Le ministre Drainville et les trois voies

M. Drainville, le volontariste ministre de l’Éducation, accumule les gaffes.

Dans son plan de réorganisation, il met en doute l’affirmation du Conseil supérieur de l’Éducation, disant que le Québec a le système le plus inéquitable au Canada. Il met en doute l’existence des trois voies.

D’évidence, il ne veut pas toucher au privé. L’Ontario ne finance pas le privé : 2 % d’inscriptions. Au Québec, 25 %. À Québec même, 42 %. Montréal, 39 %. Estrie, 35 %.

Dans mon coin de pays, il y a une municipalité de quelque 12 000 habitants. Il y a une école secondaire publique. À moins d’un kilomètre, non loin, une école secondaire privée et une école élémentaire privée.

Et, à plus ou moins 12 km, une école secondaire privée attrayante et renommée.

Donc, l’école secondaire publique perd beaucoup de candidats aux mains des écoles privées, de même que dans les deux grosses écoles publiques régionales avec leurs programmes particuliers.

Chaque automne, quand Le Journal de Montréal publie le classement des écoles secondaires, à la suite des examens du Ministère, je m’empresse d’aller vérifier le classement de cette école. Et, chaque année, je la retrouve dans les toutes dernières, sur quelque 450.

Ainsi, une année. Avec 31 % d’élèves en retard ; pis 42 % de ses élèves EHDAA (élèves handicapés et élèves avec difficultés d’apprentissage ou d’adaptation) ; 39 % d’échecs aux examens du MEQ.

M. Drainville veut régler cela avec des cheminements particuliers dans toutes les écoles.

Pendant ce temps-là, ses écoles privées ne sont pas soumises à la loi 21. Mieux encore, il finance des écoles carrément religieuses.

Je déplore que ce ministre change les règles du jeu sans de sérieux débats publics.

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