Libre opinion - Notre planète est bel et bien en danger

Je souhaite répliquer au texte d'opinion de M. Denis Blondin, «Les verts fossoyeurs de l'altermondialisme», paru dans la page Idées du Devoir du 11 janvier. Monsieur, votre grande méconnaissance des programmes des Partis verts est flagrante. Vous contribuez à perpétuer une fausse image des verts, contre laquelle nous travaillons continuellement.

Notre programme indique clairement nos orientations et celles-ci devraient vous plaire: «La toute première finalité des politiques du Parti vert du Québec est le développement humain et social réalisé dans une société libre et démocratique basée sur le pouvoir citoyen; la protection de l'environnement et des écosystèmes constitue la condition nécessaire inévitable à ce développement humain et social; l'économie est l'un des moyens grâce auquel on atteint efficacement cette finalité.»

Cette définition à elle seule devrait satisfaire tant les gens préoccupés par l'environnement que les altermondialistes. «La personne au centre de tout» résume assez bien notre vision d'une société juste, équitable et généreuse pour tous.

Au Québec, comme au Canada, le grand responsable du désastre social et écologique provoqué par notre système capitaliste débridé est en très grande partie notre mode électoral. Ce système électoral uninominal à un tour fait en sorte qu'un parti peut obtenir 20 % des votes lors d'une élection et ne faire élire aucun député. Le résultat est que les électeurs, découragés de voir leur vote avoir une faible valeur, perdent la motivation à aller voter.

C'est ce qu'on a vécu le 8 décembre 2008, avec plus de 2,4 millions d'électeurs qui n'ont pas voté, au grand bonheur des libéraux qui en profitent puisqu'ils ont les moyens pour faire sortir leurs votes. Notons que les libéraux ne sont devenus majoritaires qu'avec l'appui de 24 % de la population inscrite sur la liste électorale.

Lors de cette élection, j'ai démontré sur toutes les tribunes que le Parti vert du Québec est un parti complet traitant d'économie (développement durable), de santé, d'éducation, etc., étant pleinement conscient que le capitalisme sous sa forme actuelle nous mène directement dans un cul-de-sac. Nous avons clairement fait la preuve que notre économie peut être au service de la population plutôt que l'inverse et que cette économie, juste et équitable, pouvait inclure une nouvelle direction par le développement et l'aide aux entreprises coopératives qui répartissent la richesse collective tout en étant des plus compétitives.

Dans les faits, c'est bien sûr notre système économique et sa base de consommation effrénée qu'il faut revoir. Même avec les décennies de prouesses technologiques à venir et des politiques pro-altermondialistes, nous ne cesserons de consommer. Nous aurons toujours besoin de nous nourrir, de nous loger, de nous vêtir, de nous transporter, et les nouvelles technologies des communications sont là pour de bon. À nous de les rendre inoffensives d'un point de vue environnemental et d'en faire le choix en tant que consommateur.

Oui, notre planète est en danger, NOUS SOMMES EN DANGER. Nous devons revoir notre façon de penser, de consommer, de vivre, pour que chacun de nos gestes construise ce monde que tous aspirent à voir émerger; un monde où la pauvreté et la faim sont enrayées, où la maladie est l'exception, où l'environnement dont nous sommes dépendants est protégé, où tous sont préoccupés par le bonheur de chacun. Que les valeurs de partage, d'entraide et de solidarité retrouvent leurs lettres de noblesse.

Cela passera par une réappropriation des institutions par le peuple, par le pouvoir citoyen, et fort probablement, par un parti politique représentant réellement la volonté des citoyens. Il se pourrait bien que ce soit un Parti vert.

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Guy Rainville - Chef du Parti vert du Québec
8 commentaires
  • Godfax - Inscrit 13 janvier 2010 02 h 04

    Halte aux malthusiens

    Je m'oppose catégoriquement aux positions du développement durable. Je crois qu'il et dangereux pour l'avenir de l'humanité de prendre pour base des affirmations du rapport "Meadows" qui est une honte idéologique pseudo-scientifique.

    Bois, charbon, pétrole, nucléaire, ils impossible de dire que la civilisation a des limites par rapport aux ressources (comme si on pouvais quantifier la créativité humaine dans un graphique). Cet état de pensé malthusien est en vogue dans le néo-libéralisme et soutenu par des collectifs spéculatif et la haute finance international, bref les maitre du monétarisme financier. Le monde n'est pas surpeuplée, il est sous-développé et endetté.

