes musulmanes occidentales envers les autres femmes musulmanes ostracisées dans leur propre pays? Que pensent-elles, ces femmes musulmanes ostracisées, du manque de solidarité de leurs consœurs occidentales?
    Jacques Tremblay
    Sainte-Luce, Qc

  • Loraine King - Abonnée 8 juin 2017 06 h 04

    Les mots et l'importance qu'on leur donne

    C'est aujourd'hui que s'amorcent à Ottawa les travaux du comité permanent du patrimoine canadien suite à la motion M-103.

    Notons que même si les médias, commentateurs et autres feront référence aux travaux du comité qui étudie l'islamophobie, le comité étudiera et devra présenter un rapport sur les:

    FORMES DE RACISME ET DE DISCRIMINATION RELIGIEUSE SYSTÉMIQUES

    http://www.noscommunes.ca/Committees/fr/CHPC/Study

    À suivre.

    • Raymond Labelle - Abonné 8 juin 2017 11 h 58

      Très pertinent rappel Mme King. L'utilisation du mot "islamophobie" avait pris beaucoup de place dans le débat sur cette motion - en tout cas dans les médias. Plusieurs ont pu en oublier que celle-ci prévoyait également la création de ce comité, dont le mandat ressemble beaucoup à celui de la commission projetée par M. Couillard pour le Québec.

      Cette possible commission québécoise fait couler beaucoup d'encre et voyager beaucoup d'électrons au Québec - mais la fédérale, dont les travaux commencent aujourd'hui, on en oublie presque l'existence...

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 8 juin 2017 06 h 37

    … attendre, hélas

    « La seule façon d’arrêter cette barbarie et de redorer le blason de l’islam est de s’attaquer à l’islam politique » ; « L’islamophobie et le racisme ont tellement envahi le discours qu’ils font même avorter des projets de » (Nadia El-Mabrouk, professeure, UMtl)

    Bien sûr que certes ou selon, mais, depuis l’adoption de la motion sur ou concernant l’islamophobie et l’attitude d’accueil et de paix légendaire (Boat People) de la Nation du Québec, maintenant ou soudainement présumé islamophobe et raciste ?!?, Québec a intérêt de mettre sur pied une commission itinérante régionale permanente, et ce, afin de l’aider à se positionner, à développer stratégies d’actions concertées susceptibles de protéger le seuil de sa maison, de vaincre l’islam politique et de valoriser les principes liés au monde de la laïcité, de la démocratie et de la citoyenneté libre et responsable.

    Bien sûr que selon ou certes, mais, depuis la présente gouvernance, on-dirait que Québec préfère, de volonté partisane libre et consentie, ne pas comprendre et …

    … attendre, hélas ! - 8 juin 2017 -