Libre opinion - Quand Daniel Breton rappelle Jean Charest

Lors de la dernière campagne électorale, Daniel Breton prenait la défense d’Anticosti pour le Parti québécois et dénonçait ce qu’il qualifiait de « vol du siècle ». Il présentait une démarche en cinq étapes pour récupérer les permis d’exploration cédés au rabais à des entreprises privées par le Parti libéral. Il promettait un BAPE générique afin d’en étudier toutes les dimensions.

 

À la veille d’élections, le gouvernement Marois fait volte-face. Avant même la tenue d’un BAPE, 115 millions de fonds publics seront dépensés dans l’exploration du pétrole de schiste d’Anticosti. Sans même présenter un plan d’affaires, le gouvernement fait miroiter des retombées de 45 milliards. Un triste rappel du discours de Jean Charest pour vendre son Plan Nord.

 

Après deux semaines de silence, Daniel Breton donne enfin sa version des faits, en tout point conforme avec celle de son gouvernement. Les explications sont peu convaincantes. Au-delà des enjeux environnementaux, mettre 115 millions de dollars de fonds publics dans un projet que boudent les grandes entreprises pétrolières représente un pari très risqué. Et comme la phase d’exploration ne génère aucun revenu, la pression sera forte pour aller de l’avant avec l’exploitation pour rentabiliser l’investissement.

 

Pour justifier son revirement, Daniel Breton avance qu’il faudra du temps avant de réduire notre dépendance au pétrole. C’est un fait, mais la réponse de Breton et l’action de son gouvernement s’approchent étrangement de la position du gouvernement Harper. Pour en finir avec cette dépendance, le minimum serait que le gouvernement péquiste investisse les fonds publics dans la conversion de nos transports et de notre économie pour les sortir du pétrole. Pour être cohérent, le gouvernement devrait décourager le recours aux énergies fossiles les plus sales de la planète comme le pétrole de schiste d’Anticosti et du Dakota et ne pas se rendre complice du développement de la production de sables bitumineux, symbole du fédéralisme pétrolier.

 

Le rapport Maîtriser notre avenir énergique,rendu public à la suite d’une fuite, fait un constat sans appel : des mesures draconiennes seront nécessaires pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles et il y a urgence à lutter contre les changements climatiques. C’est aussi notre avis à Québec solidaire, et ce, depuis notre fondation il y a huit ans.

 

La lutte contre les changements climatiques est le plus grand défi de notre temps. Les vieux partis ont choisi le camp des pétrolières et des gazières. À Québec solidaire, nous privilégierons des investissements publics cohérents avec nos choix énergétiques : accélérer le virage vert en stimulant l’innovation environnementale, cesser de soutenir massivement les industries les plus polluantes et protéger des joyaux de notre territoire comme l’île d’Anticosti et notre fleuve Saint-Laurent.

 

Lors de la prochaine campagne, nous serons les seuls à porter le projet d’une politique énergétique responsable pour le XXIe siècle : sortir du pétrole plutôt que de s’y enfoncer. À nous de choisir !

46 commentaires
  • simon villeneuve - Inscrit 28 février 2014 01 h 33

    oui mais ...

    Mme Masse:"Pour en finir avec cette dépendance, le minimum serait que le gouvernement péquiste investisse les fonds publics dans la conversion de nos transports et de notre économie pour les sortir du pétrole. Pour être cohérent, le gouvernement devrait décourager le recours aux énergies fossiles les plus sales de la planète comme le pétrole de schiste d’Anticosti et du Dakota et ne pas se rendre complice du développement de la production de sables bitumineux, symbole du fédéralisme pétrolier."

    Bien sur , mais on ne peut tout faire en une nuit, blague a part, meme dieu eu besoin de plusieurs jours de creation.

    Il faut diminuer la consommation du petrole graduellement et l'electrification des transports prends du temps.
    Si fait responsable, et avec la perspective du moyen terme avec comme mission de "depetroliser le Quebec", je crois 115 millions est un risque minime mais bien investis comme capital-risque .

    Il y a le reve et la realite que l'on a ...

    • Jean Richard - Abonné 28 février 2014 09 h 11

      « Il faut diminuer la consommation du petrole graduellement et l'electrification des transports prends du temps. »

      L'électrification des transports à la sauce péquiste ne nous avance en rien, elle nous fait même reculer.

