Un plan pour l’amélioration du français: du neuf enfin?

Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc

À la fin de la semaine dernière, le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, a annoncé qu’il déposera au début de 2015 un plan d’action pour l’amélioration du français, dont l’un des axes aura pour objet les premiers apprentissages de la langue chez les élèves de la maternelle et du premier cycle du primaire : « Cette opération sera notamment axée sur les compétences en lecture, l’apprentissage du français dès les premières années du primaire et la valorisation du français. » Y a-t-il un lien entre cette annonce et la résolution apparentée adoptée par le Conseil général du Parti libéral du Québec à Trois-Rivières l’automne dernier ? Je souhaite ardemment que oui. Voici pourquoi.

Cette résolution s’appuie sur un certain nombre de prémisses intéressantes et fondées, qui se retrouvaient dans son libellé. On se réfère ainsi aux données recueillies dans le cadre de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ) qui démontrent que les difficultés en lecture à l’âge de 7 ans sont les premiers signes avant-coureurs et des prédicteurs fiables du risque de décrocher au secondaire.

On ajoute plus loin dans le texte qu’un enfant qui ne peut maîtriser la lecture dès la fin de la première année risque de voir ses difficultés se généraliser à l’ensemble des matières et peut aussi développer des problèmes de comportement. De plus, près de 80 % des élèves qui ne savent pas lire au terme de leur première année du primaire mettront plus de six ans à terminer le primaire et se présenteront au secondaire avec des retards d’apprentissage.

On souligne le fait que, globalement, c’est en milieu défavorisé que les difficultés en lecture sont les plus importantes. La résolution du PLQ met en lumière l’existence de moyens prometteurs, renvoyant à des expériences d’implantation d’approches efficaces pour l’enseignement de la lecture lors d’expériences qui ont eu lieu au Québec et qui ont justement permis de réduire de façon significative le nombre d’élèves considérés comme en difficulté en lecture, et de réduire les écarts de réussite en filles et garçons et entre élèves issus de milieux favorisés et défavorisés.

Finalement, on y affirme que tous les enfants du Québec devraient pouvoir profiter d’un enseignement efficace et précoce de la lecture, notamment les élèves les plus vulnérables, et on ajoute qu’il existe un consensus quant à l’importance d’agir de façon préventive.

La résolution en tant que telle se décline en deux volets. D’abord, on souhaite que le gouvernement du Québec expérimente un programme enrichi en lecture pour les élèves de la maternelle à la deuxième année. Ce programme sera fondé sur les avancées scientifiques en matière d’enseignement et d’apprentissage de la lecture. On réclame du gouvernement qu’il procède, le cas échéant, à une étude longitudinale en vue d’évaluer l’efficacité de ce programme.

Je souhaite que le plan d’action du ministre Bolduc, en 2015, respecte l’esprit de la résolution adoptée à Trois-Rivières à l’automne 2014. Si c’est bien de cela qu’on parle, ce plan pourrait annoncer un important renouveau. Et si ce devait être le cas, je souhaiterais que ce gouvernement travaille avec les milieux, lesquels s’appuient sur les implantations d’interventions précoces en cours (car il y en a). Que notre gouvernement travaille aussi en étroite collaboration avec les équipes de chercheurs qui ont mené des travaux sérieux sur la question depuis plusieurs années, ainsi qu’avec les gens sur le terrain qui ont favorisé ces implantations et les ont soutenues.

Finalement, qu’il mette vraiment en place une étude longitudinale pour (enfin) mesurer les effets d’un éventuel plan d’action. Cette étude devrait comporter deux volets : le premier doit s’intéresser à l’évaluation de l’implantation en tant que telle. Il faut en effet être assuré que la « chose » est implantée correctement afin que les effets qui pourraient lui être attribués soient bien les siens. Le second volet devrait conséquemment porter sur les effets des mesures mises en place : quels sont les effets et leur ampleur sur les apprentissages des enfants, leur maintien, leur impact sur la persévérance, notamment au moment du passage au secondaire, la réduction des écarts de réussite entre garçons et les filles, entre milieux favorisés et défavorisés.

Tout cela, il me semble, est formulé dans un langage qui comporte des préoccupations qu’on n’espérait plus retrouver chez nos dirigeants politiques. Il y a un long chemin qui mène de l’intention à l’action, et celui-ci sera assurément parsemé d’embûches. Souhaitons un exercice fondamentalement éducatif, qu’on réussira à prémunir contre les compromissions de la politique politicienne. Faire en sorte que tous les enfants sachent lire à la fin de la première année c’est un projet ambitieux et plus complexe qu’il n’y paraît : il doit être porté par toute la société.

