Pour la majorité non intégriste, non islamophobe

Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir

L’autre jour mon patient m’a avoué candidement, après plusieurs rencontres, qu’il n’aimait pas les Arabes et les musulmans en raison de ce qu’il voyait à la télévision. Pour lui, je représente une contradiction, car je suis un musulman « différent de ceux qu’on lui présentait dans les médias ». L’incident est plutôt banal, mais en dit long.

En parcourant nos médias, je suis toujours surpris par le fait que c’est la minorité qui monopolise nos écrans et alimente nos débats. En général, on fera de grands titres sur l’imam radical, sur l’intégriste potentiel, sur la femme voilée battue, ou encore, si ce n’est pas l’intégriste musulman, c’est l’islamophobe et le xénophobe qui prendront la parole. Ces « phénotypes » ne cessent d’être glorifiés. On les met en première page sans jamais penser à la majorité. On dirait que c’est juste leur voix qui est audible !

En tant que musulman, quand je tourne la tête autour de moi ou dans mon milieu de travail, je ne vois pas d’intégristes ni d’islamophobes. Je vois une majorité de Québécois de confession musulmane, pratiquants ou non, pour qui la religion est le dernier des sujets de conversation. Je vois une majorité de gens qui ont réussi leur vie et se sont bien intégrés dans leur société.

Je vois aussi autour de moi une majorité de Québécois dits « de souche » respectueux de la différence, respectueux de l’autre, soucieux du « nous », soucieux de rassembler et non de diviser ; je vois des collègues avec qui on rit de nos différences sans manquer de respect à l’autre ; je vois des Québécois qui ne me font pas sentir ma différence, mais plutôt mon appartenance au groupe. Or toutes ces belles personnes, on ne les entend pas ; on dirait que cette majorité, elle n’existe pas.

Qui se souciera, pour une fois, question de faire différent, de raconter l’histoire du neurochirurgien musulman qui sauve la vie à des centaines de personnes chaque année ? Qui se souciera de parler de la jeune psychiatre musulmane qui écoute et soigne des centaines de patients québécois sans distinction de race ou de religion ? Qui se souciera de partager les histoires et le vécu des milliers d’hommes et de femmes qui représentent une majorité de bons exemples de la communauté musulmane, des symboles d’intégration et non d’intégrisme dans le vrai sens du terme ; des symboles démontrant que le vivre-ensemble est possible et que ces gens-là représentent l’espoir d’un futur qui nous inclut tous.

N’importe quelle communauté a ses torts et ses brebis galeuses, mais lorsqu’on ne montre que ces dernières et les choses négatives, lesquelles sont statistiquement non significatives, lorsqu’on ne se concentre que sur un groupe en particulier, cela devrait nous pousser à nous poser des questions. Même cette communauté va commencer à se poser des questions sur sa société d’accueil qui ne cesse de se jeter sur n’importe quelle occasion pour la diaboliser.

Aidons les jeunes à s’intégrer en leur présentant de bons exemples auxquels s’identifier, des personnages qui ont réussi leur vie et qui leur donneront l’espoir d’une vie meilleure loin du ghettoïsme et de l’intégrisme.

Si on veut m’assimiler à une minorité qui ne croit pas aux valeurs humaines communes, ou qui croit à la violence, qui nie la liberté d’expression d’autrui, je dis NON haut et fort. Allez faire croire que j’en fais partie à l’un de mes collègues ou patients, ils vont rire de vous. Heureusement pour moi, mais sûrement pas pour une majorité ailleurs… suivez mon regard.

