L’hypocrisie de nos élus

Le gouvernement du Parti libéral du Québec a déposé le projet de loi 3 sur les régimes de retraite des employés municipaux. Ces régimes de retraite qui couvrent 172 000 Québécois, dont 50 000 retraités, font actuellement face à des déficits actuariels de 3,9 milliards de dollars. Le projet de loi vise à corriger cette situation, prétendument parce que les contribuables n’ont pas les moyens de payer de tels régimes.

 

Deux mesures importantes pour diminuer le coût des régimes sont prévues au projet de loi. D’abord, le coût de base des régimes devra être limité à 18 % du salaire (20 % pour les pompiers et les policiers). Ensuite, les régimes devront être financés à 50 % par les employés et à 50 % par les villes. La logique des élus municipaux et de l’Assemblée nationale : les employés municipaux doivent faire des sacrifices pour soulager les contribuables et un régime coûtant 18 % du salaire, financé à 50/50, est « raisonnable ».

 

Le Régime de retraite des élus municipaux

 

Les élus municipaux ne versent que 6,15 % de leur salaire dans leur régime de retraite. La Ville, financée par les contribuables, de son côté, doit verser 20,73 % du salaire dans le régime de retraite. Le coût des retraites de nos élus municipaux est donc 26,88 % de leurs salaires, soit 50 % plus coûteux que la limite de 18 % que les élus veulent imposer à leurs employés municipaux.

 

De plus, leur régime est financé à 77 % par les contribuables, un élu municipal ne payant que 23 % de sa retraite. C’est beaucoup plus avantageux que le financement 50/50 imposé aux employés municipaux par le projet de loi 3. Régis Labeaume et Denis Coderre, qui plaident le fait que leurs employés municipaux ont des régimes de retraite trop généreux, devraient d’abord regarder leur propre régime.

 

Le Régime de retraite des membres de l’Assemblée nationale

 

Les députés de l’Assemblée nationale versent quant à eux 9 % de leur rémunération dans leur régime de retraite. Selon un comité d’experts, qui a qualifiéle régime de « Ferrari », les cotisations des députés ne représentent que 21 % du coût de leurs retraites. Les contribuables paient donc 79 % du régime de retraite des députés, un montant déraisonnable selon la logique derrière l’imposition du financement 50/50 prévu au projet de loi 3.

 

Cela veut aussi dire que le régime de retraite des députés coûte 42,86 % de leur salaire. C’est 2,4 fois plus élevé que le maximum de 18 % prévu au projet de loi 3. Avant d’adopter le projet de loi 3 et de mettre la hache dans les régimes de retraite des employés municipaux, les députés devraient se demander si leur propre régime respecte la capacité de payer des contribuables.

 

Une colère justifiée

 

Le projet de loi 3 diminuera les conditions de travail et de retraite des employés municipaux. Alors qu’on voit défiler à la commission Charbonneau des politiciens et leurs amis qui se sont rempli les poches d’argent provenant des contribuables, voir ces mêmes politiciens demander des sacrifices importants aux employés municipaux pour soulager les contribuables sonne faux. D’autant plus que ces élus se refusent à faire le moindre sacrifice malgré le fait qu’ils profitent de régimes de retraite beaucoup plus avantageux. Dans ces conditions, je comprends les sacrifiés d’être en colère devant l’hypocrisie de ceux qui veulent leur imposer des sacrifices.

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56 commentaires
  • Gaston Bourdages - Abonné 23 juin 2014 06 h 22

    Quel éloquent exemple que celui décrit dans...

    ....votre «papier» monsieur Robert! Je cherche la catégorie de comportements dans laquelle il est possible de classifier ce que vous décrivez avec une telle justesse. Est-ce «Les babines qui ne suivent pas les bottines?» ou encore «Faites ce que je dis...pas ce que je fais» ou bien «Pas dans ma cour!» Le mot «incohérence» m'apparaît trop faiblard et ne rend du tout justice à cette injustice. Qui de celles et ceux dits «en pouvoirs» aura le courage requis pour donner cet éloquent exemple de parité de traitements ?
    Gaston Bourdages,
    Écrivain-chroniqueur
    Saint-Mathieu de Rioux, Qc.

