Arrêtons de dorloter l’intégrisme

Pour Nadia Alexan, le voile véhicule le prosélytisme d’un islam fanatique et totalitaire.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Pour Nadia Alexan, le voile véhicule le prosélytisme d’un islam fanatique et totalitaire.

Pourquoi j’appuie la Charte des valeurs québécoises, que je préfère appeler Charte de la citoyenneté ? Je suis d’origine égyptienne. Tout le temps que j’ai vécu en Égypte, où j’ai grandi et suis allée à l’école et à l’université dans les années soixante, je n’ai jamais vu une seule femme voilée. Qu’est-il arrivé depuis ce temps pour que le voile soit si répandu ? L’islam politique propagé par les pétrodollars de l’Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats arabes unis a envahi non seulement le Moyen-Orient, où il n’arrête pas de réclamer le retour strict de la charia, mais aussi l’Occident, où il mène une campagne très énergique pour conquérir la civilisation des Lumières et ramener la gloire du califat du VIe siècle.

Ce courant salafiste mine les gains faits par des féministes courageuses, comme les Égyptiennes Hoda Sharaawi et Nawal el Saadawi, qui se sont battues pour faire avancer les droits des femmes et les sortir de l’emprise de la religion. Les musulmanes portant le voile qui se prétendent féministes trahissent le combat mené par ces femmes héroïques, qui se sont débarrassées du voile, symbole de la soumission au patriarcat.

Il n’y a rien, ni dans la culture ni dans le Coran, qui oblige la femme musulmane à porter le voile. […] Le voile n’est pas un bout de tissu anodin, comme on le prétend. Bien au contraire, il véhicule le prosélytisme d’un islam fanatique et totalitaire. La plupart des musulmanes de Montréal ne portent pas le voile. Sont-elles moins pieuses pour autant ?

Ce voile symbolise la soumission de la femme aux diktats d’un patriarcat qui n’aime ni la modernisation ni l’émancipation des femmes. Ce voile témoigne de la barbarie de l’excision, imposée aux femmes en Égypte et ailleurs, du mariage forcé des fillettes à l’âge de neuf ans, de la lapidation, de la polygamie, des fatwas, de l’interdiction de la liberté d’expression, et j’en passe. Ce voile cache le mépris des hommes qui traitent les femmes comme des biens à posséder. Je pense que les hommes sont des lâches pour ainsi mettre le fardeau religieux sur la tête des femmes.

[Certains se rangent] du mauvais côté de l’histoire [en affirmant] que l’interdiction du port du voile dans la fonction publique exclurait les femmes. Je pense que c’est le contraire qui se produit. Les femmes voilées s’excluent elles-mêmes ; en portant le voile de l’aliénation, elles montrent qu’elles ne veulent pas s’intégrer. De plus, elles font peur aux dirigeants par leurs demandes d’accommodements religieux, de prière pendant les heures de travail et de congés supplémentaires.

On nous dit dans les médias que tout va bien dans nos écoles et qu’on n’a pas vraiment besoin d’une charte des valeurs, qu’il s’agit là d’une ruse électorale. On a constaté 5000 cas de mariage forcé de fillettes, chaque année, à Toronto. [Est-ce] que la même chose existe au Québec ? J’ai vu de mes propres yeux des petites filles de cinq ans qui portaient des voiles noirs à la maternelle. Souvent, ces filles sont exemptées de cours de gymnastique et de natation.

Les professeures jouissent d’un rôle d’autorité et font figure de modèles à suivre. Alors, que dire de cette femme voilée dans une école élémentaire qui a entrepris, de son propre chef, de séparer les garçons des filles en les mettant à deux tables différentes ? […]

À la question des jeunes à l’école élémentaire « Pourquoi portez-vous ça sur la tête ? » les réponses varient : « par respect pour mon mari », « pour aller au paradis et non en enfer », « pour Allah », « pour ne pas faire de la peine au bon Dieu », « parce que je suis pure ». Un petit est allé dire à sa mère qu’elle n’est pas pure parce qu’elle n’a pas de fichu sur sa tête !

En France, à huis clos, les jeunes étudiantes musulmanes ont supplié les membres de la commission Stasi, qui examinaient la question du port du voile dans les écoles, de les appuyer justement par une loi interdisant le port du voile. On a prédit que le ciel allait leur tomber sur la tête si on interdisait le port du voile. Que les étudiantes musulmanes quitteraient l’école publique en masse. Des douze millions d’élèves qui fréquentent les écoles publiques en France, seulement 144 se sont retirées. J’applaudis au courage de la France pour être venue au secours de ces jeunes filles.

