Merci, Bernard!

Bernard Descôteaux
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Bernard Descôteaux

Tu as consacré près de 42 années de ta vie au Devoir, dont près de 17 comme directeur. Tu as donné à cette institution unique le meilleur de toi-même et tu as ainsi offert à notre société une prestation hors du commun qui t’honore et qui mérite notre plus vive reconnaissance.

Au moment où tu prends une retraite si bien méritée, je tiens à te dire « merci ! » du fond du coeur, en mon nom, au nom du conseil d’administration, de la Fiducie, de l’Imprimerie populaire, des employés, des « Amis du Devoir » et, surtout, bien sûr, de ses dizaines de milliers de fidèles lecteurs et lectrices.

D’autres occasions nous seront sans doute données de décrire plus longuement et avec plus de précision ton insigne contribution au Devoir.

Qu’il me soit cependant permis dès à présent de dire que tu as d’abord excellé comme journaliste, puis comme premier journaliste du Devoir.

Ne cédant jamais à l’émotion, aux préjugés, à l’opportunisme ou aux attaques personnelles, tu t’es toujours fait un point d’honneur d’analyser les faits avec objectivité, patience et rigueur, en sachant aller au-delà des apparences et des idées reçues pour décortiquer les problèmes, pour scruter en profondeur des enjeux parfois très complexes et pour exprimer tes opinions mûrement pesées et réfléchies en une langue simple, claire, précise et accessible à tous.

Tout cela faisait de toi un observateur très écouté et respecté du milieu politique, voire un analyste redoutable, dont le poids des avis comptait et ne laissait personne indifférent.

 

Ce faisant, tu as exercé un leadership de compétence auprès de tes collègues du Devoir, qui t’ont admiré et qui t’ont si bien accepté comme leur directeur pendant toutes ces années.

Grâce à ta compétence personnelle, à ta sensibilité, à ton respect des personnes, à ton ardeur au travail, à ton sens du compromis, tu as su conserver la confiance et la loyauté de tes collaborateurs et collaboratrices, ce qui est évidemment indispensable dans un milieu comme celui d’un grand journal.

Comme gestionnaire, ta prudence, ton intelligence et ton sens du devoir, justement, t’ont permis de garder Le Devoir à flot dans un environnement qui devient cependant de plus en plus difficile et exigeant pour l’ensemble de la presse écrite.

On ne devra d’ailleurs pas oublier que, sous ta gouverne, Le Devoir a connu certaines années de profitabilité significative.

Sur un plan plus personnel, ce fut un immense plaisir de travailler avec toi, Bernard, et d’avoir collaboré étroitement avec un homme si honnête, si intègre, si loyal, au commerce si agréable et à l’humanisme si raffiné.

Tu auras été un grand directeur du Devoir.

 

Je m’en voudrais de ne pas associer à mes remerciements ton épouse, Marie Lavigne, et ta famille qui t’ont si bien appuyé dans la poursuite de ta vie professionnelle exigeante.

Ce n’est pas trop tôt pour qu’ils profitent davantage de ta présence.

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