65 commentaires
  • François Ricard - Inscrit 5 février 2015 05 h 32

    La ,société d'accueil ,peut aussi se poser des questions

    Pour nombre de Québécois, l'islam était une religion inconnue. La perception qu'ils en avaient passait à travers le prisme déformant de leur formation judéo-chrétienne.
    À cause de ce qui se passe dans le monde, ils découvrent un Coran qui, dans bien des aspects, contredit les valeurs acquises , un Coran qui impose sa présence de façon péremtoire et ostentatoire: on n'a qu'à penser au port du voile, aux aliments halal et nombre d'autres accommodements que l'on prétend être raisonnables. Ils découvrent aussi une religion qui nous ramène au Moyen-äge, une religion qui a besoin d'une réforme en profondeur.
    M. Zaari Jabiri Mohammed, êtes-vous conscient que l'islam doit se réformer?
    Demandez-vous à vos co-religionnaires de réformer cette religion qui offre deux visages: la paix et la violence?
    Ëtes-vous d'accord pour proclamer bien haut que la charia ne saurait être ni invoquée ni appliquée dans un pays démocratique?
    Endossez-vous la déclaration des droits de l'homme de l'ONU que les pays arabes ont toujours refusé de signer?
    L'immigrant joint un pays d'accueil pour, on suppose, améliorer son sort, pour vivre différemment. Pourquoi exigerait-il des gens qui l'accueillent qu'ils changent, eux, pour l'accommoder, lui? Veut-il recréer chez les gens qui le reçoivent la société qu'il a quittée?
    M. Mohammed, nous croyons en des valeurs humaines communes: la laicité, la démocratie, l'égalité homme-femme, la liberté d'expression, le respect des autres. En retour, nous croyons que l'immigré, à qui nous ouvrons nos portes, voudra bien accepter ses valeurs et s,effrocera de ne pas nous imposer ses us et coutumes.

    • André Thibault - Abonné 5 février 2015 09 h 23

      Je vous réfère aux écrits du politologue Olivier Roy sur ce thème. Ces réformes de l'intérieur que vous réclamez sont en œuvre, et très activement... mais cela n'intéresse pas les médias. Compte tenu de l'abondante documentation disponible sur le WEB, on ne peut comme intellectuels de contenter des stéréotypes véhiculés par la recherche du tirage et de la cote d'écoute.

    • Yvette Lapierre - Inscrite 5 février 2015 09 h 51

      M. Ricard, vous résumez parfaitement les préoccupations légitimes des Québécois en ces temps troubles.
      Bien conscients que la majorité des néo-québécois vivent ici de façon pacifique sinon harmonieuse, nous ne pouvons pour autant, en tant que société d'accueil, détourner le regard du danger évident de la montée d'un intégrisme radical qui nous touche déjà, le faire serait de l'inconscience ou de la lâcheté!

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 5 février 2015 10 h 27

      M. Thibault, il y a malheureusement bien des gens pour qui les «stéréotypes véhiculés» ont valeur de béquille, qui leur permet de s'expliquer le monde sans avor à se poser des questions sur eux-mêmes. C'est toujours moins troublant de se poser des questions sur ceux que l'on considère comme étant «les autres», même si cela mène tout droit à l'impasse en ne permettant pas la recherche de solutions constructives.

      Il faut croire qu'un peu partout sur la Terre, au sein de tous les peuples, il y a une portion non négligeable de la population pour qui l'antagonisme et le conflit constituent un refuge psychologique dont ils ont besoin.

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 5 février 2015 11 h 00

      @M. Ricard.

      Vous démontrez par votre réponse que les témoignages comme celui de Mme. Jabiri Mohammed sont toujours d'actualité, tout en étant inutiles lorsque lus (?) par quelqu'un ayant déjà solidifié son opinion, ou ses préjugés.

      Vous tournez le souci d'harmonisation présentée par l'auteur en inquisition envers ses solidarités, ses positions politiques, ses affiliations religieuses, en un amalgame des phobies occidentales que l'auteur désire mettre en perspective. Je crois pourtant qu'elle a raison de dire que ces préjugés ostentatoires sont portés par une minorité, mais elle parle fort et a une influence considérable. Si seulement des gens comme Mme. Jabiri Mohammed en avait autant.

