Québec solidaire, enclave du gauchisme et allié de l’islamisme

De gauche à droite, l'ex-co-porte-parole de Québec solidiaire, Andrés Fontecilla en compagnie des deux nouveaux représentants du parti, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne De gauche à droite, l'ex-co-porte-parole de Québec solidiaire, Andrés Fontecilla en compagnie des deux nouveaux représentants du parti, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé

L’échec de la convergence entre le Parti québécois et Québec solidaire était hautement prévisible. Les péquistes cherchaient à s’allier aux solidaires avec une naïveté déconcertante ; pourtant, au fil du temps, Amir Khadir et Manon Massé ont répété qu’ils ne voulaient pas s’associer à ce qu’ils appellent un « parti bleu néolibéral ». La haine viscérale était donc annoncée depuis longtemps, et QS a toujours considéré le PQ comme un ennemi.

Le PQ a donc couru après cette rebuffade passablement humiliante, notamment pour Jean-François Lisée et Véronique Hivon. Il est d’abord tombé dans le piège de « l’islamophobie » tendu par Françoise David en 2015 ; par la suite, avec Alexandre Cloutier, le PQ a persisté dans sa croisade contre l’islamophobie dont le Québec serait prétendument affecté. Embourbé dans ses multiples contorsions, Jean-François Lisée a finalement réduit le projet de laïcité à une peau de chagrin pour plaire à QS ; il a ainsi confié ses desseins idéologiques et sa stratégie à Paul St-Pierre Plamondon, dont le rapport est d’une pauvreté intellectuelle désarmante.

QS a donc manoeuvré avec l’idée de convergence. Le moment venu, il a laissé tomber le PQ dans la boue avec l’aide de Dalila Awada. Ce parti, cet ennemi, expliquait-elle au congrès de QS, serait porteur des « deux bêtes » que sont le néolibéralisme et le racisme. Tarik Ramadan. Adil Charkaoui ou Haroun Bouazzi auraient pu dire la même chose s’ils avaient participé à ce congrès. Dans la mouvance islamiste, certains jouent le rôle de « bad cop », d’autres celui de « good cop », notamment à l’endroit du pouvoir politique. Cela dépend, mais tous se font le relais de l’idéologie islamiste. La question est donc posée. QS est-il devenu l’antichambre du gauchisme et de l’islamisme au Québec ?

Des gauches radicales alliées aux islamistes

Depuis les années 1980, les salafistes et wahhabites combattent le modèle démocratique des sociétés occidentales, leur mode de vie, la libre-pensée, les arts, la musique contemporaine, les libertés individuelles, la jeunesse trop libertine (comme on l’a vu à Manchester), les libertés sexuelles et l’égalité entre les hommes et les femmes, une valeur universelle totalement étrangère à leurs préceptes. Lorsque leurs dogmes « prémédiévaux » et ségrégationnistes sont dénoncés, ils chargent leurs opposants, les accusent d’islamophobie, les poursuivent ou les assassinent. Ces attaques visent tout autant les musulmans laïques que les « mécréants ». Dans ces circonstances, pourquoi les gauches radicales, ici comme ailleurs, notamment en Europe, dites progressistes, s’allient-elles aux islamistes ?

Oublions les discours sur le misérabilisme et le communautarisme qui ne sont que l’enveloppe idéologique. Politiquement, ce choix stratégique est imputable au fait que la mouvance islamiste s’attaque au socle de la société libérale et démocratique qui est aussi par ailleurs capitaliste. Or, c’est précisément ce socle que conspuent toutes les tendances gauchistes réunies. Car voulant mettre fin à la société néolibérale et capitaliste, le gauchisme retrouve en l’islamisme un discours hostile à la société occidentale dont il veut se débarrasser.

Nageant dans le multiculturalisme et le communautarisme, les gauches radicales se cantonnent donc dans les causes sociales et anticapitalistes. Rien d’autre ne les intéresse. Elles se braquent même contre les aspirations nationales et démocratiques des peuples, la laïcité comprise, qu’elles perçoivent comme des phénomènes dépassés, voire réactionnaires. QS, tout comme Podemos pour la Catalogne, est contre l’indépendance au Québec. La stratégie visant la convocation d’une assemblée constituante dans le cadre fédéral actuel n’est nulle autre chose qu’une perspective menant au statu quo fédéraliste et que le NPD-Québec a déjà promue. Il n’y a rien de nouveau. Là aussi le PQ est tombé dans le panneau de QS.

Un petit parti sectaire

Plutôt que de combattre le cancer de l’islamisme, les « solidaires » s’en servent comme caution sociale. Le djihadisme trouverait sa source dans les inégalités sociales et les humiliations subies, et non dans l’idéologie. En vérité, QS agit comme caution politique du gouvernement de Philippe Couillard. Après avoir vainement tenté de bloquer l’aspiration à la laïcité d’une majorité de Québécois avec le projet de loi 59 sur les « discours haineux », la mouvance islamiste est désormais arc-boutée contre sa vieille rengaine, le racisme qui serait miraculeusement devenu « systémique » au Québec. Il s’agit d’une nouvelle élucubration et il faut dire haut et fort qu’elle est une des pires aberrations intellectuelles surgies des méandres du communautarisme actuel.

Québec solidaire est un petit parti sectaire auquel s’est rallié tout ce qu’il y avait de staliniens au Québec, du Parti communiste du Québec, d’En lutte ou du Parti communiste ouvrier. Avec le temps se sont ajoutés les altermondialistes, gauchistes et anarchistes partisans de toutes les causes anticapitalistes. Les islamistes y ont aussi trouvé une niche payante pour eux.

93 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 29 mai 2017 01 h 36

    la Gauche mondiale s'est alliée à ce mouvement intégriste!

