Fédérer l’écosocialisme, excellente idée!

À la lecture de l’article de mardi dernier coécrit par Roger Rashi et Donald Cuccioletta, mon sentiment est que ce discours conjuguant luttes sociales et luttes contre les changements climatiques est un vent de fraîcheur dans le discours dominant de nos élites politiques et de la haute finance, où l’on nous fait croire que la débâcle capitaliste en matière de droits sociaux et d’environnement se résoudra par ceux-là mêmes qui en sont responsables.

Considérant les conclusions de l’étude de l’organisme Oxfam l’année dernière, où l’on constatait les inégalités croissantes et exponentielles dans le monde, et considérant les échecs des nombreuses conférences mondiales sur le climat pour infléchir les émissions des gaz à effet de serre, il m’apparaît évident et impératif que fédérer toutes ces initiatives locales et sectorielles serait la seule et ultime solution de rechange au capitalisme mondialisé.

Le seul bémol à cette idée d’écosocialisme fédéré est que, devant le pouvoir de l’argent et l’urgence d’agir, la mise en place d’une économie mondiale axée non pas sur le profit de quelques milliardaires, mais plutôt sur le bien commun, arriverait bientôt trop tard pour éviter que l’humanité dérive de manière irréversible vers le chaos social et climatique.

À voir en vidéo