Un néo-Québécois contre l’obsession ethnoculturelle

Tous les Québécois, qu’ils soient de souche ou d’installation récente, ont et doivent avoir les mêmes droits et assumer les mêmes responsabilités, estime l'auteur. 
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Tous les Québécois, qu’ils soient de souche ou d’installation récente, ont et doivent avoir les mêmes droits et assumer les mêmes responsabilités, estime l'auteur. 

Nous souffrons d’obsession ethnoculturelle. Pas un débat politique ou culturel sans que, au détour d’une idée, d’une phrase ou d’un mot, surgissent les préjugés et les associations erronées et simplistes : les immigrants n’aiment pas nos valeurs, les Anglos sont plus tolérants que les Francos, qui sont plus identitaires et plus exclusifs, et ainsi de suite ! La nuance ne fait pas bon ménage avec l’ethnoculture. D’ailleurs, les Canadiens d’expression anglaise ont élevé le multiculturalisme au rang de mythe fondateur du pays, au point qu’ils en font le secret de la réussite des institutions. Pour ne pas être en reste et pour nous en démarquer, nous nous accrochons, au Québec, à l’interculturalisme, idée proposée par Gérard Bouchard dans ses écrits, comme la réponse universelle à tous nos problèmes. Encore récemment, le 30 mai, Le Devoir publiait une lettre de Michel Seymour (relayé, le 31 mai, par Olivier Collin) qui s’achevait par un dithyrambe appuyé de l’interculturalisme. Pourtant, à y regarder de plus près, nous constatons que l’interculturalisme est une variante édulcorée du multiculturalisme.

Selon les multiculturalistes, la société (canadienne ou québécoise) est composée de communautés culturelles qui doivent être reconnues en tant que telles alors que, pour les interculturalistes, le Québec est fait d’une majorité canadienne-française et de minorités ethnoculturelles. Reste que les deux modèles relèvent de la même logique sociologique puisqu’ils se réfèrent à l’ethnoculture comme prémisse incontournable à leur vision des choses. Or les questions qui se posent au Québec depuis les débuts du débat sur les accommodements sont d’ordre politique : qu’est-ce qu’être citoyen québécois et quels devraient être les rapports entre l’État et la religion ?

D’abord des individus

Il n’y a pas d’ethnocultures à l’Assemblée nationale. Il y a des individus : les députés, qui représentent des individus, soit les électeurs, abstraction faite de leurs origines ethniques, religieuses et nationales, et cela vaut pour les uns et pour les autres. Mais ces individus ne sont pas des atomes isolés qui errent dans la nature, ils participent d’un système de valeurs qui les intègre dans la Cité : ces individus-citoyens, débarrassés de leurs préjugés culturels et sociaux, forment la volonté générale inscrite dans la loi. La démocratie n’existe que s’il se forme, au-dessus des individualités consentantes, une entité collective qui incarne les aspirations et les responsabilités de tous et de tout un chacun. Henry Kissinger n’est pas un historien juif allemand, mais un historien américain, et Salman Rushdie n’est pas un romancier islamo-indien, mais un écrivain britannique. Fonder la citoyenneté sur l’ethnie ou la religion équivaut à la réduire à un état primaire, infrapolitique. La dualité ethnoculturelle majorité/minorités altère l’idée de peuple qui, dans le cas du Québec, a été forgée par quatre siècles d’histoire avec ce que cela suppose de traditions et d’institutions, de malheurs et de grandeurs, de représentations et de symboles.

