L’éducation doit être la priorité de notre société

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx

Il y a 50 ans le ministère de l’Éducation a été créé pour assurer à toutes et à tous l’accessibilité à l’école. Aujourd’hui, c’est la réussite pour tous que nous devons rendre accessible.

La réussite éducative a été au coeur des 20 rencontres qui se sont tenues partout au Québec au cours des dernières semaines dans le cadre d’une vaste consultation publique. Cette réussite va au-delà de l’évaluation et des diplômes, elle est un levier. Réussir à l’école, c’est être libre et c’est être capable, plus tard, de transmettre, de redonner, d’innover et de s’affirmer.

La mobilisation autour de l’éducation n’est pas seulement l’affaire de l’État, elle nécessite l’engagement de tous. J’ai donc convié des élèves, des parents, des enseignants, des directeurs d’école, des membres du personnel d’établissements, de commissions scolaires, de services de garde et d’organismes communautaires, mais aussi des spécialistes et des citoyens préoccupés par l’avenir de l’école québécoise, à venir échanger avec moi en grand nombre lors de ces rencontres, qui se sont terminées le 2 décembre dernier.

J’ai pu constater le dynamisme et la détermination de celles et ceux qui font vivre nos écoles. Des idées, j’en ai reçu de nombreuses. La consultation en ligne, les rencontres régionales et nationales ainsi que les échanges consacrés aux réalités autochtones alimentent notre réflexion sur le rôle majeur que joue l’éducation tout au long de la vie d’une personne. Cette grande démarche collective nous permet également de réfléchir, entre autres, à l’engagement primordial des parents, à la valorisation du rôle de l’école et des enseignants, à l’importance de la période de la petite enfance, à la lutte contre l’analphabétisme, à l’égalité des chances pour tous et à l’atteinte du plein potentiel de tous les élèves.

Tout cela mènera à l’élaboration d’une première politique gouvernementale fondée sur une vision claire, cohérente et collectivement partagée de la réussite de nos élèves, tant les jeunes que les adultes. Cette politique constituera le point d’ancrage des orientations, des stratégies et des actions que nous mettrons en oeuvre au cours des prochaines années.

Lutter contre l’analphabétisme

Comme j’ai eu l’occasion de l’exprimer, les chiffres concernant l’analphabétisme m’interpellent au quotidien. Ce fléau limite trop d’hommes et trop de femmes et les éloigne de toute implication sociale. Contrer ce mal qui ronge nos priorités sociales et économiques est une lutte de chaque instant. L’analphabétisme freine notre prospérité. C’est un fardeau personnel et collectif dont il faut se libérer.

Faire le choix de la réussite éducative, c’est choisir de ne laisser personne de côté. C’est également s’assurer que plus personne ne quittera l’école sans savoir lire et écrire !

En misant sur la réussite de tous, le Québec favorise l’égalité des chances. Il améliorera ainsi le quotidien et l’avenir de milliers de gens. Toutefois, pour y arriver, il faudra valoriser l’éducation et se mobiliser collectivement. Le contexte actuel et l’implication citoyenne des dernières semaines en témoignent, cette mobilisation ne peut plus tarder. L’éducation doit être la priorité de notre société.

15 commentaires
  • Francois Cossette - Inscrit 6 décembre 2016 05 h 13

    On s'en tape ....

    Bla bla bla... quand c'est un ministre d'un gouvernement qui a saigné l`éducation qui nous sort sa cassette permettez moi d'etre sceptivle sur la sincérité de la personne. De toute facon rien ne compte dans ce gouvernement, surtout pas les citoyens, On laisse les uns ignares et les autres dans leurs couches pleines, sans aucun remords ni regrets. Alors les belles paroles de ce ministre, honnetement, on s'en tape.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 6 décembre 2016 10 h 25

      Je ne suis pas sûr qu'on puisse parler de « saignée » en éducation, au cours des deux dernières années, même si la faible croissance des budgets était insuffisante pour répondre aux besoins devenus de plus en plus pressants au fil des ans. Sans aucun doute à mon avis, l'exercice de « rigueur budgétaire » aura produit là comme ailleurs des effets négatifs inutiles et que ne répareront pas les bonifications pré-électorales.

      Quant au ministre, qu'il ait choisi les pages de notre journal pour faire ce qui tient de l'info-pub n'a rien d'étonnant. Si ce n'était qu'il ne dit pas grand chose sur les fondations de cette « première politique gouvernemetale » en éducation - on s'étonnera peut-être d'apprendre qu'il aura fallu attendre jusqu'à aujourd'hui pour en avoir une et que jusqu'ici on naviguait à l'estime ! - le plus symptomatique, c'est qu'il ne se donne même pas la peine de parler de ces « efforts » budgétaires qui sont autrement plus déterminants que le bla bla bla ministériel dont il a désormais les moyens... et dont on peut craindre qu'il s'en contente.