    Les alarmistes voient venir des problèmes dans 50 ans mais imaginent que nous n'aurons que les technologies d'aujourd'hui pour les résoudres. C’est évidemment une bêtise, même si c'est une erreur de raisonnement classique. Tenez, à la fin du XIXème siècle, le problème environnemental numéro un dans les villes, c'était l'abondance de crottin de cheval, qui empestait l'atmosphère et faisait peser un danger prophylactique important sur les populations. Il n'y avais aucune solution. Inutile de dire que l'apparition de l'automobile a relégué ce problème au rang de curiosité historique.

    Ce courant de force anti humanité proposé par l'élite du monétarisme international
    sort des idées ressemblant au MainKenf, contrôle de la natalité, technologie liberticide et des affirmation honteuse comme Eric "doom" Pianka, qui suggère doctement à ses étudiants que répandre le virus ébola sur la planète pour éliminer 90% des humains serait une bonne action pour la terre, ne paraissent guère en mesure de susciter autre chose que des haussements d'épaules.

    Le Partie Vert est un parti monétariste-théologique qui fait de aplaventrisme devant la dictature économique international et qui parle contre le capitaliste (flou total) et qui offre des solutions de rechange digne de Maurice Strong et des Ayatollah du colonialismes financier planétaire et du NOM

    Gloire au nouveau dieu Gaia.

  • Tim Yeatman - Abonné 13 janvier 2010 07 h 11

    La planète Terre peut survivre sans les humains

    Je suis pleinement d'accord avec vous, Monsieur Rainville, sauf sur un détail. Vous dites: "Oui, notre planète est en danger, NOUS SOMMES EN DANGER." La planète telle que nous la connaissons est en danger, mais elle continuera à tourner autour du soleil sans ses passagers humains, s'il le faut. Ce sont nous, les humains, en tant qu'espèce, qui bousculons l'équilibre précaire qui rend la vie des humains possible sur la planète. Les humains s'empoisonnent à petit feu. Est-ce que l'espèce va survivre malgré ses folies? Reste à voir...

    Johanne Dion,
    Membre des Ami(e)s du Richelieu,
    http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/

  • jacques noel - Inscrit 13 janvier 2010 07 h 39

    NOUS SOMMES EN DANGER.

    Danger de quoi? Danger où?
    Il n'y a jamais eu autant d'hommes sur la terre et l'espérance de vie n'a jamais été aussi élevée. Alors il est où le danger?

  • Marco - Inscrit 13 janvier 2010 10 h 22

    Enverdeurs, bien sûr!!

    Vous parlez comme un prédicateur, M. Rainville! Et votre parti a tout l'allure d'une secte de pauvres bougres au cerveau obstrué par la peur et le défaitisme!!... !

    Croyez-vous sincèrement que les diktats et le crédo qui vous animent et que vous voulez imposez à la population dérangent et peuvent inciter les citoyens à agir avec discernement? Pas du tout! Ils finissent tout simplement par ennuyer au plus haut point...

    À l'image des réprésentants des Témoins de Jehovah et d'autres représentants du Doom Day, vous racolez par la peur! Mais à la différence des Verts que vous représentez, eux préfèrent passer par les rues le dimanche matin pour répandre leur "Bonne Nouvelle"! Remarquez que leur façon de faire est encore plus écologique que la vôtre! D'autant plus que leur déplacement pédestre a le très net avantage de les garder en forme!!

    L'époque des retraites fermées est bel et bien révolue en ce qui me concerne!! Et je me méfie d'autant plus de ces nouvelles formes de religion de masse que sont devenus la plupart des mouvements environnementalistes!

    Ceux qui sont le plus en danger, M.Ranville, ce sont davantage les gens du parti que vous dirigez... puisqu'ils n'obtiendront jamais grand succès dans les intentions de votes!! Fort heureusement!

    Vous n'avez jamais pensé à vous faire prêtre? Me semble qu'il ne vous manque que la soutane!...

  • Pierre Véronneau - Inscrite 13 janvier 2010 10 h 31

    Pseudos intellectuels et quasi nihilistes

    Merci monsieur Rainville d'écrire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, il y aura toujours quelques pseudos-intellectuels quasi-nihilistes pour nier, déformer les faits, jacter quelques inepties, pérorer, sans âme; on les dirait au dessus de tout, cérébraliser oui voilà c'est ce qu'il faut faire. Le problème est que leur sophismes et arguties peuvent influencer les gens mal informés, n'est-ce pas Monsieur Blondin ?