Caprice ou sagesse à l’UQAM?

Dans la course au rectorat de l’UQAM, la consultation de la communauté universitaire a révélé un degré de méfiance significatif envers les deux candidatures proposées par le comité de sélection. Le comité prétend avoir soumis à la communauté deux bonnes candidatures et dit être surpris par le fait qu’aucune candidature n’a fait consensus. Une communauté divisée ? Et s’il y avait une autre explication ? Et si ce non-consensus relevait plus de la sagesse que du caprice ?

Plusieurs groupes de la communauté connaissaient beaucoup mieux les candidats, leur style de gestion et leur passé que le comité de sélection. Cette connaissance pourrait être à l’origine de mouvements de résistance envers ces candidatures. Cette résistance n’était pas ancrée dans le néant. Les candidats pourraient avoir été associés à des modes de gestion moins rassembleurs, comme la microgestion ou l’absence de consultation, ou encore à des modes de gestion plus immobilistes, comportant beaucoup de communications, mais peu de résultats.

La communauté uqamienne est composée de nombreuses personnes bien formées à lire entre les lignes, à douter et à préférer les sources d’information multiples aux versions officielles. Il est possible que plusieurs aient pu déceler l’absence de plans d’envergure pour sortir l’établissement de ses problèmes criants, comme le financement. Est-il possible que le comité de sélection ait erré en éliminant de bons candidats et en présentant à la communauté des candidats ayant quelques difficultés à faire consensus ? Finalement, pourquoi a-t-on forcé la communauté à se brancher en quelques jours à peine avant le début du vote, à tel point que plusieurs rencontres avec les candidats ont eu lieu après que de nombreuses personnes avaient déjà voté ? Ce manque de respect pourrait avoir favorisé les votes de protestation et augmenté le cynisme de la base envers la direction et son comité de sélection « indépendant ». On récolte ce que l’on sème.

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