Instaurer le modèle

Tout en saluant la démarche libérale et l’esprit d’ouverture des interculturalistes, nous demeurons sceptiques quant à la façon d’instaurer ce modèle. Pour M. Bouchard, « la reconnaissance des minorités ethnoculturelles dans un esprit pluraliste est une des pièces maîtresses de l’interculturalisme » (cf. Bouchard, L’Interculturalisme…, p. 47). Il définit la minorité comme « un foyer ou une sociabilité distincte qui se déploie à la fois en coexistence et en relation avec la culture majoritaire… » (ibid, p. 36) et préconise que « l’interculturalisme […] se soucie autant des intérêts de la majorité culturelle […] que des intérêts des minorités et des immigrants » (ibid, p. 16). Reconnaître implique une égalité des cultures au sein d’une même société et l’attribution de droits spécifiques à chacune des cultures. Que les premiers peuples du Canada jouissent de droits politiques, administratifs et culturels n’est que justice puisqu’ils ont humanisé le territoire depuis des millénaires ; que les Québécois d’expression anglaise aient des droits linguistiques est aussi justice puisqu’ils ont développé depuis deux siècles d’importants réseaux éducatif et hospitalier ! Ce sont des droits spécifiques liés à des conditions historiques spécifiques. En vertu de quoi les néo-Québécois devraient-ils avoir des droits spécifiques ? Et, du reste, quels droits ?

Tous les Québécois, qu’ils soient de souche ou d’installation récente, ont et doivent avoir les mêmes droits et assumer les mêmes responsabilités. Ni plus ni moins ! C’est ce qu’on appelle la citoyenneté dans une démocratie.

En clair : tous les droits aux individus, aucun droit aux ethnocultures !

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31 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 2 juin 2017 01 h 51

    La citoyenneté avant la religion!

    Exactement. Les multiculturalistes aider par les bienpensants veulent supplanter la citoyenneté et la démocratie par des ghettos ethnoculturels. On ne peut pas construire une société basée sur des identités ethniques et religieuses. Oui. Il faut absolument enseigner la citoyenneté, les droits et les obligations des citoyens/citoyennes auprès de la société.

    • Marc Lévesque - Abonné 2 juin 2017 14 h 34

      Pour l’ouverture à la conversation et l’échange entre citoyens, votre commentaire est contre-productif.

      "Les multiculturalistes, aidés par les bien-pensants, veulent supplanter la citoyenneté et la démocratie par des ghettos ethnoculturels."

      Ben non, je suis sur que la quasi-totalité des gens qui supporte le multiculturalisme supporte aussi la citoyenneté et la démocratie. Et est-ce que 'bien-pensant' est censé être un terme négatif?

    • Marc Therrien - Abonné 2 juin 2017 18 h 08

      En effet, M. Lévesque.

      J'imagine que le fait que la démocratie soit faite d'une majorité de citoyens bien-pensants qui se conforment à ses diktats assure le confort et la tranquillité dans la Cité.

      J'ai peine à imaginer une citoyenneté qui accorderait préséance à l'esprit contestataire.

      Je continue mes recherches afin de trouver un exemple de société ou groupe anarchique qui a duré dans le temps tout en produisant des résultats constructifs.

      Marc Therrien

    • Cyril Dionne - Abonné 2 juin 2017 18 h 36

      Bien d'accord avec vous Mme Alexan. Les droits présupposent les responsabilités.

      Pour le reste, les Anglo-Saxons ne supportent pas le multiculturalisme. Tout cela est faux. Il faut être de 3e génération Franco-Ontarien pour comprendre ce concept. Les Anglos du ROC n’ont pas de culture propre à eux. C’est une culture hybride américaine. En fait, ils voudraient tous être des Américains sans le dire tout haut.

      Ceci étant dit, il y a seulement une langue au Québec. C’est le français. Pour les autres cultures, eh bien, tout le monde s’en fout jusqu’à la demande d’accommodements déraisonnables de certaines cultures archaïques aux idéologies politico-religieuses. Et là, ce n’est plus même histoire.

      Pour le reste, tous ont des droits inaliénables en ce qui concerne l’égalité pour tous, la liberté d’expression et d’association et enfin, le mur jeffersonien qui doit exister en démocratie afin de garder la cohésion sociale dans cette Tour de Babel appelée le multiculturalisme ou l’interculturalisme parce qu’il s’agit en fait, du concept odieux du communautarisme.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 2 juin 2017 18 h 43

      À Marc Lévesque.