    Je suis d'accord avec vous sur la plupart de vos arguments. Mais, je ne suis pas d'accord avec votre thèse que l'Islam politique est contre le capitalisme. Au contraire, si l'on observe les deux gouvernements islamistes élus, tels que celui de Morsi en Égypte, ou celui d'Erdogan en Turquie, on constate que les islamistes aiment le capitalisme et le néolibéralisme en particulier. Ces deux gouvernements ont adopté les politiques les plus autoritaires et les plus fascistes possible imaginables.
    En réalité, les islamistes vont s'allier avec les partis qui leur ouvrent les bras, et maintenant, c'est la gauche mondiale, bienpensante, qui sympathise avec leur mesquinerie. Les islamistes adaptent leur discours selon leur audience.
    QS n'est pas le seul parti de gauche qui a succombé aux sirènes de l'Islamisme prétendu victime, la Gauche mondiale s'est alliée à ce mouvement intégriste, contre les valeurs des Lumières, diamétralement opposées aux croyances obscurantistes, identitaires, misogynes et fascistes des Sallafistes/wahhabites. Une contradiction flagrante!
    Ce qui est le plus choquant, c'est le fait que les islamistes cri haut et fort sur leurs propres sitewebs et sur toutes les tribunes, qu'ils haïssent les juifs, les chrétiens et les homosexuelles, qu'il ne faut pas socialiser avec les mécréants, qu'ils détestent notre démocratie et notre liberté et surtout notre égalité homme/femme, et puis ils ont le culot de nous accuser de racisme et de xénophobie!

    • Michel Blondin - Abonné 29 mai 2017 10 h 31

      Ce que j’en comprends est que le rejet du capitalisme est un des moyens de s’associer à ceux qui le conspuent pour en finalité manipuler ce que vous appelez justement la gauche mondiale, bien-pensante.

      L’Islam de ces wahhabites est contre le capitalisme pour mieux en faire.
      Cette contradiction n’est pas la première ni la dernière pour manipuler efficacement avec cet art de la diversion dont ils sont des maîtres.

      Je rajouterais, que l’occident et aussi le Québec fondent ses actes sur la bonne foi, un concept issu du droit occidental et essentiellement romaniste. La convergence indépendantiste est d’aspect métapolitique et trans-partisane. Comme toute entente, elle se fonde sur la bonne foi. Et les parties n’ont pas le choix de la bonne foi. Ce que l’auteur oublie c’est que « cette naïveté » est un prérequis à la négociation.

      Or, la tendance de QS est idéologique. Elle embrasse plusieurs causes plutôt que pragmatique, ce qu’il vient de montrer. Il fallait une première pour s’enfarger.
      QS vient de sonner la fin de la récréation de la bonne foi.

      Il faut s’attendre à une montée de haut-là. Le fondement de droit vient de tomber pour un fond plus anarchique et pervers.

      Permettez-moi d’ajouter que le PLQ qui aime se couvrir de cette prétention d’être au-dessus et contrôler les lois pour faire peur aux indépendantistes aura chaussure à son pied. L’anarchie, ce que le PQ ne peut se couvrir dans sa remise en question des règles de la gouverne, est le moteur de cette détestation et de ce mouvement.

      Lisée, cependant, nous l’avons entendu, « heille! », est capable de faire bataille d’autorité. Les prochaines élections ne seront pas un laisser-passer pour personne.

      À part cet aspect de la nécessaire bonne foi, le texte est d’une grande lucidité et vos commentaires tôt, si on peut dire, très appréciés.

    • Jean-Pierre Marcoux - Inscrit 29 mai 2017 13 h 48

      Mesdames, Messieurs,

      On peut différer d'opinions avec M. Lamoureux sur des virgules ou des petits détails de rien du tout.

      Mais il reste que je suis complètement d'accord avec l'essentiel de son propos et je le remercie de l'avoir si brillament et clairement formulé.

      Voilà pourquoi je suis bienheureux de voir que le PQ ne sera plus associé à ce groupuscule de manipulateurs(trices) comme j'en ai connu depuis les années 60. Ils changent continuellement de noms et se regroupent sous divers déguisements, mais c'est du pareil au même.

      Et je dirais que cette mentalité est mondialisé. Le sociologue Mathieu Bock-Côté nous décrit bien leur cheminement occidental depuis 50 ans dans son exigeant et pertinent livre : Le multiculturalisme comme religion politique.

      Merci M. Lamoureux.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 29 mai 2017 14 h 53

      Et bien Madame Alexan! Vous croyez avoir rencontré un grand intellectuel politicologue de l'UQUAM qui pourrait enfin donner du crédit aux thèses que vous répétez quotidiennement dans votre prise de parole au Devoir!

      Croyez-vous vraiment que le seul titre de professeur, chargé de cours, donne de la valeur aux amalgames qui structurent la théorie du complot avancée dans le texte de Monsieur Lamoureux?

      Pour donner du crédit à la théorie des rapports de QS avec l'islamisme, et écrire dans ce quotidien, on s'attendrait à ce que ce chargé de cours universitaire en sciences politique ait fait des recherches élargies et qu'il ait vérifié une série de faits, de sources et de données!

      En sciences sociales, n'y va-t-il pas de la réputation d'un professeur si ses analyses sont "impressionnistes et subjectives? On attend de lui qu'il base ses analyses sur des données vérifiées et vérifiables et non de verser dans "l'idéologie", pire encore s'il utilise sa petite tribune pour faire l'apologie de croyances et de préjugés.

      Est-ce le cas du professeur Lamoureux qui émet un jugement de valeur associant QS à l'Islamique... ( évidemment, il ne va pas aussi loin que vous Madame Alexan qui extrapollez et englobez la gauche mondiale). En fait, sur quelles données repose la thèse Lamoureux?

      C'est renversant, pour construire sa thèse, ce professeur de l'UQUAM s'est contenté de reprendre ce que les reportages tendancieux ont rapporté D'UN seul débat, et quelques bribes de la prise de parole d'UNE SEULE déléguée, qui incidemment raporte-t-on était voilée, dans un Congrès rassemblant des CENTAINES de personnes... durant 3 jours.

      Est-ce que cet article est représentatif de la qualité académique de l'enseignement des sciences politiques à l'UQUAM? Espérons que nos universitaires ont d'autres choix... Sinon, on aurait raison de dire que la qualité de l'enseignement va en se dégradant, pas juste par manquent de subventions!

    • Pierre Cloutier - Abonné 29 mai 2017 15 h 26

      Ce qui est le plus choquant... madame Alexan.

      Vous avez raison, la position des islamistes est intenable. Ce sont eux les racistes, les fascistes, les misogynes, et bien d'autres choses. Et ils s'en tirent en lançant à la volée des accusations d'islamophobie et de xénophobie.

      Vous le dites très bien ici, je le dis aussi mais comment expliquer que les journalistes de la Presse et de Radio-Canada, pour ne mentionner que ceux-ci, ne dénoncent pas la même chose que vous ? Ce ne sont quand même pas tous des tordus de l'extrême gauche.

      Moi, ça me dépasse.