On se rappelle la jeune Aqsa Perves, tuée des mains de son père parce qu’elle ne voulait pas porter le voile, ou les trois filles Chafia, noyées par leurs parents parce qu’elles voulaient vivre comme toutes les jeunes filles de leur âge ; si la Charte pouvait sauver au moins la vie d’une petite fille qui ne veut pas porter ce voile de la honte et de l’aliénation, le Québec aurait accompli une mission noble.

Le gouvernement québécois n’est pas le seul à légiférer sur la laïcité de l’État et à mettre des balises claires pour le bien-vivre ensemble de toutes les races et les religions. Toutes les sociétés occidentales sont confrontées à ces difficultés : la Belgique, la France, les Pays-Bas, la Suisse et l’Allemagne ont déjà légiféré en cette matière. L’Angleterre, où des quartiers entiers sont envahis par les intégristes, est en train de s’interroger sur la façon d’encadrer les dérapages et les exigences grandissantes des islamistes. L’Australie leur a dit : « Si nos valeurs et notre manière de vivre ne vous plaisent pas, la porte est grande ouverte, vous pouvez partir. » Il faut arrêter de dorloter l’intégrisme.

88 commentaires
  • Michel Bouchard - Inscrit 5 octobre 2013 00 h 28

    Merci madame Alexan...

    Merci madame Alexan de parler en votre nom et il y a d'autres personnes d'origines mulsumanes qui le font.Vous n'êtes pas la seule mulsumane qui répète qu'il n’y a rien, ni dans la culture ni dans le Coran, qui oblige la femme musulmane à porter le voile, alors pourquoi tant des femmes le portent au Québec s'il n'y est mentionné nulle part (...)

    Les Québeçois ne veulent surtout pas d'intégrisme et bien sûr de dérapages comme vous l'écrivez.

    • Nicole Moreau - Inscrite 5 octobre 2013 07 h 52

      je partage tout à fait le point de vue de monsieur Bouchard sur ce texte qui me paraît aller dans un sens similaire à celui d'une Québécoise qui a déjà été voilée, soeur Dumont, que j'ai entendu l'autre jour à l'émission de Catherine Perrin, cette personne disait elle-même que le costume religieux qu'elle portait dans les années '60 éloignait des gens et ces soeurs ont finalement accepté de se vêtir autrement.

    • Suzanne Chabot - Inscrite 5 octobre 2013 08 h 37


      Ce n'est pas vrai que l'obligation de porter le voile n'est pas dans le Coran. C'est écrit en toute lettre et c'est très explicite.

      C'est tellement clair et explicite que tous les théologiens musulmans de tous les écoles de jurisprudence (malékite, handbalite, shaféite, hanafite) et tous les rites (sunnite, chiite), toutes les tendandes confondues (soufi, salafi, etc) s'entendent là-dessus depuis 1400 ans.

      Tous les théologiens, à l'unanimité, se trompent? Tous, qui récitent le Coran en l'arabe et qui l'ont étudiés de très longue années sont dans l'erreur? Tous ensemble depuis plus de 1400 ans? Soyons sérieux!

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 5 octobre 2013 09 h 23

      À Suzanne Chabot.

      Alors donnez-nous la sourate et le(s) verset(s).

    • Anne Arseneau - Abonné 5 octobre 2013 09 h 50

      @ Suzanne Chabot

      D'abord vous dire que je n'y connais rien à l'islam.

      Mais vous, qui semblez vous y connaître, pourriez peut-être confirmer ou infirmer ce commentaire d'une blogueuse du Journal de Montréal (Minona) qui a franchement piqué ma curiosité:

      «Si le voile n'était qu'un symbole religieux, il aurait la même forme maintenant qu’à l’époque de Muhammad, soit un voile ornemental simplement ramené sur la poitrine (ou le sexe selon une variante du verset 24.31) et non un ensemble de voiles cachant le moindre centimètre de la tête et du cou.

      De plus, les versets qui en parlent donneraient une raison religieuse à son port. Le verset 24.31 parle aux musulmanes de pudeur alors que le verset 33.59 leur dit qu’elles pourront ainsi être reconnues par les hommes (qui auparavant les confondaient avec les esclaves et les prostituées).

      Et le voile intégral est encore moins religieux. La burqa, est antérieure à l’islam et servait à cacher les femmes des tribus afghanes lorsque arrivaient des envahisseurs des autres tribus qui venaient capturer des femmes jeunes et belles. Une fois toutes les femmes en burqa, il était impossible de distinguer les jeunes des vieilles et les belles des moches.