      Pourquoi reculer ? Parce que la stratégie du PQ ne remet aucunement en question une dépendance qui est indissociable de la dépendance au pétrole, la dépendance au transport. Des mesures rapides et musclées pour freiner l'étalement urbain, pour relancer le transport en commun, le PQ n'en a guère, convaincu que ses électeurs n'en veulent pas.

      Ce que vise l'électrification des transports à la sauce péquiste, ce n'est pas de réduire notre dépendance au pétrole ni notre dépendance aux transports, mais bien de justifier les politiques de production d'électricité excessive d'Hydro-Québec.

      Malgré nos surplus d'électricité, il se produit bon an mal an de courts épisodes de grands froids où le réseau électrique arrive à saturation et où Hydro-Québec doit même acheter de l'électricité ailleurs. Ajoutez des milliers de voitures privées (fortement subventionnées) que leurs propriétaires vont brancher à 18 heures, à l'heure des repas, et ça va disjoncter, ce qui fera croire aux électeurs du PQ que d'autres Romaine et d'autres éoliennes sont indispensables.

      Et pendant ce temps, on laisse les réseaux de transports en commun entrer dans une phase de décroissance sous prétexte que l'argent est rare... Et pour masquer cette non-volonté d'agir, on déterre quelques centaines de millions $ pour faire du saupoudrage inutile – un métro à Hérouxville pourrions-nous dire à la blague presque sérieuse...

      Il y a le mensonge et la réalité...

  • Jean-Charles Morin - Abonné 28 février 2014 02 h 08

    Dans ce dossier, faut tenir compte de certaines évidences: le virage vert prendra du temps, beaucoup de temps et dans l'intervalle l'économie et le monde auront encore besoin des énergies fossiles et nucléaires. Contrairement aux idéalistes et autres nomades de Québec Solidaire, la plupart des gens n'en sont pas encore à vivre d'amour et d'eau fraîche à longueur d'année.

    Développer des solutions énergétiques alternatives, efficaces et non polluantes, je ne peux qu'être d'accord, mais les moyens scientifiques et techniques considérables que ce cette avancée nécessite suppose une économie forte, dynamique et avant tout autonome qui reposera encore pour un temps sur l'exploitation des ressources actuelles, aussi polluantes soient elles.

    • Benoît Landry - Abonné 28 février 2014 09 h 32

      M. Morin. Les moyens techniques pour produire de l'énergie propre sans détruire l'environnement sont pas mal plus avancées à l'heure actuelle que les moyens pour aller fouiller dans le schiste. Ce n'est donc qu'un choix politique et pour favoriser une industrie particulière que le PQ va dans cette direction.

      Justement mondialement nous sommes privilégiés car nous avons au Québec, plus qu'ailleurs, une base économique forte en énergies renouvelables, alors c'est quoi l'idée tenter de concurrencer des royaumes pétroliers polluants avec une énergie encore plus polluante. Et de s'allier à Stephen Harper qui tentent par tous les moyens de nous attacher aux pieds un boulet économique, en soumettant des secteurs complets de l'économie aux intérets pétroliers

      Pour être leader est-ce qu'il faut commencer par être suiveux ?

    • Jean Richard - Abonné 28 février 2014 09 h 40

      « le virage vert prendra du temps, beaucoup de temps »

      Dites plutôt que si on ne sort pas de la philosophie PQ-PLQ, le virage n'aura tout simplement pas lieu.

      Il faut se poser la question : qui de l'œuf et de la poule est arrivé en premier, qui de l'économie verte et du virage vert est arrivé en premier ? Difficile d'y répondre car il est possible que les deux soient arrivés en même temps.

      Certaines villes modernes, européennes et même américaines (nord et sud) ont amorcé le virage vert en mettant en place des mesures parfois fort audacieuses. Se sont-elles appauvries en le faisant ? Il se pourrait que non car il semble qu'elles se retrouvent dans le palmarès des villes les plus riches. Parallèlement, ce sont les villes les plus pauvres qui sont aux prises avec les problèmes les plus graves d'environnement et de santé. Elles sont engagées dans un cercle vicieux : plus elles sont pauvres, plus elles sont polluées et malades et plus elles sont polluées et malades, plus elles sont pauvres.

