La parité à QS

Lors de la dissolution du Parlement en octobre dernier, la députation solidaire présentait une parité parfaite : cinq femmes et cinq hommes. C’était donc une idée extrêmement douteuse pour le parti, à travers ses porte-parole, de soutenir une candidature masculine pour le remplacement de Catherine Dorion, dans la mesure où ce que Québec solidaire (QS) peut appeler des circonscriptions « sûres » se compte sur les doigts des mains.

Le parti s’est défendu en disant qu’il présentait un nombre égal d’hommes et de femmes à l’échelle du Québec, et qu’il espérait faire des percées dans des circonscriptions où il présentait de nouvelles figures féminines. Mais dans un cycle électoral essentiellement défensif, où le but de QS était plutôt de maintenir ses acquis, le résultat fut aussi décevant que prévisible.

Les solidaires sont donc maintenant sept hommes et quatre femmes à l’Assemblée nationale. Pire, on apprend qu’à l’élection partielle dans Saint-Henri–Sainte-Anne, que QS a une chance raisonnable de remporter, le parti présentera également une candidature masculine. En cas de victoire, sa députation présenterait un ratio de deux hommes pour une femme.

C’est gênant. La situation était parfaitement évitable en amont, mais ni les instances ni les porte-parole n’ont su la prévenir. Pour un parti qui a inscrit la parité dans ses statuts, et dont le féminisme est l’une des pierres d’assise, cela témoigne autant d’une dérive que d’un flagrant manque de volontarisme politique.

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