  • Marcel Bernier - Inscrit 23 juin 2014 06 h 45

    Questions existentielles

    Un employé de la fonction publique est-il un contribuable? Un élu est-il un notable, et non un contribuable? Et les régimes de pension constituent-ils des salaires différés?

    • Jean-Yves Arès - Abonné 23 juin 2014 12 h 36

      Le sens et la signification des mots est la base d’une situation claire, c’est pour cela que les tribunaux peuvent autant finasser sur le sens d’une virgule dans un contrat.

      Hors ici le sujet dont il est question est bien -régime de retraite-, et non pas salaire différé.

      D’ailleurs cette expression de salaire différé a été crée de toute pièce par la partie syndicale quand il est devenue clair que la bulle boursière du passage du millénaire était justement un bulle qui sonnait la fin des rendements financiers complètements déjantés par rapport a l’économie réelle. Le tout doublé de l’effondrement des taux d’intérêts. Ainsi les projections actuarielles s’écroulaient et voyant l’immensité des apports nécessaires au maintient de ces régimes a prestations déterminées on voulait rendre indiscutable la distribution des responsabilités en les qualifiant de -salaire différé-.

      Hors un salaire n’est jamais étendu dans le temps, il est toujours livré a quelques jours du service rendu. Conclure autre chose est faire preuve de malhonnêteté intellectuelle qui a tout les attributs de la collusion pour cause de partage d’intérêts privés personnels concordants.

    • André Michaud - Inscrit 23 juin 2014 12 h 56

      Merci M. Arès de ces précisions pertinentes..

    • Sébastien Robert - Inscrit 23 juin 2014 13 h 28

      Ce que vous dites M. Arès est tout à fait inapproprié. Le concept de salaire différé a toujours été utilisé pour calculer la rémunération globale (concept de gestion des ressources humaines utilisé par les employeurs pour évaluer leur capacité d'attirer des talents). Ce ne sont donc pas les syndicats qui ont inventé ce concept qui a plus de 100 ans (et qui était d'abord utilisé dans le monde agricole ou le travailleur se faisait payer une partie de son salaire pour en recevoir pendant toute l'année, après la période des travaux des champs).

      D'ailleurs, le fait de donner quelque chose aujourd'hui pour être payer plus tard n'est pas unique au régime de retraite. Les professeurs sont payés comme ça (moins payé durant l'année pour recevoir durant l'été). Dans les affaires, ce principe est utilisé dans les contrats à terme, les assurances, les hypothèques, les prêts en général, etc.

      Prétendre qu'il est scandaleux que les travailleurs n'acceptent pas de voir leurs régimes de retraite à la baisse est l'équivalent de trouver scandaleux que Brault et Martineau poursuive les gens qui ne veulent pas payer leurs meubles achetés à crédit quand vient le temps de payer...

    • simon villeneuve - Inscrit 23 juin 2014 16 h 42

      M.Ares, je trouve votre argumentaire tres faible qu' autre d'essayer de pousser votre ideologie, basee sur des "entouloupettes" linguistiques.

      Simplement la loi sur l'impot demontre le contraire de vos affirmations !

      Si le REER est seulement affecter par le salaire du contribuant et jamais affecter par les avantages sociaux, pourquoi les regimes de retraites affectent le REER ?

      C'est une evidence en repondant a la question, que malgre vos desirs, les regimes de retraites ne sont pas des avanatages sociaux reguliers mais plus du salaires differes !

      Sinon je ne serais pas penaliser de pluseurs milliers de dollards par annee pour m'empecher a cotiser dans mon REER.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 24 juin 2014 14 h 23

      @ Sébastien Robert, vous mélangez une répartition salariale sur 12 mois d’un contrat qui est négocié sur une base annuelle a des engagements de prestations de retraites impossibles a évaluer correctement dans le temps et qui peuvent s’étendre sur 60-75 ans et même plus…

      Je ne prétends pas qu’il est scandaleux que ceux qui sont touché protestent, la chose est compréhensible. Mais il n’y a pas de justification aux déclarations d’état de guerre lancées par les parties syndicales. Ce qui est mit sur la table est un effort de redressement d’une situation qui est devenue grandement socialement injuste, et qui sera sans fin.
      Il faut agir.