      L’islam lui-même n’est pas qu’une religion. Le mot arabe utilisé pour parler de l’islam est “din”, qui n’existe pas en Français. Ce mot ne peut se traduire par “religion”, il désigne plutôt un système complet à la fois religieux, social, juridique et militaire.

      Le Coran et les hadiths ne contiennent pas que des textes religieux, loin de là. On y trouve des textes sur le droit familial, sur les châtiments destinés à punir divers actes réprouvés, sur la façon de régler des différents, de faire la guerre, de gérer les esclaves, etc.»

    • Kavin Hébert - Inscrit 5 octobre 2013 10 h 10

      Madame Chabot. Ce n'est pas tout à fait vrai ce que vous dites. On ne s'entend pas sur le sens que le mot "voile" peut avoir dans le Coran, sachant que les femmes du prophètes n'en portait pas en sa présence. Deuxièmement, le voile est devenu une "obligation" seulement vers la fin du 19e et début 20e siècle dans le contexte du déclin de l'empire Ottoman, précisément dans le contexte d'un renouveau de l'Islam à l'époque du mouvement de la décolonisation en Afrique, en Orient et en Inde.

    • Suzanne Chabot - Inscrite 5 octobre 2013 11 h 02


      Voici le verset en question : " [...] Dis [ô Prophète] aux croyantes [...] de rabattent leurs voiles sur leurs poitrines [...]" [Sourate 24 - Verset 31 ].

      Dans ce verset, Dieu s'adresse à Son Prophète, et Lui demande d'ordonner aux femmes de ne pas laisser pendre le pan de leur voile (qu'elles portent évidemment sur la tête) des deux côtés de la tête, et de le rabattre sur leur poitrine, pour cacher également le cou.

      Ce verset est très clair. Il vient dire aux femmes musulmanes comment elles doivent porter le voile.

    • Noureddine Maouda - Inscrit 5 octobre 2013 11 h 05

      Bonjour,

      Quand on a la haine, rien ne changera les positions des gens qui ne veulent ni écouter les autres ni comprendre. Tout le monde est devenu expert en Islam. Ce que veulent savoir si le voile est mentionné dans le coran ou pas n'ont qu'a le lire ou le demander au vrais musulmans. Ce n'est pas quelqu'un qui est contre l'islam qui va vous répondre. Et dire (a cette egyptienne) que les laiques d'egypte sont les personnes qui ont persecuté les musulmans et musulmanes depuis l'arrivée au pouvoir du meurtrier Jamal Abdennassar en 1956 (après avoir été amené au pouvoir pasr les frère musulamans). Ce sont c'est meme laics qui ont tué des milliers d'hommes, femmes et enfants ces derniers mois. Les memes attrocités ont été commis par le fachiste laic Kamal Atta Turc en Turquie où tout ce qui était islamique dans un pays qui était toujours musulaman. Il faudrait que vous commenciez à lire l'histoire et ouvrir les yeux sur ce qui se passe réellement aujourd'hui.

      Noureddine

    • Daniel Saint Hilaire - Inscrit 5 octobre 2013 12 h 05

      Alors demandons un référendum, pour mobiliser les québecois, la presse et faire voir au monde que notre société est des plus avancée et civilisée et progresse vers une meilleure humanité. Le Québec est une terre d'accueil où chacun à des droits mais aussi des devoirs.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 5 octobre 2013 13 h 13

      À M. Maouda.

      Vous dites '' Ce que veulent savoir si le voile est mentionné dans le coran ou pas n'ont qu'a le lire ou le demander au vrais musulmans ''.

      Mme Chabot est une vraie musulmane et m'a très bien répondu. Je ne voulais pas lire le Coran, tout un contrat.

      Et il semble que le port du voile soit une obligation divine: " [...] Dis [ô Prophète] aux croyantes [...] de rabattent leurs voiles sur leurs poitrines [...]" [Sourate 24 - Verset 31 ].

      Reste à savoir ce que l'état québécois qui se veut laïque, va faire avec ces obligations divines pour certains employés de l'état. Car le Québec depuis 50 ans travaille à séparer la religion de l'état.

    • Maxime Dion - Inscrit 5 octobre 2013 14 h 11

      @Suzanne Chabot

      <<Ce n'est pas vrai que l'obligation de porter le voile n'est pas dans le Coran. C'est écrit en toute lettre et c'est très explicite.>>



      Que le coran stipule ou non l’obligation pour une femme de se voiler en public ne change rien à l’affaire, simplement parce qu’une société moderne et éclairée n’a pas à se plier au diktat suranné d’un livre qui ne concerne que ceux qui croient ingénument à une quelconque divinité.

