Libre opinion - Les victimes comptent... Vraiment?

Vous aurez sûrement remarqué ces affiches et ces messages publicitaires où le gouvernement du Canada vante son action envers les victimes d'actes criminels. Et que les membres de ce gouvernement répètent toujours la même phrase: «Nous sommes pour les victimes et non pour les criminels».

Outre le fait qu'opposer systématiquement le droit des victimes et le droit des détenus est parfaitement ridicule en effet, ce n'est pas en réduisant les droits des uns qu'on améliore ceux des autres... Les victimes ont besoin d'être traitées avec considération et respect, d'être mieux informées du fonctionnement du système de justice, d'être rassurées et aidées pour faire face aux conséquences du crime. Mais les contrevenants, dont la majorité se retrouvera dans la communauté, doivent aussi recevoir de l'aide pour leur permettre de se réinsérer dans cette communauté tout en évitant la récidive.

Le plus scandaleux dans cette campagne de publicité est le mensonge qu'elle véhicule... Le gouvernement conservateur dit se soucier des victimes, mais qu'en est-il vraiment?

Subventions supprimées

En effet, des millions de dollars ont été supprimés en subventions pour les services et pour divers projets venant en aide aux victimes de crime, comme le rappelait l'ex-ombudsman des victimes d'actes criminels, M. Steve Sullivan, dans une entrevue exclusive à l'agence QMI en avril dernier. Selon lui, les mesures sévères envers le crime ont peu d'impact sur la vie des victimes. «En se concentrant à envoyer les criminels en prison plus longtemps, on n'aide pas nécessairement les victimes. Les sentences font partie des mesures visant à appuyer les victimes, mais il y a bien plus que ça.»

Au mois de novembre, les médias nous ont appris que le gouvernement a dépensé seulement la moitié du fonds d'aide aux victimes, et ce, à cause d'un manque de personnel pour administrer le programme. Le ministère de la Justice prévoyait dépenser 8,8 millions de dollars en 2009-2010 dans le fonds d'aide aux victimes et n'a en réalité dépensé que 4,9 millions au cours de cette période.

D'un autre côté, le gouvernement conservateur a dépensé près de 6 millions de dollars cette année en publicité pour promouvoir ses actions en matière de justice pénale et en matière d'aide aux victimes, dont la fameuse campagne: «Les victimes comptent».

Il est scandaleux que les victimes soient instrumentalisées à des fins politiques et partisanes. Que le gouvernement passe de la parole aux actes et agisse réellement pour les victimes en leur offrant les services dont elles ont besoin et en assurant la sécurité de la communauté en offrant les services nécessaires aux personnes judiciarisées.
4 commentaires
  • Claude Archambault - Inscrit 19 janvier 2011 09 h 50

    Les droits des détenus...... Part 1

    Comme la majorité des Canadiens et ceci inclus les résidents du Québec, je crois que nos détenus jouissent de beaucoup trop de droit et privilège. On vois la vie en prison est comme une vacance, bon repas (dans plusieurs cas spéciaux) traitement médicaux de première qualité, sans grande attente, divertissement, gymnase, télé câble et j'en passe. D'autre nous dirons que la prison est l'enfer que c'est inhumain.
    La vérité est que pour les victimes, ce qui est inhumain, c'est de savoir que les conséquences, sur la vie de la personnes qui a fait le choix de commettre un crime sont souvent moindre que sur la vie de la victime.
    La victime d'un meurtre ne sortira jamais de sa boite, alors pourquoi le meurtrier LUI a un espoir qu'un jour il sera à nouveau libre? Les conséquences sur la vie du criminel doivent au minimum être équivalentes à celle de la victime, sans la peine de mort. Le tueur de vie, celui dont la victime survit qui se retrouve comme un légume souvent, ou lourdement handicapé. Le sort de ce tueur de vie est le pire sur la victime, car ne l'ayant pas tué il se retrouvera rapidement en liberté, libre de jouir de la vie comme si rien n'y était.

    Nos peine sont trop légère, dans les cas de meurtres, viol violent ou bien quand la victime survit avec un handicap lourd, alors la sentence ne devrait avoir aucune possibilité de libération. Si le criminelle se réhabilite en prison, il pourra peut être jouir d'une plus grande liberté et actions à l'intérieur des murs après plusieurs années.

  • Claude Archambault - Inscrit 19 janvier 2011 09 h 55

    Les droits des détenus......... Part 2

    La réhabilitation j'y crois, mais pas pour les meurtriers ni les briseurs de vie (car même s' ils sont réhabilitables ils ont brisée une vie et cela ne se réhabilite pas ils doivent payer chèrement). La réhabilitation/réinsertion doit se faire seulement après lavoir purgé toute sa peine. Alors le criminel passe à la phase réhabilitation qui elle n'a pas de durée prédéterminé, cela dépend des individus et de leur passé criminel. Cette réhabilitation si elle est jugé non atteignable, alors le criminel est dirigé ver un camp/prison qui serait comme une forme de communauté autogéré, autosuffisance mais en marge de la société on ne retrouverait jamais ces gens au comportement antisociaux dans la population. Leur liberté serait limité à ce territoire, cette communauté.
    De plus les peines se doivent d'être cumulatives pour refléter la sévérité du crime. Sinon, on favorise le crime à rabais, il ne coute pas plus de commettre plusieurs crime que d'en commettre que un.

  • Michel Simard - Inscrit 19 janvier 2011 10 h 51

    L'approche conservatrice

    Ce texte confirme comment le gouvernement Harper est un danger pour l'avenir de la société canadienne. Dans tous les domaines, il ne fait que de la réthorique démagogique pour appâter les éléments les plus rétrogrades et reptiliens, et ne fait absolument rien ou détruit ce qui existe.

    Mais ça fonctionne chez bien des électeurs...

  • Corm - Inscrit 19 janvier 2011 18 h 10

    L'idéologie compte.. bien plus que les victimes

    Cette opposition constante entre le droit des victimes et celui des criminels est encore une des stratégies populistes et génératrices de vote que l'honorable Harper utilise pour solidifier ses politiques de division.
    En misant sur ce type de campagne publicitaire et en avouant haut et fort ses positions sur la peine de mort lors d'entrevues, il ne fait que solidifier sa droite et ce, en s'assurant de diviser la gauche sur des sujets aussi sensibles que les droits des détenus opposés à ceux de leurs victimes.
    Rien d'étonnant de la part d'un gouvernement qui préfère baser ses projets de loi sur les constatations anecdotiques du Sénateur Boisvenu - le ti-joe connaissant s'étant improvisé criminologue - plutôt que sur les faits rapportés par des études initiées par des experts compétents qui confirment l'efficacité des mesures pénales déjà existantes.
    Encore une fois, l'idéologie règne au parlement, et elle est là pour durer...