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41 commentaires
  • Claire Dufour - Abonnée 15 décembre 2014 07 h 39

    Bravo pour la lecture! Belle avancée pour tous les enfants

    Je n'ai pas d'enfant...mais je constate autour de moi la pauvreté de la lecture et j'en suis très peinée. Savoir s'exprimer clairement, n'est-ce pas la base de toute communication?
    Pour certains, il suffit d'avoir deux doigts pour émettre des idées...C'est plus facile, j'en suis certaine...Mais tellement limité!
    Je formule le souhait que cette décision ne soit pas l'effet d'un feu de paille et qu'il soit maintenu. Peu importe qui en soit l'instigateur...

    • Beth Brown - Inscrite 15 décembre 2014 12 h 30

      Madame la seule paille qui reste c'est l'engeance de fonctionnaires/parasites qui règne au MELS, et personne n'aura jamais le courage de mettre le feu dedans: ils sont trop utiles politiquement.

      En Thaïlande, on brûle toute la paille de riz dans les champs pour que ça pousse mieux l'année suivante...
      J'ai bien peur qu'on soit condamnés à perdre la transmission de notre langue...à jamais! Et ce sont nos propres politiciens qui en auront fromenté la disparition, bradée pour quelques votes faciles de plus venant de rêveurs, de naïfs ou d'ignorants.

    • Gilles Roy - Inscrit 16 décembre 2014 10 h 22

      Je cite : «(...) nos propres politiciens qui en auront fromenté (...)». Jolie, la coquille. Faut croire qu'à trop chanter Yves Duteil et son pain au blé tendre...

  • Louis Gérard Guillotte - Abonné 15 décembre 2014 07 h 42

    ET LES PARENTS...EUX?

    La fascination du tout jeune enfant pour la lecture prend racine et émerge quand il
    s'entend raconter une histoire lue par l'un de ses parents avant le lacher-prise pour
    mieux s'abandonner au sommeil.
    Au début des années cinquante,la fine sensibilité de mon père à la précocité de mon
    tout jeune esprit de quatre ans,lui fit m'offrir pour mon anniversaire "Tintin au Congo"
    Il m'en lisait des pages,accroché à son cou que j'étais,fasciné par les images qui me
    parlaient par la voix même de ce père si proche.C'est ainsi que,laissé seul avec "Tin-
    tin au Congo" je commençai à lire les images avec la voix de mon père mise en mé- moire,par mimétisme.Il me disait:"Attend et soit patient;c'est à l'école que ta maî-
    tresse t'apprendra les lettres mieux que moi."Merci à toi qui fut mon père.

  • Beth Brown - Inscrite 15 décembre 2014 09 h 11

    Du neuf?

    "Tout cela, il me semble, est formulé dans un langage qui comporte des préoccupations qu’on n’espérait plus retrouver chez nos dirigeants politiques." sic

    Bien sûr puisque c'est un langage emprunté! À qui?

    Ben voyons donc aux fonctionnaires de l'éducation. J'ai dit et redit qu'au MELS, s'ils veulent justifier leurs emplois, les fonctionnaires, qui sont d'ailleurs à milles lieux des classes d'enseignement et des besoins des enseignants, doivent "innover". Alors ils communiquent avec leurs chums universitaires en mal de se voir accorder un contrat de publication de matériel scolaire. Et puis vlan: on a créé un autre monstre de réforme.

    Ça sera complètement inefficace dans son implantation mais on saura encore rendre ce prétendu nouveau langage crédible aux électeurs et même aux journalistes, au plus grand plaisir su ministre.

    Du neuf? L'emploi à 3 reprises dans cet article-ci du mot "longitudinal" suffit à nous avertir que c'est du réchauffé et que, hélas, plus ça change plus c'est pareil...

    • Marc St-Pierre - Abonné 15 décembre 2014 10 h 50

      Le mot "longitudinal" est rassurant quant à moi car il suppose qu'on va évaluer le plan d'action sur une longue période, en suivant des cohortes d'élèves. Du jamais vu pour le MELS. Il ne l'a pas fait pour la réforme de 1998. Et si vous connaissez bien les "fonctionaires" du MELS, vous vous rendrez compte que le libellé de la résolution du PLQ, si c'est bien ce qui inspirera Bolduc, est aux antipodes de ce que ces gens véhiculent depuis des années pour ce qui concerne les premiers apprentissages en lecture.

    • Beth Brown - Inscrite 15 décembre 2014 11 h 51

      @ marc st pierre

      Nahhh! Dans l'action concrète, on a déjà évalué sur 40 ans de cohortes d'élèves. On est encore en train de pelleter en avant. Longitudinal mon oeuil!

      Je connais assez bien les fonctionnaires du MELS pour savoir que dans les faits, on va encore essayer d'implanter une réforme sauvage à-la-va-vite pour satisfaire le nouveau ministre. Les profs ne suivront pas, les élèves seront encore plus mêlés.