      La croyance qui nous fait dire qu'il n'y a pas d'issues économiques autres que celles du modèle du milieu du siècle passé ne tient pas la route. Persister à ne pas sortir de cette croyance ne fera qu'enfoncer le Québec davantage et le rendre impuissant à s'en sortir.

      En 1900, il y avait encore des forgerons. Aujourd'hui, c'est un métier très marginal. Imaginez qu'en 1900, un forgeron aurait dit à son fils qu'il doit aussi devenir forgeron car il ne peut pas vivre d'amour et d'eau fraîche... Le fils du forgeron aura connu des métiers inconnus de son père et idem pour le fils du fils du forgeron. Et si le fils du fils du fils du forgeron aspire à un métier inconnu de ses ancêtres, ça ne fait pas de lui un nomade idéaliste voulant vivre d'amour et d'eau fraîche.

      Ainsi en est-il de ceux qui croient que la terre n'est rien d'autre que mines de métaux et puits de pétrole...

    • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 28 février 2014 12 h 22

      Nous ne sommes pas dépendants du pétrole, c'est l'économie qui l'est.

      C'est la perte des revenus de cette industrie, c'est la perte de plus de 50 ans d'expertise dans le moteur à explosion... Les constructeurs automobile ne veulent pas changer, pour cette raison. Parce qu'ils sont en réalité en retard sur ce qui existe comme technologie.

      Ce sont toutes ces structures et entreprises, revenus, autant d'entreprise que d'État, qui nous tiennent.

      Mettez tout l'argent prévu pour Anticosti pour faire un "projet Manhattan" de l'auto électrique et dans 2 ans on peut s'en passer.

      Au lieu de ça, on préfère scrapper du pétrole sur une Ile , duquel on en retirera que 1%, parce qu'il y aura des revenus associés pour la province. Du beau pétrole que les générations futures pourraient bien vouloir pour les utilisations autrs (plastique) que l'énergie fossile.

  • Marcel Bernier - Inscrit 28 février 2014 02 h 26

    La bataille politique bat son plein…

    Comparer Daniel Breton à Jean Charest, c’est vouloir décidément dévaloriser un adversaire politique en usant de démagogie. Daniel Breton, c’est Daniel Breton! Si nous utilisons notre esprit critique à son égard, c’est pour pointer les incohérences et les contradictions dans son discours. Et nous sommes d’autant plus sévère que nous avons remarqué qu’il possédait de réelles qualités en termes de stature politique et qu’il nous semblait un des plus articulés dans son domaine de compétence. Il n’est jamais trop tard pour bien faire et il serait bon qu’il fasse sienne cette injonction d’un rabroué de l’«establisment» politique, comme lui, le dénommé Oscar Wilde : «Avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue en les poursuivant.»

    • Marc Bergeron - Inscrit 28 février 2014 11 h 24

      " Si nous utilisons notre esprit critique" Charest a le mérite d'avoir plus de compétence. Par contre comme lobbyiste et manipulateur de foule il na pas son pareil. Est-ce que nous voulons au pouvoir comme société des gens qui sont du mileu de la communication sans nécessairement avoir les compétences pour gérer et orienter nos choix de société. En deux mot l'image vaut milles mots.... De grands rêves méritent qu'on en parle seulement si le respect et l'intégrité était au rendez-vous. C'est la différence entre des vautours ou des grands.

    • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 28 février 2014 12 h 23

      Avez-vous vraiment vu son vidéo?

  • Gaetane Derome - Abonnée 28 février 2014 02 h 32

    QS est dans les nuages..

    Je ne suis pas pour l'exploitation du petrole au Quebec,je crois plutot qu'il faut miser sur notre hydroelectricite car c'est notre richesse.Par contre on ne peut nier avoir besoin de petrole puisque tout l'economie est basee dessus.Meme de simples articles menagers que nous utilisons tous les jours sont a base de petrole y compris nos brosses a dent et notre dentifrice.
    QS parle de virage vert en parlant d'eoliennes et de panneaux solaires mais a base de quel composite sont faits ces produits? Du petrole toujours et cela coute cher en plus.
    Ca me fait penser lorsqu'on a voulu faire ces hydrocarbures,l'ethanol,et maintenant on s'apercoit qu'on a depense du plus de petrole pour l'equivalent d'hydrocarbure obtenu.Et en plus on a affame une partie de la population de la planete.
    Le pic petrolier a ete atteint sans doute,il faudra vivre avec ceci de toute facon,le mieux pour le Quebec c'est se fier sur son hydroelectricite.
    Pour ce qui est des changements climatiques s'il n'y a pas une politique et volonte au niveau mondiale nous allons droit dans le mur et aucun parti politique n'y peut rien..