      Et il est odieux qu’un parti qui se dit Solidaire campe derrière des barricades agressives des tenants qui ont tout de la droite et de ses droits privés.

      @ m. Villeneuve,
      «C'est une evidence en repondant a la question, que malgre vos desirs, les regimes de retraites ne sont pas des avanatages sociaux reguliers mais plus du salaires differes !»

      Les régimes de retraites se retrouvent dans la section "avantages sociaux" dans les conventions collectives.
      Ils sont aussi publiés sous la nomination de "avantages sociaux" dans les publications budgétaires, que vous faut-il de plus ?
      Qui donc fait des entourloupettes linguistiques ou sémantiques?

      Un effort de bonne volonté est sollicité ici.


      ps: Merci pour l'appréciation m. Michaud !

    • simon villeneuve - Inscrit 24 juin 2014 14 h 31

      Donc M.Ares, vous nous dites ce qu'une convention collective decrit est plus juste et credible que les lois du marche comme les impots pour evaluer une situation economique ?
      Je ne savais pas que les economistes, pour elaborer leurs theories, se fiaient aux conventions collectives au lieu de modeles mathematiques decoulant du marche ..

      D'accord, j'en appprend a tous les jours !

    • simon villeneuve - Inscrit 24 juin 2014 14 h 39

      M.Ares, j'ai plus confiance en ce que les modeles mathematiques de physiques decrivent le monde de ce que la Bible decrit.

      Je l'applique aussi a l'economie, je me fie plus a ce que les mathematiques me decrient ( comme les impots) de ce qu'une convention decrit (Bible).

      La realite des mathematiques au mois de mars avec les impots est plus reelle de ce que ce que me dit ma convention collective pour les fonds de retraites.

      Bonne volonte?
      Si vous croyez me faire payer des 2 cotes c'est de la bonne volonte ...

    • simon villeneuve - Inscrit 24 juin 2014 17 h 06

      M.Ares, a chaque paye, si l'etat me prend par exemple 25$ par semaine et l'etat en met autant ( malheureusement l'etat ne le fait pas toujours) , pour me donner une pension plus tard,
      c'est 50$ de moins dans mes poches presentement , qui devrait me revenir si le regime de pension n'existerait pas.

      C'est en plus 2500$ au minimum que je ne peux mettre dans un REER ...

      Si c'est pas du salaire differe , comment appellez-vous ca ?

      Je suis vraiment curieux de connaitre votre definition ...

    • Sébastien Robert - Inscrit 24 juin 2014 18 h 04

      C'est drôle M. Ares, que vous ne preniez qu'un seul des multiples exemples de rémunérations différées que j'ai donné. Quand est-il des contrats à terme, des billets de crédit, des hypothèques, etc. Quand est-il de tout le système des assurances.

      Si les régimes de retraites sont dans les sections avantages sociaux, c'est qu'ils sont considérés comme une assurance longévité. Ainsi, l'assureur a l'obligation de respecter son contrat.

      Je trouve particulier que vous trouviez si injuste que des travailleurs puissent avoir un revenu raisonnable après leur carrière, mais que votre indignation ne se transpose pas sur les contrats d'approvisionnement hautement avantageux qu'Hydro-Québec a fait à des cies étrangères pour des durées de 50 à 100 ans, des baux donnés à des cies permettant l'exploitation des ressources naturelles pour des durées de 100 ans, de l'impossibilité de renégocier la dette publique qui appartient en bonne partie à des banques, sans compter l'endettement des ménages, etc.

      Toutes ces obligations que nous prenons collectivement ou individuellement envers ces compagnies nous coûtent beaucoup plus chers et durent beaucoup plus longtemps que les régimes de retraite des employés municipaux...Pourtant, vous n'en voulez qu'aux travailleurs qui ont respecté leur part de leur contrat de travail, négocié librement autant par leurs syndicats que par les villes...

    • Jean-Yves Arès - Abonné 24 juin 2014 19 h 18

      «Si c'est pas du salaire differe , comment appellez-vous ca ?»

      Des épargnes, simplement.

      La référence au % de salaire pour établir le maximum de cotisation annuel a un REER n’est pas là pour qualifié et définir la nature de l’épargne en question. Ce pourcentage est là pour limiter l’évitement d’impôt que les GV offrent pour stimuler cette épargne.