    • Nadia Alexan - Abonnée 29 mai 2017 15 h 41

      À monsieur Jean Jacques Roy: Vous faites de l'aveuglement volontaire quand vous lancez des insultes en guise de discussion avec des arguments solides.
      Malheureusement, la gauche mondiale a abdiquait ses revendications traditionnelles de sortir de l'emprise religieuse en cédant aux revendications religieuses, totalitaires des intégristes, qui veulent enfermer les femmes aux secondes zones.
      Ce n'est pas seulement Québec solidaire qui a épousé cette cause intégriste, mais La Fédération des femmes du Québec a entrepris la même logique avec ses membres intégristes. C'est ce qui a amené la démission de la présidente, Mélanie Sarazin, de la FFQ en disant: «la FFQ reproduit et entretient des modèles et des façons de faire qui contribuent, à mon sens, à maintenir ce contre quoi je lutte quotidiennement et est contraire à qui je suis.»

    • Michel Blondin - Abonné 29 mai 2017 16 h 29


      Monsieur Roy,
      Ce texte, bien que cela ne vous convient, se tient.
      Vos propos semblent lui enlever de la crédibilité non pas par argument de fond mais par argument de forme.
      Ce n'est nullement une théorie du complot mais de la mauvaise foi, admise par la plupart des intervenants dans la réflexion sur une signature historique de deux points de vue: une première entente quadripartite historique et la fausse vraie signature.

      Nier l'évidence est facile pour les idéologues.
      Croyez-moi, les carottes sont cuites. QS fera le plein de votes d'allophones multiculturelles et d'Anglos et faiblira dans le Québec francophone.
      Cette marque de la duperie de lui-même, à l'interne, et des autres partis le suivra encore un moment.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 29 mai 2017 16 h 32

      À J.J. Roy.

      M.Lamoureux a plusieurs ouvrages et publications à son actif. À vous de les consulter pour bien connaitre sa pensée. Il a étudié en sciences politiques et sociologie.

      Vous dites:

      ''Est-ce que cet article est représentatif de la qualité académique de l'enseignement des sciences politiques à l'UQUAM (sic) '' ( J.J. ROY )

      ''Espérons que NOS UNIVERSITAIRES ONT D'AUTRES CHOIX... Sinon, on aurait raison de dire que la QUALITÉ de l'enseignement va en se DÉGRADANT, pas juste par manquent (sic) de subventions!''.

      À vous de vous informer sur la qualité à l'Uqam, vous avez deux amis dans votre parti ( Q.S. ) qui sont justement diplômés de l'Uqam en sociologie: Gabriel Nadeau-Dubois et Dalila Awada. Maintenant allez-vous être déçu d'eux pour cette bourde monumentale pour leur choix d'institution universitaire???

    • Jean Duchesneau - Abonné 29 mai 2017 19 h 52

      M. Roy, je vous invite à lire le dernier livre du philosohe français, Pascal Bruckner, "Un racisme imaginaire" qui défend la thèse d'une alliance entre une certaine gauche qu'il qualifie de gauche "alal", et l'islam intégriste qui rejette et s'attaque au capitalisme. La thèse de Bruckner est appuyée par une généalogie (faits histoiques) très crédible. La gauche autrefois défenderesse du prolétariat, a vu la classe ouvrière la délaisser, déçue par l'attitude et l'inefficacité des dirigeants d'URSS et de tous les gouvernements europérens qui ont dirrigé des états suivant une idéologie socialiste et communiste. Les marginaux, les opressés et les immigrants sont maintenant la clientèle de cette gauche. QS n'est sans doute pas totalement de cette mouture, mais il semble que cette gauche dite "anti-raciste" ait une influence déterminante dans ce parti.

  • Yves Côté - Abonné 29 mai 2017 06 h 17

    ?

    Je suis de gauche, ne m'en suis certainement jamais caché, mais ne suis membre d'aucun parti politique puisque aucun ne me convient. Et cela, bien que je sois un socialiste déterminé depuis fort longtemps (méditer Jean Jaurès pour comprendre ma position).
    Monsieur Lamoureux, vous avez un certain nombre d'arguments percutants.
    Toutefois, je sais très bien que des gens de bonne foi se trouvent et se retrouvent chez QS. Je ne connais pas plus les dirigeants de ce parti que n'importe qui s'en informe par ses lectures et ses observations, je reste donc assez ouvert à votre analyse. Mais il est malheureux je crois que vous ayez procédé ici dans votre conclusion, à une généralisation qui met dans le même sac tous ceux et celles que de toute évidence vous condamnez, de manière fondée ou pas la question n'est pas là selon moi, de sectarisme...
    Sectarisme apparent de votre part qui justement, malgré votre formation de politicologue, me fait sérieusement douter de la blancheur virginale de vos propres intentions et projets politiques et surtout, qui scinde toujours un peu plus de manière dramatique notre petite société québécois e déjà très malmenée par ses adversaires et ennemis politiques.
    Propositions de réflexuion de votre part qui se trouveront donc largement succeptibles non-pas de tendre vers une certaine objectivité souhaitable, mais vers une "droitesse" volontairement masquée...
    Et ce, dans un pays qui agonise de tant de cachettes et d'hypocrisie politiques, qu'il n'y a que les fédéraillistes pour se réjouir d'un avortement national qui ne cesse de se dérouler devant nos yeux.
    Ne croyez-vous pas le temps venu de nous unir malgré nos différences pour nous donner un pays normal ?
    Pays où droite, centre et gauche ont une place d'expression équilibrée et où les divers courants politiques méritent respect ?
    Pour ma part, la réponse est claire. Pour vous, qu'en est-il donc ?
    Je m'en inquiète, puisque tous nous voulons un Québec libre.
    Salutations républicaines, Mo

    • Michel Blondin - Abonné 29 mai 2017 11 h 24

      La bonne foi et la conception de la vérité sont dans ce texte les points qui sou tendent votre inquiétude non pas personnelle, mais de conception du peuple québécois.
      On ne fait pas une révolution démocratique avec une élection ordinaire, mais extraordinairement autrement. Fraternité, solidarité, liberté ou la mort ! dit, je crois, le mot de Charles Hindenlang début novembre 1838 à Odeltown.

      Aujourd’hui, si vous me permettez cette généralité, les mots remplacent les balles, mais les morts vivants sont plus nombreux. Les adversaires opèrent et achètent en silence.

      Le salut républicain a des adversaires terre à terre et des chouayens.
      Voilà bien votre inquiétude!