    • Francois Cossette - Inscrit 6 décembre 2016 16 h 49

      La preuve en ait qu'on entends jamais couillard se féliciter sur la qualité du travail de son gouvernement, en éducation. Il a pourtant auto-congratulation assez facile. Il ne s'en prive pourtant pas quand il nous parle d'économie, quand il nous parle comment il a réussi a mettre du monde dans la misère sur l'hotel de l'austérité. Ce silense au sujet de l'éducation montre bien le peu de cas de ce sujet, au sein de son gouvernement.

      Les 3 sujets importants de ce gouvernement :

      - le budget
      - le salaire des medecins
      - Sa propre ré-élection

      Pour le reste .... il y a mastercard !!!!

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 6 décembre 2016 23 h 12

      Bla bla pour bla...

    • Patrick Daganaud - Abonné 7 décembre 2016 01 h 38

      ANALPHABÉTISME MINISTÉRIEL

      Quand un ministre de l'éducation sort un slogan comme « Aujourd’hui, c’est la réussite pour tous que nous devons rendre accessible. », il est quadruplement ignorant :

      1-Ce slogan remonte à la planification de la réforme précédente : il a donc 20 ans d'âge! C'est tard pour aujourd'hui!

      2-Il ignore que la démarche a, à ce stade, échoué.

      3-Il ignore pourquoi la démarche a échoué.

      4-Il ignore quels gestes a posés et pose son gouvernement qui l'ont fait et la font échouer.

      Il ne passerai le test de Lise Bissonnette!

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 7 décembre 2016 09 h 03

      Je vous trouve un peu sévère, Patrick. Pas à l'endroit de Sébastien Proulx, mais de notre réseau public. Ça ne fait pas foi de tout, mais les performances des élèves québécois au PISA sont quand même encourageantes. On peut se féliciter sans tomber dans le jovialisme, non? Juste un peu.?

    • Michel Laforge - Abonné 8 décembre 2016 06 h 38

      Malheureusement, ces résultats n'ont-ils pas été biaisés par le manque de rigueur de certaines directions d'école?

      Doit-on consider ou remettre en cause la validité de tels résultats?

  • Michel Laforge - Abonné 6 décembre 2016 05 h 47

    Deux petites questions

    M Proulx,

    Combien coûte un.e élève au secondaire indépendament qu'il soit au privé ou au publique, qu'il soit doubleur ou non en moyenne au Québec pour finir sa formation?

    Combien couterais cet élève si on diminuait la part du provincial pour subventionner les école privées?

    En diminuant, la part des subventions aux écoles secondaires privées, le tranfert des bons éléments induirait certainement une diminution du nombre de doubleurs dans les écoles publiques. Il y a des économies à faire, ici. Des économies d'échelle.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 6 décembre 2016 10 h 12

      On vous répondra que toutes les écoles québécoises sont « subventionnées » sauf les écoles privées qui ne le sont qu'en partie, les parents défrayant une partie des coûts sans être pour autant dispensés des impôts et taxes servant à financer un service public qu'ils n'utilisent pas.

      Il est tout à fait légitime de se demander si la fréquentation de l'école privée devrait être à coût nul pour le contribuable (zéro subvention). Mais outre que les parents pourraient réclamer des congés fiscaux conséquents, il faudrait prendre en compte le bénéfice que la collectivité continuerait à tirer de la formation de ces personnes, lequel justifierait qu'elle continue à avoir un coût pour la collectivité en question.

      Quant à l'idée qu'un des effets de la suppression des subventions aurait pour effet de ramener les « bons éléments » dans les classes régulières et de diminuer par émulation(?) le nombre de doubleurs, elle est intéressante en effet, à condition bien sûr qu'on ne reproduise pas la stratification existante à force de projets écoles élitistes.

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 6 décembre 2016 06 h 12

    Mieux vaut tard que jamais…

    J’aime bien le ministre Proulx et je lui souhaite bonne chance.

    Mais face à son enthousiasme, je ne peux m’enlever de l’esprit cette question : "Pourquoi a-t-il fallu une décennie au Parti libéral (au pouvoir presque continuellement depuis 2003) pour réaliser l’importance de l’éducation et de la réussite scolaire ?"

    Mais soyons positifs; mieux vaut tard que jamais…

  • François Dugal - Inscrit 6 décembre 2016 08 h 29

    L'oubli

    Monsieur le ministre,
    Vous avez convoqué tout le monde à repenser l'éducation. Vous avez cependant oublié le principal : les fonctionnaires de votre ministère qui ont volontairement sabordé le navire par leur ignorance crasse et leur suffisance sans fond. Que peuvent faire les enseignants, les parents, les directions d'école et quoi encore, quand le "programme" est une immense niaiserie.

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 6 décembre 2016 10 h 05

    M.le Ministre,dans vos voeux pieux,

    vous ne parlez pas du nerf dela guerre,vous n'avez pas convié les banquiers moralisateurs.Que pensez-vous de ceux qui enlevent 300 millions et en remettent généreusement 30 ? Votre gouv. n'en a que pour les médecins et les baisses d'impots pour conserver le pouvoir et continuer a détriure nos acquis.
    Le grand fardeau collectif dont il faut se libérer,ce sont les libéraux de Couillard.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 6 décembre 2016 19 h 00

      Et voilà! Tout est dit!