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 5 février 2015 12 h 19

      M. Leblond, pour trouver des solutions, il faut justement se poser des questions et s'informer. On est très loin des préjugés sur le sujet de l'islamisme, les informations, témoignages, statistiques, documentaires, livres, études, essais abondant dans tous les pays concernés. Les préjugés sont basés sur l'ignorance, et ne sont pas le propre des Occidentaux, tout le contraire. Chaque peuple véhiculent des préjugés à l'encontre des autres peuples, et les religions ont été la source de beaucoup de divisions. Cela dit, on n'a pas à endosser des croyances, cultures, religions étrangères, de peur d'être traité de raciste, de xénophobe ou d'islamophobe.

      Je suis consternée par les commentaires qui tentent, mais en vain, de culpabiliser les gens qui tentent d'exprimer leurs préoccupations, leurs inquiétudes.

      Il est erroné de présumer que tous les gens qui porte un regard critique sur l'islam, l'islamisme et autres expressions de cette religion, nourissent des préjugés et n'ont aucune notion ou connaissance approfondie sur le sujet. Car cela serait un préjugé.

    • Cyril Dionne - Abonné 5 février 2015 18 h 18

      Excellent commentaire M. Ricard et j'abonde dans le même sens que M. Thibault. Mais il y aura toujours ceux de notre gauche salon "boboesque" et pro islamofasciste pour vous contredire. Ils n'ont pas pensé que les extrémistes utilisent nos propres principes démocratiques pour nous détruire comme les terroristes d'un certain septembre 11 2001 avaient utilisé les avions pour s'écraser contre des cibles déterminés par ces illuminés islamofascistes.

      Nous avons créé un État de droit pour le bien de tous afin que les citoyens puissent s'exprimer en toute liberté sans peur de représailles. Et voilà que nos extrémistes venus d'ailleurs veulent nous bâillonner afin de nous rendre incapable de nos défendre à partir de nos propres lois. Ridicule cette charte de Trudeau.

      Oui pour diminuer le taux d'immigration afin de pouvoir choisir et filtrer les candidats plus aptes à travailler et à s'intégrer avec la société d'accueil et non à essayer de la détruire.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 5 février 2015 18 h 43

      Mme Lapierre,

      Nulle part n'ai-je suggéré que seuls les Occidentaux avaient des préjugés, nulle part ai-je dit que l'on devrait endosser des croyances ou cultures, qu'elles soient étrangères ou non, d'ailleurs: il y a bien des coutumes de concitoyens dits «de souche» que je n'ai nullement envie d'adopter non plus. Je ne vois pas en quoi cela constitue une quelconque réponse à mon commentaire ici haut, dans lequel je dis explicitement que le préjugé concerne également tous les peuples.

      Par contre, il y a certains commentaires qui s'appuyent en effet sur le préjugé, la généralisation abusive ou la pensée essentialiste. Et lorsque c'est le cas, je me fais un devoir de l'indiquer, puisse cela vous consterner et vous sembler de la culpabilisation.

      Au fait, êtes-vous tout autant consternée par les accusations d'idiots utiles qui pleuvent sur ceux et celles qui partagent l'opinion du président François Hollande, à savoir que la montée de l'intégrisme est liée à l'exclusion et à la discrimination?

  • Maryse Tremblay - Inscrite 5 février 2015 06 h 10

    Très beau texte!
    J'espère qu'il trouvera écho là où il devrait vraiment être entendu...

  • Dominique Duhamel - Inscrite 5 février 2015 06 h 42

    Réfléchissons ensemble

    Il n'y a pas que ce que l'on voit à la télé qui dérange. Il y a aussi les heures de piscine séparées, les menus halal, les poignées de main qu'on ne donne pas, les remarques parfois désobligeantes sur nos filles et nos femmes, les salles pour la prière, etc.

    Bien sûr, tout le monde n'est pas intégriste mais un seul de ces individus peut causer beaucoup de tort aux autres.