      De même, je ne me mettrais pas à croire que le soleil tourne autour de la terre, sous prétexte que Galilée a abjuré ses << hérésies>> contraires à l’Église…

    • Mourad Sahafa - Inscrit 5 octobre 2013 14 h 14

      M. Bouchard,

      Vous répétez que Nadia Axelan est une musulmane. Or, il y a des millions d'égyptiens qui ne sont pas de tradition musulmane. Et certains d'entre eux, ayant vécu des vexations ou meme de l'hostilité et des attaques en Egypte, comptent prendre leur revanche ici contre les minorités musulmanes en Occident. Faites attention aux apparences.

      Ceci dit, il y a bien entendu des personnes de tradition musulmane et meme pratiquantes jusqu'à un certain degré qui sont contre le port du foulard islamique.

    • Hubert Collin - Inscrit 5 octobre 2013 16 h 20

      Le terme de "haine" apparaît souvent dans les commentaires aujourd'hui.

      La lecture de l'Ancien testament, ce livre majeur pour les 3 monothéismes, est une de mes activités favories. La haine y est un thème omniprésent, mais aussi l'envie, et ce presque dès les premières pages.

      Caïn tue son frère Abel parce que Dieu a préféré l'offrande d'Abel. Les frères de Joseph le vendent en escalavage parce que leur père leur préfère ce petit dernier. Les exemples sont nombreux. Il y a une lutte sans merci pour être le préféré du père (et par extension, de Dieu). Pas besoin, d'ailleurs, de remonter à l'Antiquité pour observer une telle envie. Regardez 2 enfants d'une même famille et vous verrez comme souvent ils luttent en secret pour se conformer à l'idéal que projettent les parents. Celui, qui, dans ce combat en vient à se croire le perdant, risque de porter les traces d'un certain ressentiment pour le reste de sa vie.

      Dans toutes les religions, il y a des dissensions internes qui font que certains se croient les préférés de Dieu par rapport à leurs frères d'une même confession. On croit généralement mériter cette préférence en se conformant à l'interprétation la plus stricte du texte auquel on se réfère. Ainsi, à titre d'exemple, Sunites et Chiites ne font pas nécessairement bon ménage même s'ils sont tous musulmans. Ils sont toutefois capables d'aller au-dela de leur dissensions face à un "ennemi" considéré comme commun aux deux. Cet ennemi commun pourra toutefois devenir un "ami", si, par exemple, un quatrième groupe de gens souhaitaient leur interdire à tous ce qu'ils considèrent comme l'exercice de leur foi. Les unions se tissent toujours par rapport à l'ennemi.

      Chaque soir, je prie ce dieu, auquel je ne crois pas, de nous envoyer une horde d'envahisseurs extra-terrestres face auxquels l'humanité pourra enfin s'unir dans un même combat...

    • Johanne St-Amour - Abonnée 5 octobre 2013 17 h 11

      @ M.Naouda

      Ce que je comprends c'est que Gamal Abdel Nasser a été critiqué pour son autoritarisme, son populisme et les violations des droits de l'homme, mais sa bataille était avant tout anti-impérialiste.

      Quant à Mustafa Kemal Atatürk, il était aussi anti-impéraliste et on mentionne, entre autres, dans Wikipedia que "par la Révolution française, il profite de ce qu'il considère comme une trahison du sultan lors de l’armistice de Moudros, pour mettre un terme au règne du sultan le 1er novembre 1922. Il instaure ainsi la laïcité : séparation entre le pouvoir politique (sultanat) et spirituel (califat). Je ne connais pas tous les hauts faits de M. Ataturk, mais une société qui inscrit la laïcité, qui sépare le politique du spirituel dans sa constitution m'apparaît ajouter un élément à la démocratie (et malheureusement plusieurs pays comme les États-Unis et même le Canada reconnaissent la suprématie de Dieu dans leur constitution: ce qui gagnerait à être changé.)

      Ataturk instaure également le vote pour les femmes. "Il lisait les œuvres de John Stuart Mill dont il partageait les idées, tout particulièrement celles concernant la libération politique de la femme", est-il encore dit. Plusieurs de ses sources et inspirations étaient occidentales, n'est-ce pas plutôt ce que vous lui reprochez?

  • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 5 octobre 2013 00 h 50

    Merci mille fois Mme Nadia Alexan. Quel témoignage éloquent d'une dame concernée par le problème ( car il y a problème ici aussi ), une dame instruite et impliquée ( Citizens in action ), qui n'a pas peur de dire ce qu'elle pense à ses consoeurs et confrères d'origine musulmane.

