Un chasseur sachant chasser

Je suis un chasseur. Je suis, moi aussi, un homme honnête.

Je possède des armes à feu. Je possède même des armes à feu qui, selon toute vraisemblance, seront interdites par la loi C-21 : et je serai content de la chose.

Les armes à feu ne devraient être ni un style de vie ni une culture. Ce sont des objets dangereux, des objets de mort. Leur contrôle devrait toujours être une priorité pour assurer la sécurité du public, des autres et de nous-mêmes. Certaines armes que je possède sont dangereuses et, surtout, très peu coûteuses. Elles sont nées de l’héritage douloureux qu’est la guerre et il ne me viendrait même pas à l’esprit de les utiliser pour la chasse, et nous le savons tous et toutes. Oui, il s’agit de ces fameux fusils semi-automatiques, de calibre militaire.

Nous ne devrions jamais écouter ces gens qui, sous le couvert d’être d’honnêtes personnes, font de l’arme à feu leur identité, le temple de leur existence, alors que l’objet en question a pour pur objectif d’y mettre fin. Ce débat ne devrait pas en être un et ce n’est certainement pas le temps de faire preuve de « nuances » : vous devriez, M. Trudeau, ne pas ménager la chèvre et le chou dans ce débat, comme vous le faites si souvent, alors qu’ici il n’y a ni chèvre ni chou, mais plutôt quelques fanatiques de l’arme à feu qu’il vaudrait mieux ne pas écouter et qui, disons-le, ne représentent pas les spécimens les plus réfléchis et les plus fréquentables de notre société. Faites confiance à ces femmes, ces militantes et survivantes de Polytechnique, qui le 6 décembre vous demandent année après année la pure décence.

Rappelons qu’être armé n’est pas un droit, et être armé comme un militaire encore moins. Rappelons aussi que les militaires ne sont pas des chasseurs et que cette loi ne touche en rien la capacité de chasser.

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