    En terminant, lors des dernières élections, certains ont qualifié le PQ de raciste et xénophobe parce qu'il voulait mettre en place une loi sur l'égalité en homme et femme, hétérosexuel et homosexuel. Ces personnes ont diabolisé le projet péquiste avec les résultats que l'on connaît. Pourtant, cette Charte ne constitue-t-elle pas un pas vers le vivre-ensemble que vous réclamez?

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 5 février 2015 10 h 33

      Le problème, c'est que les remarques désobligeantes envers les femmes, il en vient de toutes parts, et pas seulement envers «nos filles et nos femmes», expression particulièrement rétrograde d'ailleurs (les clowns peinturés, ça vous dit quelque-chose?). Identifier le problème aux seuls gens d'une origine culturelle, c'est fermer les yeux sur le sexisme qui abonde dans l'ensemble de notre société. N'a-t'on pas entendu seulement hier une victime de viol se faire traiter de façon absolument inhumaine par le policier à qui elle a porté plainte? Il y a des exemples de sexisme quotidiens dans la société Québécoise. C'est commode de s'en laver les mains en en accusant seulement certains, qui ne feraient pas, selon vous, partie du «Nous».

    • Lucien Cimon - Abonné 5 février 2015 10 h 52

      Les soi-disants «inclusifs», avec leurs condamnations intempestives de tout ce qui s'éloigne de la mystique multiculturaliste sont des obstacles à la sérénité des débats touchant l'intégration des immigrants et la cohabitation de personnes provenant de cultures différentes. Pires que ceux qu'ils qualifient de «phobes» et de «istes» diaboliques.
      Lucien Cimon

    • Jean Richard - Abonné 5 février 2015 11 h 02

      « Il y a aussi les heures de piscine séparées, »

      Et les toilettes publiques séparées ? Nous viennent-elles de l'immigration ou n'étaient-elles pas là avant ? On s'y est tellement habitué qu'on ne les voit plus et pourtant, y a-t-il une si grande différence entre un endroit où se laver les mains et une piscine ?

      « les menus halal, »

      Et alors ? Les normes fantaisistes des inspecteurs ? Les petits pots de confitures sur lesquels on est tenu d'indiquer la quantité de lipides, de glucides, le nombre de kilojoules par 100 grammes et quoi encore, est-ce tant différent des traditions halal ?

      « les poignées de main qu'on ne donne pas, »

      Il n'y a pas si longtemps, un Québécois qui allait en France pour la première fois éprouvait une gêne profonde parce qu'à l'époque, on se donnait la bise entre personnes, peu importe leur sexe, coutume qui a été pratiquement abandonnée depuis.

      « les remarques parfois désobligeantes sur nos filles et nos femmes, »

      Alors là, il faut souffrir d'une surdité sélective pour ne pas entendre certains propos venant d'hommes qui n'ont rien à voir avec l'Islam.

      Alors oui, réfléchissons ensemble. Cela nous permettra peut-être d'apprendre que certaines différences culturelles ne sont pas toujours dénuées de ressemblances.

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 5 février 2015 11 h 05

      @M. Duhamel

      Qu'est-ce qui vous dérange exactement, et qui s'en rend coupable? Les "remarques désobligeantes" sur les femmes, qui sont le lot d'humoristes et autres résidus d'un patriarcat bien québécois, vous causent-ils le même tort? Voulez-vous une Loi pour nous en préserver?

      En outre, la Charte des Valeurs n'avait rien d'une loi sur l'Égalité entre les hommes et les femmes. Ce n'était qu'un slogan. Cette égalité est déjà dans la Charte, et ceux qui ne la respectent pas ne sont pas ceux qui étaient visés. Savez-vous que, grossièrement, les cas de violence conjugale sont plus élevés dans les régions pauvres du Québec (loin des immigrants), et sont plus reliés à la précarité financière qu'au pays d'origine. Il s'agit de plusieurs dizaines de miliers de cas annuellement. Ça me dérange plus que des heures de piscine séparées.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 5 février 2015 15 h 35

      Avec qui voulez-vous débattre, M. Cimon? Qu'avec des gens qui partagent votre point de vue?