      Ce qui est important est la notion de ghettos ethnoculturels dont parle Mme Alexan. Lisant souvent Mme Alexan, je sais qu'elle veut dire surpasser quand elle dit supplanter.

      Les identités religieuses sont néfastes pour notre société. On sait que les religions, et au sommet l'Islam, sont des institutions qui exigent la hiérarchie des sexes.

      Ces religions demandent des accomodements afin de se soustraire au bon sens des valeurs universelles: porter un Kirpan à l'école, une femme musulmane refusant la présence d'un médecin de sexe masculin, permettre aux juges, policiers, procureurs, gardiens de prison de porter des signes religieux ostentatoires, etc.

      Les signes religieux dans ces situations sont des identifications à une idéologie religieuse, un militantisme passif, dans des institutions publiques qui se doivent d'être neutres et égalitaires mettant tout le peuple sur un pied d'égalité.

      Agir avec des accomodements particuliers c'est placer son appartenance religieuse au-dessus de sa fonction professionelle. Comme disait avec justesse M. Blondin cette semaine: même les employés de McDonald sont tenus à un code vestimentaire approprié.

      Permette tous ces relâchements et ces accomodements, c'est cela la ghettoïsation.

      Le modèle multiculturaliste et individualiste, présente le Canada et le Québec comme un ensemble hétérogène de peuples et est fondé sur les droits fondamentaux des individus.

      Cela crée des ghettos ethnoculturels dont religieux, placant au-dessus de la mêlée, au desus des droits universels du citoyen, cette individualité et les groupes hétérogènes revendicateurs.

    • Marc Lévesque - Abonné 3 juin 2017 15 h 13

      M. Mailhot,

      "Ce qui est important est la notion de ghettos ethnoculturels dont parle Mme Alexan. Lisant souvent Mme Alexan, je sais qu'elle veut dire surpasser quand elle dit supplanter"

      Surpasser n'arrange pas les choses, son commentaire reste quand même basé sur une idée fausse: 'les gens qui supporte le multiculturalisme veulent surpasser la démocratie et la citoyenneté par autre chose'.

      Je lis aussi Mme Alexan, elle a souvent un ton combatif et prosélytique, et ce n'est pas la première fois que je trouve qu'elle invente des choses, des choses qui peuvent être insultantes pour les citoyens concernés.

  • Jocelyne Lapierre - Inscrite 2 juin 2017 07 h 34

    L'obsession des droits individuels

    Bonjour, M. Haroun. Votre billet est intéressant et je partage votre point de vue sur l'interculralisme comme n'étant qu'une autre forme de mise en place du multiculturalisme. Par contre, là où nos opinions divergent est que vous faites une distinction entre l'individualisme (primauté des droits individuels) et l'ethnoculturalisme (communautés culturelles qui non seulement ne s'intègent pas, mais s'imposent à la majorité par multiples et incessantes revendications). Encore une fois, ces deux idéologies servent la politique multiculturaliste et sont en train de complètement désintégrer les nations occidentales, causant de graves crises sociétales et identitaires et encourageant les réactions victimaires de minorités de plus en plus nombreuses.

    Mais surtout, les droits et libertés individuels, et les droits de l'homme, uniques aux civilisations occidentales qui prennent racines dans la philosophie gréco-romaine et le christianisme, servent d'arme à l'islamisme et à l'idéologie mondialiste (tous deux à l'œuvre actuellement pour instaurer des régimes totalitaires).

    J'espère que cette ère du nihilisme n'est que passagère et que les peuples occidentaux connaîtront un sursaut. Mais pour cela, il nous faudra lutter, intellectuellement, curturellement, sociétalement (refondation et recentralisation de la famille) mais aussi spirituellement, car l'islamisme ne peut être combattu que par les armes.

