Un projet aux multiples retombées

Le projet de l'illumination du pont Jacques-Cartier, c’est le symbole d’une confiance retrouvée qui nous invite collectivement à nous dépasser, estiment les auteurs. 
Photo: PJCCI Le projet de l'illumination du pont Jacques-Cartier, c’est le symbole d’une confiance retrouvée qui nous invite collectivement à nous dépasser, estiment les auteurs. 

Cette semaine, Montréal célèbre ses 375 ans. Cet anniversaire est non seulement l’occasion de fêter ce que nous sommes, mais aussi de souligner ce que nous voulons devenir. Alors que cette soif d’avenir, solidement ancrée dans notre histoire et notre patrimoine, s’incarne dans des projets d’envergure, il nous semble important d’apprécier à sa juste valeur l’illumination du pont Jacques-Cartier, un projet extraordinaire dont nous pouvons être fiers.

En illuminant de la sorte un emblème phare de la métropole, les partenaires de ce projet nous font entrer dans le club sélect qui inclut, notamment, Paris, Londres et Sydney. La présence d’une oeuvre lumineuse monumentale permet en effet à ces villes de renforcer leur statut de destinations touristiques d’envergure, mais aussi de se hisser parmi les lieux les plus photographiés de la planète. Montréal possède maintenant une nouvelle signature, un monument architectural illuminé qui allie à la fois son riche passé et son incroyable potentiel. Cette signature, il suffit de la contempler pour l’apprécier et nous savons déjà qu’elle sera notre meilleure ambassadrice à l’heure des réseaux sociaux et de la communication numérique. Le pont Jacques-Cartier est devenu notre tour Eiffel, notre London Eye, notre pont de Sydney !

Ce nouveau symbole ne fera pas que soutenir l’industrie touristique locale, déjà si importante pour l’économie de Montréal. L’illumination du pont Jacques-Cartier permet d’outiller nos industries créatives, principalement dans le secteur en croissance des nouveaux médias, avec un projet grandiose qui prendra une place de choix dans leur portfolio. Nous devons d’ailleurs souligner le flair des concepteurs du projet, qui ont su impliquer dans sa réalisation de nombreux studios de design et de multimédia, mais aussi des firmes d’ingénieurs et des constructeurs. Chacune de ces entreprises montréalaises pourra ainsi poursuivre sa croissance en s’appuyant sur le rayonnement, mais aussi sur les retombées technologiques générées par les innovations nécessaires pour réussir un tel projet.

Il ne faut pas s’arrêter là. Le défi qui a été lancé aux entreprises et aux créateurs locaux ne peut que continuer d’engendrer des effets multiplicateurs. Ainsi, l’illumination du pont Jacques-Cartier a provoqué de nouvelles collaborations. Ces nouveaux liens d’affaires, ces nouvelles affinités, seront des moteurs de notre croissance économique. Les liens tissés nous permettent d’unir nos forces et de mieux conquérir de nouveaux marchés. Montréal peut ainsi devenir une pépinière de consortiums capables d’offrir leurs services partout dans le monde. Qui sait jusqu’où notre créativité nous mènera !

Enfin, au-delà des retombées touristiques et économiques, il nous semble important de souligner la puissance du geste posé. Réussir un tel projet avec une qualité artistique unique permet d’affirmer haut et fort que Montréal est, aujourd’hui plus que jamais, la ville des possibles. Ce pont, c’est le symbole d’une confiance retrouvée qui nous invite collectivement à nous dépasser.

Dans toute sa splendeur, le pont Jacques-Cartier est un signal fort que nous lançons à la planète. Montréal est une grande ville du monde et la vivacité qui la caractérise est son plus grand atout. Cette vivacité, cette audace, elle n’a pas fini d’étonner.

* Ont signé cette lettre : Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat, directeur du Réseau de veille en tourisme et professeur à l'ESG UQAM; Hubert Bolduc, p.-d.g. de Montréal international; Stephen Bronfman, président exécutif chez Claridge; Claude Cormier, architecte paysagiste; Christiane Germain, coprésidente du Groupe Germain Hôtels; Michel Leblanc, président et chef de la direction à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain; David McAusland, associé chez McCarthy Tétrault; Andrew Molson, président du conseil de Groupe conseil RES PUBLICA; Andy Nulman, chef de la direction de Play the Future et cofondateur de Just for Laughs; Alan Shepard, président et vice-chancelier de l’Université Concordia.

6 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 17 mai 2017 01 h 13

    Un pays se distingue aussi par sa compassion!

    Au de là de la croissance et de retombées économiques, j'aimerais que nos gouvernements s'occupent de trouver du logement abordable pour les itinérants et les personnes en difficultés.
    Un pays se distingue, aussi, par sa compassion envers les citoyens les plus fragiles et les plus démunis!

  • Jean Lapointe - Abonné 17 mai 2017 08 h 04

    Pitoyable

    «Dans toute sa splendeur, le pont Jacques-Cartier est un signal fort que nous lançons à la planète. Montréal est une grande ville du monde et la vivacité qui la caractérise est son plus grand atout.»

    Faut quand même pas charrier.

    Ces gens-là vivent dans un autre monde que la plupart des montréalais.

    Ils sont déconnectés de la réalité.

    C'est à se demander s'il leur arrive de lire les journaux.

    Ça n'a pas l'air parce qu'ils ne semblent pas connaître les nombreux problèmes qui existent à Montréal.

    Comme par exemple la pauvreté, l'itinérance. l'état des rues, l'anglicisation, les écoles en ruines ou presque et j'en passe.

    On dirait que pour eux Montréal ne doit exister que pour les touristes.Ils sont pitoyables.

    Quelle pauvreté de pensée.

  • Karine Pronovost - Inscrite 17 mai 2017 08 h 51

    Publireportage

    Ce texte est une sorte de publireportage déguisé par des phrases vides du type « demande de subvention ».
    On dirait une explication pour justifier la valeur artistique des selfies pour bien paraître aux yeux des autres.

  • Gaetan Fortin - Abonné 17 mai 2017 15 h 03

    Sauvons Montréal!

    OK un peu dithyrambique...aller tous ensemble on se flagelle pour le 375e! L'ndustrie touristique? que de la merde! Qu'on éteigne les lumières et ce soir on devrait se faire peur! Bhououou!

  • Dominique Bherer - Abonné 17 mai 2017 21 h 10

    Le tourisme ne produit que de la pollution a l'échelle de la planete

    40 millions pour éclairer on pont et 1 milliard pour feter un chiffre au lieu de s'occuper des gens dans le besoin.Les gouvernements ne sont dotés ni d'intelligence ni de conscience.Les gens qui les dirigent agissent comme s'il n'avait ni intelligence ni conscience.
    Dominique Bherer