      Je ne crois pas que ce soit le manque de «sérénité» qui vous dérange, mais bien le débat lui-même.

      Maintenant, plutôt que de coller des étiquettes sur les gens ou sur ce qu'ils pensent, pourriez-vous construire un argumentaire pour exprimer votre opinion? Ainsi, on pourra remplacer le dialogue de sourds par le débat.

    • Cyril Dionne - Abonné 5 février 2015 18 h 33

      J'imagine que certains qui critiquent votre commentaire M. Duhamel, ce sont les mêmes qui sont payés par le lobby pro-immigration à saveur islamique pour essayer de défendre l'indéfendable.

      Plus capable d'entendre ces gens là se plaindre à tous les vents et de critiquer la société québécoise. Plus capable d'entendre les lamentations de ces gens qui ne partagent pas un certain aménagement linguistique, social et culturel des Québécois parce qu'ils ne sont pas prêts à s'intégrer. Ils s'acharnent plutôt à recréer le sosie complet du pays et de la société médiévale qu'ils ont volontairement quitté. Plus capable...

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 6 février 2015 08 h 46

      Cyril Dionne dit: «J'imagine que certains qui critiquent votre commentaire M. Duhamel, ce sont les mêmes qui sont payés par le lobby pro-immigration à saveur islamique pour essayer de défendre l'indéfendable.»

      Mme Jocelyne Lapierre est-elle consternée par cette culpabilisation?

  • Jocelyne Lapierre - Inscrite 5 février 2015 07 h 09

    Tache d'huile

    Monsieur, je puis comprendre votre désarroi face à cette réalité que nous aurions tous souhaiter être toute autre. Mais elle est ce qu'elle est, et nous ne pouvons fermer les yeux sur cette mouvance islamique qui envahit toutes les sphères de notre société, tout comme nous ne pouvons fermer les yeux et ne rien faire face au problème d'intimidation à l'école, par exemple, même s'il n'est causé que par une minorité d'individus, car les dommages qu'ils causent à notre société sont extrêmement graves. Vous devez avoir confiance en vos concitoyens qui savent faire la part des choses. Mon conjoint est aussi de culture musulmane, n'empêche qu'il comprend très bien les vives inquiétudes des Québécois face à la mouvance islamique et aux leaders fondamentalistes, et ne se sent pas visé pour cette raison.

    Cette mouvance est comme une tache d'huile dans l'océan. Si non contenue, elle se répandra inéluctablement.

    Il n'y a pas d'islamophobes, mais des citoyens forts inquiets de cette mouvance islamiques qui s'immisce partout, vous n'avez qu'à lire les journaux dans tout l'Occident pour le constater.

    Pour ce qui est des braves gens qui s'investissent dans nos sociétés, ils se doivent de croire en leur oeuvre et se donner corps et âme, car nous en avons grandement besoin.

    • René Bolduc - Abonné 5 février 2015 09 h 27

      "cette mouvance islamique qui envahit toutes les sphères de notre société ..." Avez-vous des preuves de ce que vous dites ou ce sont des préjugés qui s'expriment ici?
      C'est ce genre de remarques qui donne raison à Zaari Jabiri Mohammed.

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 5 février 2015 09 h 55

      M. Bolduc, soit vous ne suivez pas l'actualité (médias, livres, statistiques, débats, témoignages, poursuites judiciaires, polémiques dans les institutions privées et publiques, ou vous êtes dans le déni.

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 5 février 2015 09 h 57

      M. Bolduc, je vous invite à lire le message de Dominique Duhamel pour apprendre comment cette mouvance islamique affecte les citoyens jusque dans leur quotidien.