    • simon villeneuve - Inscrit 25 juin 2014 13 h 20

      Un compte epargne ?

      Connaissez-vous beaucoup de compte epargne qui vous faient payer de l'impot quand vous retirez de l'argent ?
      Des comptes epargnes en deficits?

      Les REERs c'est different car quand vous deposer le gouvernement vous remet tout de suite l'impot pour payer plus tard...


      Les retraites fonctionnes economiquement comme des salaires !
      Les retraites payent des impots quand ils recoivent leurs fonds de retraites.

      Dans le fond un salaire est un revenu, qu'il est differe ou pas cela n'a aucune importance ...

      ps: c'est drole que les villes pigent dans les surplus d'un compte epargne ( les fonds de retraites ) pretextant que cela leurs appartiennent mais quand ils sont en deficits alors la ils appartient aux employes...

    • Jean-Yves Arès - Abonné 27 juin 2014 00 h 19

      «Connaissez-vous beaucoup de compte epargne qui vous faient payer de l'impot quand vous retirez de l'argent ?»

      Réponse assez simple a donné, bien oui, tous les comptes qui donnent droit à des déductions de revenus a déclarés. Les REER en tête. On vous encourage à vous mettre de l’argent de coté pour augmenter votre autonomie, mais on vous collecte de l’impôt au moment de décaisser.

      «Des comptes epargnes en deficits?»

      Ah ça c’est pas difficile à trouver !
      Toute épargne qui été mise de coté en fonction de telle dépense à venir mais que en chemin on retire ses épargnes,
      ou on cesse d’y faire les dépôts prévus,
      ou on joue au casino boursier,
      ou et surtout on gonfle la grosseur du projet de retrait tout en faisant un peu des trois choses précédentes…

      «ps: c'est drole que les villes pigent dans les surplus d'un compte epargne ( les fonds de retraites ) pretextant que cela leurs appartiennent mais quand ils sont en deficits alors la ils appartient aux employes...»

      Ni un, ni l’autre.
      La loi sur les régimes complémentaires interdit les gros surplus (plus de 10% je crois) puisque l’État à besoin de collecter des impôts pour payer ses employés… et cotiser a leurs fonds de retraite !
      Et quand il y a eu congé de cotisation (et non pas de ‘pige’) il y a eu aussi des réductions de cotisations pour les employés, mais surtout des bonifications qui a la longue valent plus cher que les congés…
      Ensuite, selon le projet de loi, les déficits ne seraient pas que du ressort des employés et retraités. Le partage n’est pas précis mais devrait être dans les 50/50 si le projet veut conserver un minimum de crédibilité aux yeux de la population.

  • François Séguin - Abonné 23 juin 2014 07 h 39

    Bravo

    Enfin, une réflexion éclairée sur le sujet. Qui détonne de ceux, "éclarés", des journalistes et éditorialistes, y compris de ceux du Devoir. Qui reprennent sans esprit critique du gouvernement, de Coderre et du matamore de Québec. Bref, qui se font les haut-parleurs du politique. Foin chez-eux des congés de cotisation (plusieurs centaines de millions) aux caisses de retraite que se sont payés les municipalités. Foin du non-respect des contrats signés ! Foin du sort fait à des milliers de retraités qui ont pris leur retraite en n'imigineant pas que des politiciens auraient l'outrecuidance de modifier rétroactivement et unilatéralement les règles du jeu. Des employés qui auraient pu décider de travailler quelques années de plus pour bonifier leur rente de retraite s'ils avaient même pensé un instant que les ententes conclues que concluent les municipalités ne valent pas le papier sur lequel ils sont signées.

    • Nicole Moreau - Inscrite 23 juin 2014 17 h 11

      je suis d'accord avec vous monsieur Séguin, c'est un papier intéressant qui dit que d'autres bénéficient de régimes beaucoup plus avantageux.

      d'après ce qui a été rapporté par les médias, les syndicats étaient prêts à négocier pour les conditions futures de leurs membres, mais imposer à postériori un partage 50\50 du déficit actuariel, c'est imposer la révision de contrats signés.

      je croyais, pour ma part, qu'un contrat signé devait être respecté, qu'il faisait, à toutes fins pratiques, force de loi.

      il semble bien que ce ne soit pas le cas, jusqu'où veut-on aller? renégocier à postériori d'autres éléments des contrats précédemment signés parce qu'ils seraient trop cher?

      dans une telle perspective, je ne peux que comprendre la colère et voir la réaction des élus comme une autre forme d'hypocrésie, ils s'attendaient à ça.