    • Jean Jacques Roy - Abonné 29 mai 2017 14 h 50

      Monsieur Côté,
      Il arrive parfois que nous ne sommes pas toujours du même côté pour argumenter... Mais aujourd'hui, oui, en raison de la droiture de votre jugement qui a pointé les excès évidents dans lequel est tombé le professeur Lamoureux.

      Je crois que nous partageons un point, en plus d'être de gauche, c'est de n'avoir aucune tolérance vis-à-vis la stupidité et/ou la malhonnêteté intellectuelle.

      Salutations
      Jean-Jacques Roy

    • Yves Côté - Abonné 29 mai 2017 15 h 36

      Merci Monsieur Roy de votre commentaire.
      La vérité, à défaut d'être entièrement révélée, n'est-elle pas toujours éclairée de nos différences et de nos discussions à tous ?
      Raison pour laquelle, selon moi, il ne faut certainement pas attendre d'être parfaitement en accord pour agir dans le sens d'un progrès social...
      Je ne suis pas un idéaliste dans l'action, Monsieur. Et donc, je considère qu'un pas en quelque chose d'humain est un pas pour l'humanité.
      Et d'ailleurs, si vous m'en permettez la précision, qu'il soit fait en direction de la liberté est déjà une si grande victoire que chacun se devrait de ne pas porter l'anathème à qui que ce soit tente d'y participer.
      Surtout dans le contexte actuel du vol intransigeant par des super-puissants, des pouvoirs politiques normalement attribués à tout peuple dans une démocratie...

      Mes plus solidaires amitiés républicaines, Monsieur Roy.

    • Jacques Lamarche - Abonné 29 mai 2017 17 h 12

      M. Côté, aujourd'hui, je suis encore plus de votre côté! Cet article ¨incendiaire¨, que vous dénoncezavec raison, souffle sur le torchon qui brûle entre les deux formations!

      Les bonnes volontés doivent toutes se rssembler, peu importe le côté qu'elles occupent sur l'échiquier, et faire taire leurs divergeances, réprimer leur agressivité, converger sur l'objectif qui, à lui seul, peut tout changer! Le pouvoir de tout décider, un pays à se donner. Après coup, la joute démocratique pourra décider de quel côté notre société doit aller! Après seulement! La souveraineté doit servir tous les courants de pensée!

      Mon amitié, monsieur!
      Jacques Lamarche

    • Yves Côté - Abonné 30 mai 2017 03 h 18

      Monsieur Lamarche, merci de votre amitié.
      En effet, je crois que le feu et l'eau, deux éléments naturels qui se combattent lorsque laissés bruts et à proximité l'un de l'autre, peuvent se trouver conjugués pour le mieux lorsque l'intelligence de l'Homme intercède.
      Droite et gauche politiques sont à mon avis, simplement du même ordre.

      Vive la République !
      Et mes très sincères sentiments de solidarité humaine, Monsieur.

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 29 mai 2017 06 h 37

    La hargne de M. Amoureux

    La thèse d’André Lamoureux est celle de Pascal Bruckner et d’autres intellectuels de droite: la gauche est l’allié de l’islamisme.

    En réalité, le wahhabisme que condamne à juste titre M. Lamoureux est une idéologie promue par un régime d’extrême droite; la dictature saoudienne.

    Ce régime est l’allié des États-Unis dans leur politique d’isolement de la Russie. Non seulement la dictature saoudienne a financé la première guerre du golf contre Saddam Hussein (un allié soviétique), est en train de mettre à feu et à sang la Syrie (allié de Moscou) et construit patiemment l’armada dont elle aura besoin en vue de la guerre préventive qu’elle prépare contre l’Iran (dernier grand allié de la Russie).

    Les courbettes de Donald Trump devant le roi d’Arabie illustrent la complicité entre les milieux de droite américaine et cette dictature obscurantiste chargée de faire la ‘sale job’ de paver la voie du capitalisme triomphant.

    Pour détourner l’attention de cette complicité odieuse, les milieux de droite poursuivent leur ‘guerre du peuple’. Cette guerre consiste à montrer le peuple contre lui-même.

    Cela consiste à montrer les travailleurs contre les assistés sociaux, les féministes de chiffon contre les femmes qui portent le voile, les citoyens ‘de souche’ contre les nouveaux venus et, dans ce cas-ci, les Québécois chrétiens contre les Québécois musulmans.

    En faisant bande à part, QS a rendu service au PQ; ce dernier doit cesser son aveuglement selon lequel il pourrait déloger le PLQ du pouvoir s’il s’appropriait les miettes électorales de QS. Au contraire, l’électorat à convaincre, ce sont les fédéralistes mous, immensément plus nombreux. Il reste un an et demi au PQ pour retomber sur ses pattes et commencer à y travailler.

    • Carmen Labelle - Abonnée 29 mai 2017 12 h 07

      Ce féminisme que vous qualifiez de «féminisme de chiffon» n'a rien à voir avec les tissus mais avec les drapeaux.Tarek Fatah, fondateur du Congrès musulman canadien, dénonce le faux féminisme «islamique» :« Ces femmes pour qui le voile est une obsession sont complètement politisées. Le hijab est un symbole puissant, c’est le drapeau des Frères musulmans » ;des groupes féministes qui défendent le droit de porter le hijab ou niqab il dit: « C’est un féminisme dévoyé. Elles défendent pour les femmes le "droit" d’être des citoyennes de seconde zone. Que dirait-on d’un mouvement qui préconiserait le "droit" des Noirs de s’asseoir à l’arrière de l’autobus, derrière les Blancs ? Si le féminisme devient irrationnel, il n’est pas défendable. »
      Très peu de femmes portaient hidjab, niqab,ou burqua avant la Révolution islamique de 1980; dans une vidéo qui circule sur le net Nasser président d'Égypte des années 50, relate que le chef des Frères musulmans lui a demandé d'obliger les femmes à se voiler. L'assemblée éclate de rire. Sachant que c’est la gauche qui a remis la religion à sa place et que le mvt féministe est actif au Qc, le wahhabisme a devisé une stratégie basée sur ce «féminisme islamique» pour gagner les faveurs de l’extrême-gauche, des féministes et organismes de défense des droits des femmes qu’il infiltre grâce à ses portes drapeaux qui œuvrent à faire accepter comme normales et à défendre des pratiques qui font reculer la liberté des femmes face aux dictats du patriarcat religieux. La récente démission fracassante de la présidente de la FFQ, où des musulmanes font partie des comités exécutifs, en est une preuve.« La FFQ reproduit et entretient des modèles et des façons de faire qui contribuent, à mon sens, à maintenir ce contre quoi je lutte quotidiennement» a-t-elle affirmé dans sa lettre de démission. Alors cessez de chiffonner le féminisme qui défend la place des femmes à

