Recrudescence des activités terroristes

Une fois de plus, une fois de trop, le terrorisme a frappé et fauché la vie d’innocents. Si nous nous réjouissons que depuis quelque temps nous ne soyons plus victimes d’attentats massifs, de petites attaques continuent pourtant de sévir contre des civils.


Depuis le début de cette année, nous sommes témoins d’une recrudescence d’activités terroristes passées presque inaperçues, jusqu’à la mi-juillet. L’attentat meurtrier du 18 juillet dernier contre un autobus de touristes, devant l’aéroport de la paisible ville balnéaire de Burgas, en Bulgarie, nous a fait prendre conscience de cette menace omniprésente. Cette attaque était la dernière d’une longue série d’actes terroristes, dont la plupart ont pu être déjoués. Hélas, certains, comme celui-là, ont réussi.


À Burgas, cinq touristes israéliens et leur chauffeur d’autobus bulgare ont été assassinés.


En février dernier, à New Delhi en Inde, une diplomate israélienne a été grièvement blessée par une bombe placée dans sa voiture, tandis que le même jour, une attaque semblable contre un véhicule diplomatique israélien à Tbilissi, en Géorgie, a pu être stoppée à temps.


La semaine dernière, les autorités cypriotes arrêtaient un agent du Hezbollah qui préparait un attentat contre des cibles israéliennes. Mentionnons également les attentats manqués en Thaïlande, en Azerbaïdjan, en Turquie et au Kenya, ainsi que l’attentat manqué contre l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Washington, en octobre dernier.


Toutes ces activités terroristes ont un dénominateur commun : l’Iran. Tous les terroristes arrêtés étaient membres ou de la Garde révolutionnaire iranienne, ou de leur agent mandataire, le Hezbollah. L’Iran utilise depuis longtemps le Hezbollah pour perpétrer ses actes terroristes.


Il y a 20 ans, une voiture piégée explosait devant l’ambassade d’Israël à Buenos Aires, en Argentine, tuant 29 personnes et en blessant 300 autres, toutes civiles, toutes innocentes. Le 18 juillet 1994, 18 ans jour pour jour avant l’attentat de Burgas, une bombe explosait dans le Centre communautaire juif de Buenos Aires (AMIA), tuant 89 personnes et en blessant plusieurs centaines d’autres.


La Commission spéciale d’enquête du gouvernement argentin avait conclu sans équivoque que ces attaques étaient l’oeuvre du Hezbollah avec le soutien du gouvernement iranien.Le Hezbollah et l’Iran soutiennent fermement le régime meurtrier d’Assad en Syrie et le chef du Hezbollah, dans son discours du 18 juillet dernier, a promis de prêter main-forte à Assad contre tout pays qui aiderait les rebelles.


La Garde révolutionnaire iranienne et le Hezbollah ont réussi à monter une infrastructure leur permettant d’attaquer à tout moment en Europe, en Asie, en Afrique et dans les Amériques. Rappelons le cas de la Lavalloise Mouna Diab, accusée de terrorisme pour avoir acheté des pièces d’armes et les avoir ensuite exportées au Liban pour le Hezbollah. Les terroristes iraniens bafouent la souveraineté des pays étrangers et ne respectent pas la vie de leurs citoyens. Bien que leurs cibles favorites soient d’innocents civils israéliens, ils sont prêts à tuer des civils d’autres nations. D’ailleurs, plus de civils locaux que d’Israéliens ont été tués dans leurs attaques.


Il est temps que la communauté internationale reconnaisse que la Garde révolutionnaire iranienne et le Hezbollah sont des organisations terroristes.


Les États-Unis ont inscrit le Hezbollah sur leur liste d’organisations terroristes depuis 1995 et le Canada depuis 2002, suivis de l’Égypte, du Bahreïn et des Pays-Bas. De même pour la branche armée du Hezbollah au Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande et en Australie. Il est temps que l’Union européenne, dont certains de ses membres ont été victimes de ce terrorisme, agisse promptement et résolument.


Au cours des dernières années, après les attentats du 11-Septembre, l’ONU a adopté de nombreuses résolutions et établi des organismes antiterroristes. Ces résolutions appellent les pays membres à agir contre le terrorisme et à essayer par tous les moyens de le contrer. Ces principes s’appliquent aussi à l’Iran, principal pourvoyeur du terrorisme international, et à son agent mandataire, le Hezbollah. Seules des mesures significatives pourront dissuader l’Iran et le Hezbollah, empêchant ainsi de futurs attentats. Seule une action commune et résolue pourra rendre justice aux victimes du terrorisme.


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