    • Beth Brown - Inscrite 15 décembre 2014 18 h 21

      Monsieur st pierre, après avoir passé 58 ans de ma vie dans les écoles, je suis une étude longitudinale vivante.

      J'ai assisté à la dégradation des programmes, à leurs implantations sauvages et de leurs résultats déplorables. Des scientistes-mashmallows j'en ai vus plusieurs avec leurs études inappliquables. Les résultats je les vus décroitre d'années en années, de première main, en premières lignes...

  • Sylvain Auclair - Abonné 15 décembre 2014 09 h 15

    Il s'agit pas d'améliorer le français...

    mais simplement d'améliorer l'apprentissage de la lecture et de l'orthographe.

    En passant, je trouve déplorable que l'on parle d'enseigner le français à des francophones, comme s'il s'agissait d'une langue étrangère. Ce qu'on enseigne, c'est la lecture, l'écriture, la rédaction, l'analyse de textes, la littérature...

    • Beth Brown - Inscrite 15 décembre 2014 09 h 47

      En première année du primaire?
      Il ne s'agit pas d'une langue étrangère mais d'un code étranger.

    • Gilles Théberge - Abonné 15 décembre 2014 09 h 54

      On est au primaire ici monsieur Auclair, si j'ai bien lu...

    • Beth Brown - Inscrite 15 décembre 2014 11 h 55

      De quoi parle-t-on ici? Ah oui, de savoir lire...

    • Marc St-Pierre - Abonné 15 décembre 2014 13 h 19

      J'aimerais bien que Beth Brown me fournisse ses références. De quelle étude longitudinale des effets d'un programme parlez-vous? J'aimerais la lire SVP.

    • Sylvain Auclair - Abonné 15 décembre 2014 14 h 32

      Madame Brown,
      Lire une fable de La Fontaine, c'est de la littérature.
      Et, quant au code, justement, on apprend à écrire età lire, pas le français.

    • Beth Brown - Inscrite 15 décembre 2014 20 h 44

      La Fontaine, littérature, je veux bien. Mais vous parlez d'analyse de textes, en première primaire? b-a-ba monsieur, b-a-ba! C'est de cette renaissance dont je parles en commentaire plus loin ici.

  • Jean Richard - Abonné 15 décembre 2014 09 h 55

    Et la valorisation du français ?

    « Cette opération sera notamment axée sur les compétences en lecture, l’apprentissage du français dès les premières années du primaire et la valorisation du français. »

    La valorisation du français ? Venant du PLQ, ça peut ressembler à un vœu pieux. Mais on va faire semblant d'y croire et dans ce cas, on doit se demander par où commencer.

    Si la compétence en lecture et l'apprentissage du français se font en bonne partie à l'école, sa valorisation est davantage un défi de société, quelque chose qui touche la culture dans tous les sens du mot. Or, ce qu'on observe dans les milieux francophones du Québec nous laisse perplexe. Bien loin d'être valorisé, le français y est de plus en plus dénigré, ridiculisé parfois. Et les médias peuvent parfois – ou même souvent – être pointés du doigt.

    Un petit exemple de dénigrement qui pourrait sembler tenir de l'anecdote mais qui pourtant témoigne d'un certain malaise. Jeudi soir dernier, 21 heures, à la télé publique québécoise (Télé-Québec), il y avait, comme tous les jeudis soir en saison, une émission consacrée à la politique et à la culture. À l'heure du club de lecture, on a passé en revue quelques ouvrages publiés récemment. Et qu'avons-nous appris de ce club de lecture ? Chaque participant y allant d'un bavard discours souvent ampoulé, étalé à la première personne du singulier, on n'a pas appris grand chose, sinon qu'il fallait lire en anglais car les traductions françaises étaient pourries et ridicules, et qu'un des ouvrages non traduit (car il a été écrit en français) avait fait pousser un soupir de soulagement à une participante je-me-moi qui craignait au départ que ce soit trop français.

    Cette étroitesse d'esprit qui mène à ne pas accepter les différences culturels entre les tout aussi divers pays francophones est nocive et suicidaire pour le français québécois et cette dévalorisation excessive par le ridicule, venant de la télé publique, a quelque chose d'agaçant, d'irritant.

    • gaston bergeron - Abonné 15 décembre 2014 10 h 53

      En effet, comme vous avez raison. Qui aime assez le français, notre langue officielle par ailleurs? Pour qu'une langue soit « apprise » et pour qu'on y mette l'effort, il faut en premier lieu que cette langue soit importante dans notre milieu de vie. Il faut qu'elle ait une « valeur » sociale et économique évidente... Il faut qu'elle soit aimée, valorisée autour de nous. Il faut qu'elle soit parlée et bien parlée, il faut qu'elle soit belle, attrayante. Il faut qu'elle soit devant toutes les autres langues le moyen privilégié et spontanée de la communication, il faut qu'elle soit très tôt perçue comme la langue normale de la vie ici, il faut enfin qu'elle soit intuitivement perçue comme la langue qui nous apportera du pain sur la table... Mais ce n'est pas le cas très souvent au Québec, hélas.