    • Carmen Labelle - Abonnée 29 mai 2017 12 h 17

      Ce «féminisme de chiffon» n'a rien à voir avec les tissus mais avec les drapeaux. Tarek Fatah, fondateur du Congrès musulman canadien, dénonce le faux féminisme «islamique» :« Ces femmes pour qui le voile est une obsession sont complètement politisées. Le hijab est un symbole puissant, c’est le drapeau des Frères musulmans »;des groupes féministes qui défendent le droit de porter le hijab ou niqab il dit: « C’est un féminisme dévoyé. Elles défendent pour les femmes le "droit" d’être des citoyennes de seconde zone. Que dirait-on d’un mouvement qui préconiserait le "droit" des Noirs de s’asseoir à l’arrière de l’autobus, derrière les Blancs ? Si le féminisme devient irrationnel, il n’est pas défendable. »

      Très peu de femmes portaient hidjab, niqab,ou burqua avant la Révolution islamique de 1980; dans une vidéo qui circule sur le net Nasser président d'Égypte des années 50, relate que le chef des Frères musulmans lui a demandé d'obliger les femmes à se voiler. L'assemblée éclate de rire.

      Sachant que c’est la gauche qui a remis la religion à sa place et que le mvt féministe est actif au Qc, le wahhabisme a devisé une stratégie basée sur ce «féminisme islamique» pour gagner les faveurs de l’extrême-gauche, des féministes et organismes de défense des droits des femmes qu’il infiltre grâce à ses portes drapeaux œuvrant à faire accepter comme normales et à défendre des pratiques qui font reculer la liberté des femmes face aux dictats du patriarcat religieux. La récente démission de la présidente de la FFQ, en est une preuve.« La FFQ reproduit et entretient des modèles et des façons de faire qui contribuent, à mon sens, à maintenir ce contre quoi je lutte quotidiennement» a-t-elle affirmé dans sa lettre de démission.

      Alors cessez de chiffonner le féminisme qui défend la place des femmes à part entière dans la société sans joug aucun, fût-il religieux.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 mai 2017 12 h 28

      À Carmen Labelle,

      "Ce féminisme que vous qualifiez de «féminisme de chiffon» n'a rien à voir avec les tissus mais avec les drapeaux." - Carmen Labelle

      Bien il est justement là, le problème.

      Le voile islamique ne veut pas dire la même chose pour toutes les femmes qui le portent.

      Pour certaines il est politique.. Pour d'autres, religieux et pour d'autres culturel.

      Certaines le portent par choix, d'autres par obligation et en plus tout ça varie selon les endroits du globe où ça se passe.

      On fait quoi avec ça?

      - Est-ce qu'on va se mettre à interdire la barbe parce que les islamistes en portent?

      Va falloir demander à Michel David de se raser dans ce cas-là.

    • Marc Drolet - Abonné 29 mai 2017 14 h 01

      Porter le voile est un geste fortement identitaire. QS incluant GND, F. David, M. Massé et A. Khadir semble fortement allergique à tout ce qui est identitaire. À moins que les manifestations identitaires ne soient condamnables que lorsqu’il s’agit de québécois de souches???

    • Carmen Labelle - Abonnée 29 mai 2017 14 h 22

      Christian Montmarquette, je ne vais pas perdre de temps à des tergiversations interminables avec vous. Je vais faire un unique commentaire sur ce que vous m'apportez comme argument , soit :«Le voile islamique ne veut pas dire la même chose pour toutes les femmes qui le portent.
      Pour certaines il est politique.. Pour d'autres, religieux et pour d'autres culturel. »
      Que diriez-vous, sous prétexte que c'est un symbole religieux(la swatiska, est utilisée depuis l'ère néolithique) que quelqu'un aille pavaner dans le quartier juif avec une croix gammée sur son T-shirt ou traçée dans le front? C'est ce que font D.Awada et ses comparses . Le voile, porté pour quelque raison que ce soit, n'en est pas moins mondialement le symbole de l'inégalité homme-femme ( les mâles vont en maillot sur la plage eux) et de la soumission des femmes aux dictats mâles ( les imams) qui font dire ce qu'ils veulent aux livres religieux, ou à un mâle divin dont l'existence n'a jamais été prouvée. Les femmes des pays musulmans qui se battent contre ce symbole de soumission reprochent d'ailleurs aux musulmanes d'Occident qui se voilent ou se couvrent de la tête aux pieds de trahir leur combat.

    • Claude Bariteau - Abonné 29 mai 2017 14 h 29

      Monsieur Montmarquette, si le « féminisme de chiffon » a à voir avec les drapeaux, ce n'est pas une question de choix individuel, ce que vous prétendez, mais un choix politique.

      S'ensuit la question suivante : sous le drapeau canadien, qui n'a rien d'un drapeau « islamiste », qu'est-ce qui fait que le « féminisme de chiffon », peut s'exprimer ?

      Si vous cherchez, vous découvrirez que son port est associé au Canada, qui est un pays, à la reconnaissance de la liberté de religion jusqu'à l'associer à la reconnaissance de la citoyenneté, ce qui en fait une question de « culture politique canadienne », que vous semblez partager au nom du relativisme faisant de ce port une affaire personnelle alors qu'il est bel et bien une affaire politique propre au Canada.

      Cela dit, ça n'a rien à voir avec le port de la barbe, celui-ci n'étant pas associé à des drapeaux ou une religion, une assertion découlant de l'interdiction d'une expression « multisens », qui fait sens au Canada, sur la base des choix individuels, les choix collectifs du « vivre ensemble » n'ayant de place au Canada que s'ils sont fondés sur des choix individuels.

      Il y a là l'expression de principes découlant du monarchisme constitutionnel britannique dont les particularités sotn d'intégrer sous une ordre politique royalement institué des groupes (nations) différentes sans brimer les droits des individus en autant qu'ils se définissent sous cet ordre.

      Madame Labelle n'aborde pas ce point, qui est néanmoins nécessaire pour comprendre ce qui s'est passé récemment au FFQ.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 mai 2017 15 h 26

      À Carmen Labelle,

      "Le voile, porté pour quelque raison que ce soit, n'en est pas moins mondialement le symbole de l'inégalité homme-femme" - Carmen Labelle

      Alors vous proposez de faire quoi? De dicter à ces femmes comment s'habiller? De leur faire perdre leurs emplois dans la fonction publique? De leur interdire le voile dans la rue? De les empêcher de rentrer au Québec? De les expulser du pays?

