PQ: Cloutier investit dans la jeunesse et l’éducation

«L’éducation doit devenir le fondement d’une vraie social-démocratie moderne», écrivent les cinq cents jeunes signataires du texte.
Photo: Michaël Monnier Le Devoir «L’éducation doit devenir le fondement d’une vraie social-démocratie moderne», écrivent les cinq cents jeunes signataires du texte.

La course à la direction du Parti québécois tire à sa fin et lèvera le voile, d’ici quelques jours, sur le choix du prochain leader de cette formation indépendantiste. Parmi les candidats toujours en lice, Alexandre Cloutier a décidé, dès le premier jour de cette campagne, de placer la jeunesse et l’éducation au coeur de ses propositions. Il nous propose une réelle vision d’avenir et d’espoir pour le Québec afin de nous donner, collectivement, des priorités nationales structurantes en vue de mobiliser les jeunes pour qu’ils participent à construire un pays à notre image.

Nous sommes de cette génération montante. Depuis des mois, le gouvernement libéral s’attaque à l’ensemble des services publics — notamment à notre système d’éducation et à des institutions comme les carrefours jeunesse-emploi et les forums jeunesse régionaux — sous prétexte de vouloir nous assurer un meilleur avenir. « Nous le faisons pour les générations futures », clame-t-il. Il n’est pas le premier à entonner ce refrain. Or, le fossé entre la vision du monde de notre génération et celle de nos élites politiques n’a jamais été aussi grand.

Des propositions concrètes

Alexandre Cloutier redonne espoir en sortant de ces discours vaseux en s’engageant pour la jeunesse et l’éducation à la manière de propositions concrètes. Il nous invite à réinvestir 500 millions dans notre système d’éducation en rétablissant la taxe sur le capital des institutions financières abolie il y a quelques années. Ses engagements sont clairs et porteurs : offrir la gratuité scolaire effective à 50 % des familles québécoises les moins fortunées, développer une politique nationale de la persévérance pour les élèves du primaire et du secondaire, revaloriser le rôle de nos enseignants, créer des bourses pour la mobilité étudiante collégiale afin de remplir nos cégeps en région, hausser les investissements dans la recherche et le développement dans les universités, etc. Alors que 200 000 jeunes de moins de 30 ans ne sont ni à l’emploi ni aux études, M. Cloutier propose également la création d’un service civique afin d’encourager l’implication citoyenne et la découverte de nos communautés.

Investir dans notre système d’éducation, dans la persévérance scolaire et dans l’accessibilité aux études supérieures, c’est offrir les outils et les leviers dont les jeunes ont besoin pour s’épanouir, réaliser leurs projets et contribuer à construire un Québec meilleur. M. Cloutier, qui a lui-même fait des études ici et à l’étranger, l’a bien compris. Au-delà des calculs politiques et de la partisanerie, il décide de porter haut et fort cet appel à l’urgence de faire de l’éducation et de la jeunesse une vraie priorité nationale.

Nous partageons cette vision du Québec. L’éducation doit devenir le fondement d’une vraie social-démocratie moderne. La création de richesse doit s’accompagner d’une plus grande justice fiscale et se faire dans un esprit constant de développement durable.

Nous appuyons Alexandre Cloutier dans cette volonté politique et souhaitons que ce leadership qu’il incarne puisse matérialiser nos ambitions pour la jeunesse et la nation du Québec ; un Québec plus instruit, un Québec plus libre.

Ce texte est signé par cinq cents jeunes de moins de 35 ans portés par cette ambition pour le Québec.

7 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 11 mai 2015 08 h 08

    L'avenir

    Comme monsieur Cloutier ne sera pas élu, absolument personne n'investira dans la jeunesse et l'éducation.
    Au suivant.

  • Catherine Paquet - Abonnée 11 mai 2015 08 h 53

    On ne peut que dire BRAVO...

    ... à ces jeunes qui s'intéressent à la chose publique, et qui prennent position individuellement et solidairement.
    G.P.

  • Louise Melançon - Abonnée 11 mai 2015 10 h 18

    Bravo!

    Je me réjouis de cet engagement de jeunes... mais trop peu?

  • Colette Pagé - Inscrite 11 mai 2015 10 h 54

    Pour Faire de la Politique Autrement, c'est Alexandre Cloutier !

    Élire Alexandre Cloutier enverrait un message clair que le PQ souhaite faire de la Politique Autrement, de la Politique comme l'a toujours fait son alliée Véronique Hivon de même que le sage François Gendron, doyen de l'Assemblée nationale qui a reconnu qu'Alexandre Cloutier avait l'étoffe d'un chef. Ajoutons que François Gendron sait de quoi il parle, car il en a vu passer des chefs.

    Se pourrait-il qu'Alexandre Cloutier soit le candidat le mieux placé pour regrouper la jeunesse et les forces souverainistes tous partis confondus ?

    Et si l'élection d'Alexandre Cloutier se matérialisait PKP pourrait poursuivre son apprentissage politique tout en conservant ses actions de Québécor tout en déclarant "je ne suis pas encore prêt, mais un jour je serai Premier ministre".

    La combinaison d'Alexandre Cloutier, PKP et Martine Ouellet, serait une combinaison gagnante.

  • Sylvain Auclair - Abonné 11 mai 2015 14 h 50

    La gratuité scolaire, une bonne idée?

    Dans le contexte fédéral, la gratuité scolaire amène les Québécois à subventionner le RoC en les privant des déductions fiscales fédérales auxquelles ils auraient droit si les frais de scolarité étaient plus élevés? Est-ce vraiment ce qu'on veut?