Une bombe médiatique

Une bombe médiatique s’est abattue sur Hydro-Québec. La présidente-directrice générale, Sophie Brochu, quittera ses fonctions le 11 avril, exactement trois ans après avoir accepté cette fonction.

« Je suis profondément reconnaissante d’avoir eu la chance d’oeuvrer à l’avancement de notre grande société d’État, aux côtés d’une équipe compétente et engagée », a déclaré Mme Brochu par voie de communiqué.

Le cafouillis généralisé lié à la pandémie étant en bonne partie derrière, elle soutient qu’Hydro-Québec se trouve maintenant en bonne posture, munie d’un plan stratégique qui ouvre la voie de la transition énergétique et d’une situation financière « excellente ». Dans cette foulée, le moment est venu pour elle de « passer le flambeau ».

« Avec son humanisme, ses qualités de communicatrice et sa vaste expérience du secteur de l’énergie, Sophie laissera une marque qui passera l’épreuve du temps », a souligné la présidente du CA d’Hydro-Québec, Jacynthe Côté, qui mentionne ses qualités de rassembleuse et loue les réalisations de Sophie Brochu, notamment le plan stratégique, le dialogue engagé avec les communautés autochtones, les contrats d’exportation avec l’État de New York et l’acquisition de centrales hydroélectriques aux États-Unis.

Sophie Brochu a brillamment « défoncé le plafond de verre » en étant la première femme à occuper les plus hautes fonctions d’une société d’État considérée comme un bastion du Québec. Nonobstant le fait qu’il faut respecter sa décision, je n’ai qu’un seul regret, à savoir que sa démission arrive trop tôt.

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