      Ou tout simplement de les accepter comme elles sont comme n'importe qui d'autres avec qui ont ne partage pas toutes les mêmes valeurs, les mêmes idées les mêmes manières de s'habiller?


      Christian Montmarquette

    • Jean-Marc Simard - Abonné 29 mai 2017 15 h 43

      «Le voile islamique ne veut pas dire la même chose pour toutes les femmes qui le portent. Pour certaines il est politique.. Pour d'autres, religieux et pour d'autres culturel.»

      Malheureusement pour votre argumentaire Monsieur Montmarquette, pour les Musulmans l'Islam est tout ça à la fois. Le religieux est politique et esr culturel, et vice versa...L'Islam ne fait pas de différence entre le politique, le culturel, et le religieux...L'Islam, c'est tout ça en même temps et à la fois...

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 29 mai 2017 17 h 08

      « alors qu'il est bel et bien une affaire politique propre au Canada. »

      Et alors ? En quoi le fait de donner une signification politique au voile et à l'islam en général serait-il répréhensible ? À moins bien sûr de prétendre que islam politique et islamisme sont une seule et même chose parce que c'est dans la nature même de l'islam d'être conquérant s'il n'est pas confiné soigneusement à la sphère privée et soumis à des règles de censure dont la transgression serait un aveu expllcite de complicité avec le terrorisme...

      Au point où au lendemain de l'attentat de Québec, un groupe de musulmans s'est empressé de publier le manifeste pour une islam de citoyenneté au sujet duquel nous avions échangé vous et moi. Autrement, comme Dalila Awada, ils sont aussitôt suspectés de «noyauter» les lieux de la vie démocratique.

    • Carmen Labelle - Abonnée 29 mai 2017 17 h 21

      Christian Montmarquette, J'avais dit pourtant que je ne vous répondrais qu'une seule fois, mais vous faites tellement dans les inepties et les raccourcis intellectuels que je fais faire un deuxième commentaire.

      Vous insinuez que l'interdiction du voile dans la fonction publique ferait perdre l'emploi aux femmes voilées. Alors dites-moi, si je postule pour un emploi et qu'on me demande de ne pas porter la casquette que je porte pourtant depuis des années parce que c'est ma casquette fétiche, et de retirer l'anneau que je j'ai dans la narine, si je refuse de le faire, qui est responsable de ne pas avoir cet emploi? L'employeur peut-être? Voyons donc.

      Si ces femmes refusent de remplir les conditions de l'emploi, ici de représenter un État neutre dans les faits et dans les apparences, c'est leur choix de préférer un bout de tissus à leur emploi. À moins que vous me disiez qu'elles n'ont pas le choix de garder leur voile, et à ce moment là vous admettez que le port du voile n'est pas un choix libre.

      Voici un exemple vécu des conséquences négatives de porter un signe religieux quand on représente l'État, rapporté dnas le Toronto Sun du 27 août 2013. Un couple de juifs non pratiquants ne veut pas se marier devant un rabbin. En fait, ils ne veulent pas de religion dans la célébration de leur mariage. Ils décident donc de se marier civilement, préparent la cérémonie et la réception qui suivra. Le jour dit, ils se présentent au Palais de justice de Montréal . À leur grand désarroi ,la femme représentante de l'État qui se présente à eux pour les marier porte un hidjab; eux qui ne voulaient pas de religieux dans leur cérémonie de mariage se retrouvent face à un symbole de l'islam radical qui ne se gêne pas pour afficher sa haine des juifs.

      Voilà. Si vous voulez continuer dans les inepties, discourez tout seul maintenant monsieur Montmarquette

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 29 mai 2017 19 h 40

      ''En quoi le fait de donner une signification politique au voile et à l'islam en général serait-il répréhensible ? ''
      ( Richard Maltais Desjardins ).

      Je crois qu'il faut fonder notre société québécoise sur des valeurs universelles qui s'appliquent à tous.

      Dans ce sens, la religion n'est absolument pas respectueuse des valeurs universelles. Elle fait la promotion de valeurs vraiment identifiées à un groupe bien précis.

      Par contre les valeurs scientifiques sont universelles. À partir d'elles on peu juger ce qui relève d'un groupuscule croyant à des particularismes religieux non prouvés, donc vrais seulement pour eux.

      Donc ce qui est REPRÉHENSIBLE, c'est que ces diverses religions s'affichant dans l'espace public avec leur accoutrements, vont créer des ghettos identitaires`qui vont amener ces groupes à s'ignorer mutuellement.

      Daniel Baril dans ''La laïcité sera laïque ou ne sera pas'', amène les exemples suivants: ''Est-ce que l'érouv d'Outremont a permis une meilleure intégration des hassidim? Est-ce que le jugement sur le Kirpan à l'école, a facilité l'intégration des sikhs?

      Les écoles publiques sont entrain de se reconfessionnaliser à cause de la présence de ces signes et vêtements identitaires religieux. Dommage car les enfants deviennent ainsi le porte-drapeau de la religion de leurs parents. La religion pour eux tsé, les pauvres petits!

      Il y a des églises, des synagogues, des mosquées, le domicile et autres lieux privés. N'est-ce pas assez pour les démonstrations et rituels religieux?

      Pourquoi vouloir envahir l'espace commun avec ces signes ostentatoires, si ce n'est pour se distancier de l'autre, de montrer sa différence à tout prix.

      Ceci a une SIGNIFICATION POLITIQUE qui est maintenant très bien ressenti en europe, et ça amène souvent des comportements REPRÉHENSIBLES pour tous les groupes concernés.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 30 mai 2017 09 h 00

      Hermel Cyr écrit : « Plutôt que de qualifier Pascal Bruckner (son livre "Un racisme imaginaire" est super) d'intellectuel de droite vous devriez le lire.»

      Sur l’internet, sous le titre de ‘Pascal Bruckner ou la victimisation illusoire’, vous verrez ce que je pense du torchon de M. Bruckner.

  • Benoît Landry - Abonné 29 mai 2017 06 h 41

    Cela vous a fait du bien j'espère ....

