Le bien-être animal, une valeur québécoise à acquérir

C’est avec beaucoup d’intérêt et le coeur bien gros que j’ai lu les reportages du Devoir sur les conditions de vie de nos animaux de ferme. Au Québec, l’espace est vaste, notre territoire est peu peuplé. Confiner dans des cages ou des espaces restreints nos animaux de ferme, et garder la plupart d’entre eux constamment à l’intérieur des bâtiments, c’est un vrai scandale qui devrait susciter l’indignation de la population et de ceux qui nous gouvernent. Peu de consommateurs acceptent de payer davantage pour les viandes, les oeufs ou les produits laitiers certifiés biologiques. La bouteille de vin, la drogue, les dernières « bébelles » technologiques, les restaurants, les voyages, les grosses voitures, etc., toutes ces choses si « essentielles » à notre bien-être passent avant les dépenses qui feraient en sorte que nos animaux de ferme aient une meilleure qualité de vie. Il est grandement temps que le coup de barre soit donné par en haut, par la haute fonction publique québécoise et canadienne. Plutôt que de donner des millions de dollars à la firme McKinsey pour savoir ce qu’elle en pense et comment procéder, dépêchons-nous de soutenir nos éleveurs en leur donnant ces millions dont ils ont besoin pour moderniser leurs installations dans les plus brefs délais. On entend souvent parler des « valeurs québécoises ». Le temps est venu que le bien-être animal soit une priorité et une fierté pour notre nation, et pas seulement celui de pitou ou minou, mais celui de toutes ces bêtes à qui l’on doit notre maintien en vie, notre bien-être quotidien.

À voir en vidéo