Libre opinion - Le droit de défense d'Israël

Le texte d'opinion «Pourquoi nous voguerons vers Gaza», publié dans Le Devoir du mardi 28 juin 2011, contient tellement de faussetés qui dénaturent complètement les faits réels de la situation actuelle à Gaza, que nous trouvons essentiel de clarifier au moins quelques points importants au bénéfice des lecteurs épris de vérité dans les informations publiées, ainsi que de justice et d'honnêteté.

1. Les auteures [Manon Massé et Marie-Ève Rancourt] parlent de «blocus illégal». Rappelons quelques vérités de base:
  • Gaza est contrôlé par le Hamas, un groupe reconnu terroriste par le monde libre, qui se considère toujours en guerre contre Israël et qui continue de lancer des attaques terroristes contre lui, dont la plus récente, datée du 10 avril, fut une attaque de missile antichar contre un autobus scolaire causant la mort d'un garçon de 16 ans.
  • Le Hamas refuse toujours de reconnaître le droit d'exister à Israël et de renoncer à la violence contre lui. En fait, il appelle à sa destruction.
  • La raison première du blocus de Gaza est de s'assurer que le Hamas ne reçoive pas d'armes par voie maritime. Ce qui est tout à fait normal pour cette région toujours en guerre avec Israël, d'autant plus que c'est de Gaza que proviennent la plupart des attentats terroristes contre sa population civile.
  • Des cargaisons non militaires ont droit de passage à la frontière terrestre entre Israël et Gaza, à Erez. C'est ainsi que chaque semaine, des centaines de camions contenant des milliers de tonnes de biens non militaires passent par Erez et vont les livrer à Gaza. Gaza vit un essor florissant de son économie, comme en témoignent l'ouverture de deux luxueux hôtels ce mois-ci, des milliers de nouvelles voitures sur ses routes et l'ouverture d'un deuxième centre commercial, le mois prochain. (Lire «Building Boom in Gaza's Ruins Belies Misery that Remain», par Ethan Bronner, New York Times, 25 juin 2011)

2. Les auteures parlent de «harcèlement de la part des soldats israéliens envers les Palestiniens...»; la vérité est qu'Israël a quitté la bande de Gaza en 2005, et qu'en 2007 le Hamas a chassé l'Autorité palestinienne du président Abbas pour prendre complètement le contrôle de ce territoire.

3. Les auteures déclarent qu'«il est honteux qu'une mission humanitaire soit qualifiée de provocation...»; comment devrait-on donc appeler une mission, soi-disant «humanitaire», qui refuse la proposition suggérée par Israël de décharger leurs cargaisons à Ashdod, au sud du pays, pour que les autorités puissent s'assurer qu'elles ne contiennent pas d'armes, pour ensuite les acheminer vers Gaza, et ce, malgré le fait que le Hamas continue toujours ouvertement sa politique haineuse envers Israël? Si le but des organisateurs de la flottille est d'acheminer leur cargaison «humanitaire» à Gaza, pourquoi refuseraient-ils le compromis d'Israël?

Ces trois exemples, dont l'exactitude peut être facilement vérifiée par toute personne honnête, devraient être suffisants pour démontrer le but politique, et foncièrement anti-israélien, des organisateurs de la «flottille de Gaza», qui n'hésitent pas à calomnier Israël en propageant de telles désinformations pour arriver à leur fin.

Finalement, nous aimerions souligner l'hypocrisie de ces soi-disant «humanitaires» qui s'acharnent à démoniser injustement Israël, tandis qu'ils ferment les yeux sur les atrocités commises, ces jours-ci quotidiennement, par les régimes de pays voisins, comme la Syrie et la Libye.

Israël a le droit légitime de se défendre contre ses ennemis jurés.

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Yoram Elron - Consul général d'Israël à Montréal

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