    Nous les canadiens-français de souche ne pouvons même pas se risquer un tantinet à une telle analyse, sans se faire traiter de tous les défauts ( racistes, xénophobes ... ).

    Des gens comme vous font bien et sont invités à témoigner comme vous le faites, pour aider tous les québécois de toutes origines et de toutes appartenances religieuses, a y voir plus clair, et à créer par cette charte entre autres un ''Québec Libre'', pour tous.

    Un Québec libre des oppressions issues des vieilles croyances religieuses millénaires, libre des inégalités hommes-femmes, libre du fanatisme de l'homme qui se cache sous les masques d'Allah, Mohammad, le dieu des Chrétiens ( il n'a pas de nom? ), libres des castes hindous, libre des sectes à la Raël, libre des interprétations des évangélistes américains, etc etc.

    Une femme comme vous et comme une Soeur de la Sagesse qui a écrit ici, me font aimer les gens qui n'ont pas besoin de se parader avec leurs objets religieux pour prouver quoi que ce soit. Dieu est amour intérieur.

    Evangile selon Saint Matthieu
    Chapitre 6

    5 ) Et lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et au coin des rues, afin d'être vus des hommes;

    6 ) Pour toi, quand tu veux prier, entre dans ta chambre et, ayant fermé ta porte, prie ton Père qui est présent dans le secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

  • Gaetane Derome - Abonnée 5 octobre 2013 00 h 54

    Que j'aime votre texte!

    Et en plus ce texte est ecrit par une dame d'origine egyptienne qui peut nous faire profiter de son vecu.
    Je pense que si on comprend son texte il faut placer l'egalite homme et femme avant le "droit divin"...et surtout on comprend que le voile n'est pas qu'un signe religieux mais un signe politique.

  • Cyril Dionne - Abonné 5 octobre 2013 00 h 55

    Les femmes voilées s’excluent elles-mêmes

    « Les femmes voilées s’excluent elles-mêmes ; en portant le voile de l’aliénation, elles montrent qu’elles ne veulent pas s’intégrer. »

    Quelle justesse dans les propos de Mme Alexan. Et on ne peut qu'exprimer notre profond désaccord avec cet angélisme inconscient et infantile que certains professent envers la banalité du port du voile. Et ici on parle d'intégriste.

    Pas de symboles ostentatoires dans les écoles, surtout au primaire et au CPE. Pour les enseignants, qui quotidiennement doivent répondre à toutes sortes d'exigences, que ce soit au niveau des curriculums, de la discipline dans la salle de classe et des parents de plus en plus exigeants, l'ajout des croyances religieuses dans la sphère éducationnelle ne fera qu'empirer la situation. Et vous pouvez parier que les fanatiques, ceux qui sont porteurs de symboles ostentatoires dans les salles de classe, se regrouperont dans les écoles pour dominer les autres afin d'imposer leurs croyances personnelles dans un avenir prochain. Même chose pour les hôpitaux.

    La plupart des gens ne comprennent pas la portée de ces politiques religieuses et agressives symbolisées par les accommodements déraisonnables et les signes ostentatoires que l'on voit évoluer présentement dans la sphère publique de façon modérée présentement mais qui s'intensifiera dans les années à venir. Beaucoup n'ont jamais côtoyé ces phénomènes religieux qui sont porteurs de dissonances et répressions sociales partout dans les sociétés démocratiques de la planète. Ces effets néfastes d'intégristes religieux dans la sphère publique découlent des politiques multiculturalistes communautaristes des divers gouvernements qui par la hiérarchisation des droits, place la liberté de religion et non la liberté de conscience à l'avant plan et supplante l'égalité homme-femme dans un État de droit.

    • Clyde Paquin - Inscrit 5 octobre 2013 16 h 21

      C'est bien là le tenant de la religion, elle exclut. Elle dresse les humains les uns contre les autres. Contre les autres religions, contre les athées, contre les femmes, contre elles-mêmes. La personne qui sera assez irrationnelle pour refuser d'enlever un symbole pendant ses heures de travail afin de faire preuve de retenu, par souci éthique et pour privilégier le bien commun, est intégriste. Même les enfants savent très bien que s'ils veulent s'intégrer dans un groupe, ils doivent en respecter les règles, et rares sont ceux qui ne ne feront pas ses légers sacrifices (devoirs) afin de pouvoir profiter de tous les avantages (droits) de la vie en groupe. C'est l'intégrisme contre le bien commun. Quel camp choisirez-vous?

  • Jean-Marc Simard - Abonné 5 octobre 2013 00 h 57

    Plus rien à dire

    Bravo et merci Madame pour ce beau témoignage. Je n'ai rien à ajouter...Tout est dit.