OUI au règlement interdisant l’établissement de nouveaux lieux de culte sur l’avenue Bernard

Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir

Le Conseil d’arrondissement d’Outremont a voté un projet de règlement modifiant le zonage des avenues commerciales Bernard et Laurier afin d’y interdire tout nouveau lieu de culte, de toutes confessions. Le projet concernant l’avenue Laurier a été adopté. Celui de l’avenue Bernard a suscité l’opposition et fera, au mois de novembre, l’objet d’un référendum.

Nous, citoyens d’Outremont et défenseurs de son grand potentiel d’enrichissement social, appuyons pleinement ce projet de règlement, recommandé et soutenu par le Service de l’aménagement et du patrimoine d’Outremont, car le respect de l’autre est au coeur même des attributs qui ont amené des collectivités aux pratiques culturelles diversifiées à s’établir à Outremont.

Nous renouvelons ainsi notre appui aux commerçants de l’Avenue Bernard et voulons assurer la nécessaire continuité de la trame commerciale sur cette artère, particulièrement en ces temps difficiles pour tous les commerçants montréalais.

Soucieuses de maintenir une activité commerciale diversifiée et adaptée à notre époque contemporaine, les trois associations de commerçants d’Outremont (Laurier, Bernard et Van Horne) appuient aussi ce projet de règlement. Mobilisées depuis quelques années, elles s’efforcent activement de revitaliser ces lieux de vie réunissant nos commerces de proximité.

Les principes reconnus de planification urbaine accordent une grande importance à la continuité ininterrompue des commerces sur une artère commerciale. La présence de nouveaux lieux de culte sur Bernard viendra rompre cette continuité et l’animation du domaine public, essentielles à la qualité de la vie d’Outremont.

Par ailleurs, les programmes de subvention offerts par la Ville de Montréal, notamment destiné à la revitalisation des secteurs commerciaux, imposent des critères de densité commerciale. La présence de lieux de culte met en péril ces ressources de revitalisation.

Enfin, en plus de priver l’arrondissement de revenus fonciers, permettre l’ouverture de nouveaux lieux de culte sur nos avenues commerciales nous priverait d’autant d’espaces pour diversifier une offre susceptible d’attirer plus de résidants et de visiteurs.

Lors du référendum sur le règlement interdisant la présence de nouveaux lieux de culte sur l’avenue commerciale Bernard, chaque vote comptera pour que la démocratie puisse protéger notre cadre de vie. Mobilisés et décidés, nous appuyons le OUI pour l’interdiction de nouveaux lieux de culte sur Bernard.

* Signataires: 
 

Raymond Cloutier

Catherine Major

Donald Pilon

Jean Larin

Denis Bouchard

Marilyse Lapierre

Jean Décarie

Émile Saine

Danielle Barot

Francine Brûlé

Gérard Castonguay

Clémence Roche-Nadon

Pascale Wust

Marie-Josée Valiquette

Catherine Lecoq

Jean-Bach Royer

François Dorlot

Micheline Bail

Daniel Major

Élizabeth Camiré

Catherine Zekri

Marc-André Pilon

Laurence Dompierre-Major

Philippe Cinq-Mars

Mariclaude Ouimet

Jean de Julio-Paquin

Francine Noiseux

Christine Chevalier

Gilles Dauphin

Pierre Deslandes

Bernard Cooper

François-Xavier Hébert

Claude-Simon Langlois

Luis Rokeach

Jean-François Rivest

Annik Lescop

Oswald Foisy

Christiane Seyer

Olivier Fichet

Lisette Laurent-Boyer

Michèle Caron

Carole Murray

Monique Hervieu

France Paré

Gilles Paquin

Claude Boyer

Louisiane Gauthier

Charlotte Motte

Phillippe Guertin

Julie Brière

Benjamin Motte

Véronique Chanson

Raphael Bourrellis

Anne-Sophie Gauclin

Geoffrey King

Jean Cliche

Isabelle Jordi

Sandrine Lepinay

Anne Jeandonnet

Ginette Chartré

Maria Francesca LoDico

Jean Bossé

3 commentaires
  • Raymond Labelle - Abonné 19 novembre 2016 21 h 24

    Que de questions.

    Y en a-t-il tant que ça, des synagogues qui seraient construites? Le quartier est-il en manque de commerces au détail? Plutôt résidentiel non comme quartier? Et si le commerce au détail éprouve des difficultés, augmenter la concurrence ne risque-t-elle pas d'aggraver le problème?

    Trop de commerces au détail ne peut-il pas non plus perturber la tranquillité d'un quartier? Toutes les considérations ne doivent-elles être que financières (même s'il n'est même pas sûr que les considérations financières soient valables)?

    L'idole de l'argent et de la consommation n'est pas suffisamment représentée dans notre société?

    Vous croyez vraiment que c'est une proportion peut-être moins un peu moins grande de commerces au détail qui dérange vraiment certaines personnes? Vraiment?

  • Marcel (Fafouin) Blais - Inscrit 20 novembre 2016 15 h 58

    … nommer !

    « La présence de nouveaux lieux de culte sur Bernard viendra rompre cette continuité et l’animation du domaine public, essentielles à la qualité de la vie d’Outremont. » (Collectif)

    Possible mais comment se convaincre du contraire ?

    Ce qui apparaît d’essentiel pour la qualité de vie d’une zone commerciale, d’un quartier, d’une ville, ce n’est pas le nombre de commerces mais la façon dont on sert et attire la « clientèle », et ce, dans le seul but de se faire des sous !

    De plus, tout le monde sait que la qualité de vie repose moins sur des échanges commerciaux (rapides et avec le « sourire ») que sur ce que l’être humain s’établit en confiance de, et ce, avec ou sans la communauté l’entourant de bonheur ou de malheur !

    De ce point de vue, la présence de lieux de culte ne peut servir d’allégations pour justifier ailleurs-autrement, ou bien un « oui » ou bien un « non », autre chose qu’on n’ose pas …

    … nommer ! - 20 nov 2016 -

  • Tristan Roy - Inscrit 21 novembre 2016 15 h 19

    Le OUI a gagné

    Les résultats du référendum ont été publié hier soir le 20: le oui l'a emporté.