    • Michel Blondin - Abonné 2 juin 2017 17 h 34

      Tout à fait souhaitable !
      Un pré requis, cependant manque à ce texte. C’est que le peuple québécois, essentiellement de culture et langue française n’a pas d’existence, n’est pas reconnu et n’est pas une minorité fondatrice du Canada qu’en parole. Il n’existe pas en fait et en droit pour le Canada.
      Dans cette vision, le québécois est une informe identité ethnoculturaliste qui n’a pas de droit réel que par la loi, enchâssée dans la constitution, sur le multiculturalisme. Ce sont les Anglais de souche, ces ayants droit, en assimilant les allophones par la langue tout en leur laissant les pratiques culturelles qui constitutionnellement contreviennent à l’émancipation française.
      C’est par eux que le Canada a droit de cité au Québec et par quelques chouayens. Dégriffés et édentés, sans pouvoir, la « province of Quebec » se perpétue avec des morts-vivants.

      C’est une mentalité copiée de celle du roi face à ses sujets en terre conquise. En droit, c’est une sorte d’arrêt Calvin (1608 en common law) qui est appliqué, mais, cette fois, à l’intérieur de ses frontières.

      Malheureusement pour le Canada, cela n’a pas encore réussi avec les Québécois francophones anciens catholiques. Mal venu partout en Amérique protestante et anglophone, l’ancien québécois catholique qui en fait était le vrai Canadien n’a pas de réseau naturel avec ces 330 millions d’anglophones par l’obstacle de la langue. Ce qui devient aussi, une spécificité de protection de sa culture, de son identité.

      Alors, avant de vivre, en fait et en droit, il faut exister. Le Canada reconnaît les droits individuels, mais pas le peuple québécois et les droits de la « province of Quebec » du vandalisme.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 2 juin 2017 21 h 26

      Je viens d'entendre à la télévision un appel des enfants de Raïf Badawi pour que le gouvernement canadien intervienne pour sa libération en Arabie Saoudite.

      Voici deux textes qui ont valu à Raïf Badawi son emprisonnement par les religieux islamistes. Je trouve que ses ''blogues'' sont en plein dans le sujet.

      Je dédie les textes de Raïf Badawi à Dalila Awada.

      « La laïcité respecte tout le monde et n'offense personne. La laïcité est la solution pratique pour élever les pays (Arabie Saoudite incluse) du tiers monde vers le “premier monde”. »
      « Aucune religion n'a aucune sorte de lien avec le progrès civique de l'humanité. »
      Raïf Badawi.

      Les Etats basés sur une idéologie religieuse n'ont rien à part la peur de Dieu et une incapacité à se confronter au réel. Regardez ce qui est arrivé après que les peuples européens aient réussi à bannir le clergé de la vie publique et à le cantonner à ses églises. Ils ont été humanistes et ont [promu] l'esprit des Lumières, la créativité et la rébellion. Les Etats basés sur la religion confinent leur peuple dans le cercle de la foi et de la peur. »

      Raïf Badawi

    • Nadia Alexan - Abonnée 2 juin 2017 22 h 35

      Merci, Monsieur Jean-Guy Mailhot, d’avoir partagé avec nous vos propos lucides et pertinents.

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 2 juin 2017 23 h 12

      Merci M. Blondin, votre intervention démontre clairement que le peuple québécois glisse doucement à la dérive, vers le néant et que le multiculturalisme ne sert qu'à accélérer sa noyade dans l'océan anglo-saxon.

      Le salut viendra des intellectuels, des artistes, du corps enseignant et des familles, et peut-être certains politiciens, qui dédieront leur vie à la refondation de la société québécoise... mais sans une volonté politique... sans la souveraineté à laquelle on revient toujours... qu'est-ce qu'on attend? Il faut à tout le moins préserver le patrimoine français d'Amérique.

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 2 juin 2017 23 h 17

      Bonsoir M. Mailhot, et merci de parler de M. Badawi. Que son agonie ne soit pas en vain. Chacun de nous a le devoir de résister, avec courage et dignement, et non, ce n'est pas une partie de plaisir. C'est le destin de nos enfants qui se joue.

    • Michel Blondin - Abonné 3 juin 2017 08 h 06

      @Mme Lapierre,

      Je n'ai pas vu de lien avec le multiculturaliste dans la perspective citoyenne.