    Tiens je vais vous faire plaisir, je vais le répéter

    «QS a donc manoeuvré avec l’idée de convergence. Le moment venu, il a laissé tomber le PQ dans la boue avec l’aide de Dalida Awada. Ce parti, cet ennemi, expliquait-elle au congrès de QS, serait porteur des « deux bêtes » que sont le néolibéralisme et le racisme. Tarik Ramadan. Adil Charkaoui ou Haroun Bouazzi auraient pu dire la même chose s’ils avaient participé à ce congrès. Dans la mouvance islamiste, certains jouent le rôle de « bad cop », d’autres celui de « good cop », notamment à l’endroit du pouvoir politique. Cela dépend, mais tous se font le relais de l’idéologie islamiste. La question est donc posée. QS est-il devenu l’antichambre du gauchisme et de l’islamisme au Québec ?»

    J'ai assisté à ce congrès qui a duré 4 jours et pourtant je n'ai pas vu ces ennemis imaginaires qui semblent vous hanter. Et durant la journée du dimanche qui parlait des alliances, vous savez nous parlions de l'opportunité d'alliances avec le PQ particulièrement alors n'est -ce pas normal que les opinions pour ou contre concernaient le Parti Québécois. Et oui il y a pari nous de nombreuses personnes déçues, meurtries par les politiques et les attitudes du Parti Québécois au fil des années, si elles ont quitté ce parti il ne faut pas s'attendre à ce qu'elles veulent y revenir de sitôt.

    À un moment donné, il va falloir que le PQ accepte le concept de démocratie et considrer que nous existons car il y a de la place pour une alternative aux trois autres partis qui se confondent, car avouez donc, si le PQ avait voulu faire une alliance avec les progressistes, il a eu 18 mois pour la tenter et il a lamentablement échoué, même ses propres supporteurs l'ont abandonné avec une chute pas aml plus abondantes que ce qu'à reçu Québec solidaire en retour.

    L'attitude qu'on lit dans le Devoir entre autre depuis une semaine, nous confirme tellement que nous avons raison de ne pas faire d'alliance

    • René Bourgouin - Inscrit 29 mai 2017 07 h 32

      C'est pas seulement le Devoir. M. Lamoureux décrit une vision des choses largement répendue en dehors du pré-carré des convaincus de Québec Solidaire. Sortez du rayon de 20 km autour de l'UQAM qui est le centre de votre univers et vous verrez que vous n'allez nulle part.

      Et à votre place, je ne m'enflerais pas trop avec les 15% d'intentions de votes qu'on vous attribue... Car la complaisance des autres partis envers votre parti et son monde parallèle est terminée.

    • Ghisline Larose - Inscrite 29 mai 2017 07 h 38

      On dirait que vous avez occulté certains faits---
      que QS n'ait pas cru bon de parler de l'entente avec oui-Québec, ne vous offusque pas?
      Toute cette attitude de cachotterie, vous trouvez ça acceptable d'un parti qui se dit près des gens , parti où la transparence est un mot d'ordre?

      Là , je ne n'arrive pas à suivre votre raisonnement---

    • Serge Morin - Inscrit 29 mai 2017 08 h 21

      M.Landry,vous ne répondez pas au texte à part de dire que vous n'avez rien vu ou entendu.
      Et ensuite, faire la leçon aux mécréants, comme d'habitude.

    • Jacques Tremblay - Inscrit 29 mai 2017 08 h 23

      Pourtant ce qui ressort de tous les médias confondus c'est les propos racistes de Dalida Awada. Y a-t-il plus sourd que celui qui ne veut pas entendre?
      Jacques Tremblay
      Sainte-Luce, Qc

    • Jacques Patenaude - Abonné 29 mai 2017 08 h 34

      L'article est un amalgame de tout ce qu'on peut imaginer pour détester QS.

      Le multiculturalisme est un des socle du libéralisme. Si la gauche radicale dont l'auteur parle conspue le libéralisme au nom du multiculturalisme et du communautarisme, il me semble qu'il y a problème. QS donne plutôt dans une version radicale du libéralisme (libertaire)
      Quand aux marxistes-léninistes des années '70 ils se sont dispersés dans tous les partis politiques :PQ, NPD, libéraux, Bloc et QS. On pourrait accuser tous les partis d'en avoir accueillit. S'il est exact que dans QS on retrouve des adhérents à une des idéologies de gauche c'est plutôt l'anarchisme et sa démocratie directe qui est en cause. Je n'ai pas aimé l'attitude de démonisation de QS dans ce débat mais je crois que les démoniser à leur tour ne peu que nuire au PQ. Mieux vaudrait pour le PQ de se concentrer sur la création d'un projet cohérent et progressiste que de continuer dans ce débat acrimonieux. Si le PQ peut légitimement aspirer au pouvoir se concentrer à la détestation d'un adversaire plus faible que lui ne le sert pas. Nous choisirons par la suite quel est le parti qu'on souhaite voir au gouvernement.

    • Benoît Landry - Abonné 29 mai 2017 09 h 28

      @ M. Jacques Tremblay, Ben oui je n'ai rien vu et rien entendu, une chance que vous êtes là pour dire ce que j'aurais dû voir. J'ai vu deux femmes voilées sur 750 délégueé drurant ce congrès et une seule des deux a pris la parole durant le débat sur les ententes où nous avons entendu plus de 50 personnes. Et selon vous ces deux personnes ont réussi à manipuler tout le monde. Vous avez probablement suive des cours de M Lamoureux qui enseigne une intéressante théorie du complot.

      La menace des terroristes islamistes existe bel et bien je n'en doute même pas, mais je panique pas à la vue d'un voile, je préfère choisir le seul parti qui veux abolier les subventions aux organismes et écoles religieuses. Et vous êtes-vous capable de faire ce choix ?

      @ Mme Larose, parlant de cachotterie, JF Lisée a changé son propre programme électoral à la chefferie afin de signer cette entente, une chance qu'il y a eu le congrès de Québec solidaire pour l'apprendre à ses membres. Si Lisée avait été de bonne foi au lieu de lancer un utlimatum aux solidaires à deux jours du congrès il aurait annoncer des semaines avant qu'il avait changé d'opinion, cela aurait eu l'avantage de tenter d'influencer positivement et d'onformer ses propres membres de sa conversion. La direction du PQ n'a donc aucune leçon de nous faire en faite de cachotteries

    • Colette Pagé - Abonnée 29 mai 2017 10 h 35

      Les solidaires : Cessez de pousser des cris d'orfrais et de vous en prendre au messager et au Devoir, un journal indépendant qui favorise la liberté d'expression et permet la transmission d'opinions qui dérangent les certitudes tout en favorisant le changement.

