Des Québécois meurent à l’urgence

Adolescent, vers 1970, j’ai été blessé à l’œil et on m’a amené à l’hôpital Hôtel-Dieu d’Arthabaska à Victoriaville. Il n’y avait personne à l’urgence, sauf une infirmière et un médecin qui jasaient ensemble et qui semblaient se dire en me voyant : « Enfin quelqu’un à soigner. »

Il y a quelques années, on se disait qu’on attend longtemps à l’urgence, mais qu’au moins, on ne laisse mourir personne. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Comme dans les pays du tiers-monde, des Québécois meurent à l’urgence du fait d’une attente qui n’en finit plus.

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