    • Benoît Landry - Abonné 28 février 2014 08 h 26

      Mme Breton plus de 80% du pétrole extrait est tout simplement brûle. Le pétrole est une belle ressource si on l'utilise intelligemment

    • Jean Richard - Abonné 28 février 2014 10 h 09

      QS est dans les nuages ?

      Pourtant, la nuagique est devenue un concept très moderne dans le domaine des technologies de l'information. Dans les années 70, on stockait des données sur d'immenses bobines sur lesquelles étaient enroulées des mètres et des mètres de ruban magnétique. Aujourd'hui, on travaile dans le nuage.

      Et puis, si on parle d'énergie, il faut savoir qu'un nuage, c'est un immense réservoir d'énergie. Si un jour une tornade balaie votre jardin, vous comprendrez pourquoi. Et en dehors des tornades, sachez que sans les grandes migrations des masses nuageuses, les régions tropicales et équatoriales ne cesseraient de se réchauffer et les régions polaires de se refroidir.

      On ne va pas pour autant se mettre à harnacher les nuages. Contrairement aux rivières, ils sont plus difficile à dompter.

      Tout ça est une façon de dire ceci : ce n'est pas parce que le futur vous affole qu'il n'est qu'une invention des habitants des nuages. Au XVIIIe siècle, qui aurait dit qu'on voyagerait en traversant les nuages ? Qui aurait dit qu'on enverrait dans l'espace, des satellites artificiels pour surveiller le déplacement de ces nuages ?

      Je préfère un parti politique ayant la tête près des nuages (donc haute) qu'un autre ayant les deux pieds dans le béton.

      Enfin, j'irai dans le même sens que M. Landry : ce n'est pas le pétrole qu'on utilise avec intelligence qui est le problème, c'est celui, beaucoup plus abondant, qu'on gaspille inutilement et qu'on continuera à gaspiller si on ne sort pas de notre vieille religion économique qui nous laisse croire qu'en dehors de la surproduction-surconsommation, il n'y a pas de salut (et sa sous-croyance qu'il faut sur-surproduire et sur-surconsommer pour créer de la richesse). C'est ce malheureux dogme qui nous expédie droit dans un mur.

    • Marc Bergeron - Inscrit 28 février 2014 10 h 30

      @gaetane derome " miser sur notre hydroelectricite " Entièrement d'accord avec vous cependant Breton et ces tinamis en pensent le contraire depuis plusieurs année. L'hydroélectricité pour le transport et la combustion de bois, granule, biomasse pour le chauffage des maisons, institutions etc. Quand le Québec est le plus polluer du Canada par le smog ces orientations c'est du non sens avec un prix encore plus fort à payer en santé. Le MaÎtre chez-nous copier de Jean Lessage, est tout simplement l'orientation décrite sur l'énergie. Voir le programme du PQ et les intentions du Maître chez-nous tous vendus aux forestières. Comment voulez-vous que l'on s'exprime quand des subvenions à grand coup de millions en environnemnt se retrouve une grande partie pour faire du lobbyistes pour charrier un dogme absolu?
      Peut-être vous n'êtes pas d'accord avec QS mais admettez au moins qu'en matière de cohérence Manon Massé à totalement raison.

    • Gaetane Derome - Abonnée 28 février 2014 16 h 27

      M.Landry,quand vous vous adressez a moi veuillez prendre en note que mon nom est DeRome et non Breton,mais je vous pardonne cette erreur.