      L’auteur, M. Haroun met l’accent sur le fait que tous sommes responsables et égaux dans la cité comme citoyen.

      Je suis en accord avec la trop grande importance accordée à certains droits individuels. C’est une façon de penser que la common law a instaurée vers les années 1689 avec le Bill of Wright au Royaume-Uni, le 4 juillet 1776 à la déclaration américaine et dans le monde romano-civiliste avec la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen le 26 août 1789.

      La primauté devrait être attribuée aux droits à l’égalité entre les hommes et les femmes, à ceux de la laïcité de l’État et aux droits à l’information et ceux linguistiques et de façon subalterne aux croyances et aux religions. Le préambule (une partie) de la charte canadienne des droits et libertés devrait être aboli , à savoir, la suprématie de Dieu (même dans le système monarchique).

      La perception du citoyen, pour compléter, doit être vue dans un système républicain, lequel est plus soucieux des droits du citoyen. L’ensemble des citoyens se voyant comme un tout faisant appel aux grands principes de la cité.

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 3 juin 2017 09 h 21

      Bonjour M. Blondin, merci de cette perspective qui enrichit mes propres réflexions, et j'en suis certaine, celle des autres intervenants et lecteurs.

      Je suis tout à fait d'accord que tous les citoyens sont égaux et que la Cité doit protéger leurs droits. Mais qu'en est-il des devoirs de ces citoyens, car c'est justement où le bât blesse dans nos démocraties sauvagement exploitées par l'intermédiaire de nos droits et libertés individuels, et des droits de l'Homme.

      La dimension manquante ou négligée à tout le moins dans ce discours est l'idée de nation et le devoir de contribuer à sa prospérité et de la protéger, car elle est la matrice de tous ces droits et libertés dont nous chérissons tant. Je suis de celle qui ne rejette l'idée d'être gouvernée par un gouvernement mondial, l'idée de marchandisation de l'être humain, de déracinement, de Théorie du genre, d'islamisation de toutes les sociétés occidentales, l'idée de "progressisme" comme l'entend la Bien-Pensance, le politiquement correct qui ne vise qu'à faire taire ceux qui s'opposent au projet d'établissement d'un Nouvel Ordre Mondial, l'idée d'un soi-disant Homme Nouveau qui ne serait qu'un sous-homme dépourvu de mémoire, de patrimoine, de sprititualité prenant racine dans les millénaires de l'histoire de son peuple... bref, je prône l'enracinement et la citoyenneté comme étant un devoir et un privilège et non un bout de papier.

  • Jean Lacoursière - Abonné 2 juin 2017 07 h 58

    Ajout à la chute

    Pas de privilège ou de contournement des lois qui est basé sur une croyance.

    • Marc Therrien - Abonné 2 juin 2017 13 h 40

      Sur une croyance autre que celle de la primauté de l'individu sur la collectivité.

      Ou encore, sur une croyance autre que celles qui fonde les lois et règlements auxquels nous acceptons de nous soumettre au nom de notre croyance dans le fait qu'ils assurent le mieux notre bien-être individuel et collectif.

      Marc Therrien

  • Lise Bélanger - Abonnée 2 juin 2017 08 h 06

    Voyez-vous, chaque individu vit dans un pays, pays qui a une culture qui chapeaute les droits individuels. On ne vit pas seul sur une ^ile avec de simples individus. Ma liberté s'arrête aux besoins et droits de l'autre. Vivre seul dans une tour de Babel, ,ça n'existe pas.

  • Jocelyne Lapierre - Inscrite 2 juin 2017 08 h 35

    Matière à réflexion

    L’homme de l’avenir est celui qui possède la plus longue mémoire. (Nietzsche)

    Pour faire suite à mon message intitulé "L'obsession des droits de l'Homme", je recommande la lecture d'un article publié en 2016 dans Le Figaro, intitulé, "L'obsession des droits de l'homme,
    arme pour les islamistes".