      Attardez-vous plutôt à réfléchir objectivement si vous en êtes capable au contenu de l'article en vous demandant ce qui doit être fait pour changer QS.

      Un parti sectaire devenu un mouvement aveuglé par une montée subite dans les sondages comme si une hirondelle annonçait le printemps.

      Sortez plutôt de votre nombrilisme !

      Déplacez vous en région. Si vous êtes attentif et à l'écoute, vous constarez que QS même avec ces deux co-porte-parole atypique laisse les électeurs indifférents.

      Mais surtout QS n'est pas considéré comme un parti souverainiste avec cette assemblée constituante qui débouchera sur la réforme du fédéralisme.

      Une indifférence en région qui s'apparente à celui affiché pour le parti conservateur fédéral.

      Un parti qui depuis des lustres guidé par Françoise David a fait de sa détestation du PQ son mantra.

      Et puis par voie de conséquence du rejet d'alliance, laissant par son absence de vision et de stratégie la voie libre au PLQ qui doit sabrer le champagne par ce support inattendu.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 mai 2017 13 h 07

      À Claude Gélinas,

      (QS) Un parti sectaire devenu un mouvement aveuglé par une montée subite dans les sondages comme si une hirondelle annonçait le printemps. Sortez plutôt de votre nombrilisme!"-Claude Gélinas

      Le PQ ayant rejeté la proposition d'alliance de QS en 2012.

      - Considérez-vous donc aussi le PQ comme un parti sectaire et nombriliste?

      Et si vous considérez QS comme un parti fédéraliste M. Gélinas..

      - Pourquoi donc le PQ a-t-il tant insisté pour faire alliance avec un parti fédéraliste?

      Quand au "mouvement" ce n'est pas un mal de faire à la fois de la politique à l'Assemblée nationale et en militant aux côtés des citoyens dans de multiples causes et dossiers. Si le PQ avait continué d'être aussi un mouvement indépendantiste , au lieu de s'approprier la cause du peuple à des fins électorales.. Le Québec le serait peut-être, déjà, un État indépendant.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      « Québec solidaire vise un pacte électoral avec le Parti Québécois»

      «La direction du PQ a sèchement rejeté les avances de QS. Marois évalue qu'un pacte avec un parti apparemment de gauche minerait ses efforts pour convaincre la grande entreprise que le PQ est le meilleur véhicule..» - Louis Girard, 5 janvier 2012

      .

    • Benoît Landry - Abonné 29 mai 2017 13 h 46

      @ M Gélinas Bof........ Avez-vous autre chose que des poncifes pour argumenter .... si vous en êtes capable ? Comme M. Lamoureux le fait , c'est tellement plus facile de faire des chasses aux sorcières.

      Nous avons peut-être que 15 % des intentions de votes, c'est quand plus que la moitié des intentions de votre parti qui en perd depuis longtemps.

      Vous savez je suis en région, pas très éloigné, mais en région quand même, vous devriez voir comment les gens considèrent le comportement enfantin des péquistes depuis une semaine, À partir de l'interprétation des échanges de notre congrès qui a duré 3 heures, vous faites des gorges chaudes depuis ce temps, ça semble vous amusez de jeter autant d'hargne alors que votre parti a gardé dans le secret le changement de cap de votre chef pendant 1 mois et demi... faut le faire

    • Jean-Pierre Marcoux - Inscrit 29 mai 2017 13 h 59

      M. Gélinas,

      SVP, ne suggérez pas à Qs de venir en région. On est bien comme ça sans eux(elles). Qu'ils (elles) restent à Montreal (sans accent aigu) et qu'ils courtisent les anglophones et les libéraux-solidaires dont M. Montmarquette nous parlent. Ça va les occuper pour un bon boutte.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 mai 2017 20 h 39

      À Jean-Pierre Marcoux,

      "SVP, ne suggérez pas à Qs de venir en région." - Jean-Pierre Marcoux

      Hé bien celle-là, c'est la meilleure!

      Les péquistes reproches sans cesse à Québec Solidaire de n'être qu'un parti montréalais. Mais vous vous opposez à ce qu'il s'implante en région?!!

      Ben cou donc.

      J'imagine que sa se situe dans le même genre de logique que le PQ qui se prétend souverainiste qui n'aura pas eu de référendum au programme durant 28 ans en 2022.

      Christian Montmarquette

      .

    • Jacques Tremblay - Inscrit 29 mai 2017 20 h 47

      M. Landry moi aussi j'espère qu'un jour le Québec abolira les subventions aux écoles religieuses sectaires privées mais je sais que cela n'arrivera pas avec QS puisque ce Parti n'aura jamais l'adésion d'une majorité de Québécois. Je préfère, et de loin, essayer de convaincre un autre Parti qui a au moins une chance de se rendre en finale. De toute façon pour toute gauche qui devrait se respecter ce problème devrait passer bien après la nécessité de se débarrasser de l'actuel gouvernement en automne 2018. Pour ce qui est de l'amalgame que vous tentez de faire avec mes propos et des promoteurs de la théorie du complot et bien sachez que je trouve votre attitude plutôt cheap.
      Jacques Tremblay
      Sainte-Luce, Qc

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 29 mai 2017 06 h 59

    … totalitaires !

    « Car voulant mettre fin à la société néolibérale et capitaliste, le gauchisme retrouve en l’islamisme un discours hostile à la société occidentale dont il veut se débarrasser. » ; « Plutôt que de combattre le cancer de l’islamisme, les « solidaires » s’en servent comme caution sociale. » (André Lamoureux, Politicologue et chargé de cours, UQÀM)

    Tout comme le gauchisme, le droitisme utilise également l’islamisme pour l’aider à valoriser non pas l’équité sociale (celle légitimement revendiquée par la gauche, QS) mais la purification des peuples (d’exemple, politiques eugénistes) !

    En effet, alimentés par l’islamisme, le gauchisme et le droitisme (des extrémismes ou selon …!), se rencontrant avec des valeurs de société à totalitairiser de manière différente et si prenant pouvoir, chercheront, dès lors, à appliquer et faire réaliser leur totalitarisme spécifique (Nazisme, Corée du Nord, Québécisme … .).

    De ce qui précède, cette douceur :

    Oui aux valeurs proposées par la gauche et par la droite ou le centre, et ;

    Non à celles provenant du droitisme et du gauchisme, notamment celles de l’islamisme et du néolibéralisme, des systèmes d’inspiration …

    … totalitaires ! - 29 mai 2017 -