Vers un rattrapage en santé par la privatisation?

On aimerait rattraper l’Ontario sur le plan économique, mais comme nous, en santé, il risque de passer au patrimoine mondial des handicapés, tant les besoins d’opérations de la cataracte, de remplacement de la hanche et du genou sont pressants. Pas étonnant qu’ici aussi le privé veuille pousser à la roue, mais qu’en est-il de notre ministère de la santé (MS) ?

Une autre crise majeure aux urgences vient d’être évitée grâce au ministre Dubé qui, malgré ses efforts, s’est retrouvé aux portes de l’enfer, tout comme ses prédécesseurs. Comment expliquer une telle vulnérabilité politique alors que nous avons un super MS et une vaste infrastructure bourrée de fonctionnaires, dont un grand nombre sont du métier et devraient être au front depuis le début de la crise ?

Alors que la Chine déconfine à la vitesse grand V, nous comptons toujours plus de 2000 employés de la santé en congé maladie. Après des décennies de crises pérennes, est-il normal que l’on ait encore autant recours aux urgences des hôpitaux, alors que les premières lignes pourraient être plus efficaces et moins coûteuses pour l’État ? Qu’attendons-nous pour désengorger le MS d’une rigueur systémique paralysante et d’une paperasse monstre, et libérer des effectifs pour les urgences ? […]

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