Le fleurdelisé sur la façade sud de Québec

Le fleurdelisé a été adopté il y a 75 ans, le 21 janvier 1948. L’Assemblée nationale en soulignera l’anniversaire. C’est là même, au sommet de la tour centrale, qu’il fut hissé en 1948. Depuis, il s’est installé dans les villes et villages du Québec et à Québec même. Il est une exception cependant : il est quasi absent sur le promontoire de la ville et sur sa façade fluviale.

Pour le voyageur qui arrive par le Saint-Laurent ou pour les Lévisiens, la capitale ressemble à une ville occupée en raison du nombre d’unifoliés, le drapeau du Canada, le long des rives du fleuve et sur les hauteurs du cap Diamant.

Le quasi-monopole de l’unifolié en façade est incongru. Le Québec, à titre d’État fédéré, d’État souverain dans ses champs de compétence, doit y marquer davantage sa présence.

La Société nationale des Québécois et Québécoises de la capitale (SNQC) souhaite que la Commission de la capitale nationale intervienne auprès de l’État fédéral et négocie un pavoisement paritaire des deux drapeaux sur les hauteurs de Québec, particulièrement sur la terrasse Dufferin, et le long du fleuve.

La Société nationale accepte, à contrecoeur cependant, que l’unifolié continue de flotter de manière ostentatoire au sommet du Bastion du roi et sur les plaines d’Abraham à titre de rappel de la sujétion constitutionnelle du Québec.

Un nouvel équilibre dans le pavoisement des couleurs canadiennes et québécoises sur la façade sud de la ville s’impose. Le 75e anniversaire est l’occasion de lancer l’opération.

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