Pour l’économie collaborative et urbaine de demain

Guillaume Lavoie, candidat à la direction de Projet Montréal, est depuis longtemps une référence en matière de politiques publiques et de systèmes économiques tournés vers l’avenir.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Guillaume Lavoie, candidat à la direction de Projet Montréal, est depuis longtemps une référence en matière de politiques publiques et de systèmes économiques tournés vers l’avenir.

J’ai consacré ma carrière à analyser et à comprendre les transformations économiques ainsi que leurs impacts sur la société, en particulier par rapport à l’évolution des technologies. Force est d’admettre que l’organisation économique actuelle, que ce soit à l’échelle d’une ville ou à l’échelle internationale, connaît des changements profonds. Nous n’avons qu’à observer les bouleversements sociaux et politiques qu’amènent les Airbnb, Uber et Car2Go de ce monde pour nous rendre à l’évidence : l’économie de partage est un phénomène réel qui fait pression sur le système actuel. Il faut faire davantage qu’en prendre acte ; nous devons agir afin d’éviter d’en être les victimes passives.

Guillaume Lavoie, candidat à la direction de Projet Montréal, est depuis longtemps une référence en matière de politiques publiques et de systèmes économiques tournés vers l’avenir. Mû par des valeurs de démocratie et d’empowerment citoyen, sa quête pour une solution l’a amené à s’intéresser à l’économie collaborative et de partage, de nouveaux domaines de l’économie dont l’impact se fait sentir tout autant sur le plan social, environnemental que commercial.

L’économie collaborative et l’économie du partage bouleversent maintenant à une vitesse inédite nos modes de production, les relations entre les citoyens et le rôle de l’État (comme celui des villes). La multiplication des plateformes d’échanges a déjà transformé nos relations à plusieurs biens et services. Le choc est encore plus important dans nos villes, où la densité démographique et commerciale donne lieu à des problèmes qui leur sont propres.

Le réalisme dont fait preuve Guillaume Lavoie, associé à sa préoccupation pour le bien commun, nous assure une direction capable de tirer avantage des nouvelles pratiques collaboratives tout en développant un nouveau cadre afin d’en tempérer les inconvénients. Déjà à l’oeuvre dans Rosemont, il a démontré sa capacité à innover et à moderniser notre ville en faisant adopter le premier règlement au Canada encadrant la location de biens entre particuliers, soit le partage d’espaces privés à des fins de stationnements, d’entreposage et d’agriculture urbaine.

Un expert indispensable à Montréal

Son expertise est maintenant reconnue ici comme à l’étranger, de Séoul à Paris. Au Québec seulement, il a donné plus de 75 conférences sur le sujet. Guillaume Lavoie est également intervenu à l’Assemblée nationale du Québec afin de promouvoir une nouvelle approche réglementaire : « Encadrer afin de mieux permettre ».

L’approche « Encadrer afin de mieux permettre » répond exactement au besoin de redéfinition du rôle de l’État dans l’économie collaborative. Alors qu’il devient évident que le courant de l’économie collaborative et de partage est là pour rester, la réglementation désuète et inadaptée d’aujourd’hui n’assure plus la protection du public et permettrait d’éventuels abus d’une économie sauvage et sans balises. Pourtant, les autorités municipales en place hésitent encore à agir.

Cette course à la direction de Projet Montréal est la première étape pour doter Montréal d’un maire qui comprend les transformations économiques et qui sait défendre l’intérêt général supérieur. J’ai confiance en Guillaume Lavoie pour être le leader compétent et sensible dont Montréal a besoin afin de mettre en place des politiques publiques qui feront preuve d’équité dans une approche soucieuse de justice économique.

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2 commentaires
  • Luc Deneault - Abonné 21 octobre 2016 09 h 46

    l'angle mort d'un urbain

    Convenons qu'en se proclamant "urbain" plutôt que de gauche ou de droite, M. Lavoie peut inquiéter dans la mesure où il s'est montré très indulgent à l'endroit de Über (un citoyen corporatif voyou!) dans sa posture en faveur de l'économie collaborative. Il serait rassurant qu'un politicien défendant l'économie du partage ne renonce pas à pourfendre une multinationale qui se libère de ses charges sociales de manière effrontée! Le rôle joué par M. Lavoie dans ce dossier a fait en sorte de me distancer un peu de Projet Montréal.

    Luc Deneault, Montréal

  • Jacques Tremblay - Inscrit 22 octobre 2016 03 h 26

    Mentez mentez, il en restera toujours quelque chose.

    Les auteurs qui associent Uber et économie du partage dans un même texte prennent les lecteurs pour des simples d'esprit. Quel manque de respect!
    Jacques Tremblay
    Sainte-Luce, Qc