    • René Bolduc - Abonné 5 février 2015 11 h 32

      Madame Duhamel ne démontre rien et ne fait qu'aligner des lieux communs plutôt isolés provenant d'une infime minorité d'intégristes. De là à parler de "mouvance intégriste", il y a un pas que la prudence doit nous empêcher de franchir pour nous ne pas tomber dans les généralisations hâtives. Sans nier que ces phénomènes puissent exister, il ne faut pas céder à l'amplification médiatique qui surdimensionnent ces faits et leur attribue une importance qu'ils n'ont pas. Cela dit, ça ne signifie pas qu'il faut les ignorer non plus. Bref, qu'on garde un oei sur ces phénomènes sans céder à aucune panique.

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 5 février 2015 07 h 13

    Nouvelles

    Monsieur le Résident en psychiatrie, vous aurez remarqué qu'on ne fait pas la nouvelle avec des gens sans histoires. On ne fait même pas d'histoires ni de romans avec des gens sans histoire. Pouvez-vous vous imaginer RDI nous répéter 24/7 : «Tout va bien dans le meilleurs des mondes» ?

    «Si on veut m’assimiler à une minorité qui ne croit pas aux valeurs humaines communes, ou qui croit à la violence, qui nie la liberté d’expression d’autrui, je dis NON haut et fort.» Ce n'est donc pas de vous qu'il est question. Et oh surprise... suivez mon regard, nous le savons. Malheureusement, nous devons, chacun de notre côté, faire affaire avec des imbéciles, qui eux, font la manchette.

    Bonne journée.

    PL

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 5 février 2015 11 h 16

      Monsieur Pierre Lefebvre, si vous savez tout cela, grand bien vous en fasse. Alors peut-être cette lettre s'adressait-elle à d'autres que vous. Par exemple à ce chroniqueur-vedette du Devoir qui affirme que «certaines populations» «supportent mal nos sociétés sécularisées». Ou encore à cette opinion qui se fraie régulièrement une place dans les opinions et lettres du Devoir et dans les chroniques du Journal de M., à savoir que «L'Islam est incompatible avec la démocratie». (Intéressant de noter qu'ils partagent cette opinion avec un intégriste deumeuré dont on a beaucoup parlé récemment à Montréal).

      Autant de jugements qui embrassent large, et qui cantonnent des quantités de gens qui n'ont pas nécessairement grand chose en commun à une image collective et folklorique d'attardés digne de l'orientalisme européen du XIXe siècle.

    • Jean-Pierre Bédard - Inscrit 5 février 2015 23 h 27

      Avec qui voulez-vous débattre, M. Leblond ? Qu'avec des gens qui partagent votre point de vue ?

      Est-ce le manque de « pertinence » qui vous dérange, mais bien le débat lui-même.

      Maintenant, plutôt que de coller des étiquettes sur les gens ou sur ce qu'ils pensent, et sur les médias et leurs lecteurs, pourriez-vous construire un argumentaire pour exprimer votre opinion ? Ainsi, on pourra remplacer le dialogue de sourds par le débat.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 6 février 2015 04 h 27

      M. Leblond, malgré que j’aie utilisé peu de mots pour les décrire, j'ai couvert ceux que vous dénoncez et ce mot est «imbécile». Ai-je besoin de m’étendre longtemps sur la définition de ce mot ?

      Si j’ai bien lu la lettre, je remarque que l’auteur se félicite d’avoir des rapports avec beaucoup de gens qui lui sont amicaux. Probablement que si je le connaissais, j’en ferais partie. C’est là le centre de mon message. Ce que j’écris n’est pas toujours une critique. Même que des fois, ça fait du bien de ne pas critiquer.

      Bonne journée.

      PL

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 6 février 2015 09 h 01

      Il semble que pour vous, M. Bédard, le fait que j'exprime mon désaccord signale un refus de débattre. Étrange conception du débat.

      Pourriez-vous avoir l'obligeance de m'indiquer où j'ai collé des étiquettes, et en quoi mes commentaires sont vides d'argumentaire. Je vous ferais remarquer que je répondais à ce commentaire:

      «Les soi-disants «inclusifs», avec leurs condamnations intempestives de tout ce qui s'éloigne de la mystique multiculturaliste»

      Une tentative d'éviter le débat en empoisonnant le puits.