La dictature des juges

Dans notre société démocratique, c’est l’Assemblée nationale qui est souveraine. Et c’est aux élus, nommés par les citoyens, que revient la responsabilité de prioriser les actions de l’État et d’accorder les budgets à leur mise en oeuvre.

Or, madame la juge Lucie Rondeau n’est pas une élue. Certes, elle occupe une fonction importante, mais elle fut nommée à ce poste. Quoi qu’elle en pense, c’est elle qui est au service de l’État, et non pas l’inverse. Il revient au gouvernement de décider des orientations, des priorités et des échéanciers du ministère de la Justice. Et c’est ainsi, car le ministre est un élu, membre de l’Assemblée nationale. Madame la juge Rondeau a le droit le plus strict d’avoir des opinions et même de diverger d’opinion sur certaines questions avec le gouvernement. Il n’en demeure pas moins qu’elle doit accomplir ce qui lui est demandé et de s’en tenir à son rôle de commis de l’État.

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