    • Nicole Moreau - Inscrite 23 juin 2014 17 h 11

      je suis d'accord avec vous monsieur Séguin, c'est un papier intéressant qui dit que d'autres bénéficient de régimes beaucoup plus avantageux.

      d'après ce qui a été rapporté par les médias, les syndicats étaient prêts à négocier pour les conditions futures de leurs membres, mais imposer à postériori un partage 50\50 du déficit actuariel, c'est imposer la révision de contrats signés.

      je croyais, pour ma part, qu'un contrat signé devait être respecté, qu'il faisait, à toutes fins pratiques, force de loi.

      il semble bien que ce ne soit pas le cas, jusqu'où veut-on aller? renégocier à postériori d'autres éléments des contrats précédemment signés parce qu'ils seraient trop cher?

      dans une telle perspective, je ne peux que comprendre la colère et voir la réaction des élus comme une autre forme d'hypocrésie, ils s'attendaient à ça.

  • Claude Saint-Jarre - Abonné 23 juin 2014 08 h 55

    /0 ans

    Monsieur Cédilot qui a écrit sur la mafia a été interviewé samedi à Joel le Bigot. IL a dit que ça fait 30 ans que de l'argent est détourné du gouvernement.. J'aimerais bien savoir quel est le montant ainsi volé car le problème de l'endettement gourvernemental est en grande partie là.

    • Michel Bédard - Inscrit 23 juin 2014 09 h 29

      Si on considère les gouvernements fédéral, provincial, les administrations municipales et les scolaires (il y a là de la collusion et du favoritisme selon des entrepreneurs à qui j'ai parlé), le montant total détourné atteint sans doute plusieurs milliards sur plus de 30 ans... Anecdote: peu après les années 2000, la CSDM (com. sco. de Mtl) a perdu 38 millions suite à un "placement" des taxes scolaires (l'$ des enfants) dans le "casino boursier" que constituèrent les fameux PCAA...

    • Claude Saint-Jarre - Abonné 23 juin 2014 16 h 17

      + le 40 milliards perdu par la caisse de dépôt!. Ce que je veux dire, c'est que l'argent n'est plus là mais que ce n'est pas de notre faute et c'est nous qui payons cependant. Je demande de la créativité pour faire des accomodements raisonnables afin de ne pas nuire à l'éducation, la santé et les régimes de retraite. Si l'argent n'est plus là, peut-être que des sortes de bons logements, bons santé, bons nourriture, peuvent compenser. Il faut une sorte de compensation pour notre argent détourné.

    • Claude Saint-Jarre - Abonné 24 juin 2014 07 h 54

      Eh bien, ce matin, le jour de la Valentin Baptiste( on s'aime), je me suis rendu compte que les compagnies étrangères qui ont extrait les ressources naturelles de l'Abitibi et la Côte Nord nous doivent 400 milliards de dollars parce qu'elles étaient trop peu payées.( MIchel Chartrand disait hier à la TV: " Je te botte le cul pis passe moé de l'argent pour que je m'achète de nouvelles bottes!). Comment on fait pour revendiquer dans le futur( maintenant) un montant dû rétroactivement? De plus, pour l'oxygène créé par nos forêtes boréales, 5000 milliards nous sont dûs par le FMI. Quant aux ressources surnaturelles, 1) la joie de vivre typiquement québécoise, la communauté internationale nous doit 2000 milliards par année; 2) pour les concepts québécois originaux d'"abondance de l'infini" et de " surabondance êtrique", l'Humanité doit au Québec le revenu de citoyenneté de tous ses habitant(e)s.Bon jour!

  • Réjean Boucher - Inscrit 23 juin 2014 09 h 01

    Quand nos élus...

    Auront compris que l'exemple doit venir par le haut, ils auront une aperçu de ce qui est à la base de la solution à la désillusion citoyenne face à la politique.