    • Marc St-Pierre - Abonné 15 décembre 2014 10 h 54

      Quand on est responsable d'élaborer des politiques publiques, comme une politique pour l'amélioration du français, la valorisation ça commence par un financement conséquent, un niveau de ressources à la hauteur, un suivi continu de son implantation et une évaluation indépendante de ses effets.

    • Beth Brown - Inscrite 15 décembre 2014 12 h 12

      @ marc st pierre

      Si on se débarrassait de cette masse parasite de fonctionnaires qui monopolisent une bonne part des deniers publics pour réinventer la roue, on aurait fait un pas superbe pour combler le besoin d'un financement conséquent et à la hauteur.

    • Sylvain Auclair - Abonné 15 décembre 2014 14 h 33

      Madame Brown,
      Vous parlez de qui? Des professeurs? Des technicien en éducation spécialisés? De ceux qui autorisent les manuels?

    • Beth Brown - Inscrite 15 décembre 2014 17 h 26

      @ Sylvain Auclair

      Des lologues, je parle des lologues du MELS, monsieur. Ceux qui ont la responsabilité de pondre des oeufs à deux jaunes, de les cuire à la dure et de les enfoncer dans la bouche de ceux qui oeuvrent en premières lignes, en classe. Les innoveux qui ont le pouvoir de saccager le vrai travail efficace qui reste encore un peu dans les écoles pour des considérations pûrement politiques. Les faiseux de programmes sur programmes. Les sangsues qui, au cours des décennies, ont extrait la vraie substance de l'apprentissage du français, cette langue que moi j'ai apprise. Comment pensez-vous que je l'ai apprise cette langue-là, moi?

      Mais maintenant il est trop tard: beaucoup de jeunes profs sont eux-mêmes en manque de compétences pour ce qui est de la langue et de la gestion de classe. Ils font partie de ces générations perdues qui en perdront d'autres.

      Les moyens et les résultats sur 40-50 ans: c'est-y assez longitudinal à votre goût ça, monsieur st pierre? Pas assez évident? Et il faut en rajouter? Ce n'est pas d'une réforme qu'on a besoin, c'est d'une renaissance.

      Et puis qu'on arrête de "rendre facile" un apprentissage qui ne le sera jamais, faute de résultats. Couchoutage mon oeil!

    • Sylvain Auclair - Abonné 15 décembre 2014 21 h 52

      Madame Brown,
      j'ai fait mon primaire dans les années 70, et on disait déjà alors qu'avec les réformes. on n'apprenait plus rien, que nos parents écrivaient bien mieux que nous, etc. En fait, on le dit depuis plusieurs siècles.

      Si l'école était si bonne dans ce temps-là, comment expliquez-vous le grand nombre d'analphabètes fonctionnels chez les personnes âgées?

    • Beth Brown - Inscrite 16 décembre 2014 11 h 57

      @ Sylvain Auclair

      "Comment expliquez-vous le grand nombre d'analphabètes fonctionnels chez les personnes âgées?" sic

      La réponse est assez simple:
      Parce que, l'école n'étant pas obligatoire à l'époque, ces personnes n'ont pas eu la chance de fréquenter assez lontemps. Plusieurs ne terminaient même pas leur primaire.
      Travailler à la maison pour aider à la marmaille (filles) et aller bûcher pour se procurer le pain quotidien(garçons) a été le lot de plusieurs familles pauvres.

    • Gilles Roy - Inscrit 16 décembre 2014 15 h 17

      @ Brown. Je prends au bond la question formulée par M. Auclair : comment expliquez-vous le grand nombre d'analphabètes fonctionnels chez les universitaires âgés? Ces que les universitaires de 55 ans et plus affichent de bien plus mauvais résultats à l'enquête que les universtaires de 35 ans et moins...

    • Beth Brown - Inscrite 16 décembre 2014 21 h 09

      @ Gilles Roy

      "plus mauvais" ??!! "Ces que les universitaires" ??!!

    • Gilles Roy - Inscrit 17 décembre 2014 09 h 08

      Plus mauvais en effet. Cette situation de faible alphabétisation fonctionnelle chez plusieurs universitaires âgés de 55 ans et plus s'observe au Canada, au Québec, et dans les autres pays occidentaux (en Allemagne, notamment).

      Sur ma coquille : bien vu!