      Tant qu'a M.Richard,je n'ai pas besoin de cours sur les nuages je suis de formation scientifique,il ne s'agissait que d'une expression il va s'en dire..Mais je peux comprendre qu'etant un homme vous vous plaisez sans doute a faire un peu la lecon aux dames,alors merci quand meme pour ce cour sur les nuages..Tant qu'a dire que le PQ a les deux pieds dans le beton(je sais que c'est une expression de votre part tant qu'a moi) je vous repondrai plutot que c'est un parti plus pragmatique que QS mais plus flexible que le PLQ qui n'est qu'un parti dirige vers l'economie.Et puis c'est le seul parti qui est veritablement souverainiste.ON et QS ne font que le jeu des partis federalistes en divisant les votes des souverainistes.

    • Cyril Dionne - Abonné 28 février 2014 17 h 12

      @ Jean Richard

      « Je préfère un parti politique ayant la tête près des nuages (donc haute) qu'un autre ayant les deux pieds dans le béton. »

      Bien oui, retournons à l'époque de nos ancêtres et vivons comme nos coureurs de bois. Comme si le Parti québécois serait le sosie du gouvernement Harper en matière d'énergie et d'écologie. Vraiment ?

      De quel virage vert parle-t-on ici ? Québec solidaire serait la pire réponse au défi écologique qui nous menace tous. Avec leur pensée bucolique et naïve, non seulement ceci nous entraînerait vers un désastre économique, mais au change, l'environnement serait encore plus touché. Ne lit-on pas dans leur programme énergétique qu'il considère l'hydroélectricité comme une source d'énergie au même titre que les carburants à base fossile ? Eux, ils prônent les énergies solaire et éolienne qui sont très coûteuses (25¢ le KW/h et plus) et aléatoire sans parler que les profits vont aux entreprises privées et que la facture est refilé ensuite aux contribuables. Aussi, pour produire ces énergies, on a besoin du pétrole pour les millions de pièces qui servent dans la confection des panneaux solaires ainsi que pour les éoliennes.

      Et ce n'est pas le même gens qui sont prêt à déchirer leur chemise lorsque Hydro-Québec parle d'augmenter le prix du KW/h qui est en passant, le plus bas au Canada, même un des plus bas au monde et ceci avec la hausse ? Voudriez-vous payer 25¢ le KW/h ou plus ? Ce serait une augmentation de plus de 400%.

      Pour un parti pseudo-laïque (ils sont contre la Charte), pseudo-féministe (ils sont pour le port de signes ostentatoires créationnistes dans la sphère étatique), pseudo-indépendantiste (40% de leurs sympathisants voteraient non dans un référendum) et pseudo-écologique, ce n'est pas brillant. On pourrait dire même que c'est un pseudo-parti.

      Et QS n'est plus dans les nuages, mais sur une autre planète avec leurs politiques qui vont à contresens du gros bons sens. Les Québécois le savent.

  • François Ricard - Inscrit 28 février 2014 06 h 47

    Hors de QS point de salut

    Sous forme de critique, votre commentaire n'est, en fait, que propagande pour QS.
    Le gouvernement PQ a récupéré 50% des droits de propriété. C'est déjà mieux que rien du tout. La population a droit de savoir ce que recèle son sous-sol. L'exploration projetée, à cause de l'implication du gouvernement comme actionnaire, se fera de la façon la plus sécuritaire possible.
    Le gouvernement PQ a aussi annoncé un plan important d'électrification des transport.
    Je suis fort conscient que, contrairement à QS qui a un bâton magique pour changer les choses subito presto, le gouvernement PQ doit composer avec les réalités économiques et technologiques ayant cours dans le monde industrialisé.

    • Marie-Ève Mathieu - Abonnée 1 mars 2014 11 h 36

      Manon Massé est candidate de QS, vous n'espérez tout de même pas qu'elle fasse la promotion des Libéraux et de la CAQ. Ce n'est pas de la propagande: de la propagande, c'est une position fausse tenue par un gouvernement qui influence les masses, par exemple convaincre les Américains d'aller en guerre contre l'Irak en soutenant qu'il y a des armes de destruction massive. Manon Massé montre que Breton a dit le contraire de ce qu'il a longuement soutenu et il s'est rangé à la position de son parti. C'est son droit le plus strict, mais d'autres personnes ont le droit de critiquer cette posture. Et Manon rappelle, à juste titre, que le rapport Mousseau Lanoue critique beaucoup de choix des Libéraux et des Péquistes sur l'énergie. Quant au plan vert de QS, il est tout à fait réalisable et des nations ont fait des choix semblables dont l'Allemagne et la Suède.